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Origine du nom de famille VILLARET

De
2 pages
VILLARET

A l’origine — Villaret est issu du latin villare qui désignait un domaine rural gallo-romain,
mot resté présent dans de nombreux noms de lieux. Comme patronyme, il nommait donc
les habitants de ces lieux-dits. Actuellement en France, les Villaret sont 1 500 environ,
principalement concentrés sur le Gard.
Les grands maîtres hospitaliers — Les frères de Villaret dirigèrent le grand ordre des
hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem. Cette congrégation, entre chevalerie et ordre
monastique, était particulièrement active au Moyen Age. Pendant les croisades, elle
dirigeait des raids contre les possessions musulmanes. Vingt-quatrième grand maître de
l’ordre, grand prieur de Saint-Gilles, Guillaume de Villaret prit ainsi la tête d’attaques au
Proche-Orient tout au long du XIIIème siècle. Son frère, Foulques de Villaret, lui succéda
à la tête de l’ordre en 1308. En 1310, il s’empara de Rhodes avec le soutien du pape
Clément V et du roi de France Philippe le Bel et installa l’ordre sur l’île grecque. Mais
cédant alors aux plaisirs et à la recherche des richesses, il se comporta plus en monarque
satrapique qu’en maître d’une chevalerie religieuse. Chassé par ses pairs, il se réfugia à
Lindo. Il fut remplacé à la tête de l’ordre par Maurice de Pagnac. Le pape avignonnais
Jean XXII le réintégra en 1321, mais Villaret dut néanmoins démissionner en 1325. Il
mourut la même année.
Du théâtre à la Cour des comptes — Claude Villaret (1715-1766) connut une carrière
pour le moins ...
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V
ILLARET
A l’origine —
Villaret est issu du latin villare qui désignait un domaine rural gallo-romain,
mot resté présent dans de nombreux noms de lieux. Comme patronyme, il nommait donc
les habitants de ces lieux-dits. Actuellement en France, les Villaret sont 1 500 environ,
principalement concentrés sur le Gard.
Les grands maîtres hospitaliers —
Les frères de Villaret dirigèrent le grand ordre des
hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem. Cette congrégation, entre chevalerie et ordre
monastique, était particulièrement active au Moyen Age. Pendant les croisades, elle
dirigeait des raids contre les possessions musulmanes. Vingt-quatrième grand maître de
l’ordre, grand prieur de Saint-Gilles, Guillaume de Villaret prit ainsi la tête d’attaques au
Proche-Orient tout au long du XIIIème siècle. Son frère, Foulques de Villaret, lui succéda
à la tête de l’ordre en 1308. En 1310, il s’empara de Rhodes avec le soutien du pape
Clément V et du roi de France Philippe le Bel et installa l’ordre sur l’île grecque. Mais
cédant alors aux plaisirs et à la recherche des richesses, il se comporta plus en monarque
satrapique qu’en maître d’une chevalerie religieuse. Chassé par ses pairs, il se réfugia à
Lindo. Il fut remplacé à la tête de l’ordre par Maurice de Pagnac. Le pape avignonnais
Jean XXII le réintégra en 1321, mais Villaret dut néanmoins démissionner en 1325. Il
mourut la même année.
Du théâtre à la Cour des comptes —
Claude Villaret (1715-1766) connut une carrière
pour le moins originale : des scènes théâtrales aux livres d’histoire en passant par la Cour
des comptes. Il voulut tout d’abord se faire connaître en publiant en 1743 une Histoire du
cœur humain ou mémoires du marquis de…. L’échec de ce livre, considéré par ses pairs
comme médiocre, l’amena à embrasser une carrière de comédien. Il y connut un succès
relatif en jouant les amoureux sous le nom de Dorval. Son meilleur rôle, il l’obtint dans Le
Misanthrope, ce qui l’amena à livrer des Considérations sur l’art du théâtre (1758). Après
avoir publié l’Esprit de M. de Voltaire en 1760, il devint premier commis à la Cour des
comptes où son travail d’archiviste le révéla excellent historien. En 1763, il entreprit de
finir l’imposante Histoire de France de Velly. Il réalisa les tomes 8 à 17 qui rencontrèrent
un succès immédiat auprès du grand public. Il trouva ainsi la reconnaissance qu’il
semblait avoir toujours recherchée.
Les Villaret de Joyeux sous la Révolution —
Les frères Villaret de Joyeux connurent
sous la Révolution des trajectoires opposées. Louis-Thomas Villaret de Joyeux, né à Auch
en 1750, s’était engagé dans la marine à seize ans. Lieutenant de vaisseau en 1773, il
participa aux campagnes de la mer d’Inde et aux combats contre la marine britannique.
Capitaine de vaisseau en 1791, puis vice-amiral en 1793, il commanda la flotte de Brest et
devint député du Morbihan au Conseil des Cinq Cents en 1796. Fidèle au nouveau
régime, il fut malgré tout démis de ses fonctions pour sympathies royalistes. Rappelé par
Napoléon Ier, il commanda la flotte qui attaqua Saint-Domingue. L’empereur le nomma
ensuite capitaine général de la Martinique (1802), gouverneur de Venise et commandant
de la 12ème région militaire (1811). Il mourut un an plus tard. Son frère, le marquis de
Villaret, était lieutenant colonel dans l’artillerie lorsqu’éclata la Révolution. A l’inverse de
Louis-Thomas, il rejoignit aussitôt les troupes émigrées et servit dans l’armée de Condé.
Rentré en France en 1802, il ne prit part à aucune campagne impériale. Le retour des
Bourbons lui valut d’être nommé maréchal de camp. Il mourut en 1824.
Les croquants Villaret —
C’est au pâtissier Villaret que l’on doit la confection en 1775
du croquant qui porte aujourd’hui son nom, délicieux biscuit aux amandes parfumé à la
fleur d’oranger, devenu avec la brandade de morue la spécialité de la ville de Nîmes.
Les Villaret dans l’histoire —
Citons aussi : Monseigneur Jean-Chrysotome Villaret, né
à Rodez en 1739 et mort en 1824, évêque de Casal et d’Amiens (1802) ; etc.