Origine du nom de famille gelis

Origine du nom de famille gelis

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gelis

A l’origine— Gélis est en fait l’un des diminutifs du nom de baptême Gilles, portant une
finale en -is, qui est celle du cas latin ablatif pluriel. Ce nom de baptême popularisé par
saint Gilles de Provence, un ermite du VIème siècle, a une origine très controversée. Son
étymologie la plus communément acceptée est celle du nom latin Eggius. Les Gelis sont
près de 1 500 en France aujourd’hui.
Le sel de Fordos et Gélis — Amédée Gélis naquit à La Ferté-sous-Jouarre en 1816 et
mourut en 1882. Fils de pharmacien, il fut d’abord interne des hôpitaux, puis préparateur
de Balard au Collège de France avant d’installer une usine de produits chimiques à
Villeneuve-la-Garenne en 1852. Il travailla tout particulièrement sur les composés du
soufre et collabora avec Fordos. Ses expérimentations le conduisirent à la découverte de
l’acide tétrathionique et à l’analyse des conditions de formation des acides de la série
thionique. L’aurothiosulfate, qui permet de traiter la polyarthrite rhumatoïde, porte ainsi
le nom de sel de Fordos et Gélis. La chimie industrielle doit beaucoup à Gélis dont le nom
est également associé à la préparation de l’acide butyrique, à celle du prussiate de
potasse, ou à celle des sulfocyanures.
Saint-cyrien et écrivain — François-Urbain-Marie de Gélis (1852-1936), né à Lisle-sur-
T arn, passa son enfance à Paris puis à Toulouse et entra à Saint-Cyr en 1874. Après
l’expédition de Tunisie, il entama ce qui allait être une longue carrière littéraire ...

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Ajouté le 10 novembre 2011
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EAN13 9782820676115
Langue Français
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elis
A l’origine—
Gélis est en fait l’un des diminutifs du nom de baptême Gilles, portant une
finale en -is, qui est celle du cas latin ablatif pluriel. Ce nom de baptême popularisé par
saint Gilles de Provence, un ermite du VIème siècle, a une origine très controversée. Son
étymologie la plus communément acceptée est celle du nom latin Eggius. Les Gelis sont
près de 1 500 en France aujourd’hui.
Le sel de Fordos et Gélis —
Amédée Gélis naquit à La Ferté-sous-Jouarre en 1816 et
mourut en 1882. Fils de pharmacien, il fut d’abord interne des hôpitaux, puis préparateur
de Balard au Collège de France avant d’installer une usine de produits chimiques à
Villeneuve-la-Garenne en 1852. Il travailla tout particulièrement sur les composés du
soufre et collabora avec Fordos. Ses expérimentations le conduisirent à la découverte de
l’acide tétrathionique et à l’analyse des conditions de formation des acides de la série
thionique. L’aurothiosulfate, qui permet de traiter la polyarthrite rhumatoïde, porte ainsi
le nom de sel de Fordos et Gélis. La chimie industrielle doit beaucoup à Gélis dont le nom
est également associé à la préparation de l’acide butyrique, à celle du prussiate de
potasse, ou à celle des sulfocyanures.
Saint-cyrien et écrivain —
François-Urbain-Marie de Gélis (1852-1936), né à Lisle-sur-
Tarn, passa son enfance à Paris puis à Toulouse et entra à Saint-Cyr en 1874. Après
l’expédition de Tunisie, il entama ce qui allait être une longue carrière littéraire en
rédigeant ses souvenirs de campagne. Alors qu’il était lieutenant, il adressa au ministre
de la Guerre un travail qu’il avait fait sur la guerre du Soudan. Etant capitaine au
quarante-neuvième de ligne, il entreprit des recherches sur l’histoire du régiment entre
1634 et 1870. Et de 1894 à 1898, date à laquelle il prit sa retraite pour raisons de santé, il
fut affecté à Saint-Cyr et chargé d’un cours sur l’administration et la législation militaires.
C’est alors qu’il intensifia ses travaux littéraires, écrivant sous son nom ou sous les
pseudonymes de François d’Hers et de Jean Lux. Il joua un rôle important à l’Académie
des sciences, inscriptions et belles-lettres de Toulouse, qu’il présida de 1922 à 1924 et
dont il fut l’archiviste-bibliothécaire jusqu’à sa mort. De sa production d’écrivain, on
retiendra des contributions au Mercure de France ou à Lo Gai saber ; des critiques
musicales ou dramatiques dans l’Art méridional ; des romans (M. Le prétendant) ; des
livres historiques, par exemple : Trois mois en Tunisie (1882), La bataille de Toulouse
d’après les documents les plus récents (1914), Lettres et confidences de la comtesse du
Barry, La vraie langue d’Oc (1921), Le comte Axel de Fersen, un ami de la reine Marie-
Antoinette (1935).
Un ouvrier député —
Louis-Joseph Gélis (1886-1940), né à Saint-Juéry dans le Tarn, fut
d’abord ouvrier métallurgiste comme son père. Très vite attiré par le syndicalisme, il créa
le premier syndicat métallurgiste de Saint-Juéry. Devenu journaliste, il collabora à La
France d’Albi puis fonda L’Action tarnaise. Il s’installa à Paris, fut élu conseiller municipal
sous l’étiquette communiste mais fut exclu du parti en 1929. Il créa alors le parti ouvrier
et paysan. En 1932, élu député du treizième arrondissement, il s’inscrivit au groupe de
l’unité ouvrière ; réélu en 1936, il passa au parti de l’unité prolétarienne. Il remplit
activement son mandat, en particulier sur les questions d’aménagement de la région
parisienne.
Le saviez-vous ? —
Arnaud Gélis, armier de Montaillou au XIVème siècle, fut
immortalisé par Emmanuel Le Roy Ladurie : dans son célèbre ouvrage, Montaillou village
occitan, l’historien accorde une place de choix à ce personnage qui “faisait parler les
morts” et que l’inquisiteur Jacques Fournier, évêque de Pamiers, interrogea longuement ;
sorte d’historien à l’ancienne, il servait, pensait-on, d’intermédiaire entre vivants et morts
et donnait accès à un monde que le nôtre reflète.
Les Gélis dans l’histoire —
Mentionnons aussi : Jean-Baptiste-Augustin de Gélis (1778-
1858), originaire de Lisle-sur-Tarn, député du Tarn de 1828 à 1830 ; Jean Gélis, né à
Paris en 1920, architecte en