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Précis historique de la vie de Louis XVI - De son procès et des principales circonstances qui ont accompagné son martyre, arrivé le 21 janvier 1793

De
164 pages

LOUIS XVI doué des vertus éminentes qui constituent le meilleur des rois, est monté sur le trône, malheureusement dans le siècle le plus corrompu, le plus pervers, que la secte impie des philosophes a eu cependant l’audace de proclamer le siècle des lumières.

Pour bien juger à cette époque de la corruption qui était parvenue à infecter en France toutes les classes de la société, il parait essentiel de jeter un coup d’œil sur les intrigues de tous genres que ces prétendus philosophes multipliaient depuis quatre-vingts ans, soit pour renverser ou affaiblir les principes religieux, soit pour corrompre la jeunesse en lui enlevant tous les guides qui pouvaient la diriger au milieu des illusions qui la travaillent, soit enfin en persuadant à tous les hommes qu’ils n’ont de bonheur à espérer que dans ce monde, et que c’est dans la jouissance de leurs passions qu’ils doivent uniquement le chercher.

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Jean Fenouillot
Précis historique de la vie de Louis XVI
De son procès et des principales circonstances qui ont accompagné son martyre, arrivé le 21 janvier 1793
(1) Sur la fin de 1793, imprimer ces deux précis à Neufchâtel, chez M. Fauche-Borel, qui, pour ce fait, fut poursuivi ensuite des plaintes de la Convention, et se vit obligé de s’éloigner pendant plusieurs mois de sa patrie, et de son intéressante famille. (2) Pendant le procès du Roi, on avait fait une complainte sur ces paroles de Jérémie, qui se chantait dans Paris ; elle prouvait que si la France n’avait pas été enchaînée, le crime que les régicides méditaient n’aurait jamais été commis.
MOTIFS
Qui ont porté à la réimpression de ces précis
S’IL est difficile de n’être pas touché des prodiges que la providence multiplie chaque jour, soit pour consolider la légitimité, soit pour perpétuer l’auguste dynastie des Bourbons qui seule peut rendre à la France la paix et le bonheur, on ne peut également concevoir qu’il y ait encore des hommes assez insen sés pour vouloir renouveler une révolution qui a couvert la patrie de sang et de débris, et qui avait de plus pour objet de livrer l’Europe entière à toutes les horreurs de l’anarchie. Ces hommes pervers qui s’efforcent toujours de surprendre la faiblesse, de tromper la confiance, d’en imposer enfin à la crédulité, ne pe uvent sans doute obtenir aujourd’hui quelques succès, qu’en comptant sur l’ignorance où se trouve la jeunesse, des crimes innombrables dont l’atroce philosophie a couvert le sol français. Ces réflexions ont rappelé les précis historiques des vertus et des malheurs de Louis XVI, ainsi que de son auguste épouse. Il a paru que ces écrits, qui renferment dans un ca dre resserré les causes de notre révolution et ses affreux résultats, pourraient peu t-être éclairer des jeunes gens que la secte impie n’a point encore corrompus ; qu’ils pourraient peut-être les mettre dans le cas de repousser avec le sentiment de l’indignation, le s perfides insinuations des séditieux qui ont encore l’audace d’en faire l’apologie. Il a semblé que cette réimpression prouverait de pl us aux générations qui se sont élévées depuis trente ans, que si la France esclave avait gardé, à ces fatales époques, un silence commandé par la terreur, d’un autre côté, les français qui s’étaient vu forcés à fuir pour mettre leur vie en sûreté, s’étaient fait un devoir de dénoncer hautement ces affreux régicides, et avaient proclamé, avec l’éner gie dont ils étaient capables, et les vertus des victimes, et toute l’atrocité, du crime de leurs assassins.
