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Origine du nom de famille ROLAND

De
2 pages
ROLAND

A l’origine — Le patronyme dérive bien sûr du nom de baptême, lui-même d’origine
germanique, issu de Hrodland, composé des racines hrod (gloire) et land (pays). Il a été
popularisé par la chanson de geste du XIème siècle mettant en scène Roland, comte
franc au service de Charlemagne, tué à Roncevaux. Les porteurs du nom Roland sont
aujourd’hui un peu moins de 9 000 en France. Leurs deux premiers départements
d’implantation sont le Nord et le Pas-de-Calais. On trouve actuellement plus de 3 100
porteurs de ce nom de famille en Belgique.
Insaisissable, mais trahi — N. Roland, (1675-1704), était le chef de l’insurrection
camisarde qui suivit la révocation de l’Edit de Nantes. Ce protestant s’engagea très jeune
dans un régiment de dragons. Rendu à la vie civile, il rejoignit les rangs de la rébellion
protestante menée par La Porte dans les Cévennes contre les persécutions dont étaient
victimes ses coreligionnaires. A la mort de La Porte en 1702, il devint le général des
troupes protestantes assemblées dans le Languedoc. A la tête d’un millier d’hommes, il
organisa la résistance et mit au point une impressionnante infrastructure clandestine dans
les innombrables cavernes du pays : on y aménagea arsenaux et hôpitaux ! Il harcela les
forces chargées de sa capture et lança des raids sur les villes et forts aux mains des
royaux menés par Villars. Mais Villars soudoya un lieutenant camisard qui, pour une
prime de cent louis, livra la cachette de Roland. Cerné par les ...
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R
OLAND
A l’origine —
Le patronyme dérive bien sûr du nom de baptême, lui-même d’origine
germanique, issu de Hrodland, composé des racines hrod (gloire) et land (pays). Il a été
popularisé par la chanson de geste du XIème siècle mettant en scène Roland, comte
franc au service de Charlemagne, tué à Roncevaux. Les porteurs du nom Roland sont
aujourd’hui un peu moins de 9 000 en France. Leurs deux premiers départements
d’implantation sont le Nord et le Pas-de-Calais. On trouve actuellement plus de 3 100
porteurs de ce nom de famille en Belgique.
Insaisissable, mais trahi —
N. Roland, (1675-1704), était le chef de l’insurrection
camisarde qui suivit la révocation de l’Edit de Nantes. Ce protestant s’engagea très jeune
dans un régiment de dragons. Rendu à la vie civile, il rejoignit les rangs de la rébellion
protestante menée par La Porte dans les Cévennes contre les persécutions dont étaient
victimes ses coreligionnaires. A la mort de La Porte en 1702, il devint le général des
troupes protestantes assemblées dans le Languedoc. A la tête d’un millier d’hommes, il
organisa la résistance et mit au point une impressionnante infrastructure clandestine dans
les innombrables cavernes du pays : on y aménagea arsenaux et hôpitaux ! Il harcela les
forces chargées de sa capture et lança des raids sur les villes et forts aux mains des
royaux menés par Villars. Mais Villars soudoya un lieutenant camisard qui, pour une
prime de cent louis, livra la cachette de Roland. Cerné par les dragons, il tenta de s’enfuir
mais fut abattu par les soldats. Son corps fut ramené à Nîmes et brûlé.
O liberté, que de crimes... —
Jean-Marie Roland de la Platière, né en 1734, débuta
comme journaliste, collaborant à des feuilles comme Le Courrier de Lyon et Le Patriote
français. En 1780, il épousa Jeanne-Marie Philippon. Mme Roland de la Platière anima le
salon Guénégaud à Paris, fréquenté par des personnalités comme Robespierre,
Condorcet et Desmoulins. Femme d’influence, elle soutint l’ascension politique de son
mari qui publia en 1789 un Recueils d’idées patriotiques et Le Financier patriotique.
Partisan de la Révolution, il devint député de la Somme et ministre de l’Intérieur dans le
gouvernement girondin. Jeanne-Marie Roland de la Platière était l’égérie de ce courant
fédéraliste qui s’opposait aux jacobins et aux montagnards dirigés par Robespierre et
Danton. Losque ceux-ci décidèrent d’éliminer les girondins, Jeanne-Marie Roland de la
Platière fut arrêtée. En détention, elle écrivit des Mémoires pour ma fille et Mes Dernières
Pensées. C’est elle qui, en route vers l’échafaud, cria le fameux“ O liberté, que de crimes
on commet en ton nom ! ”. Son époux se suicida deux jours après, le 10 novembre 1793.
Soldat à dix ans ! —
Jacques Roland, né à Sedan en 1750 et mort en 1810, s’engagea
comme enfant de troupe à l’âge de dix ans ! Il gravit tous les échelons de la hiérarchie
militaire devenant lieutenant (1792), chef de bataillon (1793) pour finir général de
brigade en 1794.
Histoire paroissiales—
L’historien et toponymiste Charles-Gustave Roland (1846-1930)
fut prêtre dans diverses paroisses avant d’être nommé chanoine titulaire de la cathédrale
de Namur. Il occupait ses loisirs en étudiant l’histoire des paroisses qui lui étaient
confiées. Il écrivit ainsi de nombreux ouvrages de valeur comme L’Histoire généalogique
de la maison de Rumigny-Florennes (1891) ou encore L’Ancienne Famille noble de Faux
(1925).
Ascension et révolution—
Fils de boulanger, François-Jean-Ghislain Roland (1804-
1867) s’éleva à une position sociale supérieure par un travail acharné. Il était au service
militaire à Mons quand éclata la Révolution de 1830 ; il suivit alors les volontaires à
Bruxelles où il combattit derrière les barricades pendant les journées de septembre. Le
27, le gouvernement provisoire lui demanda de parcourir le Brabant pour appeler les
populations à défendre l’indépendance. Promu officier, il se fit remarquer par son
courage aux combats de 1831. Atteint de surdité, il dut abandonner la carrière militaire
en 1841 et fut élu au conseil communal de Namur où il s’était retiré. Egalement écrivain,
poète et journaliste, il collabora à