Origine du nom de famille HULIN

Origine du nom de famille HULIN

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HULIN

A l’origine - Hulin dérive du nom de baptême d’origine germanique Hildo, construit à
partir de la racine hild-, combat. Les porteurs du nom Hulin sont aujourd’hui près de
3 800 en France. Leurs trois premiers départements d’implantation sont l’Aisne, les Hauts-
de-Seine et les Deux-Sèvres.
La prise de la Bastille — Pierre Hulin (1758-1841), né à Paris, mena une longue
carrière militaire commencée sous le règne de Louis XVI en 1771 et jusqu’à la chute de
Napoléon en 1815. Ayant quitté l’armée avant la Révolution, il prit part aux assemblées
populaires des 12 et 13 juillet 1789, à la saisie des armes aux Invalides, et à la prise de la
Bastille le 14 juillet. Il emmena le gouverneur de Launay prisonnier, mais ne put
empêcher son exécution par les émeutiers. Intégré dans les troupes révolutionnaires, il
devint capitaine en 1791 et combattit dans les guerres de la Révolution. Blessé à
Neerwinden en 1793, incarcéré sous la Terreur, il fut libéré après la chute de
Robespierre. Il rencontra Bonaparte lors de la campagne d’Italie en 1795 et se distingua
en 1800, devenant commandant de la place de Milan. Général de brigade en 1803, il
obtint des commandements à Vienne et Berlin, passa général de division en 1807 et
devint gouverneur militaire de Paris jusqu’en 1814. Son soutien à Napoléon lors des Cent-
Jours lui valut l’exil jusqu’en 1819.
Le souci de la vie locale — Plusieurs Hulin furent élus maire de leur commune,
comme : Armand Hulin, élu maire de Varrains ...

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Ajouté le 10 novembre 2011
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EAN13 9782820671851
Langue Français
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H
ULIN
A l’origine -
Hulin dérive du nom de baptême d’origine germanique Hildo, construit à
partir de la racine hild-, combat. Les porteurs du nom Hulin sont aujourd’hui près de
3 800 en France. Leurs trois premiers départements d’implantation sont l’Aisne, les Hauts-
de-Seine et les Deux-Sèvres.
La prise de la Bastille —
Pierre Hulin (1758-1841), né à Paris, mena une longue
carrière militaire commencée sous le règne de Louis XVI en 1771 et jusqu’à la chute de
Napoléon en 1815. Ayant quitté l’armée avant la Révolution, il prit part aux assemblées
populaires des 12 et 13 juillet 1789, à la saisie des armes aux Invalides, et à la prise de la
Bastille le 14 juillet. Il emmena le gouverneur de Launay prisonnier, mais ne put
empêcher son exécution par les émeutiers. Intégré dans les troupes révolutionnaires, il
devint capitaine en 1791 et combattit dans les guerres de la Révolution. Blessé à
Neerwinden en 1793, incarcéré sous la Terreur, il fut libéré après la chute de
Robespierre. Il rencontra Bonaparte lors de la campagne d’Italie en 1795 et se distingua
en 1800, devenant commandant de la place de Milan. Général de brigade en 1803, il
obtint des commandements à Vienne et Berlin, passa général de division en 1807 et
devint gouverneur militaire de Paris jusqu’en 1814. Son soutien à Napoléon lors des Cent-
Jours lui valut l’exil jusqu’en 1819.
Le souci de la vie locale —
Plusieurs Hulin furent élus maire de leur commune,
comme : Armand Hulin, élu maire de Varrains (Maine-et-Loire) en 1925 ; Chactas Hulin,
maire de Croissy-sur-Seine (Yvelines) de 1935 à 1939 ; Auguste Hulin, maire de Saint-
Armand-sur-Sèvre (Yvelines) de 1958 à 1959 ; Marcel Hulin, élu maire du 7ème
arrondissement de Paris en 1962… Mais, dans l’univers politique, on peut évoquer aussi
Pierre Hulin, né à Richelieu (Indre-et-Loire) en 1822, licencié en droit, auditeur au Conseil
d’Etat, sous-préfet de Saint-Amand, conseiller général d’Indre-et-Loire en 1851, député
d’Indre-et-Loire de 1871 à 1875 ; Henri Hulin (1912-1995), né à Origny-en-Thiérache
(Aisne), député à la seconde Assemblée Constituante en 1946, puis député MRP de 1946
à 1956 ; ou bien l’avocat et journaliste Gaston Hulin (1882-1944), né à Poitiers, conseiller
municipal de Poitiers, conseiller général de la Vienne, élu député radical en 1924 et en
1932, sous-secrétaire d’Etat à la présidence du Conseil et à la guerre en 1933 dans le
cabinet Daladier, arrêté par les Allemands en 1942 et mort en déportation au camp de
Gross-Rosen deux ans plus tard.
Dur, dur… —
Difficile de traverser sans casse la Révolution et l’Empire… Pierre-Louis
Hulin, de Monchi-la-Gache (Somme), soldat au 17ème régiment de chasseurs, fut
condamné à mort comme émigré sous la Terreur et guillotiné. Pierre Hulin, de Martigné
(Maine-et-Loire), subit le même sort en tant que « brigand de la Vendée », la même
année. Quant à Jean-Baptiste Hulin, né à Crosville-la-Vieille (Eure) en 1781, fourrier au
33ème régiment d’infanterie de ligne dans l’armée napoléonienne, il fut tué à la bataille
d’Eylau le 8 février 1807.
Les Hulin dans l’histoire —
Citons aussi : le sculpteur Ernest Hulin, né à Coutances
(Manche) en 1882, qui exposa au Salon des artistes français, y reçut une mention en
1908, mort pour la France en 1918 ; René Hulin, né à Hodenc-en-Bray (Oise) en 1915,
sergent-chef au 1er bataillon de chasseurs parachutistes, mort pour la France lors d’un
largage à Hanoï (Indochine) en 1947 ; Jacques Hulin, né à Missay (Aisne) en 1925,
maréchal des logis au 1er régiment de chasseurs, mort pour la France, tué au combat de
Ninh Binh (Indochine) en 1951 ; le peintre Jean Hulin, né à Mamers (Sarthe) en 1929,
qui a exécuté des aquarelles et dessins de figures, nus, paysages, marines et natures
mortes, et qui a obtenu plusieurs distinctions ; etc.
Autre nom de même signification :
Hude (840, Charente-Maritime)…© Archives &
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