Pour un selfie avec lui

Pour un selfie avec lui

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Description

ATTENTION HUMOUR BRITISH!
Un roman à l'humour décalé, réconfortant et optimiste.
Sur le ton de la confidence, Mary raconte...
A Londres, elle vit un grand amour avec Simon, l'homme idéal. Mais sa vie se trouve chamboulée lorsqu'elle surprend son petit ami outrageusement dénudé en compagnie d'une autre fille dans leur appartement. Sa réaction intersidérale la surprend elle-même, elle ne se savait pas si forte. Au diable les hommes et leurs infidélités ! Vive la femme libre !
Le credo semble facile à tenir. Sa meilleure amie Lola est un peu déjantée et elle a un don douteux pour lire l'avenir, mais elle fait tout pour lui faire rencontrer d'autres prétendants.
Trop déçue par les hommes, Mary préfère se réfugier dans un amour platonique, craquer pour une star de cinéma, le beau Benedict Cumberbatch.
Elle crée un blog sur lui et en oublie son chagrin.
Mais voilà que le félon demande son pardon, que les choses se corsent au boulot, que son idole est dans les parages, que sa meilleure amie un peu timbrée propose des plans tous aussi loufoques les uns que les autres.
Son cœur déçu la somme de résister à Simon, mais c'est plus fort qu'elle, elle se lance dans un « je t'aime moi non plus » dont elle ne sortira pas indemne et fomente des idées de vengeance...
Pour autant la pauvre Mary ne renonce pas à être heureuse, même s'il lui en coûte quelques déceptions gratinées. Elle sait qu'il suffit de croire en ses rêves et de se battre pour les réaliser.
Quand Trevor débarque en sauveur pour endosser le rôle du meilleur ami, elle va devoir choisir entre son ancienne vie et la possibilité d'un nouvel amour.
A travers leurs délires, Mary et Lola vivent une belle complicité, une histoire d'amitié, de rêves et de détermination.

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Date de parution 29 août 2017
Nombre de visites sur la page 8
EAN13 9791022736961
Licence : Tous droits réservés
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page  €. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

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Sam Riversag A condition qu’elles baignent dans un humour dévast ateur, Sam Riversag aime les histoires d’amour et les intrigues policières, ainsi que les quiproquos, les portes qui claquent et les dialogues ping-pong qui font mouche, comme dans ces séries TV à succès. Avec un sens inné de l’autodérision, l’auteur traite les aléas de l’existence tels que l ’infidélité sous un jour aussi léger que réconfortant. « Pour un selfie avec lui » est son premier roman. Elle travaille également aux aventures de deux policiers aussi complexes qu’attachants, dont les exploits vous feront faire le tour du monde. Retrouvez toute l’actualité de l’auteur sur : www.samriversag.com
SAM RIVERSAG POUR UN SELFIE AVEC LUI ROMAN
Cet e-book a été publié sur Bookelis ©Sam Riversag 2017 Tous droits de reproduction, d’adaptation et de traduction, intégrale ou partielle réservés pour tous pays. Le code de la propriété intellectuelle interdit les copies ou reproductions destinées à une utilisation collective. Toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle faite par quelque procédé que ce soit, sans le consentement de l’auteur ou de ses ayants-droit ou ayants-cause est illicite et constitue une contrefaçon, aux termes des articles L.335-2 et suivants du code de la propriété intellectuelle. L’auteur est seul propriétaire des droits et responsable du contenu de cet E-book. «Pour un selfie avec lui » est ieux et incidents sont uniquement leune œuvre de fiction. Les noms, personnages, l produit de l’imagination de l’auteur, ou sont utili sés de façon fictive. Toute ressemblance avec des habitants, des personnes existant, vivantes ou décédées, ou avec des évènements ayant eu lieu, est une pure coïncidence.
A Benedict Cumberbatch, mon acteur préféré.
En amour, la seule victoire, c’est la fuite. Napoléon Bonaparte.
