Réinventons les destinations

Réinventons les destinations

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Français
203 pages

Description

En quoi l'ingénierie touristique est-elle un outil décisif pour réinventer les destinations afin d'attirer de nouveaux clients ? Aujourd'hui, l'exploitation des outils de l'ingénierie touristique permet de créer une dynamique économique des territoires. L'intelligence économique fait aussi partie des outils qu'il est légitime de questionner et de mobiliser afin de s'adapter aux transformations de divers ordres (des clientèles, de leurs pratiques, de l'économie - la numérisation en particulier - , de la concurrence des autres lieux, voire du climat, etc.) Pour être plus attractives, les destinations doivent se réinventer sans cesse et proposer de nouvelles expériences aux touristes. Réinventer la destination, c'est innover pour inventer !

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Date de parution 01 mai 2020
Nombre de lectures 0
EAN13 9782140149184
Langue Français
Poids de l'ouvrage 7 Mo

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destinations aîn d’attirer de nouveaux clients ? Aujourd’hui, l’exploitation
questionner et de mobiliser aîn de s’adapter aux transformations de divers ordres (des clientèles, de leurs pratiques, de l’économie — la numérisation en particulier —, de la concurrence des autres lieux, voire du climat, etc.)
Pour être plus attractives, les destinations doivent se réinventer sans cesse et proposer de nouvelles expériences aux touristes. Réinventer la destination, c’est innover pour inventer !
tourisme territorial ou comment réinventer les destinations », qui s’est déroulé du 25 au 27 mars 2019 à l’Université Internationale d’Agadir-
© Aleksandr Papichev -
21,50 €
Sous la direction de Hassan Faouziet LaouratouDiallo
RÉINVENTONS LES DESTINATIONS Intelligence économique et ingénierie du tourisme territorial
Préface de Rémy Knafou Postface de Hassan Faouzi
RÉINVENTONS LES DESTINATIONS
Tourismes et Sociétés Collection dirigée par Franck Michel Dernières parutions Mikael HETZMANN,Voyage autour du monde. Une éducation à la rencontre, 2020. Yannick BRUN-PICARD,Tourisme : objet d’une rare complexité, Interfaces aux territorialités multidimensionnelles, 2019. Franck MICHEL,Utopies voyageuses, Éloge de l’autonomadie, 2018. Hugues SÉRAPHIN (dir),Évènementiels dans la Caraïbe, Atouts et limites pour le tourisme et le territoire, 2016 Pascal MAO & Fabien BOURLON,Le Tourisme Scientifique en Patagonie chilienne, 2016. Jean-François HOARAU (dir.),Spécialisation touristique et vulnérabilité, Réalités et enjeux pour le développement soutenable des petits territoires insulaires, 2016. Franck MICHEL,Le voyage à la croisée des routes, Chroniques d’un monde en mouvement qui marche gravement sur la tête, 2016. Franck MICHEL,Au détour des routes. Chroniques d’Asie et d’Amérique, 2015. Aude CREQUY,Identité, tourisme et interculturalité au Groenland, 2014. Erick LEROUX et Philippe CALLOT,Regards croisés sur le management du tourisme durable, 2013. Niels MARTIN, Philippe BOURDEAU & Jean-François DALLER (sous la direction de),: lesDu tourisme à l’habiter migrations d’agrément, 2012. Isabel BABOU et Philippe CALLOT,Que serait le tourisme sans pétrole ?, 2012. Stéphane COURANT,Approche anthropologique des écritures de voyage. Du carnet à la correspondance, petit inventaire des e productions scripturales de la fin du XX siècle au début du e XXI siècle,2012. Vincent BASSET,Du tourisme au néochamanisme, 2011. Frédéric REICHHART,Tourisme et handicap. Le tourisme adapté ou les loisirs touristiques des personnes déficientes, 2011.
Sous la direction de Hassan Faouzi et Laouratou Diallo Réinventons les destinations Intelligence économique et ingénierie du tourisme territorial Préface de Rémy Knafou Postface de Hassan Faouzi
© L’HARMATTAN, 2020 5-7, rue de l’École-Polytechnique ; 75005 Parishttp://www.editions-harmattan.fr/ ISBN : 978-2-343-20028-6 EAN : 9782343200286
Sommaire Préface Rémy Knafou 9 Réinventer les destinations touristiques ? Rémy Knafou13 Les communautés virtuelles touristiques ou le marketing d'influence. Cas des structures d’hébergement touristique à Agadir, Maroc Hassan Faouzi29 Le littoral d’Agadir entre urbanisation démographique, tourisme balnéaire et résidence secondaire : concurrence ou obsession foncière ? Mohamed Ben Attou57Quel rôle pour les technologies de l’information dans le développement du patrimoine architectural ? Cas du Ksar Aït Ben Haddou (Maroc) Khalid Benamara91 La gouvernance des organisations touristiques locales comme facteur de développement touristique, cas du CPT d'Essaouira Mohamed Boukherouk et Younes Dbibirha117 Information intelligente et performance de l’innovation des PME touristiques : revue de littérature Abdeslam Hassani et Elaine Paiva Mosconi151Le plan d’eau « Etinglin 1 » : une ressource naturelle à vocation touristique, village Eboue, Côte d’Ivoire Daniel Guikahué Bissou165
Le tourisme, avec ou sans identité Asma Belhassine Postface Hassan Faouzi
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Préface
