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Origine du nom de famille ÉON

De
2 pages
É O N
Ce patronyme correspond à un ancien nom de baptême breton, issu d’Evan. Les Eon
sont près de 4 300 aujourd’hui en France. Leurs trois premiers départements
d’implantation sont la Loire-Atlantique, le Morbihan et l’Ille-et-Vilaine.
Un dangereux hérésiarque— Eon de l’Etoile naquit à Loudéac en Bretagne vers le
début du XIIème siècle. Magicien illuminé, il se prit pour le fils de Dieu et prêcha une
doctrine qui vantait cette filiation divine tout en affirmant une hostilité extrême envers
l’Église. Il appelait également au partage commun des biens : “ Tout est à tous ! ”,
expliquait-il alors. Il parvint à séduire quelques fidèles dans le nord de la Bretagne. Eon
de l’Etoile se proclama “ maître des maîtres ” tandis que ses deux principaux seconds
étaient élevés au titre de “ Jugement ” et “ Prudence ” ! Depuis son refuge de la forêt de
Brocéliande, il initia sa propre croisade purificatrice et sanglante. Suivi de ses “ disciples ”,
il parcourut les provinces de l’Ouest, brûlant et pillant impitoyablement les églises,
monastères et bourgades. Arrêté et jugé à Reims en 1148, il fut déclaré fou par le
tribunal et enfermé dans les prisons de l’archevêché de la ville. Il y trouva la mort
quelques semaines plus tard, victime de mauvais traitements. Les plus fanatiques de ses
partisans refusèrent de reconnaître leur hérésie et furent brûlés vifs. La secte disparut
complètement avec eux.
Le chevalier Eon : homme ou femme ?— Charles de Beaumont d’Eon naquit en 1728
dans une ...
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É
ON
ON
Ce patronyme correspond à un ancien nom de baptême breton, issu d’Evan. Les Eon
sont près de 4 300 aujourd’hui en France. Leurs trois premiers départements
d’implantation sont la Loire-Atlantique, le Morbihan et l’Ille-et-Vilaine.
Un dangereux hérésiarque—
Eon de l’Etoile naquit à Loudéac en Bretagne vers le
début du XIIème siècle. Magicien illuminé, il se prit pour le fils de Dieu et prêcha une
doctrine qui vantait cette filiation divine tout en affirmant une hostilité extrême envers
l’Église. Il appelait également au partage commun des biens : “ Tout est à tous ! ”,
expliquait-il alors. Il parvint à séduire quelques fidèles dans le nord de la Bretagne. Eon
de l’Etoile se proclama “ maître des maîtres ” tandis que ses deux principaux seconds
étaient élevés au titre de “ Jugement ” et “ Prudence ” ! Depuis son refuge de la forêt de
Brocéliande, il initia sa propre croisade purificatrice et sanglante. Suivi de ses “ disciples ”,
il parcourut les provinces de l’Ouest, brûlant et pillant impitoyablement les églises,
monastères et bourgades. Arrêté et jugé à Reims en 1148, il fut déclaré fou par le
tribunal et enfermé dans les prisons de l’archevêché de la ville. Il y trouva la mort
quelques semaines plus tard, victime de mauvais traitements. Les plus fanatiques de ses
partisans refusèrent de reconnaître leur hérésie et furent brûlés vifs. La secte disparut
complètement avec eux.
Le chevalier Eon : homme ou femme ?—
Charles de Beaumont d’Eon naquit en 1728
dans une famille de juristes de l’Yonne. Très tôt, le jeune homme devint l’un des plus
redoutables agents secrets du royaume. Jouant habilement sur son physique assez
féminin, il endossa alternativement l’identité d’un homme ou d’une femme. En 1755, il
parvint à occuper les fonctions de “ lectrice ” auprès de la tsarine Elisabeth à la cour de
Russie sous le nom de Lia de Beaumont. Après un passage dans l’armée sous les ordres
du maréchal de Broglie (1761) et dans le corps diplomatique, il revint à son métier
d’espion en révélant les trafics du ministre Gibert. L’ambivalence de son identité lui valut
cependant les méfiances et les sarcasmes de la cour lorsqu’il adopta définitivement un
accoutrement féminin. Réfugié à Londres, il publia ses souvenirs, les Loisirs du chevalier
d’Éon en treize volumes (1775). Il mourut dans l’oubli en 1810. A contrario, le mystère
entourant son sexe lui survécut puisqu’une autopsie fut finalement ordonnée afin de
s’assurer que la “ chevalière d’Eon ” était véritablement un homme !
De distractione —
Né à La Guerche en Ille-et-Vilaine en 1836, Aimé-Pierre Eon étudia le
droit et obtint sa licence en 1857 avec ses thèses De distractione et De l’effet des
privilèges et des hypothèques à l’égard des tiers, puis son doctorat en 1861 avec pour
thèse De la gestion des affaires en droit romain et en droit français. Il s’inscrivit alors au
barreau de Rennes. Agrégé des facultés de droit en 1862, il fut nommé professeur de
droit commercial à la faculté de Rennes en 1866. Il devint doyen de cette faculté en
1889. Il a publié diverses études dont Législation des transports (1881), Droit
international, titres au porteur perdus ou volés (1882), De l’augmentation du capital dans
les sociétés par actions (1884) et Un ancien doyen, Toullier et son temps (1893). Son fils
Henry Eon, né en 1867 à Rennes, fut l’un des fondateurs de l’association des Bleus de
Bretagne en 1899.
Au fil de l’heure —
Francis Eon naquit à Fontenay-le-Comte en Vendée en 1879.
Docteur en droit avec une thèse intitulée De l’exercice illégal de la pharmacie en 1906, il
était avocat à la Cour d’appel de Poitiers et au tribunal de Fontenay-le-Comte avant
d’entrer dans l’administration et de devenir vice-président du Conseil de préfecture de
l’Orne. Mobilisé en 1914 comme sous-officier d’infanterie, il fut promu lieutenant et cité à
l’ordre de son régiment en 1917. Il a publié des poèmes marqués par l’amour de la
nature, un penchant mystique, l’harmonie et la musique de la forme. Citons Au fil de
l’heure (1902) et Champ-noir (1939).