Origine du nom de famille erard

Origine du nom de famille erard

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erard

A l’origine— En Alsace et en Lorraine, Erard peut provenir d’un ancien nom de
baptême, lui-même issu du nom de personne d’origine germanique Erahard, composé de
era-, qui veut dire honneur, et -hard, qui signifie dur, fort, ou bien issu de Harihard (de
hari-, heri-, armée et -hard, dur, fort). On compte aujourd’hui en France près de 2 400
porteurs de ce patronyme.
Le juge de Jeanne d’Arc — Guillaume Erard, né dans le diocèse de Langres, bénéficia
d’une solide formation. Maître ès arts et maître en théologie, il fut élu en 1421 recteur de
l’université de Paris et disposait de nombreux bénéfices. “Français renié”, il s’était rallié
pendant la guerre de Cent Ans aux Anglais qui l’envoyèrent en Champagne en 1429, en
compagnie de Pierre Cauchon, évêque de Beauvais. Requis comme juge théologien au
procès de Jeanne d’Arc, il procéda à un premier interrogatoire le 9 mai 1431 à Rouen. Il
accusa Jeanne de sorcellerie et la condamna au bûcher le 29 mai en accord avec le
chapitre de Rouen et l’université de Paris. Ce “faux prêcheur”, aux dires de Jeanne d’Arc
qui lui répondait sans crainte, occupa ensuite la charge de vice-chancelier de Notre-
Dame de Paris et revint à Rouen dès 1432, où il enseignait la théologie. Les Anglais
appuyèrent son élection comme chanoine de Paris, et le roi Henri VI d’Angleterre l’appela
à ses côtés pour en faire son chapelain en 1437. Nommé doyen de la cathédrale de
Rouen par le roi, Guillaume Erard, banni de France, ne put assumer sa charge et ...

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Ajouté le 10 novembre 2011
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EAN13 9782820662088
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e
rard
A
l’origine—
En Alsace et en Lorraine, Erard peut provenir d’un ancien nom de
baptême, lui-même issu du nom de personne d’origine germanique Erahard, composé de
era-, qui veut dire honneur, et -hard, qui signifie dur, fort, ou bien issu de Harihard (de
hari-, heri-, armée et -hard, dur, fort). On compte aujourd’hui en France près de 2 400
porteurs de ce patronyme.
Le juge de Jeanne d’Arc —
Guillaume Erard, né dans le diocèse de Langres, bénéficia
d’une solide formation. Maître ès arts et maître en théologie, il fut élu en 1421 recteur de
l’université de Paris et disposait de nombreux bénéfices. “Français renié”, il s’était rallié
pendant la guerre de Cent Ans aux Anglais qui l’envoyèrent en Champagne en 1429, en
compagnie de Pierre Cauchon, évêque de Beauvais. Requis comme juge théologien au
procès de Jeanne d’Arc, il procéda à un premier interrogatoire le 9 mai 1431 à Rouen. Il
accusa Jeanne de sorcellerie et la condamna au bûcher le 29 mai en accord avec le
chapitre de Rouen et l’université de Paris. Ce “faux prêcheur”, aux dires de Jeanne d’Arc
qui lui répondait sans crainte, occupa ensuite la charge de vice-chancelier de Notre-
Dame de Paris et revint à Rouen dès 1432, où il enseignait la théologie. Les Anglais
appuyèrent son élection comme chanoine de Paris, et le roi Henri VI d’Angleterre l’appela
à ses côtés pour en faire son chapelain en 1437. Nommé doyen de la cathédrale de
Rouen par le roi, Guillaume Erard, banni de France, ne put assumer sa charge et mourut
en Angleterre en 1439.
Deux vies de combats —
René-Augustin Erard de Ray (vers 1672-1730) était le fils
d’un colonel du régiment du Vivarais. Dès l’âge de quinze ans, il subit l’épreuve du feu
comme mousquetaire et participa en 1690 à la bataille de Fleurus. Après plusieurs sièges
et batailles, il prit la tête d’une compagnie dans le régiment de cavalerie de Villequier
présente aux campagnes de Flandre et de Belgique. En Allemagne en 1702, il reçut le
commandement du régiment du Vivarais comme colonel et se battit à Cassano et
Castiglione. Il aida à la retraite vers Toulon après les défaites de 1706 et contribua à
défendre le Dauphiné. Il quitta le service en 1729.Son fils, Louis-Augustin Erard de Ray,
né en 1722, entama une carrière militaire dans la compagnie colonelle du régiment
d’Enghien. Il participa à la guerre de Succession d’Autriche de 1741 à 1745 : marche sur
Prague, siège de Fribourg, prise de Kronenbourg. Puis ce furent la campagne de
Flandre, les sièges de Mons et Namur, jusqu’en 1747 où Erard de Ray fut promu colonel.
Lors de la tentative de coup de main sur Bombay et Ceylan menée par le marquis Albert
Du Chesne en 1748, il tomba aux mains des Anglais et fut libéré à la paix d’Aix-la-
Chapelle. Il trouva la mort en 1759 à la bataille de Bergen, alors qu’il venait d’être nommé
brigadier d’infanterie.
Les maîtres de l’harmonie —
Le nom d’Erard est, pour les pianistes, indissociable de la
fabrication de leur instrument. Fils d’un fabricant de meubles strasbourgeois, Louis-
Antoine Ehrahrd, Sébastien Erard est né en 1752. Après des études de dessin et de
mécanique, devenu orphelin, il entra en 1768 chez un facteur de clavecins parisien.
Extrêmement doué, il construisit dès 1780 un clavecin mécanique comportant une pédale
qui faisait monter le son d’un octave. La duchesse de Villeroy le prit alors sous sa
protection, lui offrant dans son hôtel un atelier où il réalisa son premier piano-forte. Très
rapidement, avec l’aide de son frère Jean-Baptiste Erard, il développa sa technique et
devint en 1785 facteur de pianos par brevet royal. La reine Marie-Antoinette bénéficia
d’un clavier aux caractéristiques originales. Dès 1790, les frères Erard faisaient des essais
d’“orgue expressif”, instrument loué par Grétry dans ses Mémoires. Ils mirent au point
des harpes “à la fourchette”. Chassés par la Révolution, les facteurs créèrent une
manufacture à Bruxelles puis en Angleterre. A leur retour à Paris en 1796, leur entreprise
prit toute son ampleur : de leurs ateliers sortaient pianos, harpes, le premier piano à
queue en 1808, un grand piano à double échappement. Vers 1825, ils réalisèrent le
magnifique orgue expressif de la chapelle des Tuileries qui devait être détruit en 1830.
Sébastien Erard mourut un an