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Origine du nom de famille HEIM

De
2 pages
HEIM

A l’origine — Ce mot germanique avait pour sens premier maison. Comme patronyme, il
a pu désigner par extension les habitants de la maison. Il y a en France environ 2 500
Heim. Ils résident pour une bonne part dans le Bas-Rhin. Ils sont aussi nombreux à avoir
émigré vers la région parisienne.
Une famille de scientifiques — La famille Heim de Balsac avait un goût incontestable
pour les sciences. Le père, Frédéric-Louis Heim de Balsac (1869-1962), fut reçu docteur
ès sciences naturelles en 1892, avec une thèse intitulée Recherches sur les
diptérocarpacées et Etude sur le sang des crustacées décapodes, et docteur en médecine
la même année. Professeur d’histoire naturelle médicale à la faculté de médecine à partir
de 1892, puis chargé du cours d’hygiène industrielle au Conservatoire national des arts et
métiers en 1905, il inventa un appareil à mesurer l’oxyde de carbone dans l’atmosphère
industrielle et s’intéressa plus particulièrement aux maladies engendrées par le travail.
L’un de ses fils, Henri-Frédéric-Jules-Victor Heim de Balsac (1899-1979) devint zoologiste.
Passionné par les oiseaux, il publia une Contribution à l’ornithologie dans le Sahara
septentrional, en Algérie et en Tunisie, en 1924, et un Inventaire des oiseaux de France,
en 1936. Cette même année, il soutint sa thèse de doctorat intitulée Biogéographie des
mammifères et des oiseaux de l’Afrique du Nord. Professeur de biologie et de géologie à
la faculté des sciences de Lille, il soutint en 1941 une ...
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H
EIM
A l’origine —
Ce mot germanique avait pour sens premier maison. Comme patronyme, il
a pu désigner par extension les habitants de la maison. Il y a en France environ 2 500
Heim. Ils résident pour une bonne part dans le Bas-Rhin. Ils sont aussi nombreux à avoir
émigré vers la région parisienne.
Une famille de scientifiques —
La famille Heim de Balsac avait un goût incontestable
pour les sciences. Le père, Frédéric-Louis Heim de Balsac (1869-1962), fut reçu docteur
ès
sciences
naturelles
en
1892,
avec
une
thèse
intitulée
Recherches
sur
les
diptérocarpacées et Etude sur le sang des crustacées décapodes, et docteur en médecine
la même année. Professeur d’histoire naturelle médicale à la faculté de médecine à partir
de 1892, puis chargé du cours d’hygiène industrielle au Conservatoire national des arts et
métiers en 1905, il inventa un appareil à mesurer l’oxyde de carbone dans l’atmosphère
industrielle et s’intéressa plus particulièrement aux maladies engendrées par le travail.
L’un de ses fils, Henri-Frédéric-Jules-Victor Heim de Balsac (1899-1979) devint zoologiste.
Passionné par les oiseaux, il publia une Contribution à l’ornithologie dans le Sahara
septentrional, en Algérie et en Tunisie, en 1924, et un Inventaire des oiseaux de France,
en 1936. Cette même année, il soutint sa thèse de doctorat intitulée Biogéographie des
mammifères et des oiseaux de l’Afrique du Nord. Professeur de biologie et de géologie à
la faculté des sciences de Lille, il soutint en 1941 une thèse de médecine, L’infection des
œufs de cane. Outre ses nombreux ouvrages sur les oiseaux, on lui doit les découvertes
d’un oiseau algérien, la sittelle kabyle, de deux insectivores en Afrique noire, et d’espèces
inconnues de mammifères au Cameroun. Son frère Raymond-Pierre-Léon, né en 1903,
médecin spécialisé en cardiologie, dirigea le service de cardiologie au centre chirurgical
Marie-Lannelongue à Paris, où il pratiqua la chirurgie à cœur ouvert sous circulation
extracorporelle, sous hypotermie et sous grand froid. Auteur de plus de cinq cents notes
dans des revues scientifiques, il publia quelques ouvrages, dont Radiologie clinique du
cœur et des gros vaisseaux en1939 et Savoir interpréter la radiologie cardiaque en 1967.
La reproduction des plantes —
Le mycologue Roger-Jean Heim, né et décédé à Paris
(1900-1979), fut diplômé ingénieur de l’Ecole centrale des arts et métiers en 1923, et
licencié ès sciences naturelles l’année suivante. Il devint alors conservateur de l’Institut
botanique du Lautaret, puis enseignant et directeur du Muséum d’histoire naturelle. Très
actif dans ses recherches, il rédigea près de quatre cents notes, mémoires et ouvrages,
portant pour l’essentiel sur la mycologie, les rapports entre insectes et champignons, les
maladies des plantes et cultures tropicales, la protection de la nature, la flore alpine ou la
microbiologie des sols. Fondateur et directeur des Annales de cryptogamie exotique et de
la Revue de mycologie, il fut aussi chargé de missions botaniques en Espagne, en
Roumanie, en Afrique blanche et noire, en Amérique du Sud et en Asie. Citons parmi ses
nombreux ouvrages : Les pages du naturaliste (1924), La reproduction chez les plantes
(1939),
La
mycothèque
(1949-1953,
2
volumes),
Les
champignons
toxiques
et
hallucinogènes (1963), et L’angoisse de l’an deux mil (1973).
Les Heim dans l’histoire —
Parmi les autres Heim notables, mentionnons : le peintre
François-Joseph Heim (1787-1865), originaire de Belfort, qui décora la salle des
conférences de la Chambre des députés ainsi que deux plafonds au Louvre, La
renaissance des arts et Le Vésuve personnifié recevant de Jupiter le feu qui doit
consumer Herculanum et Pompéï, et qui présida l’Académie des beaux-arts en 1853 ; son
fils, l’architecte Joseph-Eugène Heim, né en 1830, qui obtint le premier prix de Rome
pour une faculté de médecine en 1855 ; l’homme de lettres et avocat Maurice Heim
(1885-1957), connu pour ses ouvrages historiques comme Le Rhin, frontières des Gaules
(1945), qui dirigea le journal La Patrie et publia des romans et recueils de poésie, dont Un
feu rouge dans la nuit (1932), Le bain de lunes (1921) et Le chacal de minuit (1925) ; le
couturier Jacques