1 Voici comment je suis devenue une groupie, comme dirait mon amie Lola, même si elle n’a plus rien à dire, puisqu’elle aussi a été touchée par la grâce. Par un beau matin, je me disais qu’il ne m’arrivait jamais rien, comprenez-moi, j’étais très satisfaite de ma vie, enfin assez satisfaite, mais que vous dire, j’étais peut-être un peu en manque de qu elque chose, je ne savais pas vraiment quoi, mais bi, c’est ça, j’aurais aimé un peu plus de piment danref je me sentais un peu flouée par mon destin. Ou s ma vie. J’avais l’impression qu’il arrivait des choses aux autres, mais pas à moi. Sue était partie travaillerà New-York, elle avait été embauchée par un cabinet de consulting, comme son petit copain d’ailleurs, lui était rentré au service fusions d’une grande banque, bon il faut dire quand même qu’ils avaient to us deux pas mal d’ambition, ce qui ne semblait pas êtr e mon cas. Jane s’était mariée avec Patrick, ils avaient mis en route un bébé, et en plus ils avaient créé un site de location de matériel en tout genre pour particuliers. Et moi, rien. J’étais là à attendre. A attendre quo i ? La retraite sans doute. J’avais un super petit copain, gentil, sympa, sexy et intelligent. Et en plus il m’adorait. Mon boulot n’était pas mal non plus. Bon, d’accord, je n’étais que pigiste, mais dans un grand journal. C’est vrai, je ne m’occupais que de la rubrique « Recettes », mais c’est important la cuisine, surtout dans un pays comme l’Angleterre. Alors qu’est-ce qui clochait ? Pourquoi cette insatisfaction ? Aujourd’hui je m’en contenterais. C’est quand tout vous échappe que vous comprenez que vous étiez heureuse. Il faudra que je m’en souvienne si par inadvertance il me reprend l’envie de me plaindre. Simon et moi, on s’était rencontrés à une soirée. Apparemment, nous n’avions rien en commun, mais une attirance réciproque nous avait rapprochés . Vous savez ce que c’est, quand on n’a pas d’atomes crochus, et que les phéromones vous agitent le cerveau au point que Cupidon en profite pour vous balancer lâchement sa flèche. Je l’avais prise en pleine fesse et Simon avait eu la cuisse transpercée. Rien de grave, si ce n’est que cela avait coûté à chacun une idylle avec la personne qui aurait pu l’accompagner merveilleusement. C’est ça qui était bête, on avait tous les deux raté l’occasion d’être heureux, mais pas ensemble. Que cela ne vous empêche pas de dormir, on allait malgré tout vivre ensemble une grande aventure, mais pas des plus faciles. Surtout quand on sait qu’il a une mère ultra possessive, et moi un père un peu soupe au lait. Mais je ne veux pas vous gâcher le plaisir de découvrir vous-même les étapes d’un grand amour. On s’est tout de suite plu, il était beau, intelligent, et moi j’étais douce, gentille, effacée, le genre de fille qu’il lui fallait. Sa mère allait adorer. Il ne s’y est pas trompé. Aujourd’hui je me demande encore s’il m’a choisie pour lui ou pour sa mère. Peu impo rte. Toujours est-il que ça a été le coup de foudre. Réciproque. Côté lune et côté soleil. Lola a été un peu vexée, elle ne s’attendait pas à ce que j’emballe ce soir-là, elle avait prévu qu’on s’amuse et puis c’est tout. Manque de pot, c’est devenu sérieux entre Simon et moi, et elle s’est sentie exclue. Il faut dire qu’on était amies et complices depuis si longtemps… Bien sûr, Simon était un peu du genre dominant. Comme a dit je ne sais plus quelle personne très sensée, vivre en couple, c’est ne plus faire qu’un. Le tout est de savoir lequel. Simon avait vraisemblablement décidé en sa faveur. Et à l’époqu e, je n’y avais pas vu d’objection. On était bien ensemble. On décidait de presque tout à deux, enfin il me demandait toujours mon avis, même s’il n’en tenait jamais compte. C’est ainsi que j’avais appris à aimer, dans le désordre, les films d’action, les matchs, l’heroic fantasy, les frites, les jeux vidéos, le jogging, les pizzas, sa mère, ses copains, les frites, le dix huitième siècle, les pizzas, les frites, et le tennis. Super ! J’étais une femme complète. Je savais tout sur l’attaque en deux colonnes de l’Amiral Nelson à Trafalgar, grâce à qui ma patrie était devenue la maîtresse incontestée des mers. Je me sentais bien. Si, si, je me sentais bien. Il était si gentil, si sportif, si intéressant, si cultivé! Et j’avais vraiment fait des progrès en jogging. On s’entraînait pour le marathon de New York, lui surtout. Au début, il ne supportait pas de m’attendre, et maintenant, on avait trouvé notre rythme, il faisait simplement dix
