Sous le regard des Vertus
260 pages
Français

Sous le regard des Vertus

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Description

Le thème des vertus connaît un essor considérable dans la péninsule italienne entre 1300 et 1415. Les personnifications s’affichent partout et deviennent des images incontournables de l’univers visuel et intellectuel aussi bien des laïcs et que des clercs. Les ordres mendiants sont les principaux promoteurs du renouveau du thème. Intégralement tournés vers la propagation des vertus, ils conçoivent des programmes qui célèbrent la supériorité morale de leurs saints en s’appuyant sur une iconographie qui convoque l’exégèse de leurs docteurs respectifs. Dans le même temps, les institutions civiques mettent en œuvre une imagerie cohérente qui cherche non seulement à édifier les citoyens, mais aussi à dresser le portrait de communes vertueuses et de gouvernements légitimes. En plus de retracer le parcours de l’iconographie des vertus dans l’Italie communale, ce livre dégage les notions qui travaillent l’imagerie morale à la fin du Moyen Âge à partir d’une approche méthodologique plurielle. Il met en lumière les procédés artistiques consistant à figurer les entités abstraites, les rouages didactiques qui animent les personnifications et le processus de vulgarisation du système éthique par l’image. Il apporte ainsi une contribution à deux questions déterminantes de la production artistique du Trecento, celle du rapport que les images entretiennent avec leurs destinataires et celle de la circulation de l’iconographie dans la société italienne. Publié avec le soutien des Écoles doctorales de l’université François-Rabelais de Tours.


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Date de parution 16 juillet 2018
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EAN13 9782869065390
Licence : Tous droits réservés
Langue Français
Poids de l'ouvrage 1 Mo

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Sous le regard des Vertus e Italie, XIV siècle
Bertrand Cosnet
DOI : 10.4000/books.pufr.8271 Éditeur : Presses universitaires François-Rabelais, Presses Universitaires de Rennes Année d'édition : 2015 Date de mise en ligne : 16 juillet 2018 Collection : Renaissance ISBN électronique : 9782869065390
http://books.openedition.org
Édition imprimée ISBN : 9782869063891 Nombre de pages : 260-XVI
Référence électronique e COSNET, Bertrand.siècle.Sous le regard des Vertus : Italie, XIV Nouvelle édition [en ligne]. Tours : Presses universitaires François-Rabelais, 2015 (généré le 17 juillet 2018). Disponible sur Internet : . ISBN : 9782869065390. DOI : 10.4000/books.pufr.8271.
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© Presses universitaires François-Rabelais, 2015 Conditions d’utilisation : http://www.openedition.org/6540
Le thèm e des vertus connaît un essor considérable dans la péninsule italienne entre 1300 et 1415. Les personnifications s’affichent partout et deviennent des im ag es incontournables de l’univers visuel et intellectuel aussi bien des laï cs et que des clercs. Les ordres m endiants sont les principaux prom oteurs du renouveau du thèm e. Intég ralem ent tournés vers la propag ation des vertus, ils conçoivent des prog ram m es qui célèbrent la supériorité m orale de leurs saints en s’appuyant sur une iconog raphie qui convoque l’exég èse de leurs docteurs respectifs. Dans le m êm e tem ps, les institutions ci viques m ettent en œuvre une im ag erie cohérente qui cherche non seulem ent à édifier les citoyens, m ais aussi à dresser le portrait de com m unes vertueuses et de g ouvernem ents lég itim es. En plus de retracer le parcours de l’iconog raphie d es vertus dans l’Italie com m unale, ce livre dég ag e les notions qui travaillent l’im ag erie m orale à la fin du Moyen Âg e à partir d’une approche m éthodolog ique plurielle. Il m et en lum ière les procédés artistiques consistant à fig urer les entités abstraites, les ro uag es didactiques qui anim ent les personnifications et le processus de vulg arisation du systèm e éthique par l’im ag e. Il apporte ainsi une contribution à deux questions déterm inant es de la production artistique du Trecento, celle du rapport que les im ag es entretien nent avec leurs destinataires et celle de la circulation de l’iconog raphie dans la société italienne. Publié avec le soutien des Écoles doctorales de l’université François-Rabelais de Tours.
BERTRAND COSNET
Bertrand Cosnet, docteur en Histoire de l’art m édiéval, est ATER à l'Université de Nantes. Il poursuit des recherches sur les transferts iconog raphiques à la fin du Moyen Âg e.
