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Origine du nom de famille EYRAUD

De
2 pages
EYRAUD

A l’origine — Eyraud provient d’un ancien nom de baptême lui-même issu d’un nom de
personne d’origine germanique : Harihard (de hari-, armée et -hard, dur, fort). Les
Eyraud représentent actuellement plus de 4 700 personnes en France. On les trouve
essentiellement implantées en Haute-Loire, dans les Hautes-Alpes et dans la Loire.
Mécano à Santiago, esclave sur l’île de Pâques — Fils d’un cultivateur des Hautes-
Alpes, Eugène Eyraud (1820-1868) fut formé à la serrurerie, ce qui n’a pas grand-chose à
voir avec sa destinée rocambolesque. On le retrouve en effet dès 1841 serveur dans un
restaurant de Buenos Aires, en Argentine, avant qu’il ne s’exile au Chili, où il exerça la
profession de mécanicien à Santiago, à Valparaiso puis à Copiaco. Il entra ensuite dans
les ordres, à l’instar de son frère Jean Eyraud. La congrégation des Sacrés-Cœurs de
Picpus l’envoya alors en mission évangélisatrice dans l’île de Pâques, où il eut dans un
premier temps bien du mal à véhiculer son message de paix : réduit à l’esclavage par les
autochtones, il fut rapatrié avant d’effectuer une seconde mission, cette fois couronnée
de succès.
Un journaliste assassiné— Emile Eyraud naquit dans l’Isère en 1888. Après un séjour
au Maroc, il fit des études de médecine vétérinaire à l’Ecole de Lyon où il soutint, en
1925, sa thèse inaugurale, la cystricercose bovine au Maroc. Il retourna ensuite au Maroc
où il fut appelé par Lyautey à la direction du service de l’élevage du protectorat, et ...
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E
YRAUD
A l’origine —
Eyraud provient d’un ancien nom de baptême lui-même issu d’un nom de
personne d’origine germanique : Harihard (de hari-, armée et -hard, dur, fort). Les
Eyraud représentent actuellement plus de 4 700 personnes en France. On les trouve
essentiellement implantées en Haute-Loire, dans les Hautes-Alpes et dans la Loire.
Mécano à Santiago, esclave sur l’île de Pâques —
Fils d’un cultivateur des Hautes-
Alpes, Eugène Eyraud (1820-1868) fut formé à la serrurerie, ce qui n’a pas grand-chose à
voir avec sa destinée rocambolesque. On le retrouve en effet dès 1841 serveur dans un
restaurant de Buenos Aires, en Argentine, avant qu’il ne s’exile au Chili, où il exerça la
profession de mécanicien à Santiago, à Valparaiso puis à Copiaco. Il entra ensuite dans
les ordres, à l’instar de son frère Jean Eyraud. La congrégation des Sacrés-Cœurs de
Picpus l’envoya alors en mission évangélisatrice dans l’île de Pâques, où il eut dans un
premier temps bien du mal à véhiculer son message de paix : réduit à l’esclavage par les
autochtones, il fut rapatrié avant d’effectuer une seconde mission, cette fois couronnée
de succès.
Un journaliste assassiné—
Emile Eyraud naquit dans l’Isère en 1888. Après un séjour
au Maroc, il fit des études de médecine vétérinaire à l’Ecole de Lyon où il soutint, en
1925, sa thèse inaugurale, la cystricercose bovine au Maroc. Il retourna ensuite au Maroc
où il fut appelé par Lyautey à la direction du service de l’élevage du protectorat, et en
publia le rapport annuel. Mais il fut relevé de ses fonctions par le gouvernement de Vichy
et dut se retirer à Agadir pendant la guerre. Après la Libération, il fut à la direction du
journal La Vigie marocaine et devint membre du Conseil du gouvernement. Il fut
également président de la fédération des élus français du 3ème collège jusqu’à ses
derniers jours. On le retrouvait aussi comme président de la Fédération radicale et
radicale-socialiste du Maroc, vice-président du syndicat national de la presse quotidienne
et officier de la Légion d’honneur. Mais il fut assassiné en 1954 durant les troubles qui
devaient aboutir à l’indépendance marocaine deux ans plus tard.
Achille, on t’a reconnu ! —
Né au Puy-en-Velay, en Haute-Loire, Achille Eyraud (1821-
1882) travaillait en tant que rédacteur au ministère de la Justice. Mais sa vraie passion
était ailleurs : il consacrait en effet son temps libre à la littérature et publiait nombre
d’œuvres, le plus souvent sous le pseudonyme d’Achille Lafont. Après avoir débuté en
signant une Histoire de son Altesse royale Monseigneur le duc d’Orléans (1842), il fut
l’auteur de romans (Voyage à Vénus, en 1865), de comédies (Mademoiselle Pivert, en
1878) et même d’opérettes (Le rat des villes et le rat des champs, 1881).
De courageux poilus
— Plusieurs Eyraud ont été cités à l’ordre de l’armée pour leur
conduite particulièrement courageuse pendant le premier conflit mondial. Le chef de
bataillon Ernest-Pascal Eyraud obtint la citation suivante : “A conduit l’attaque du 25
septembre 1915 avec une grande vigueur. S’est heurté avec son bataillon à un réseau
allemand à peine détérioré, a enlevé néanmoins la première ligne de tranchées ennemies
et a continué la progression jusqu’à la deuxième ligne qu’il a pu atteindre dans la soirée”.
On garde également le souvenir du lieutenant Jean Eyraud, chevalier de la Légion
d’honneur : “Officier d’une haute valeur morale, d’un dévouement et d’un courage à
toute épreuve, donnant sans cesse à ses hommes, dans les moments difficiles, le plus bel
exemple de volonté persévérante et de mépris du danger. S’est particulièrement
distingué, au cours des opérations, en résistant avec une ténacité inlassable à toutes les
attaques de l’ennemi. A été gravement intoxiqué. Une blessure antérieure. Une citation”.
Les Eyraud dans l’histoire —
Citons encore, parmi les autres personnages notables du
nom d’Eyraud : Jean Eyraud qui, après être entré dans la congrégation des picpuciens
en 1847, fut missionnaire en Chine ; le médecin vétérinaire Emile-Auguste-Gabriel Eyraud
(1888-1954), natif de l’Isère, qui