tours pendant que j’en faisais trois. A cause des frites, et malgré le footing, j’avais pris cinq kilos, mais il était content, il préférait les filles rondes. C ’était bien. J’aurais pu continuer comme ça toute la vie s’il n’y avait pas eu ce maudit jour d’atterrissage forcé. Je venais de passer la porte principale de l’immeuble de la rédaction quand je réalisai subitement qu’à force de rêvasser, j’avais tout simplement oublié mon Mac à la maison. Impensable. C’était la première fois. Prise de panique, je fis volte-face en un quart de seconde, et fonçai droit sur la bouche de métro la plus proche. J’envoyai un texto à Audrey pour lui dire que je serai malheureusement en retard de quelques petites minutes ! Je devais me concentrer sur mon boulot, plus question d’ergoter, je tenais vraiment à ce poste, et je ne devais pas faire ce genre d’ânerie dans ce genre d’entreprise. Le boss ne le pardonnerait pas, je travaillais quand même pour le célèbre magazine VIZ 1 PEU ! Je me ruai dans l’appartement comme une sauvage, renversant le pot à parapluies sur mon passage et marchant presque sur le pauvre chat, et atterris dans la chambre à coucher qui comme son nom l’indique est la pièce où je couche, parce que c’était là que j’avais vu mon portable pour la dernière fois. Je me figeai. L’ordinateur était bien là, mais il n’était pas seu l. Un rayon de soleil se reflétait sur sa coque argentée, et il faisait de l’œil à un couple d’amou reux qui se dandinait sur des rythmes salaces, nus comme des vers, et entrelacés comme des escargots. Sans doute une agence immobilière avait-elle reloué notre appartement par mégarde. Je pensai à me planquer quelque part, comme Hugh Gr ant dans « Quatre mariages et un enterrement », parce que c’est ce qui se fait quand on surprend les gens en pleins ébats amoureux, du moins dans un pays civilisé comme l’Angleterre. Mai s j’étais bien placée pour savoir que tous les placards étaient archipleins. Une fraction de seconde, je pensai qu’en reculant simplement avec douceur, je pourrais disparaître du paysage sans les interrompre, mais je me pris les pieds l’un dans l’autre, ce qui eut pour effet de les avertir de ma présence malencontreuse. Et là, beurk ! J’eus envie de vomir. Je venais de reconnaître l’amour de ma vie, le fidèle compagnon que j’avais cru choisir, et en qui j’avais toute confiance. J’étais médusée. Etait-ce possible ? Faisais-je les frais d’une hallucination ? Le garçon s’était retourné, et l’image ne disparaissait pas. Je restai la bouche ouverte, incapable de prononcer le moindre mot, ni de frémir le moins du monde, j’étais tétanisée des cheveux aux orteils. Il se passa alors quelque chose. Le mec s’arracha brutalement à l’étreinte de la fille, et se tourna vers moi, affolé. — D’où sors-tu ? Je n’arrivai pas à articuler. Il commença à se rhabiller, pendant que la fille faisait de même. Je me suis dit qu’il fallait que je dise quelque chose. N ’importe quoi. Avant que mes genoux tout tremblotants ne me lâchent. Avant que je ne réalise vraiment. Je ne voulais pas avoir l’air d’être dans une situation humiliante. — Qu’est-ce que tu fais ici ? Voilà les mots stupides qui me vinrent. Comme si je ne voyais pas ce qu’il faisait. En fait, je voulais dire pourquoi es-tu encore ici, mais je ne suis pas sûre que mes mots traduisaient bien ma pensée. — Tu n’étais pas censée… Non, c’est vrai, je n’étais pas censée, et je regrettai amèrement d’être là, j’aurais préféré cent fois être au boulot… J’étais consternée.