SOMMAIRE
Préface Philippe Lorentz
Introduction LA PERSONNIFICATION EN QUESTION LES RECHERCHES ANTÉRIEURES LES REMARQUES GÉNÉRALES LES LIMITES DU CHAMP D’ÉTUDE
Chapitre 1. Les principes figuratifs des vertus ORIGINES ET FORTUNE DU THÈME LES MODALITÉS DIDACTIQUES DES VERTUS LES PROPRIÉTÉS MNÉMONIQUES DES PERSONNIFICATIONS MORALES
Chapitre 2. Les vertus selon les ordres mendiants LES VERTUS SELON LE FRANCISCANISME LA CÉLÉBRATION DE LA SAINTETÉ SELON LE DOMINICANISME LES VERTUS SELON LES ERMITES DE SAINT AUGUSTIN
Chapitre 3. La sécularisation des vertus LES PERSONNIFICATIONS AU SERVICE DE L’ÉDIFICATION L’IMAGE D’UNE SOCIÉTÉ VERTUEUSE LA LÉGITIMATION DES COMMUNES : VARIATIONS SUR LE THÈME DU BON GOUVERNEMENT
Conclusion
Inventaire des personnifications
Bibliographie
Index nominum/noms de lieux
Cahier d’illustrations
Préface
Philippe Lorentz
Dans un m onde où tout doit aller toujours plus vite , l’obtention du doctorat en sciences hum aines est aujourd’hui envisag ée, en France, suivant un processus calqué sur les sciences « exactes ». La durée canonique d’une thèse est désorm ais de trois ans. En quelques années, la nouvelle norm e s’est insinuée dans le paysag e un iversitaire, à telle enseig ne que rares sont les directeurs de recherche qui ne ressentent pas le besoin d’excuser, dans les rapports de soutenances, leurs candidats ayant dépassé ce dé lai. Pour les hum anités, un tel cadre n’est absolum ent plus propice à des travaux d’enver g ure, susceptibles de renouveler en profondeur les connaissances, com m e la thèse de Ber trand Cosnet. Dirig ée par Maurice Brock, elle a été soutenue en septem bre 2011 à l’université François-Rabelais de Tours, sous le titremorale (vers 1315-vers 1415) : figurer et personnifier les vertus selon les ordres L’imagerie mendiants et les communes toscanes.Les historiens – historiens de l’art et historiens tout court – qui tentent de cerner la culture visuelle de l’ho m m e m édiéval doivent se réjouir de disposer à présent de ce beau travail sous la form e d’un livre. Bertrand Cosnet étudie la place de l’im ag e dans l’i nstauration d’un systèm e de valeurs civiques dans l’Italie com m unale du TrecentoLa définition d’un ordre m  (1300-1415). oral y est alors au cœur des préoccupations des clercs com m e des laïcs. La m ise en im ag es, sur le m ode de la personnification, des vertus et des vice s, catég ories m orales et notions abstraites, est au cœur de l’environnem ent visuel d es hom m es de cette époque, dans les espaces relig ieux, civiques et privés. L’étude de l a fabrique de ces im ag es exig eait un inventaire le plus com plet possible de ces représen tations dans la péninsule italienne au e e XIV et au début du XV siècle. Malg ré les difficultés liées au repérag e d es œuvres et à l’établissem ent d’une docum entation photog raphique satisfaisante, Bertrand Cosnet a relevé le défi et répertorié dans les décors m onum e ntaux (fresques, retables, sculptures) et dans les m anuscrits 1 105 personnifications (975 ve rtus et 130 vices) qui font l’objet d’un classem ent thém atique. On devine et on com prend qu’il a fallu du tem ps – plus de trois ans ! – pour accom plir cette tâche exig eant patience, sag acité et érudition. Le résultat est un outil de travail qui sera une référence. La prem ière partie de l’ouvrag e plante le décor à t ravers l’exposition des facteurs ayant conduit à la m ise en place d’un ordre m oral et à la définition du septénaire des vertus, dans la form ulation que lui a donnée saint Thom as d’Aqui n, avec les trois vertus théolog ales (Charité, Espérance, Foi) et les quatre vertus card inales (Prudence, Justice, Force, Tem pérance), ainsi qu’à l’élaboration du septénaire des vices (Org ueil, Envie, Colère, Acédie, Avarice, Gourm andise, Luxure). Bertrand Cosnet rappelle les étapes de la constitution de l’iconog raphie des vertus et des vices et son essor à l’aube duTrecento.Il pose la question des publics auxquels les personnifications des vertus é taient destinées. Pour ce qui est des ég lises des ordres m endiants, il tient com pte de la config uration des lieux. Quelles représentations étaient visibles dans les espaces a ccessibles à tous et que voyaient les
