Réformes économiques. Objectif croissance 2007

Réformes économiques. Objectif croissance 2007

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Dans tous les pays de l’OCDE, les gouvernements s’emploient à renforcer la croissance économique en entreprenant des réformes structurelles. À partir d’un large ensemble d’indicateurs de politique structurelle et de performance économique, Objectif croissance 2007 fait le bilan des progrès accomplis récemment dans la mise en oeuvre des réformes et définit, pour chaque pays de l’OCDE, cinq priorités pour améliorer sa croissance. Les réformes préconisées concernent des domaines comme la réglementation des marchés de produits et du marché du travail, la fiscalité, les retraites, les aides au revenu, la santé et l’éducation, le but étant d’accélérer la productivité du travail et d’accroître l’emploi. Ce numéro comporte en outre quatre chapitres analytiques qui portent sur les thèmes suivants : les effets des politiques et des institutions sur l’emploi; la réglementation des marchés de produits et la convergence de la productivité; le renforcement de la concurrence sur les marchés de produits et les facteurs qui influent sur la mise en oeuvre de la réforme structurelle.

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Date de parution 01 janvier 2007
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EAN13 9789264030503
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Langue Français

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I.1.
PRIORITÉS DE POLITIQUE STRUCTURELLE
Introduction Les écarts de niveau de vie matériel entre les pays de l’OCDE tiennent en partie à des différences dans la nature et la mise en place des politiques structurelles. Dès lors, un revenu relativement faible par habitant et l’absence de convergence par rapport aux pays dont les revenu sont les plus élevés peuvent donc traduire des politiques qui ne sont pas aussi propices à la croissance qu’elles le pourraient. Dans les études empiriques successives qu’elle a réalisées, l’OCDE s’est efforcée d’identifier les principaux leviers à la portée des pouvoirs publics ayant une influence déterminante sur le PIB par habitant. Dans le cadre de ces exercices, des indicateurs qui résument les performances des principales composantes du PIB par habitant et l’orientation des politiques qui s’y rattachent ont été mis au point, et ce d’une manière cohérente d’un pays et d’une période à l’autre. Comme pour l’évaluation présentée dansObjectif croissance2005, ce numéro s’appuie sur ces indicateurs et études pour définir les priorités d’action dans l’optique d’une augmentation du PIB par habitant, à partir d’un référentiel international de comparaison des performances et des politiques. Ce chapitre présente une vue d’ensemble des grandes évolutions récentes des performances de croissance, et également des priorités d’action retenues pour remédier aux faiblesses que dénotent ces performances. Les priorités d’action sont examinées plus en détail dans les notes par pays, qui figurent au chapitre 2.
Les performances de croissance des pays de l’OCDE : 1 principales caractéristiques La moitié environ des pays de l’OCDE ont progressé dans la convergence vers le niveau 2 de vie du pays de référence (ÉtatsUnis) ces dix dernières années (graphique 1.1) . Le niveau de vie relatif s’est effectivement amélioré en Irlande et dans quelques pays à faible revenu, mais l’écart ne s’est pas modifié dans le cas des deux économies de l’OCDE qui ont le niveau de revenu le plus faible. Le niveau de vie matériel n’est supérieur à celui des États 3 Unis qu’au Luxembourg et en Norvège . L’écart de PIB par habitant par rapport au pays de référence peut être décomposé en deux éléments : la contribution de la productivité du travail et celle de l’utilisation des ressources en maind’œuvre. Dans plusieurs pays d’Europe continentale, l’écart de PIB par rapport aux ÉtatsUnis s’explique surtout par une faible utilisation des ressources en main d’œuvre (graphique 1.2). Cela traduit le