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Origine du nom de famille PONS

De
2 pages
PONS

A l’origine — Le patronyme Pons dérive d’un nom latin, Pontius, popularisé par deux
saints du IIIème siècle, populaires dans le sud de la France. On trouve aujourd’hui
environ 25 700 Pons en France.
Une famille de courageux combattants — Renaud de Pons était l’un des plus
puissants seigneurs de la France du XIVème siècle. Il combattit d’abord aux côtés des
Anglais puis se rallia au parti de la France, secondant puissamment du Guesclin dans ses
conquêtes en Poitou. Ses exploits lui valurent le titre de “conservateur et protecteur des
deux Aquitaines”. Il mourut en 1427. Son fils Jacques de Pons combattit les Anglais à
maintes reprises, notamment au siège de la Rochelle où il conduisit bon nombre
d’hommes et de vaisseaux tout armés et équipés à ses frais. Ses ennemis personnels
parvinrent à le faire bannir du royaume en 1449 et il dut se réfugier en Espagne. Il
mourut en 1461. Leur parent Antoine de Pons (1510-1586) assista à l’entrevue du roi
François Ier avec le roi d’Angleterre en 1546. Pendant cinquante ans, il fit la guerre à la
tête de ses propres troupes et reprit pour le roi un grand nombre de places calvinistes.
Un peu d’humanité sous la Révolution — L’avocat Robert Pons (1749-1844), dit de
Verdun, accusateur public à Paris sous la Révolution, député à la Convention nationale,
vota la mort du roi. En 1794, il fit décréter qu’aucune femme prévenue de crimes
capitaux ne pourrait être mise en jugement si elle était reconnue enceinte. Dès que ce
décret fut ...
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P
ONS
A l’origine —
Le patronyme Pons dérive d’un nom latin, Pontius, popularisé par deux
saints du IIIème siècle, populaires dans le sud de la France. On trouve aujourd’hui
environ 25 700 Pons en France.
Une famille de courageux combattants
— Renaud de Pons était l’un des plus
puissants seigneurs de la France du XIVème siècle. Il combattit d’abord aux côtés des
Anglais puis se rallia au parti de la France, secondant puissamment du Guesclin dans ses
conquêtes en Poitou. Ses exploits lui valurent le titre de “conservateur et protecteur des
deux Aquitaines”. Il mourut en 1427. Son fils Jacques de Pons combattit les Anglais à
maintes reprises, notamment au siège de la Rochelle où il conduisit bon nombre
d’hommes et de vaisseaux tout armés et équipés à ses frais. Ses ennemis personnels
parvinrent à le faire bannir du royaume en 1449 et il dut se réfugier en Espagne. Il
mourut en 1461. Leur parent Antoine de Pons (1510-1586) assista à l’entrevue du roi
François Ier avec le roi d’Angleterre en 1546. Pendant cinquante ans, il fit la guerre à la
tête de ses propres troupes et reprit pour le roi un grand nombre de places calvinistes.
Un peu d’humanité sous la Révolution
— L’avocat Robert Pons (1749-1844), dit de
Verdun, accusateur public à Paris sous la Révolution, député à la Convention nationale,
vota la mort du roi. En 1794, il fit décréter qu’aucune femme prévenue de crimes
capitaux ne pourrait être mise en jugement si elle était reconnue enceinte. Dès que ce
décret fut rendu, il courut à la Conciergerie pour sauver plusieurs femmes en leur
conseillant de se déclarer enceintes. Sous l’Empire, il fut avocat général près la cour de
cassation. A l’arrivée de Louis XVIII, il fut banni comme régicide et se régugia à Bruxelles.
Il ne revint qu’en 1819. Quant à André Pons de l’Hérault (1773-1853), il fit évader un
ancien camarade condamné à mort comme émigré, sauva de l’échafaud des Provençaux
accusés de fédéralisme, et ne se fit pardonner ses actes d’humanité qu’en soutenant le
parti de la Montagne. Administrateur des mines de l’île d’Elbe sous l’Empire, il y retrouva
Napoléon en exil. Pons le seconda pendant les Cent-Jours et retourna sur l’île d’Elbe
après le retour des royalistes avant de revenir en France monter des entreprises
industrielles.
Un découvreur de comètes
— L’astronome Jean-Louis Pons (1761-1831) était celui qui
avait découvert le plus grand nombre de comètes au début du XIXème siècle. D’abord
concierge à l’observatoire de Marseille, il acquit une telle connaissance du ciel qu’il
s’apercevait au premier coup d’œil des moindres changements qui y survenaient. Il
termina sa carrière à l’observatoire de Florence en Toscane.
Le député gaulliste du Lot —
Le médecin Bernard Pons, né en 1926, né à Béziers,
député gaulliste du Lot à partir de 1967, fit, grâce à l’amitité de Georges Pompidou, son
entrée dans le gouvernement Chaban-Delmas au secrétariat à l’agriculture en 1969. Le
dernier de ses ministres de tutelle se nommait alors Jacques Chirac. Il lui voua une fidélité
qui le mena au secrétariat général du RPR de 1979 à 1984. Ministre des Dom-Tom
pendant la première cohabitation, son passage fut marqué par la prise d’otage de vingt-
sept gendarmes par les indépendantistes Canaques et le massacre de dix-neuf de ces
derniers dans l’assaut dit de la grotte d’Ouvéa. Suite à l’élection de Jacques Chirac à la
présidence en 1995, il a occupé le ministère des Transports de 1995 à 1997.Un héros de
roman — Le cousin Pons est le héros d’un roman d’Honoré de Balzac, publié en 1847.
Vieux célibataire, ancien chef d’orchestre, il vit modestement et se fait déposséder par sa
famille de sa magnifique collection d’œuvres d’art.
Les Pons dans l’histoire
— Parmi les Pons qui ont laissé leur nom à la postérité, citons
aussi : le médecin du roi et botaniste Jacques Pons (1538-1612), agrégé au collège de
médecine de Lyon puis doyen en 1576 ; un de ses neveux, Claude Pons, médecin réputé
au
XVIIème
siècle
;
François-Raimond-Joseph
de
Pons
(1751-1812),
agent
du
gouvernement français à Caracas au moment de la Révolution ; la chanteuse soprano Lily
Pons