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Origine du nom de famille HUART

De
2 pages
HUART

A l’origine — Ce nom de famille est une forme diminutive du nom de baptême Hugues,
lui-même issu d’un nom de personne germanique : Hugo (de hug, intelligence). C’est la
région Nord qui accueille la plupart des 4 800 porteurs du nom Huart recensés en
France. Près de 1 600 personnes portent ce patronyme aujourd’hui en Belgique.
Brave parmi les braves — Le baron Gérard-Mathias, d’Huart (1677-1730) était un
homme de guerre issu d’une famille noble et militaire du Luxembourg. Il intégra les
Gardes wallonnes à leur création en 1703 et gravit les échelons de la hiérarchie grâce à
sa bravoure lors de la guerre de Succession d’Espagne, particulièrement entre 1704 et
1707. Il se démarqua une nouvelle fois à la bataille d’Almanza et aux sièges de Lérida et
Tortose. Il fut donc nommé gouverneur de Monçon et commandant des frontières de
l’Aragon. Il défendit la ville de Monçon du siège de l’Archiduc Charles d’Autriche, prit part
à l’expédition de Sicile et fut nommé en 1720 commandant général du Lampadour et
gouverneur civil et militaire de Girone. Il mourut à Madrid et on éleva à ce vaillant soldat
un mausolée dans la cathédrale de Girone.
Une dynastie d’Huart — Originaire du Luxembourg, la famille d’Huart a essaimé en
France au fil des siècles, en particulier en Lorraine. Les premières générations firent leurs
preuves en politique et dans les armes à l’image de Jean-Pierre-Frédéric d’Huart (1645-
1716), gouverneur du duché de Luxembourg en 1698 ; son frère Gérard-Mathias ...
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H
UART
A l’origine —
Ce nom de famille est une forme diminutive du nom de baptême Hugues,
lui-même issu d’un nom de personne germanique : Hugo (de hug, intelligence). C’est la
région Nord qui accueille la plupart des 4 800 porteurs du nom Huart recensés en
France. Près de 1 600 personnes portent ce patronyme aujourd’hui en Belgique.
Brave parmi les braves
— Le baron Gérard-Mathias, d’Huart (1677-1730) était un
homme de guerre issu d’une famille noble et militaire du Luxembourg. Il intégra les
Gardes wallonnes à leur création en 1703 et gravit les échelons de la hiérarchie grâce à
sa bravoure lors de la guerre de Succession d’Espagne, particulièrement entre 1704 et
1707. Il se démarqua une nouvelle fois à la bataille d’Almanza et aux sièges de Lérida et
Tortose. Il fut donc nommé gouverneur de Monçon et commandant des frontières de
l’Aragon. Il défendit la ville de Monçon du siège de l’Archiduc Charles d’Autriche, prit part
à l’expédition de Sicile et fut nommé en 1720 commandant général du Lampadour et
gouverneur civil et militaire de Girone. Il mourut à Madrid et on éleva à ce vaillant soldat
un mausolée dans la cathédrale de Girone.
Une dynastie d’Huart —
Originaire du Luxembourg, la famille d’Huart a essaimé en
France au fil des siècles, en particulier en Lorraine. Les premières générations firent leurs
preuves en politique et dans les armes à l’image de Jean-Pierre-Frédéric d’Huart (1645-
1716), gouverneur du duché de Luxembourg en 1698 ; son frère Gérard-Mathias d’Huart
(1677-1730), maréchal des armées du roi d’Espagne ; son fils Jean-François-Henry-
Gérard d’Huart (1712-1781), major général des armées de Sa Majesté catholique en
Italie ; et enfin Jean-Christophe-Sidoine d’Huart (1724-1797), colonel en Martinique et à
Saint-Domingue. La génération suivante compta dans ses rangs : Jacques-Philippe-
Joseph d’Huart (1754-1818), Charles-Elisabeth-Joseph d’Huart (1756-1812) et Henry-
Joseph-Eloy d’Huart (1761-1823). Leurs fils donnèrent le coup d’envoi de destinées
familiales éclectiques : Emmanuel-Louis-Gérard-Joseph d’Huart (1795-1856) fut garde du
corps de Louis XVIII, Guisbert d’Huart (1835-1891), son neveu, fut préfet et son petit
neveu, Anne-Marie-Joseph-Charles-Emile-Jean d’Huart (1875-1913), poète. Au tournant
du siècle, les deux fils du spécialiste des hauts fourneaux Henry-Joseph-Eloy d’Huart
(1803-1875), Fernand-Raoul-Henry d’Huart (1841-1911) et Hippolyte-Alphonse-Joseph
d’Huart (1842-1912), furent les pionniers de l’industrie métallurgique de Longwy. Enfin,
Fernand-Charles-Maurice d’Huart (1892-1986) dirigea pendant quarante-cinq ans les
faïenceries de Longwy.
Politique polyglotte —
Marie-Clément Imbault-Huart, dit Clément Huart (1854-1926),
fit preuve de précocité puisque, à l’âge de quatorze ans, il maîtrisait parfaitement la
langue arabe. Il compléta ses connaissances par l’apprentissage du turc, du persan et du
grec moderne. Vice-consul puis consul de Constantinople pendant vingt-deux ans, il mit
son érudition au service d’ouvrages de référence : une Bibliographie ottomane (1887),
une Grammaire élémentaire de la langue persane (1899) ou encore une Littérature arabe
(1902).
Les Huart dans l’histoire —
Mentionnons également : le journaliste Louis Huart (1814-
1865), rédacteur en chef, à partir de 1848, du quotidien satirique Le charivari ; l’avocat
d’origine corse Arthur Huart (1841-1917), auteur d’ouvrages historiques parmi lesquels
une biographie du Comte Stara, premier président de la cour de cassation de Turin, en
1878 ; le baron et industriel Jean-Marie d’Huart, né en 1924 ; le baron Charles d’Huart,
né en 1927, conseiller honoraire de la Banque de France ; le médecin Charles-Damien
Huart (1750-1826), auteur de plusieurs ouvrages sur la chirurgie ; l’écrivain ecclésiastique
Georges Huart, doyen du chapitre d’Antoing et auteur d’une Histoire admirable de Notre-
Dame de Tongre avec ses principaux miracles, parue en 1640 ; le magistrat
luxembourgeois Jean-Gaspard Huart, mort en 1633, avocat et conseiller à Luxembourg,
transféré comme conseiller à Malines en 1626, promu en 1632 à la