bas niveau des taux d’activité, se doublant souvent d’une faible durée du travail et d’un chômage élevé. De plus, même si la productivité du travail mesurée est souvent proche de celle des ÉtatsUnis dans ces pays, ceci reflète en partie un effet de composition, les taux relativement faibles d’emploi des travailleurs non qualifiés se traduisant par une production moyenne comparativement élevée par personne occupée et par heure travaillée. Selon une étude récente, la productivité du travail mesurée serait plus faible dans certains pays par rapport aux ÉtatsUnis – la différence pouvant atteindre 15 % – si les taux d’emploi et le nombre moyen d’heures travaillées étaient les 4 mêmes (Bourlès et Cette, 2005) .
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RÉFORMES ÉCONOMIQUES : OBJECTIF CROISSANCE – ISBN 9789264030497 – © OCDE 2007
Graphique 1.1.
I.1.
PRIORITÉS DE POLITIQUE STRUCTURELLE
Niveau et taux de croissance du PIB par habitant 1 Écart par rapport aux ÉtatsUnis
Écart dutaux de croissance moyen19952005, enpourcentage 4.0 IRL 3.5 Pays dont le retard par rapport aux ÉtatsUnis se réduit 3.0 2.5 POL HUN 2.0 SVK 1.5KOR GRC LUX FIN ISL 1.0 0.5ESPSWE CZE AUS TUR NOR GBR NLD 0 CAN MEX NZL BEL PRT UE19 0.5 FRA DNK Pays dont le retard par rapport AUT DEU 1.0 aux ÉtatsUnis s’accroît CHE ITA JPN 1.5 90 80 70 60 50 40 30 20 10 0 10 20 30 Écart duPIB parhabitant parrapport aux ÉtatsUnisen2005, enpourcentage
1. Le taux de croissance moyen du PIB par habitant est calculé à partir des données en volume provenant des comptes nationaux. Le niveau du PIB par habitant est calculé sur la base des parités de pouvoir d’achat (PPA) de l’année 2005. Dans le cas du Luxembourg, la population est augmentée du nombre des travailleurs frontaliers pour prendre en compte leur contribution au PIB. Les données pour la Grèce ne prennent pas en compte l’augmentation de 25 pour cent du niveau du PIB annoncée en 2006. o Source :OCDE,Comptes nationaux des pays de l’OCDE, 2006 etPerspectives économiques de l’OCDE80., n StatLink :http://dx.doi.org/10.1787/565255530000
Dans les autres pays, le retard du PIB par habitant par rapport au pays de référence est davantage expliqué par l’écart de productivité du travail. Ainsi, le niveau plus faible de production par heure travaillée représente plus de la totalité ou la majeure partie de l’écart de PIB par habitant en Suisse, en Islande, en Corée, au Japon et dans les pays anglophones hors ÉtatsUnis. La productivité du travail est aussi le principal facteur à l’origine du retard de PIB par habitant dans les économies à faible revenu, bien que l’utilisation des ressources en maind’œuvre soit également généralement inférieure au niveau observé dans le pays de référence, en raison de faibles taux d’activité et, dans plusieurs cas, d’un chômage élevé. Dans certains pays nordiques (Danemark, Finlande et Suède), les écarts de productivité du travail et d’utilisation des ressources contribuent dans des proportions similaires au niveau plus faible de PIB par habitant par rapport aux ÉtatsUnis. La moindre utilisation des ressources en maind’œuvre observée dans ces pays tient essentiellement au bas niveau moyen des heures travaillées par employé.
Domaines d’action prioritaires
C’est sur la base de critères normalisés (encadré 1.1) qu’ont été choisies les priorités d’action destinées à remédier aux faiblesses des pays sur le plan de la productivité du travail ou de l’utilisation des ressources en maind’œuvre. Le résumé des priorités d’action présenté ciaprès concerne tout d’abord les mesures qui ont pour but de corriger les faiblesses des performances en termes de productivité, puis les mesures visant à améliorer l’utilisation des ressources en maind’œuvre (tableau 1.1). Il faut toutefois garder à l’esprit qu’une réforme retenue pour améliorer les performances dans un domaine peut aussi avoir des effets bénéfiques dans l’autre domaine.
RÉFORMES ÉCONOMIQUES : OBJECTIF CROISSANCE – ISBN 9789264030497 – © OCDE 2007
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