Signes de vie

Signes de vie

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Livres
310 pages

Description

Le très prospère avocat Jeremy Speer a tout : un mari aimant, une belle maison et un rêve chéri qui est sur le point de devenir réalité. Il a appris à ne pas tenir le bonheur pour acquis, à relever les défis de la vie et à aimer d’abord avec un engagement inébranlable et une dévotion féroce. Une série d’événements tragiques laissent Jeremy brisé, à la dérive sur une mer de douleur inimaginable. Il réussit à « réparer » sa vie, mais au lieu de la vivre, il se contente d’exister, en utilisant l’isolement et des efforts physiques punitifs afin de garder le monde à distance. Le professeur de lycée Kai Daniels a un faible pour les enfants à risque : il en était un lui-même, une adolescence au cours de laquelle il s’est frotté à la loi et des années troubles derrière les barreaux lui ont laissé des cicatrices à l’intérieur et à l’extérieur. Avec du courage, un travail acharné et le soutien de ses amis, il a construit une vie épanouissante qui ne lui laisse pas de temps pour une relation.

Une rencontre intense avec Kai dans un club gay déclenche une étincelle en Jeremy qu’il croyait éteinte pour toujours, mais il ne veut pas détruire la fragile paix qu’il a réussi à créer, et il quitte Kai humilié et déçu. Les choses auraient dû se terminer là, mais un étrange événement les rapproche d’une manière à laquelle aucun d’eux ne s’attendait.


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Publié par
Date de parution 06 juillet 2017
Nombre de visites sur la page 18
EAN13 9782376761464
Licence : Tous droits réservés
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page  €. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