PRÉCIS HISTORIQUE DE LA VIE DE LOUIS XVI, DE SON PROCÈS ET DES PRINCIPALES CIRCONSTANCES QUI ONT ACCOMPAGNÉ SON MARTYRE
LOUIS XVI doué des vertus éminentes qui constituent le meilleur des rois, est monté sur le trône, malheureusement dans le siècle le plus corrompu, le plus pervers, que la secte impie des philosophes a eu cependant l’audace de proclamer le siècle des lumières. Pour bien juger à cette époque de la corruption qui était parvenue à infecter en France toutes les classes de la société, il parait essentiel de jeter un coup d’œil sur les intrigues de tous genres que ces prétendus philosophes multipliaient depuis quatre-vingts ans, soit pour renverser ou affaiblir les principes religieux, soit pour corrompre la jeunesse en lui enlevant tous les guides qui pouvaient la diriger au milieu des illusions qui la travaillent, soit enfin en persuadant à tous les hommes qu’ils n’ont de bonheur à espérer que dans ce monde, et que c’est dans la jouissance de leurs passions qu’ils doivent uniquement le chercher. Les sophistes impies et séditieux ne formant qu’une même association avec les loges maçonniques et les illuminés de Wesaup n’ont tous p our dernier but que la chute des trônes, résultat nécessaire du renversement des aut els, première base de toute puissance humaine. Pour arriver à ces suites désastreuses et pouvoir e nsuite dominer sur les ruines des empires livrés à l’anarchie, à la misère et au désespoir, il fallait d’abord asservir l’opinion des premières classes par des ouvrages où les agrém ens du style, et le clinquan de l’esprit remplaçaient la saine morale et l’austérité des principes. Dans les uns on ne craignait pas de présenter comme chimère une religion qui menace, une conscience qui condamne, un Dieu qui punit, un monarque qui réprime. Dans les autres on versait le ridicule et les plaisanteries les plus dégoûtantes sur tous les objets qui sont dignes de nos égards et de nos respects. Dans tous on y trouvait proclamé avec plus ou moins de ménagemens les assertions les plus destructives de tout ordre sociale. Suivant ces livres criminels, « le Roi n’est que le commis toujours révocable de sa 1 nation . 2 La monarchie est un monument perpétuel de discorde, d’injustice et de désunion . 3 Les prêtres et les rois sont les deux fléaux les plus destructeurs de l’espèce humaine . 4 Les rois sont toujours la lèpre des gouvernemens et l’écume du genre humain . 5 La religion chrétienne est une secte que tout homme de bien doit avoir en horreur . Le système qu’il n’y a point d’ames, le plus hardi et le plus étonnant de tous, est au 6 fond le plus simple . 7 Il n’y a ni vice ni vertu, et rien qui distingue l’homme qui offense, du chien qui blesse . On peut appeler des fanatiques ceux qui prêchent le commandement de l’amour des 8 ennemis, et des lâches ceux qui le suivent et pardonnent les injures . 9 On peut désobéir légitimement quand on le peut impunément . Enfin, le seul moyen de tarir par-tout en un moment la source de la plupart des maux qui affligent depuis si long-temps l’espèce humaine , serait que le dernier des rois fut 10 étranglé avec les boyaux du dernier des prêtres . » Voilà une faible esquisse des horreurs répandues da ns des milliers d’ouvrages dont des ministres affiliés de la secte favorisaient la distribution, tout en ayant l’air de la proscrire. D’autres écrits de quelques pages où une gaieté lic encieuse faisait avaler le poison