De l’utile réinvention des destinations à l’indispensable réinvention du système touristique
Il n’est jamais facile de rendre compte de l’utilité des colloques, en particulier pour qui s’est longtemps tenu en marge de ces constituants de la vie académique : ma première participation se fit à l’université d’Innsbruck, à l’âge de 40 ans. Il faut dire que la lecture d’Arthur 1 2 Koestler puis de David Lodge ne m’y avait guère incité. Entre mon arrivée tardive et ma sortie précoce du petit monde universitaire, mon expérience des séminaires, colloques et congrès, fut assez diversifiée pour y trouver à la fois beaucoup de convivialité, pas mal de petits jeux de pouvoirs et aussi, dans les meilleurs cas, un véritable intérêt scientifique. Tour à tour participant et organisateur de colloques, j’ai eu 3 l’occasion d’observer avec beaucoup d’intérêt la diversité des comportements à l’œuvre, allant de l’effervescence intellectuelle à la pratique du shopping pendant les sessions elles-mêmes.
Ce colloque, tenu à Agadir, du 25 au 27 mars 2019, fut pour moi une heureuse surprise qui ne me fit pas regretter d’avoir accepté d’y participer après plusieurs années d’abstinence, car j’y ai trouvé tout ce que j’aurais aimé trouver dans nombre de colloques qui ne m’ont pas laissé de grands souvenirs autres que cocasses. Deux mots pourraient le définir : le sérieux et la jeunesse. Le sérieux de l’organisation scientifique, de son comité autour de Hassan Faouzi, impressionnant de rigueur, y compris dans le respect des horaires, une dimension que j’ai toujours considérée comme un critère de la réussite d’un événement rassemblant du monde. Sérieux des participants, qui assistèrent à toutes les sessions, et qui avaient dans l’ensemble remarquablement travaillé leur propos comme leur présentation publique. Jeunesse de la majorité des participants, essentiellement d’Afrique, qui souligne l’important rôle polarisateur de l’université d’Agadir - la première du Maroc, par 1 « Les call-girls », 1972. 2 « Un tout petit monde », 1984 (titre original :Small World).3 Mon intérêt pour l’observation à caractère sociologique des universitaires et de leur institution s’était traduit par la création, au sein du laboratoire parisienIntergéo (C.N.R.S.) de l’Observatoire de la géographie et des géographes, initiative qui n’emporta pas vraiment l’adhésion de ladite communauté.
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ses effectifs - : c’est ainsi qu’avec grand plaisir, j’ai pu rencontrer et écouter une génération de jeunes chercheurs de qualité venus de tout le Maroc, d’Algérie, de Tunisie et d’Afrique subsaharienne.
Une préface, par définition écrite plusieurs mois après le déroulement du colloque, a presque nécessairement le caractère d’une postface ou d’un épilogue. À Agadir, station touristique confrontée à une crise structurelle de fréquentation, il fut question de réinvention des destinations face aux exigences des touristes d’aujourd’hui. Mais, au-delà de ces nécessaires et difficiles adaptations, il apparaît de plus en plus évident que ce qui se joue et va se jouer dans les années qui viennent, est la nécessaire réflexion sur le devenir de l’ensemble de notre système touristique confronté au contexte planétaire du réchauffement climatique et de la transition énergétique liée. En effet, on ne peut plus continuer à penser le tourisme en général, et le tourisme international en particulier, comme destinés à croître éternellement, même si cette progression résulte de légitimes aspirations de populations accédant à un meilleur niveau de vie et aux nouvelles utilisations de leur temps libre. Il devient urgent de jeter les bases d’un tourisme refusant la politique de l’autruche et les objectifs quantitatifs sans cesse majorés, illustrés notamment par les plans successifs de développement touristique du Maroc, lesquels, heureusement, n’ont pas été systématiquement suivis de réalisations : je pense en particulier à la Plage blanche, près de Guelmin ou à l’oued Chbika qui sont des pépites à préserver au lieu de songer à les urbaniser, sans oublier l’admirable 4 lagune de Naïla qui bénéficie du statut de Parc national (Khenifiss) , pour s’en tenir aux grands sites situés au sud d’Agadir.
Le temps est venu de prendre conscience des mutations considérables en cours et à venir, qui ne dépendent pas seulement de l’évolution des mentalités des clientèles faisant montre, en particulier,
4 On sait que le statut de Parc national n’est pas toujours de nature à protéger un espace remarquable, faute d’un droit de l’environnement suffisamment protecteur, comme en témoignent empiètements et projets d’urbanisation touristique dans le Parc national de Souss-Massa. Cf. Marie Bonin et Samira Idllalène, 2016, « Le parc national de Souss-Massa, un dispositif juridique de protection au cœur de stratégies de développement », inLe Maroc au présent : d’une époque à l’autre, une société en mutation,J.-N. Ferrié et A. Boutaleb (dir.), Centre J. Berque, pp. 115-124. L’adoption de la loi littoral, plus protectrice, est trop récente (2015) pour que ses effets aient pu être évalués.
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