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Publié par JUNO PUBLISHING 19 avenue du Maréchal de Lattre de Tassigny, 92100 Boulogne-Billancourt Tel : 01 39 60 70 94 Siret : 819 154 378 00015 Catégorie juridique 9220 Association déclarée http://juno-publishing.com/ Signes de vie Copyright de l’édition française © 2017 Juno Publishing Copyright de l’édition anglaise © 2015 Melanie Hansen Publié chez Dreamspinner Press, 5032 Capital Circle SW, Ste 2, PMB# 279, Tallahassee, FL 32305-7886 USA Titre original : Signs of life Traduit de l’anglais par Flora Bruneau Relecture française par Valérie Dubar & Jade Baiser Conception graphique de la couverture : © 2017 French Art by Aaly
Tout droit réservé. Aucune partie de cet ebook ne peut être reproduite ou transférée d’aucune façon que ce soit ni par aucun moyen, électronique ou physique sans la permission écrite de l’éditeur, sauf dans les endroits où la loi le permet. Cela inclut les photocopies, les enregistrements et tout système de stockage et de retrait d’information. Pour demander une autorisation, et pour toute autre demande d’information, merci de contacter Juno Publishing : http://juno-publishing.com/ Première édition française : juillet 2017 Première édition : septembre 2015 ISBN : 978-2-37676-146-4 Édité en France métropolitaine
Table des matières Avertissements
Dédicace
Chapitre 1
Chapitre 2
Chapitre 3
Chapitre 4
Chapitre 5
Chapitre 6
Chapitre 7
Chapitre 8
Chapitre 9
Chapitre 10
Chapitre 11
Chapitre 12
Chapitre 13
Chapitre 14
Chapitre 15
Chapitre 16
Chapitre 17
Épilogue
À propos de l’Auteur
Résumé
Avertissements
Ceci est une œuvre de fiction. Les noms, les person nages, les lieux et les faits décrits ne sont que le produit de l’imagination de l’auteur , ou utilisés de façon fictive. Toute ressemblance avec des personnes ayant réellement ex istées, vivantes ou décédées, des établissements commerciaux ou des événements ou des lieux ne serait que le fruit d’une coïncidence.
Cet ebook contient des scènes sexuellement explicit es et homoérotiques, une relation MM et un langage adulte, ce qui peut être considéré comme offensant pour certains lecteurs. Il est destiné à la vente et au divertiss ement pour des adultes seulement, tels que définis par la loi du pays dans lequel vous ave z effectué votre achat. Merci de stocker vos fichiers dans un endroit où ils ne sero nt pas accessibles à des mineurs.
Dédicace
À toutes mes coines du BC. Merci our les diatribe s éiques, et surtout les rires. Beaucou d’amour !
Signes de vie Une histoire d’amour tenace – Tome 2
Melanie Hansen
Chapitre 1 Le monde n’était pas censé toucher à sa fin un jour comme celui-ci, un jour où le ciel était d’un bleu radieux et le soleil brillait, la t empérature si parfaite et si douce que l’air semblait… parfumé, caressant. Il n’était pas censé toucher à sa fin alors que les enfants jouaient dans leurs jardins, libres, pour l a journée, du confinement de l’école, riant de joie, profitant des plaisirs innocents de l’enfance.
Le monde n’était pas censé toucher à sa fin du tout , pas comme ça. Pas tant que Jeremy se tenait sur son porche, l’odeur du rôti qu e Brent avait mis dans la mijoteuse ce matin émanant de la porte ouverte devant laquell e Jeremy se tenait, écoutant un policier à la mine sombre dire des mots comme « acc ident » et « hôpital » et « sérieux ».
— Mais il est juste allé au pressing, dit Jeremy bê tement pour la troisième fois, et il s’étonna de la pitié qui traversa le visage de l ’agent.
— Monsieur, vous devez vous rendre à l’hôpital main tenant. M. Speer vous a inscrit comme numéro à appeler en cas d’urgence, en tant que parent proche, et les médecins auront des questions à vous poser. Le ton de l’agent était doux, presque trop doux, co mme s’il essayait de garder Jeremy calme. Jeremy restait là, ne voulant pas regarder la vérit é en face. Brent allait enfin mieux, tellement mieux, et maintenant ça ? Une bles sure douloureuse pouvait l’envoyer bouler dans le trou noir qu’il venait à peine de qu itter et rien qu’en y pensant, Jeremy fut brusquement épuisé, émotionnellement fatigué.
— Monsieur, nous devons y aller. Permettez-moi de v ous conduire à l’hôpital, résonna la voix insistante de l’agent, le tirant de ses pensées déloyales et Jeremy eut amèrement honte de lui-même.
Pour le meilleur et pour le pire,se dit-il farouchement, se rappelant avoir chuchoté ces mots encore et encore dans l’oreille de Brent e n essuyant les larmes sur ses joues avec ses pouces, faisant de son mieux pour le récon forter et l’apaiser.
Jeremy hocha la tête, tendit la main pour saisir so n portefeuille, ses clés et son téléphone du petit panier juste au coin de la porte . L’agent attendit alors qu’il fermait, puis le conduisit à sa voiture de patrouille. Jerem y commençait à monter sur le siège passager avant, quand il se rappela soudain quelque chose. — Oh ! hurla-t-il. Je devrais éteindre la mijoteuse . Il a tellement mis du sien sur ce dîner, je ne veux pas qu’il soit gâché. — Monsieur, nous devons vraiment… commença l’agent, mais Jeremy se retourna et partit en courant vers la maison.
— Ça prendra juste une seconde, cria-t-il par-dessu s son épaule, fouillant dans sa poche pour ses clés, les laissant tomber plusieurs fois avant d’ouvrir maladroitement la porte d’entrée avec des mains tremblantes et se pré cipitant dans la cuisine pour éteindre la mijoteuse.Qu’est-ce que tu fais ? Qui se soucie de la bouffe, putain ?
Sur le chemin de l’hôpital, il se demanda à quel po int Brent était blessé. Après tout, le pressing n’était qu’à environ trois kilomè tres de la maison et la quasi-totalité du voyage se faisait par des rues secondaires, des rue s du quartier. Un coup du lapin, des
coupures et des ecchymoses, peut-être un os cassé ?