2 Ensuite, ce fût la fête. Après s’être engueulés devant la fille, (la honte), au point qu’elle ait préféré filer, on s’est jeté à la face tous les reproches qu’un vieux couple pourrait avoir à se faire, sauf qu’on n’était pas un vieux couple, on n’était ensemble qu e depuis trois ans, enfin presque. Deux ans trois mois et trente jours. Vingt neuf. Disons vingt huit . Je l’ai foutu dehors, il m’a foutue dehors, on ne savait plus qui avait le droit de rester dans l’app artement. Chacun a commencé à faire sa valise, menaçant l’autre de le planter là aussi sec. On s’est regardés, l’air féroce. Et puis on a regardé ensemble du côté du chat. La pauvre bête n’a rien compris quand on lui est tombés sur le râble. Il m’a eue de vitesse, il l’a attrapée, et moi j’ai attrapé le vide. Elle s’est échappée de ses bras en hurlant, et moi aussi j’ai hurlé après lui. Alors il m’a giflée. Pas la petite gifle. U ne vraie gifle. Une qui fait mal. C’était ma première gifle d’adulte. Si vous n’avez jamais reçu de gifle adulte, vous ne pouvez pas comprendre. J’ai senti monter une réaction genre guerre des Roses, et je me suis immédiatement transformée en Kathleen Turner. J’ai poussé un cri sauvage (ce fut mon premier cri de gu erre), et je lui ai balancé mon genou là où il ne fallait pas, comme dans les films. Geronimo ! Je ne sais pas ce qui m’a pris. Il s’est écroulé sans qu e je n’aie le moindre remords. Après ça, la situation est redevenue immédiatement très calme. Avec une maîtrise exemplaire du côté des deux parties, le protocole de séparation a tout de suite été défini et conclu. Je garderais le chat ET l’appartement, il prendrait ses affaires et part irait s’installer avec sa poufiasse, libre de tout engagement. Je lui faisais cadeau de ses vœux, j’ét ais magnanime. Je n’avais encore jamais eu de réaction sanguine, mais comme on dit, il faut se méfier de l’eau qui dort. Quand je pense que je m’étais fait tatouer le seigneur des anneaux et percer le nombril rien que prce ! Je m’en étais bien sortie. A moi le chat etour lui ! J’exultai, j’avais eu raison de cette ga l’appartement, à elle les chaussettes sales qui trainaient par terre, les matchs à s’enquiller et tout le tintouin. Je ne voulais même pas savoir qui elle était. Question de survie. Et à propos de survie, je réalisai brusquement que je devrais être au travail. Je volai sur l’objet qui avait provoqué tout ce ramdam, et filai vers de mei lleures perspectives. J’envoyai un autre texto à Audrey, du genre catastrophe indépendante de ma volonté, force majeure, mais je précisai que grâce à la téléportation je serai là dans moins d’une minute. J’aimais bien mon travail, enfin je sais que je vou s ai dit que je rêvais d’autre chose, mais finalement je crois que le travail, c’est salutaire. Quand tout s’effondre, il faut bien se raccrocherà quelque chose. Je me suis faufilée dans les bureaux, j’ai raconté un énorme mensonge à Audrey, (Bon sang où ai-je été chercher tout ça ?), et puis forte de l’impression que cela n’avait pas manqué de faire sur elle, je me suis mise au boulot pour rattraper le temps perdu. Quand elle m’a proposé un café, je n’ai pas trouvé d’objection à la chose. Je crois qu e j’aurais mieux fait de m’abstenir, parce que j’étais assez énervée comme ça ! Je me suis appuyé mon boulot, plus celui d’Audrey, plus celui de la stagiaire, Emily. Je me demande si elles n’ont pas un peu profité de la situation. J’étais survoltée. Il fallait que je dépense mon trop plein d’énergie, j’étais à fond la caisse. Comme ça, je n’avais pas le temps de penser à ce qui venait d’arriver, c’était super. Finalement, le blues après une rupture, ce n’était pas mon truc. Je faisais partie des femmes fortes, j’étais fière. Et la journée se passa formidablement bien jusqu’au soir. Jusqu’au moment de quitter les collègues. Je ressentis alors comme une épine enfoncée dans le cœur, et me mis à bafouiller quelques mots incompréhensibles qu’elles mirent sans doute sur le compte de la fatigue. J’eus envie de m’enfuir au plus vite, j’avais peur qu’elles ne se rendent compte de quelque chose. Dans la voiture, je fondis en larmes, je n’arrivais plus à m’arrêter. Les grandes eaux de Versailles. J’essayai de faire le numéro de Simon en tremblant. Je recommençai, je tombai sur son répondeur. Je laissai un message, « On s’est un peu emportés, rappelle-moi, bisous ». Je reniflai. J’étais soulagée de l’avoir dit. D’avoir fait le premier pas. Il n’y avait plus qu’à attendre qu’il rappelle. Je regardais le portable en conduisant jusqu’à la maison. Il n’avait pas encore rappelé. Et si c’était du sérieux avec