Origine du nom de famille TILLY

Origine du nom de famille TILLY

-

Livres
2 pages

Description

TILLY

A l’origine — Tilly est un ancien nom de baptême breton, issu du vieux breton tal,
valeur. Les Tilly sont près de 2 800 aujourd’hui en France. Leurs trois premiers
départements d’implantation sont les Côtes-d’Armor, Paris et le Nord.
Un soldat de Dieu — Jean t’Serclaes, comte de Tilly, né en 1559 dans le Brabant,
s’engagea dans l’armée impériale afin de défendre le catholicisme contre le
protestantisme. Formé par le duc d’Albe, l’un des plus fameux militaires espagnols, il
participa tout d’abord aux campagnes des Habsbourg en Prusse, en Flandre et aux Pays-
Bas. En 1589, il se mit au service d’un des principaux chefs de la Ligue, le duc Charles de
Mayenne, ultime ennemi de Henri IV durant les guerres de religion. Après le triomphe du
roi de France, il partit en Hongrie combattre les Turcs (1602-1606). Il fut alors promu
successivement major général de la cavalerie et de l’artillerie, général de la cavalerie, et,
en 1605, il devint feldmaréchal. En 1609, le duc Maximilien Ier de Bavière le chargea de
former les troupes de la Ligue catholique afin d’affronter les forces de l’Union évangélique
des états protestants d’Allemagne. En 1620, lors de la bataille de la Montagne blanche,
l’armée bavaroise qu’il commandait écrasa celle du roi de Bohème qui convergeait vers
Vienne. Ce haut fait d’armes marqua le début de la guerre de Trente ans, conflit religieux
puis politique qui impliqua la plupart des puissances européennes (1618-1848). Champion
du camp catholique, le ...

Sujets

Informations

Publié par
Ajouté le 10 novembre 2011
Nombre de lectures 224
EAN13 9782820650948
Langue Français
Signaler un abus
T
ILLY
A l’origine —
Tilly est un ancien nom de baptême breton, issu du vieux breton tal,
valeur. Les Tilly sont près de 2 800 aujourd’hui en France. Leurs trois premiers
départements d’implantation sont les Côtes-d’Armor, Paris et le Nord.
Un soldat de Dieu
— Jean t’Serclaes, comte de Tilly, né en 1559 dans le Brabant,
s’engagea
dans
l’armée
impériale
afin
de
défendre
le
catholicisme
contre
le
protestantisme. Formé par le duc d’Albe, l’un des plus fameux militaires espagnols, il
participa tout d’abord aux campagnes des Habsbourg en Prusse, en Flandre et aux Pays-
Bas. En 1589, il se mit au service d’un des principaux chefs de la Ligue, le duc Charles de
Mayenne, ultime ennemi de Henri IV durant les guerres de religion. Après le triomphe du
roi de France, il partit en Hongrie combattre les Turcs (1602-1606). Il fut alors promu
successivement major général de la cavalerie et de l’artillerie, général de la cavalerie, et,
en 1605, il devint feldmaréchal. En 1609, le duc Maximilien Ier de Bavière le chargea de
former les troupes de la Ligue catholique afin d’affronter les forces de l’Union évangélique
des états protestants d’Allemagne. En 1620, lors de la bataille de la Montagne blanche,
l’armée bavaroise qu’il commandait écrasa celle du roi de Bohème qui convergeait vers
Vienne. Ce haut fait d’armes marqua le début de la guerre de Trente ans, conflit religieux
puis politique qui impliqua la plupart des puissances européennes (1618-1848). Champion
du camp catholique, le général Tilly, commandant des armées impériales à partir de
1630, s’illustra au cours des innombrables batailles de cette guerre interminable : défaite
de Wiesloch (1622), victoires de Stadtlohn (1623), de Lutter contre les Danois (1626),
prise et incendie de Magdebourg (1631) Mis en déroute par les Suédois la même année à
Breitenfeld, il réorganisa ses troupes et se porta à nouveau au devant des Scandinaves à
Rain am Lech, sur la route de Munich. Il fut grièvement blessé lors de la bataille et
mourut quelques jours plus tard, le 5 avril 1632.
Un homme d’honneur
— Jacques de Tilly, né en 1749, s’engagea adolescent dans le
régiment de Soissonnais. Capitaine en 1789, il se rallia à la Révolution, et fut promu
colonel. En 1792, il devint l’aide de camp du général Dumouriez qui lui confia, en 1793, le
commandement de la place de Gertruydenberg, dans le Brabant, bientôt assiégé par les
troupes du prince d’Orange. Sommé de se rendre, Tilly, qui donna sa parole à Dumouriez
qu’il ne capitulera pas, refusa de céder. Le prince d’Orange décida donc d’entrer en
contact avec Dumouriez, alors en déroute, après une série de défaites à la frontière
hollandaise. Celui-ci accepta de signer un ordre écrit intimant l’ordre à son aide de camp
de se rendre et se réfugia à Bruxelles pour échapper aux foudes vengeresses de la
Convention, ulcérée de ses défaites ! Le pli fut transmis à Jacques de Tilly qui n’accepta
d’obéir qu’en échange d’une sortie avec les honneurs militaires. Cette noble attitude lui
valut, à son retour en France, une promotion au grade de général. Il fut alors envoyé
dans l’Ouest combattre le soulèvement vendéen et notamment les forces de La
Rochejaquelein qu’il écarasa au Mans, le 12 décembre 1793. Muté à l’armée du Rhin,
puis nommé gouverneur de Bruxelles (1796), chef d’État-major général de l’Armée du
Nord, baron d’Empire, inspecteur général de cavalerie (1813), président du Collège
électoral du Calvados, et représentant du département à la Chambre durant les Cent-
jours, il fut mis à la retraite après 1815 et mourut en 1822. Son nom figure sur la face
nord de l’Arc de Triomphe.
Des sœurs à Hollywood
— Jennifer Tilly apprit le théâtre à la Belmont High School de
Victoria, en Colombie britannique. Comédienne surdouée, elle s’illustra à Los Angeles et
fut récompensée d’un Theater World Award et d’un Dramalogue Award pour son
interprétation de la pièce Vanities. Dans les 1980, elle se tourna vers la télévisione t ses
premières apparitions dans des séries comme Capitaine Furillo ou encore Clair de lune,
avec Bruce Willis. Remarqué par le cinéma, elle débuta sur le grand écran en 1984 dans
la comédie No small affair. Elle enchaîna dès lors de spetits rôles dans