corrupteur, sortaient chaque semaine, ou des mains de Voltaire, ou du club d’Olbac, pour être donnégratis, soit à des maîtres d’écoles affiliés et nommés par la secte, soit à des colporteurs payés pour en infecter jusqu’au plus fa ible des villages ; et par ces atroces perfidies, les dernières classes de la France se tr ouvant gangrenées comme les premières, elles n’attendaient toutes que l’étincel le pour opérer l’éruption du volcan préparé par l’atroce philosophie, et qui devait épouvanter le monde par un débordement 11 de crimes, dont les français avaient paru jusqu’alors incapables . Pour l’accomplissement des desseins de la secte imp ie, il fallait sur-tout corrompre l’homme dès sa première enfance, élever des générations de sophistes, renverser ces écoles religieuses et monarchiques qui étaient des arsenaux conservateurs de la morale évangélique, et dont tous les grands hommes étaient sortis, pour les remplacer par des sociétés d’adeptes qui se font gloire de ne pas croire en Dieu, et de la bouche desquels les noms deMonarque et deRoidu dédain quisortent jamais qu’avec ce sourire  ne 12 annonce le mépris qu’ils ont pour leur autorité . Telle était dans l’exacte vérité la situation de la France, lorsque Louis XVI fut investi de la puissance souveraine, et comme on l’a dit avec r aison,il se trouva en quelque sorte détrôné avant d’être roi. Louis XVI fut l’homme le plus juste de son siècle, le monarque le plus rempli d’amour pour ses sujets, le chrétien le plus pénétré des gr andes vérités de la religion, et le ciel semble n’avoir permis ses malheurs que pour donner à la terre un mémorable exemple du néant des grandeurs humaines, que pour apprendre aux peuples qu’il punit dès cette vie les grands crimes, et que les fléaux de tous ge nres sont la suite inévitable de leurs insurrections, de leurs révoltes contre les autorités légitimes, qui sont dans ce monde les dépositaires de sa puissance. Le 23 août 1754 fut le jour de la naissance de Louis XVI. Louis Dauphin, son père, que toute la France a pleuré, qui, aux vertus éminentes du chrétien, réunissait toutes les connaissances et les qualités qui constituent l’hom me d’état, voulut concourir à l’éducation de ses enfans, les instruire des préceptes de la sagesse, leur apprendre lui-même le grand art de régner, et ses leçons reçues p ar des cœurs formés à la vertu, produisaient tous les fruits qu’on devait en attendre. Des mœurs pures, l’amour de la vérité, l’attachement le plus grand à tous ses devoirs, une sensibilité excessive pour les pauvres, une pié té solide et raisonnée, l’économie la plus grande et la plus soutenue, ne connaissant d’a utre bonheur que celui de ses peuples, sacrifiant tout à la crainte de voir répandre leur sang, telles étaient les qualités rares qui embellissaient l’ame de Louis XVI. A une mémoire des plus heureuse il réunissait l’ins truction la plus grande ; il connaissait plusieurs langues, les meilleurs auteurs latins et anglais lui étaient familiers, et toutes les parties de l’administration avaient f ait successivement l’objet de ses 13 études . Dans les conseils il étonnait ses ministres par la sagesse et la profondeur de ses réflexions. Fuyant la louange avec le même empresse ment que mettent la plupart des hommes pour l’obtenir, la crainte de se tromper lui donnait, au milieu de ses connaissances, la modestie la plus rare ; et tous c eux qui le servaient, beaucoup plus attachés à sa personne qu’à son rang, ne parlent de lui qu’avec attendrissement, qu’avec des transports de reconnaissance pour ses bienfaits et d’admiration pour ses vertus. Louis XVI monte sur le trône à vingt ans ; mais loi n d’être enivré de la grandeur souveraine, il ne considère que les devoirs qu’elle lui impose, et sentant toute la pesanteur d’un aussi grand fardeau, sa première action, en apprenant qu’il est roi,est de tomber à genoux pour demander au ciel de le diriger dans les sentiers de la sagesse,et
de l’aider à rendre heureuse les peuples qu’il soumet à sa puissance ?
1Helvetius, de l’homme §. 9. note 9. J.J. Rousseau, cont. soc. liv. 3. chap. 18.
2Néker de l’importance des opinions religieuses, p. 313. Montesq. lett. pers. 258.
3Encyclop. méth. phil. anc. et mod. discours prélim. par M. Naigeon, pag. 22.
4L’Evêque Grégoire à la convention, 15 novembre 1792.
5Volt. examen important, ch. 7.
6Vol. lett.Memmius.
7M. Naigeon, Art. fanatisme de l’encycl. méth. phil. anc. et mod. tom. 2 p. 408.
8Le marquis d’Argence, lettres juives, lett. 8.
9J.J. Rousseau, cont. soc. pag. 11.
10M. Naigeon, encyclop. mélh ph. anç. et mod. tom. 3. pag. 239.