m em bres de la com m unauté dans les lieux qui leur ét aient réservés ? Certains supports, com m e les retables, pouvaient en principe être vus de tous m ais seuls les m em bres du clerg é étaient pleinem ent en m esure de saisir la portée des fig urations des vertus, en raison de l’échelle à laquelle elles étaient représentées. Dans la deuxièm e partie est m is en évidence le rôle déterm inant et novateur qu’ont jou é les ordres m endiants (franciscains, dom inicains et aug ustins) dans la m ise en œuvre de nouvelles form ulations de ces im ag es et dans leur prom otion. Ainsi, les controverses surven ues au sujet de l’observance du vœu de pauvreté donnent-elles naissance à une iconog raphie inédite des vertus sur les voûtes de la basilique inférieure de Saint-François à Assise (le Triomphe des vertus, vers 1315-1319). L’usag e de la notion de « prog ram m e » iconog raphiqu e, qui a fait il y a quelques années l’objet d’une rem ise en question, est ici parfaitem ent lég itim e. Enfin, dans la troisièm e partie, l’auteur s’attache aux répercussions, dans le dom aine des im ag es, de ces redéfinitions des vertus dans le m onde laïc, celui des républiques urbaines, qui offrent à l’im ag erie m orale de nom breux supports (les salles de réunion dans les palais com m unaux ; les m onum ents sur les places publiques) perm ettant l’édification des citoyens et la dénonciation des rég im es tyranniques. Lorsqu’il aborde le développem ent de l’im ag erie des vertus et des vices dans le cadre de la vie civique, Bertrand Cosnet s’intéresse aux traités de m oralité enlum inés, diffusés à l’attention des laïc s, parallèlem ent à la propag ation de l’enseig nem ent des valeurs m orales dans les écoles. Son analyse de laSomme le roiest tout à fait éclairante. La diffusion vers l’Italie de ce traité, com posé en 1279 par le dom inicain frère Laurent, confesseur du roi de France Philippe le Ha rdi, a été assurée par les frères prêcheurs. À travers quatre copies italiennes enlum inées de ce texte sont ici observées les transform ations qui s’opèrent entre des m iniatures élaborées dans le m ilieu de la cour de France et des im ag es destinées à un tout autre public : celui des bourg eois toscans. Le processus de sécularisation qui caractérise l’iconog raphie des vertus au cours duTrecento est le fruit de la reform ulation de ces thèm es par les ordres m endiants et de leur assim ilation dans la sphère com m unale. Bertrand Cosnet m et en lum ière ce phénom ène de transfert. Il aborde notam m ent les peintures d’Am br og io Lorenzetti dans la salle des Neuf du Palazzo Pubblico de Sienne (1338), dont la dim ension politique a été récem m ent revisitée 1esureoindre m , en faisant ressortir ce que les représentations des vertus et – dans une m – des vices doivent à l’im ag erie m orale déployée da ns les couvents m endiants. Sur le m ur nord, par exem ple, la Charité aux ailes déployées, brandissant une lance et un cœur enflam m é, plane au-dessus du g rand personnag e siég eant au centre de l’estrade des vertus, personnification supposée du g ouvernem ent de la com m une de Sienne. Cette fig ure est une reprise exacte de la Charité assise aux pieds de la Vierg e, au centre du retable peint vers 1335-1337 par Am brog io Lorenzetti pour l’ég lise aug ustine San Pietro in Orto à Massa Maritim a. L’observation est précieuse et vient pall ier les lacunes de la docum entation déplorées par Patrick Boucheron et qui nous em pêcheraient d’avancer des hypothèses quant à la part prise par le peintre dans l’élaboration de l’im ag erie de la salle des Neuf. Bertrand Cosnet nous rappelle qu’Am brog io Lorenzetti a trava illé à plusieurs reprises pour les erm ites de saint Aug ustin. Il fait donc profiter les m ag istrats de Sienne de cette expérience : la fig ure de la Charité peut être incluse dans le l ot des propositions faites par l’artiste lui-m êm e lorsque le « prog ram m e » de la salle a été con çu et discuté. Quoi qu’il en soit, une lecture exclusivem ent politique de ces peintures d’Am brog io Lorenzetti sem ble devoir être nuancée.
L’am ple et stim ulante enquête conduite par Bertrand Cosnet sur les personnifications des vertus dans les couvents m endiants et les com m unes toscanes est une contribution de taille e à l’étude de la production artistique au XIV siècle. Reposant sur un inventaire des représentations visant à l’exhaustivité, ce travail reflète les qualités de discernem ent – de Prudence, principale des vertus cardinales – dans le m aniem ent de disciplines aussi variées que l’histoire, l’histoire de l’art, l’histoire de la littérature, de la théolog ie et de la philosophie, auxquelles il a été nécessaire de reco urir pour aborder ce sujet. Nul doute que cet ouvrag e est appelé à faire date dans les études sur l’art de la fin du Moyen Âg e.
NOTES
1.Boucheron, Patrick Conjurer la peur. Sienne, 1338. Essai sur la force politique des images, Paris, 2013.
