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Origine du nom de famille dieudonné

De
2 pages
d i e u d o n n é

A l’origine— Le patronyme Dieudonné provient du latin Deodonatus, qui signifie donné
à Dieu. Il y a environ 5 500 Dieudonné aujourd’hui en France, majoritairement dans les
Vosges, en Meurthe-et-Moselle et sur Paris.
Un financier à poigne — Christophe Dieudonné (1757-1805), avocat au bailliage de
Saint-Dié, fut élu administrateur des Vosges en 1791. Au sein du comité des Finances,
son action fut efficace : pour faire payer le juste prix aux acquéreurs de l’hôpital des
Quinze-Vingts, pour renouveler les actions de la Compagnie des Indes et récupérer les
vingt millions de dettes de la Compagnie des eaux de Paris auprès du Trésor.
Commissaire du Directoire près l’administration centrale des Vosges en 1797, Dieudonné
fut élu au Conseil des Anciens en 1799 et soutint le coup d’Etat du 18 Brumaire. Nommé
au Tribunat par Bonaparte, il devint préfet du Nord en 1801. Sous son autorité, les
finances furent rétablies, la paix religieuse instaurée, le droit de tourbage supprimé, les
marais des Moëres asséchés et l’industrie des dentelles développée. On lui doit le
transfert du chef-lieu de département à Lille.
Magicienne face au typhon — Alexandre Dieudonné (1812-1871), né à Agen, sortit
très jeune de l’Ecole navale. Après une campagne dans le Levant et une aux Antilles,
lieutenant de frégate, il embarqua en 1840 sur La Magicienne vers la mer de Chine.
Assaillie par un typhon, la frégate se perdit corps et biens, et les rescapés furent recueillis
sur des bâtiments ...
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ieudonné
A l’origine—
Le patronyme Dieudonné provient du latin Deodonatus, qui signifie donné
à Dieu. Il y a environ 5 500 Dieudonné aujourd’hui en France, majoritairement dans les
Vosges, en Meurthe-et-Moselle et sur Paris.
Un financier à poigne —
Christophe Dieudonné (1757-1805), avocat au bailliage de
Saint-Dié, fut élu administrateur des Vosges en 1791. Au sein du comité des Finances,
son action fut efficace : pour faire payer le juste prix aux acquéreurs de l’hôpital des
Quinze-Vingts, pour renouveler les actions de la Compagnie des Indes et récupérer les
vingt millions de dettes de la Compagnie des eaux de Paris auprès du Trésor.
Commissaire du Directoire près l’administration centrale des Vosges en 1797, Dieudonné
fut élu au Conseil des Anciens en 1799 et soutint le coup d’Etat du 18 Brumaire. Nommé
au Tribunat par Bonaparte, il devint préfet du Nord en 1801. Sous son autorité, les
finances furent rétablies, la paix religieuse instaurée, le droit de tourbage supprimé, les
marais des Moëres asséchés et l’industrie des dentelles développée. On lui doit le
transfert du chef-lieu de département à Lille.
Magicienne face au typhon —
Alexandre Dieudonné (1812-1871), né à Agen, sortit
très jeune de l’Ecole navale. Après une campagne dans le Levant et une aux Antilles,
lieutenant de frégate, il embarqua en 1840 sur La Magicienne vers la mer de Chine.
Assaillie par un typhon, la frégate se perdit corps et biens, et les rescapés furent recueillis
sur des bâtiments de commerce. Le courage dont Dieudonné fit preuve alors lui valut de
passer lieutenant de vaisseau. Commandements et promotions s’enchaînèrent, guerre de
Crimée, campagne en mer noire, blocus de l’Adriatique en 1859 dans l’escadre de l’amiral
Jurien de la Gravière. Promu contre-amiral en 1865, Dieudonné eut pour mission, durant
la guerre de 1870, de surveiller les côtes de la Baltique et de ramener l’escadre à
Cherbourg. Malade, il dut interrompre prématurément sa courageuse carrière.
Monnaie royale —
L’archiviste paléographe Adolphe Dieudonné (1868-1945) entra en
1896 au Cabinet des médailles de la Bibliothèque nationale à Paris. Il constitua durant
quatorze années un catalogue des monnaies capétiennes, poursuivant son recensement
jusqu’à François Ier. Directeur du Cabinet des médailles de 1924 à 1937, il publia de
nombreux ouvrages dont un Manuel de numismatique française et un Traité des
monnaies royales françaises.
Du sport à la scène —
Robert Dieudonné né en 1879, docteur en droit avec sa thèse
Recours contre les décisions des fédérations sportives, consacra sa vie à la plume.
Journaliste signant dans Le Figaro, L’Intransigeant, Le Petit Journal, etc., il écrivit de très
nombreuses comédies (par exemple, Le bec de gaz, 1909, Le malade de Madame, 1912,
une adaptation de Messieurs les Ronds-de-cuir de Courteline), des opérettes (Brummel,
en collaboration avec Rip, sur une musique de Reynaldo Hahn, 1931), des romans dont
La vedette en 1920, Germaine et l’Argentin en 1929, et des ouvrages sur le sport, tels
Hommes et chevaux en 1917 ou Le manuel du parfait sportif en 1924.
Les Dieudonné dans l’histoire —
Citons aussi : le sommelier d’échansonnerie Nicolas
Dieudonné, né à Nancy, anobli en 1511 par le duc Antoine ; le religieux Claude
Dieudonné (première moitié du XVIème siècle), célestin à Metz, un temps défroqué, puis
pasteur en Suisse ; le bénédictin Sébastien Dieudonné, mort en 1776, bibliothécaire de
Saint-Arnould de Metz, auteur de nombreux mémoires, en particulier sur les monuments
de Metz ou les fossiles de Champagne ; le prêtre Nicolas Dieudonné, originaire des
Ardennes (1742-1794), principal de collège puis précepteur, qui, par suite d’une
interprétation dénaturée de ses propos, fut exécuté à la Révolution ; le député des
Vosges Nicolas-Joseph Dieudonné (1774-1848), notaire à Neuviller dans la Meurthe ; le
sculpteur Jacques-Augustin Dieudonné (1795-1873), dont on peut voir les œuvres aux
musées de Cambrai, Bourges, Versailles ou Nantes ; le sculpteur Guillaume-Marius