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Origine du nom de famille TOUCHARD

De
2 pages
TOUCHARD

A l’origine — Autrefois, un toucheur était celui qui conduisait les bœufs de labour, un
bouvier. Avec la terminaison péjorative -ard, le mot pourrait aussi avoir désigné un
homme violent, qui heurte et cogne tout. On compte en France environ 6 000 porteurs
de ce nom de famille, principalement dans les départements de la Sarthe, de la Vienne et
de l’Indre-et-Loire.
Un auteur prolifique — G. Touchard-Lafosse, né dans la Sarthe en 1780 et mort en
1847, était un écrivain à la plume extrêmement prolifique. Fondateur du journal Le
Propagateur, il collabora avec de nombreux journaux parisiens comme La Nouveauté ou
Le Journal de Paris. Il publia également de nombreux romans dont L’habit de chambellan
(1826), L’homme du peuple (1826), Le pont des soupirs (1832), L’homme sans nom
(1844) ou Trois aristocrates (1843). Il livra aussi des essais historiques comme L’histoire
de Paris (1833-1834) et un incroyable Dictionnaire chronologique et raisonné des
découvertes et inventions (1822-1825) en dix-sept volumes !
Les Touchard en 1914-1918 — Plusieurs porteurs du nom ont combattu pendant la
Grande Guerre. Parmi eux, mentionnons à titre d’exemple le chef de bâtiment au 120ème
d’infanterie Victor Touchard, qui, “passé sur sa demande dans l’infanterie, s’est, dès les
premiers combats, affirmé comme un chef de premier ordre et s’est particulièrement
distingué les 7 et 8 avril 1915 en entraînant ses hommes à l’attaque des positions
ennemies”. Cité en ces termes à l’ordre de ...
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T
OUCHARD
A l’origine —
Autrefois, un toucheur était celui qui conduisait les bœufs de labour, un
bouvier. Avec la terminaison péjorative -ard, le mot pourrait aussi avoir désigné un
homme violent, qui heurte et cogne tout. On compte en France environ 6 000 porteurs
de ce nom de famille, principalement dans les départements de la Sarthe, de la Vienne et
de l’Indre-et-Loire.
Un auteur prolifique —
G. Touchard-Lafosse, né dans la Sarthe en 1780 et mort en
1847, était un écrivain à la plume extrêmement prolifique. Fondateur du journal Le
Propagateur, il collabora avec de nombreux journaux parisiens comme La Nouveauté ou
Le Journal de Paris. Il publia également de nombreux romans dont L’habit de chambellan
(1826), L’homme du peuple (1826), Le pont des soupirs (1832), L’homme sans nom
(1844) ou Trois aristocrates (1843). Il livra aussi des essais historiques comme L’histoire
de Paris (1833-1834) et un incroyable Dictionnaire chronologique et raisonné des
découvertes et inventions (1822-1825) en dix-sept volumes !
Les Touchard en 1914-1918 —
Plusieurs porteurs du nom ont combattu pendant la
Grande Guerre. Parmi eux, mentionnons à titre d’exemple le chef de bâtiment au 120ème
d’infanterie Victor Touchard, qui, “passé sur sa demande dans l’infanterie, s’est, dès les
premiers combats, affirmé comme un chef de premier ordre et s’est particulièrement
distingué les 7 et 8 avril 1915 en entraînant ses hommes à l’attaque des positions
ennemies”. Cité en ces termes à l’ordre de l’armée, il est “glorieusement tombé le 24 avril
1915”.
Père et fils —
Fils du médecin Joseph Touchard, l’universitaire Jean Touchard enseignait
les lettres à Grenoble en 1944 lorsqu’il fut appelé comme chargé de mission au cabinet
du général de Gaulle. En 1946, il fut nommé professeur à l’Institut français de Buenos
Aires. De retour en France, détaché au ministère des Affaires culturelles, il était aussi, à
partir de 1953, professeur à l’IEP Paris. Il devint secrétaire général puis président jusqu’à
son décès de la Fondation nationale des Sciences politiques. Son fils, Georges-Eric
Touchard, né en 1946, s’orienta aussi vers la fonction publique. Ce haut fonctionnaire
était le directeur du service du cabinet des questeurs de 1992 à 1997 puis devint le
secrétaire général de la présidence.
Une vie au service du théâtre —
Le directeur de théâtre Pierre-Aimé Touchard est né
en 1903 à Mézeray dans la Sarthe. Il était le fils du directeur de l’école Marceau du Mans,
Aimé Touchard. Professeur et chroniqueur de théâtre, Il créa le journal Le Voltigeur en
1938 et codirigea en 1939 avec Emmanuel Mounier la revue Esprit. Après la guerre, il
devint jusqu’en 1953 l’admnistrateur de la Comédie-Française. Inspecteur général des
spectacles (1956-1965), président du comité des programmes de la télévision (1958-1962
puis 1969-1971), il fut aussi le conseiller littéraire de l’ORTF de 1959 à 1967. Sa passion
pour le théâtre lui donna la direction du Conservatoire national d’art dramatique de 1968
à 1974. Enfin, en 1975, il prit la direction du théâtre d’Orléans et fonda cette année là
dans cette ville le festival de cinéma. Pierre-Aimé Touchard est mort en 1987.
Les Touchard dans l’histoire —
Evoquons encore, parmi les porteurs du nom qui ont
fait parler d’eux : le vigneron mayennais Georges Touchard, de Martigné-en-Briant,
condamné à mort sous la Révolution, le 6 nivôse an 2, par la commission militaire de
Saumur, et guillotiné le jour même ; le graveur et dessinateur N. Touchard, né au
XVIIème siècle, qui réalisa des plans et des vues de jardin de la région parisienne ; le
journaliste G. Touchard-Lafosse (1780-1847), fondateur du journal Le Propagateur,
auteur de romans, comme Le pont des soupirs ou L’homme sans nom, ou d’ouvrages
d’histoire ; l’homme politique Auguste Touchard, né en 1892, député communiste de la
Seine élu en 1936, déchu par les autorités en 1940 ; l’universitaire Henri Touchard, né à
Angers en 1921, directeur de l’ESC de Nantes (1955), professeur titulaire à la faculté de
lettres de Nantes (1968-1971), recteur des académies de Poitiers (1971), Grenoble