AUTEUR
PHILIPPE LORENTZ Professeur à l’université Paris-Sorbonne Directeur d’études à l’École pratique des hautes études
Introduction
Rendue apte et prédisposée par ces cieux, [l’âme] choisit le bien parfait, et plus légère elle se rapproche de la vertu[…]1. e Ainsi s’exprime, au début du XIV siècle, le médecin et astrologue Cecco d’Ascoli (v. 1269-1327) dans son encyclopédie versifiée intitulée l’Acerba.Si ces vers emploient un poncif qui, comme l’écrit saint Augustin (354-430), fait de la vertu un Bien « supérieur à toutes les autres dispositions de l’âme2», ils expriment aussi une idée qui s’affirme pleinement auTrecento,à savoir que la vertu est une aspiration suprême vers laquelle chacun peut tendre. À la manière de ce poème, et même si l’œuvre de Cecco d’Ascoli doit être lue avec précaution puisque celui-ci fut condamné au bûcher de l’Inquisition, la péninsule italienne imagine une société dans laquelle les vertus sont partout présentes. Les personnifications apportent une contribution capitale à un tel projet en donnant une forme concrète aux valeurs morales. C’est ce phénomène que cet ouvrage entend interroger à travers trois grandes questions convergentes. Quels sont les facteurs qui contribuent à l’essor du thème des vertus et des vices ? Quelles sont les modifications que rencontre son iconographie ? Surtout, de quel statut sont investies les personnifications morales à la fin du Moyen Âge ? L’étude de ce thème s’annonce d’autant plus riche d’enseignement que, pour la période qui nous intéresse, ila e souvent été négligé. Il constitue pourtant un élément capital du renouveau que rencontre l’art au XIV siècle puisqu’il apporte une contribution significative à la nuova maniera entreprise par la peinture toscane. Plus encore, il donne naissance à de nombreuses images qui fondent la tradition figurative occidentale des vertus et prépare à l’essor considérable du mode figuratif de la personnification à l’époque moderne.
LA PERSONNIFICATION EN QUESTION
e Même si le verbe « personnifier » n’apparaît que très tard, à la fin du XVII siècle, la méthode qui consiste à donner à une notion abstraite l’aspect d’une figure humaine est attestée depuis l’Antiquité. AuTrecento, elle est souvent employée dans la littérature par le biais de la prosopopée qui, selon Dante (v. 1265-1321), consiste à la fois à rendre présente la substance des idées et à faire « parler les choses inanimées comme si elles avaient sens et raison […] et pas seulement les choses vraies mais également les choses qui ne sont pas vraies3». Le rapport e entre la prosopopée et la personnification figurée est tellement étroit que l’art du XIV siècle associe fréquemment les deux. Ainsi, tant dans les manuscrits que dans les fresques, les cycles sont souvent accompagnés d’inscriptions qui font parler les vertus et qui leur donnent vie. Pour bien saisir le statut des personnifications, il convient de les distinguer clairement de l’allégorie. Personnifier n’est pas allégoriser. Même si les deux termes renvoient à l’idée selon laquelle l’artiste manipule un matériel plus ou moins complexe et abstrait, ils ne jouent toutefois pas sur le même répertoire. De l’Antiquité à l’époque moderne, tous les rhétoriciens s’accordent à définir l’allégorie comme une figure qui consiste à dire autre chose que ce dont on parle4. Elle est étroitement liée à la métaphore : comme elle, elle suppose la mise en rapport de plusieurs objets ou figures. Cicéron (v. 106-43 av. J.-C.) considère ainsi que « lorsque plusieurs métaphores s’écoulent de façon continue, le discours devient tout autre ; c’est pourquoi les Grecs appellent ce genre allégorie […]5. » Il est suivi sur ce point par Quintilien (30-95), lequel envisage l’allégorie comme une suite continue de métaphores qui se traduit parinversio6.Contrairement à cette figure, la personnification ne consiste pas à dire autre chose, mais à dire autrement. Quintilien classe d’ailleurs la personnification, qu’il nommepersonae ficta inductiooufictio personae,non parmi les tropes, mais parmi les figures de pensée. De plus, pour désigner le processus qui conduit à son invention, il l’emploie avec une formule qui souligne clairement sa valeur concrète : « Mais nous façonnons aussi souvent des formes, comme Virgile la Renommée, ou, ainsi que le rapporte Xénophon, Prodicus la Volupté et la Vertu […]7. » Contrairement à ce que les historiens de l’art laissent souvent entendre en la nommant allégorie, la personnification ne consiste pas nécessairement en une image dont le sens serait compliqué et sous-entendu, voire énigmatique8. En d’autres termes, ce n’est pas parce que le spectateur d’aujourd’hui éprouve des difficultés à comprendre certaines personnifications que celles-ci ont été conçues avec un sens caché. Afin d’éloigner cette idée reçue et pour favoriser le processus d’analyse, il a été choisi d’exclure le terme « allégorie »