11 Voltaire, Rousseau, Raynal, sont les apôtres chéris de la secte philosophique, parce que ce sont les hommes qui ont le plus contribué à détruire la morale, à corrompre les mœurs, à saper les fondemens de toute religion ; si les adeptes de cette secte désorganisatrice s’efforcent de dénigrer Louis XIV, c’est pour tâcher de faire oublier la masse des grands hommes qui ont illustré ce règne, et qui ont prouvé que les principes religieux, loin de nuire aux arts et au génie, ne f ont que leur donner plus de lustre et d’éclat. Ce n’est que parce que Louis XIV était grand lui-mê me que les grands hommes naissaient en foule près de lui ; car, comme le dit un homme d’esprit,les fleurs ne croissent que sous le soleil qui leur est favorable. Aussi Louis XIV, dit ce même homme, eut à la tête d e ses armées, Turenne, Condé, Luxembourg, Catina, Créqui, Boufflers, Vendôme et V illars. Duquesue, Tourville, Dugué – Trouin, commandaient ses escadres ; Colbert , Louvois, Torcy, Sully étaient appelés à ses conseils ; Bossuet, Bourdaloue, Massi llon lui annonçaient ses devoirs ; son premier sénat avait Molé et Lamoignon pour chef s, Talon et Daguesseau pour organes ; Vauban fortifiait ses places, Riquet creusait ses canaux ; Perrault et Mansard construisaient ses palais ; Puget, Girardon, le Pou ssin, Mignard, le Sueur, Lebrun les embellissaient, le Notre dessinait ses jardins ; Co rneille, Racine, Molière, Quinault, La Fontaine, la Bruyère, Boileau éclairaient sa raison et amusaie et ses loisirs ; Montausier, Bossuet, Beauvillier, Fénélon, Huet et Fleschier, l’abbé Fleury élevaient ses enfans, etc., etc. Que les proneurs de la révolution, que les anthousiastes de la république française nous fassent voir que les principes de leur anarchi e systématique ont fait naître un cortège plus illustre d’hommes de mérite en tous genres ! ! ! !
12 Depuis l’expulsion des Jésuites, l’éducation de la jeunesse a complètement manqué par ses bases : à l’extinction de cet ordre, les philosophes aussi jetèrent des cris de joie, et les parlemens qui n’avaient été pour leur expuls ion que les aveugles instrumens de ces derniers, ne firent pas attention, qu’en renver sant une des principales colonne de l’autel, ils l’exposaient à être renversé ; que le trône suivrait sa chute et qu’eux-mêmes seraient ensevelis sous les débris qu’ils auraient préparés. D’Alembert dans une lettre du décembre 1767, au Gra nd Frédéric, ne craignait pas
aussi de se moquer du pape Ganganelly, en disantqu’il avait cassé son régiment des gardes par complaisance pour les princes catholiques.Ce traité, ajoutait – il, ressemblera à celui des loups avec les brebis, dont la première condition futque celles-ci livrassent leurs chiens. Frédéric, tout philosophe qu’il était, se fit cependant un devoir de conserver dans ses états l’ordre des Jésuites, par la persuasion où il était que l’éducatian de la jeunesse lui en imposait la loi.
13à Louis XVI pour montrer à la Il est certain qu’il n’a manqué que des occasions France qu’il était un des rois les plus instruits de tous ceux qui ont jamais occupé le trône français. C’est Louis XVI qui traça à M. de La Pérouse la route qu’il devait tenir dans son voyage autour du globe, et ce mémoire, extrêmement instructif et détaillé, que Louis XVI, par modestie, n’avait point donné comme son ouvrage , a paru un chef-d’œuvre à tous ceux qui eu ont pris lecture. S’il existe encore des monstres qui s’efforcent de calomnier le plus juste, le plus sensible, le plus vertueux des rois, que cela n’éto nne point ; ce sont de ces hommes atroces, l’écume de la révolution, qui, de cette manière, cherchent à faire oublier, ou ce qu’ils firent, ou ce qu’ils furent.