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Origine du nom de famille TARDY

De
2 pages
TARDY

A l’origine — Du latin tardivus, qui signifie lent, T ardy aurait été donné en surnom à
une personne particulièrement lente, ou à un enfant né sur le tard. En France, on
compte aujourd’hui près de 11 000 Tardy.
Les parentés inattendues — Hélène T ardy de Montravel est la belle-sœur de Henri
Grouès, plus connu sous le nom de l’abbé Pierre.
Le père du Crédit agricole — Né à Coulon dans les Deux-Sèvres en 1875, Louis T ardy
fut à l’origine du développement du Crédit agricole en France. Ingénieur agronome de
formation, il fonda et dirigea la caisse régionale du Crédit agricole des Deux-Sèvres en
1901. Remarqué par le ministère de l’Agriculture, il y devint chef du service du crédit, de
la coopération et de la mutualité. A ce poste, il fut l’inspirateur de la loi du 5 août 1920
sur l’organisation du Crédit agricole mutuel de France. Cela lui valut le surnom de “père
du crédit agricole”. Il fut, par la suite, président de la caisse régionale du Crédit agricole
des Deux-Sèvres, président de la caisse de réassurance mutuelle de Charente et du
Poitou, président de la chambre d’agriculutre des Deux-Sèvres et enseigna l’économie
rurale dans les lycées agricoles de la région. Il est décédé en 1961.
De l’action socialiste au service de l’Etat — Joseph T ardy, né en 1816, eut un
parcours atypique qui le fit fréquenter des mouvements révolutionnaires avant de servir
ardemment l’Etat autorités. Gagné aux idées révolutionnaires, Joseph T ardy milita à partir
de 1885 au sein de ...
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T
ARDY
A l’origine —
Du latin tardivus, qui signifie lent, Tardy aurait été donné en surnom à
une personne particulièrement lente, ou à un enfant né sur le tard. En France, on
compte aujourd’hui près de 11 000 Tardy.
Les parentés inattendues —
Hélène Tardy de Montravel est la belle-sœur de Henri
Grouès, plus connu sous le nom de l’abbé Pierre.
Le père du Crédit agricole
— Né à Coulon dans les Deux-Sèvres en 1875, Louis Tardy
fut à l’origine du développement du Crédit agricole en France. Ingénieur agronome de
formation, il fonda et dirigea la caisse régionale du Crédit agricole des Deux-Sèvres en
1901. Remarqué par le ministère de l’Agriculture, il y devint chef du service du crédit, de
la coopération et de la mutualité. A ce poste, il fut l’inspirateur de la loi du 5 août 1920
sur l’organisation du Crédit agricole mutuel de France. Cela lui valut le surnom de “père
du crédit agricole”. Il fut, par la suite, président de la caisse régionale du Crédit agricole
des Deux-Sèvres, président de la caisse de réassurance mutuelle de Charente et du
Poitou, président de la chambre d’agriculutre des Deux-Sèvres et enseigna l’économie
rurale dans les lycées agricoles de la région. Il est décédé en 1961.
De l’action socialiste au service de l’Etat —
Joseph Tardy, né en 1816, eut un
parcours atypique qui le fit fréquenter des mouvements révolutionnaires avant de servir
ardemment l’Etat autorités. Gagné aux idées révolutionnaires, Joseph Tardy milita à partir
de 1885 au sein de l’organisation secrète socialiste Marianne qui s’opposait à Napoléon
III. Avec les années, il modéra ses positions et s’engagea dans le combat politique légal,
devenant conseiller municipal de Mourillon, dans la banlieue de Toulon. Il fonda en 1868
le journal Le progrès du Var dont la ligne libérale modérée témoignait de l’évolution de
Tardy. Il fut nommé sous-préfet des Alpes-Maritimes en 1870 puis devint conseiller
général de Toulon. Son fils Oscar Tardy, né en 1843, connut la même trajectoire. Il fut
d’abord rédacteur en chef du Progrès du Var puis conseiller municipal (1871-1878) et
adjoint au maire (1876-1878) de la ville de Toulon, sous-préfet de l’Hérault en 1878 et
préfet du Tarn en 1890.
Des combattants communards
— Plusieurs Tardy ont rejoint le camp de la Commune
de Paris en 1870 : Auguste Tardy, né en 1849, combattant du 98ème régiment de la
Commune ; Noël Tardy, né en 1829, sergent au 178ème régiment ; Gaston Tardy, garde
national fédéré ;
Joseph
Tardy,
né en
1824,
lieutenant au
118ème régiment
fédéré.Saigné, évanoui, et pendu — Du temps où la Ligue régnait à Paris, Jean Tardy
était conseiller au Châtelet. Le conseil des Seize, emmené par Mayenne, était décidé à
mettre sur le trône un membre de la famille des Guise, et se méfiait de certains membres
du Parlement, soupçonnés de soutenir le camp des royalistes. Le conseil jugea qu’il fallait
se défaire du président du Parlement Brisson et des conseillers Larcher et Tardy. Les
Seize prononcèrent donc une sentence de mort contre les magistrats. Hamilton, curé de
Saint Cosme et ligueur des plus acharnés, se rendit lui-même chez Tardy et l’obligea à
sortir de son lit, où il était retenu à cause d’une saignée ! Conduit sans autre forme de
procès dans la chambre haute du Châtelet où Brisson et Larcher étaient déjà pendus, le
malheureux, trop affaibli, ne put supporter le spectacle et s’évanouit. Les bourreaux
profitèrent de ce moment pour le pendre.
Les Tardy
dans l’histoire — Citons aussi : le médecin Claude Tardy (1607-1770),
professeur d’anatomie, qui contribua à faire adopter en France la nouvelle doctrine de
Harvey sur la circulation du sang ; le prêtre réfractaire Marie-Joachim Tardy (1755-1819),
réfugié en Angleterre en 1790, auteur en 1791 d’un dictionnaire en anglais de
prononciation française ; le parlementaire Fernand Tardy, né en 1919, sénateur des
Alpes de Haute-Provence à partir de 1980 ; l’universitaire Daniel Tardy, né en 1934,
ingénieur et professeur à la faculté des sciences de Nantes de 1968 à 1975, directeur de
l’IUT de Nantes de