Origine du prénom Louise

Origine du prénom Louise

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2 pages

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Louise
Quelle origine ? — Louise est le très classique féminin du prénom Louis, porté par
nombre de princesses et de reines au fil des siècles, et qui vient d’un ancien nom de
personne d’origine germanique, Hlodowig, issu des racines hlod- (louange) et -win (ami).
Quelle popularité ? — L’un des prénoms féminins les plus portés depuis le XVe siècle,
Louise était donné en moyenne à 2 000 petites filles par an sous l’Empire. Sa popularité
repart avec la Restauration et le retour des Bourbons, culmine vers 1860 avec 10 000
attributions annuelles, puis s’efface lentement : 7 000 petites filles en 1900, 5 000 en
1920, 1 000 en 1940, 70 en 1970 … puis la mode en revient : Louise est désormais donné
à 3 500 bébés par an.
Quelle sainte ? — Veuve de bonne heure, Louise de Marillac (1591-1662) se consacra à
la piété. Avec saint Vincent de Paul, elle fonda l’Institution des sœurs de charité appelées
aussi Sœurs grises en raison de la couleur de leur costume. Mise à la tête d’une
communauté de cet ordre à Paris, Louise se dévoua avec la plus grande abnégation aux
soins des malades. Elle s’occupa aussi des enfants trouvés, des aliénés, des pestiférés et
même des galériens. Elle employait sa fortune à fonder de nouvelles communautés,
partout où la nécessité des pauvres le demandait. L’œuvre prospéra largement tant en
France qu’à l’étranger. Deux autres saintes de ce nom étaient des ursulines de
Valenciennes, martyres pour leur foi sous la Terreur en 1794.
Son jour... Louise de Marillac ...

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Ajouté le 20 avril 2011
Nombre de lectures 89
EAN13 9782820687197
Langue Français
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L
ouise
Quelle origine ? —
Louise est le très classique féminin du prénom Louis, porté par
nombre de princesses et de reines au fil des siècles, et qui vient d’un ancien nom de
personne d’origine germanique, Hlodowig, issu des racines hlod- (louange) et -win (ami).
Quelle popularité ? —
L’un des prénoms féminins les plus portés depuis le XVe siècle,
Louise était donné en moyenne à 2 000 petites filles par an sous l’Empire. Sa popularité
repart avec la Restauration et le retour des Bourbons, culmine vers 1860 avec 10 000
attributions annuelles, puis s’efface lentement : 7 000 petites filles en 1900, 5 000 en
1920, 1 000 en 1940, 70 en 1970 … puis la mode en revient : Louise est désormais donné
à 3 500 bébés par an.
Quelle sainte ? —
Veuve de bonne heure, Louise de Marillac (1591-1662) se consacra à
la piété. Avec saint Vincent de Paul, elle fonda l’Institution des sœurs de charité appelées
aussi Sœurs grises en raison de la couleur de leur costume. Mise à la tête d’une
communauté de cet ordre à Paris, Louise se dévoua avec la plus grande abnégation aux
soins des malades. Elle s’occupa aussi des enfants trouvés, des aliénés, des pestiférés et
même des galériens. Elle employait sa fortune à fonder de nouvelles communautés,
partout où la nécessité des pauvres le demandait. L’œuvre prospéra largement tant en
France qu’à l’étranger. Deux autres saintes de ce nom étaient des ursulines de
Valenciennes, martyres pour leur foi sous la Terreur en 1794.
Son jour...
Louise de Marillac se fête le 15 mars. On peut aussi fêter les Louise le 23
octobre.
En littérature et en BD —
Surnommée «la belle cordière» en raison de son mariage
avec un riche cordier et de sa beauté remarquable, Louise Labbé (1526-1565) pratiquait
habilement l’escrime et l’équitation. À seize ans, par goût pour l’aventure, elle suivit les
troupes royales en Roussillon où les soldats l’aurait appelée le «capitaine Loys». Une fois
mariée, elle entretint un brillant salon dans son hôtel particulier de Lyon et y déclamait
ses beaux vers romantiques. On peut évoquer encore : la belle Louise Colet (1810-1876),
sacrée «muse romantique» après la publication de ses poèmes, maîtresse de Victor
Cousin de Gustave Flaubert et d’Alfred de Musset ; la femme de lettres Louise de Vilmorin
(1902-1969), fiancée d’Antoine de Saint-Exupéry, amie d’André Malraux, reine du Paris
littéraire mondain. Le saviez-vous ? Louise Lalanne est le pseudonyme que prit Guillaume
Apollinaire pour rédiger une série d’articles sur la littérature féminine. Et vous souvenez-
vous de la bande dessinée Mademoiselle Louise racontant les aventures d’une pauvre
petite fille riche ?
En chansons —
Vous souvenez-vous de la chanson du québécois Daniel Lanoie Louise,
ma jolie Louise : « Oh Louise, ma jolie Louise, ma jolie Louise, Ma jolie how do you do,
mon nom est Jean Guy Thibault Leroux, I come from east of Gatineau, my name is Jean
Guy ma jolie, J’ai une maison à la fontaine, where we can live if you marry me, Une belle
maison à la fontaine, where we will live you and me… ». Gérard Berliner a chanté une
Louise, tube de l’année 1982. Louise est aussi le titre de chansons du groupe Blue
Majorettes, de Thomas Fersen, du groupe Sy Matters, de Jonny Lang and the Big Band,
de Anis, de Eisblume, et même, en 1900, d’un opéra de Gustave Charpentier dont Abel
Gance a tiré un film en 1939. Le groupe de rock Louise Attaque est né quant à lui en
1994 ; parmi ses titres les plus connus : J’t’emmène au vent, Léa…
Dans l’histoire —
On peut citer aussi : Louise Bourgeois (1563-1636), sage-femme de
Marie de Médicis, qui mit au monde Louis XIII ; l’institutrice Louise Michel (1830-1905),
mascotte de la Commune sous le nom de Vierge rouge, déportée en Nouvelle-Calédonie ;
la journaliste et femme de lettres Louise Weiss (1893-1983), membre fondateur du Comité
français contre le neutralisme et pour la paix ; l’actrice américaine Louise Brooks (1906-
1985), aux cheveux noirs et à la coupe singulière, particulièrement connue pour ses rôles
dans les films muets des années 1920, dont les films mythiques et choquants pour
l’époque : Loulou, Le journal d’une fille perdue et Prix de beauté ; les actrices