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Origine du nom de famille LEGAL

De
2 pages
LEGAL

A l’origine — Voici un patronyme surnommant une personne loyale ! Mais l’implantation
géographique du patronyme laisse plutôt supposer que la racine étymologique est plutôt
bretonne. Legal serait donc une forme francisée de Le Gall, qui provient du terme breton
gal, au sens double. Le premier sens signifie “étranger”. Par extension, il désignait un
Français ou une personne parlant français. Dans un second sens plus ancien, gal pouvait
aussi être traduit par “ bravoure ”, “ exploit ” ou “ valeur ”, attribué alors à un homme
aux vertus exceptionnelles. Les Legal sont près de 2 800 aujourd’hui en France. Les
porteurs du nom sont aujourd’hui 2 750 en France. Leurs trois premiers départements
d’implantation sont la Loire-Atlantique, Paris et le Morbihan.
Condamné à mort puis grâcié — Guillaume Legal, né en 1846, était cultivateur à
Saint-Gervais dans le Finistère. Son arrivée au service militaire, en 1866, va le précipiter
dans la tourmente de la Commune. Soldat au 52ème régiment de ligne de Narbonne, il
se retrouva à Paris et participa à la Commune insurrectionnelle qui s’installa à l’hôtel de
ville du 24 au 31 mars 1871. Le 28 mars, il se laissa désarmer sans résistance par les
insurgés à la caserne de l’arsenal et se rendit à l’hôtel de ville le 29. Le conseil de guerre
de Narbonne le condamna en mai 1871, en tant que communard, à la peine de mort,
peine commuée en juin en travaux forcés à perpétuité. Déporté en Nouvelle-Calédonie, il
y fut bien noté et sa peine ...
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L
EGAL
A l’origine —
Voici un patronyme surnommant une personne loyale ! Mais l’implantation
géographique du patronyme laisse plutôt supposer que la racine étymologique est plutôt
bretonne. Legal serait donc une forme francisée de Le Gall, qui provient du terme breton
gal, au sens double. Le premier sens signifie “étranger”. Par extension, il désignait un
Français ou une personne parlant français. Dans un second sens plus ancien, gal pouvait
aussi être traduit par “ bravoure ”, “ exploit ” ou “ valeur ”, attribué alors à un homme
aux vertus exceptionnelles. Les Legal sont près de 2 800 aujourd’hui en France. Les
porteurs du nom sont aujourd’hui 2 750 en France. Leurs trois premiers départements
d’implantation sont la Loire-Atlantique, Paris et le Morbihan.
Condamné à mort puis grâcié —
Guillaume Legal, né en 1846, était cultivateur à
Saint-Gervais dans le Finistère. Son arrivée au service militaire, en 1866, va le précipiter
dans la tourmente de la Commune. Soldat au 52ème régiment de ligne de Narbonne, il
se retrouva à Paris et participa à la Commune insurrectionnelle qui s’installa à l’hôtel de
ville du 24 au 31 mars 1871. Le 28 mars, il se laissa désarmer sans résistance par les
insurgés à la caserne de l’arsenal et se rendit à l’hôtel de ville le 29. Le conseil de guerre
de Narbonne le condamna en mai 1871, en tant que communard, à la peine de mort,
peine commuée en juin en travaux forcés à perpétuité. Déporté en Nouvelle-Calédonie, il
y fut bien noté et sa peine fut réduite à douze ans en 1876, avant d’être remise en
janvier 1879.
Au service de Dieu —
Plusieurs Legal ont consacré leur vie au service de l’Eglise,
comme : Mgr Emile Legal, né à Saint-Jean-de-Boiseau en 1849, évêque de Pogla et de
Saint-Albert en Amérique du Nord ; la missionnaire Marie-Joséphine Legal, née à
Herbignac, sœur de la congrégation de Saint-Paul-de-Chartres, qui mena des missions
évangéliques en Chine à partir de 1881 ; ou encore Mgr Patrick Legal, né en 1953,
évêque de Tulle (1997) puis évêque aux Armées (2000), auteur de nombreux ouvrages
tels que Prier au rythme de l’Eglise (2000).
Des antifranquistes—
Henri Le Gal, né en 1891, ancien combattant de la Première
Guerre mondiale, se porta volontaire en Espagne contre les franquistes. Il intégra la
13ème brigade internationale, mais fut rapidement démobilisé en raison de son âge.
Pierre le Gal, né en 1906, engagé en 1937, appartenait de son côté à la 14ème brigade
internationale ; il fut blessé au combat. Enfin, Eugène Legal, né à Lorient en 1912,
rejoignit les brigades internationales en 1936. Il trouva la mort sur le front de Jarama
début 1937.
Mort en déportation—
Jean Legal, né à Basse-Indre en 1915, fut arrêté et transféré en
Allemagne comme réfractaire au STO et déporté politique. Il mourut à Buchenwald en
1944.
Des auteurs contemporains —
Plusieurs Legal se sont distingués comme auteurs dans
différents genres. Evoquons par exemple les romanciers Roger Legal, auteur du titre Le
pensionnaire en 1978, ou Denise Legal, auteur de Telle mère telle fille en 2005. Comme
essayiste, on peut citer Pierre-Yannick Legal auteur Du droit du travail aux droits de
l’humanité : étude offerte à Philippe Jean Hesse en 2003.
Les Legal dans l’histoire—
Citons également : l’artiste peintre Charles Légal, né en
1794, spécialiste de portraits ; l’universitaire Yves Le Gal, né à Nantes en 1939, chargé de
recherches au CNRS (1963-1968), sous-directeur au Collège de France et directeur de la
station marine du Muséum (1968-2003), chargé de cours à l’université de Rennes (1962-
1981) et de Brest (1978) ; l’artiste peintre Gérard Legal, né en 1947 ; le haut
fonctionnaire et magistrat Hubert Legal, né à Nantes en 1954, membre du conseil d’Etat
et du tribunal de première instance des Communautés européennes à partir de 2001 ;