Plus tard, Jeremy s’étonnerait de son ignorance. Il aurait dû savoir que quelques bosses et écorchures ne justifiaient pas qu’un agen t se déplace chez lui pour l’emmener. C’était comme si son esprit et son cœur faisaient de leur mieux pour le protéger, pour l’isoler, pour seulement quelques précieuses minutes de plus. Parce que le monde n’était pas censé se terminer aujourd’hui, jamais, pas comme ça. Jeremy était assis dans la salle d’attente bondée, les coudes sur les genoux, la tête penchée. Personne ne pouvait lui dire quoi que ce s oit et il attendait depuis ce qui lui semblait être une éternité. Lorsque l’agent l’avait déposé à l’entrée des urgences, il lui avait suggéré, de cette même voix trop douce, que J eremy appelle quelqu’un pour lui tenir compagnie. Lui et Brent ne vivaient pas ici d epuis longtemps, mais Jeremy connaissait quelqu’un à appeler. Comme il se passai t les mains sur le visage pour la millionième fois, il sentit une main sur son épaule et leva les yeux en sursaut pour les plonger dans un regard vert inquiet. — Jase, dit Jeremy avec reconnaissance, se levant e t embrassant l’un de ses plus vieux amis. Ils se connaissaient depuis le lycée, lorsqu’ils n’ étaient encore que des enfants s’interrogeant sur leur sexualité, les hormones en folie. La passion qu’ils avaient imaginée entre eux n’avait duré que pour quelques s éances de masturbation moites et une baise maladroite et douloureuse, avant de deven ir une amitié profonde et durable. — Qu’est-il arrivé ? demanda Jase alors que tous le s deux se rasseyaient sur les chaises en plastique dur. Jeremy s’appuya sur l’épaule de Jase, ayant besoin du contact, de la chaleur, son stoïcisme habituel l’ayant abandonné. — Brent a eu un accident, dit-il d’une voix rauque, la gorge serrée. Je pense qu’ils l’ont emmené passer des examens, mais personne ne m e dit quoi que ce soit depuis un moment. À cet instant, il remarqua que Jase portait son tre illis bleu marine et il se détacha de lui et se redressa, mettant une distance prudent e entre eux, marmonnant des excuses. Jase était en service actif pour la Marine , et la politique DADT – Ne demandez pas, n’en parlez pas – bien qu’ayant été contestée devant la Cour fédérale, était toujours en vigueur.
— Pas de soucis, Jere, lui fit Jase doucement. Ça n e paraît pas bizarre que je te réconforte dans un endroit comme celui-ci. On s’en fiche de ce que les autres pensent.
Il passa son bras autour des épaules de Jeremy et l e tira fermement contre lui à nouveau et, avec un soupir, Jeremy s’abandonna au c onfort dont il avait besoin.
Ils restèrent assis ainsi dans le silence, la tête de Jeremy sur l’épaule de Jase, le bras de celui-ci enroulé autour de lui, le tissu fi n de la chemise froissée de Jeremy émettant un son râpeux quand Jase caressait douceme nt son bras de son pouce. Jeremy se souvenait être rentré à la maison du trav ail quelques heures auparavant, arrachant sa cravate, tirant la même chemise hors d e la ceinture de son pantalon, un large sourire sur les lèvres alors qu’il entrait da ns une maison lumineuse, propre, l’odeur du rôti lui donnant l’eau à la bouche.
Mieux encore, cela avait été la vue de son mari, Br ent, se déplaçant activement dans la cuisine, vêtu d’un tee-shirt et d’un jean p ropres, loin des pyjamas colorés et froissés qui avaient été son uniforme standard pend ant des mois alors qu’il luttait
contre une dépression paralysante. Un changement de médication, une nouvelle combinaison avait fait des miracles et Jeremy avait l’impression d’avoir récupéré l’ancien Brent à nouveau, l’homme dont il était tom bé amoureux et qu’il aimait toujours si profondément. — Hé, bébé, murmura Jeremy, tendant la main pour at tirer Brent à lui, l’enveloppant dans ses bras. Il baissa la tête pour réclamer un baiser, apprécia nt la sensation de la bouche chaude et douce de ce dernier caressant la sienne. Leurs langues dansaient paresseusement comme ils se balançaient sur place, leurs corps serrés jusqu’à ce que Brent se détache en faisant courir ses mains sur le s bras de Jeremy de haut en bas. — Tu as faim ? demanda-t-il, ses yeux bleus brillan t d’une lumière que Jeremy avait parfois pensé avec désespoir ne jamais revoir.
La chaleur se répandit à travers lui et il passa un e main entre leurs corps pour toucher Brent, exultant en sentant la barre en acie r poussant à travers le jean avec insistance. Jeremy serra, le grognement de Brent al lant tout droit à son propre sexe. Cela faisait si longtemps depuis que Brent avait dé siré une quelconque intimité, pas seulement faire l’amour, mais n’importe quelle inti mité, et Jeremy était plus que prêt. Il n’avait pas réalisé à quel point il désirait le con tact de Brent jusqu’à ce moment-là. Tout à coup, il ne pouvait pas attendre plus longtemps p our toucher Brent, le sentir, le goûter…
— Tellement faim, murmura-t-il avant de tomber à ge noux. Il maintint les hanches de Brent stable tandis qu’i l palpait sa hampe à travers son jean jusqu’à ce que celui-ci s’affaisse sans force contre le comptoir de la cuisine. Jeremy batailla avec la boucle de ceinture, puis la fermeture éclair, maudissant les habiletés motrices que le déshabillage de quelq u’un d’autre requérait apparemment. Les gloussements de Brent étaient une musique à ses oreilles. Jeremy réussit enfin à soumettre les vêtements à sa volonté, la récompense pour son labeur étant une bouchée de chair chaude et soyeuse, une merveille s alée et liquide explosant sur sa langue. Le rire de Brent se transforma en grognemen ts rauques qui remplirent la pièce.
Jeremy le suça, le taquina, le rendit fou jusqu’à c e que les mains de Brent soient emmêlées presque douloureusement dans ses cheveux t andis que ses hanches faisaient des va-et-vient. Jeremy le prit en entier facilement, une main faisant rouler les bourses de Brent alors qu’elles se tendaient. Ce de rnier gémit et tout d’un coup, sa semence salée et chaude frappa l’arrière de la gorg e de Jeremy. Il avala goulûment, trayant son homme de chaque goutte avec ses doigts et sa bouche, faisant faiblir ses genoux. Jeremy se leva rapidement et le prit dans s es bras, l’embrassant, poussant sa langue profondément dans la bouche de Brent, le forçant à se goûter.
Celui-ci lécha avidement les lèvres de Jeremy, puis fit glisser sa main vers le bas de manière suggestive, à l’avant du pantalon de Jer emy, ses yeux s’élargissant de manière comique lorsqu’elle rencontra une moiteur c ollante.
— Oh, chéri, dit-il avec bienveillance, serrant dou cement le sexe vidé de Jeremy avant de le relâcher, ses yeux moqueurs. Jeremy sourit tristement ; il avait explosé comme u n gamin à la minute où le sperme de Brent avait jailli si chaudement dans sa gorge. — Je n’ai pas joui dans mon pantalon depuis mes qua torze ans, grommela Jeremy avec bonhomie. Tu vois ce que tu me fais, bé bé ?
Brent l’embrassa à nouveau, doucement, et Jeremy lu i caressa la joue avec le dos de ses doigts.