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Tabous et interdits, gangrènes de notre société

De
212 pages
A l'occasion d'une conférence animée par Memona Hintermann présentant son livre Tête haute, Florence Samson a pris conscience que les sujets tabous ou interdits ne sont pas abordés pleinement dans notre société. L'objectif de l'auteure est de faire réfléchir chacun d'entre nous sur notre interaction avec autrui en raison de ce qu'il est ou pas, ou bien de ce qu'il représente ou pas.
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Tabous et interdits, gangrènes de notre société

Questions Contemporaines Collection dirigée par JP. Chagnollaud, B. Péquignot et D. Rolland
Chômage, exclusion, globalisation... Jamais les « questions contemporaines» n'ont été aussi nombreuses et aussi complexes à appréhender. Le pari de la collection « Questions contemporaines» est d'offrir un espace de réflexion et de débat à tous ceux, chercheurs, militants ou praticiens, qui osent penser autrement, exprimer des idées neuves et ouvrir de nouvelles pistes à la réflexion collective.

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Jean-Philippe TESTEFORT, etre@eleve.com. Envisager une transmission durable, 2009. Madonna DESBAZEILLE, Ouverture pour le )(XIe siècle, 2009. Jean-Pierre COMBE, Lettres sur le communisme. Un intellectuel communiste témoigne et réagit, 2009. Gérard MASSON, L'ébranlement de l'universalisme occidental. Relectures et transmissions de l 'héritage chrétien dans une culture « relativiste », 2009. Christian SA YES, La Gauche française, 2008. Voula P. MEGA, Modèles pour les villes d'avenir. Un kaléidoscope de visions et d'actions pour des villes durables, 2008. Élisée MONTF AJON, La discrimination positive à l'université aux Etats-Unis. L'exemple des universités du Wisconsin, 2008. C. A. AGUIRRE ROJAS, L'Amérique latine en rébellion, 2008. Sylvain BARTET, Jean-Paul BEAUQUIER, Pour en finir avec ceux qui ne veulent plus être socialistes..., 2008. Gilles ROTILLON, Faut-il croire au développement durable ?, 2008. Michèle MILLOT, Jean Pol ROULLEAU, Le syndicalisme autrement, 2008. Olivier LIET ARD, La fin des inégalités. Manifeste du Parti pour l'Abolition de l'Usure (PAU), 2008. Michel BOULANGER (dir.), Le cannabis dans tous ses états, 2008.

Florence SAMSON

Tabous et interdits,

gangrènes de notre société

L'Hemattan

@ L'Harmattan, 2009 5-7, rue de l'Ecole polytechnique; 75005 Paris http://www.librairieharrnattan.com diffusion.harrnattan@wanadoo.fr harmattan 1@wanadoo.fr

ISBN: 978-2-296-07910-6 EAN : 9782296079106

Sommaire

Citation Remerciements Avant-propos Introduction Le fait religieux et les tabous Les mots cancer et mort tu ne prononceras pas Cachez ces réalités que je ne saurais voir Quand la société impose des tabous Démocratie en danger, tabou ou réalité latente? Les tabous face aux enjeux stratégiques de la Nation

7 9 Il 13 15 23 33 51

77

87

Une société sans tabous et interdits peut-elle exister? 95 Conclusion Bibliographie de l'auteur
Bibliographie du livre

99 101
103

« Ma génération a connu une enfance plein d'interdits, d'obligations, de tabous... Ainsi la curiosité et lafascination étaient intactes. Nous avions le sens du merveilleux. » Federico Fellini

Remerciements

Je tiens tout particulièrement à remercier Memona Hintermann, grand reporter et journaliste à France Télévision qui est la source de l'inspiration de cet essai et qui m'a fait l'honneur de m'accorder un peu de son temps le 21 août 2007 suite à une conférence qu'elle donnait en l'Abbaye de Belloc nichée sur les hauteurs du village basque d'Urt. Ce jour là elle fût le miracle et mon rayon de soleil de ma journée. Je souhaite aussi à remercier son époux qui est à l'origine de cette rencontre. Un remerciement spécial à mon amie Emily Gruet, pour son avis critique sur cet essai et sa couverture en me permettant d'élaborer le montage photo à partir de sa bouche pour illustrer mon travail. Merci à Sébastien qui m'a autorisé d'utiliser, en quatrième de couverture, son cliché de mon portrait réalisé lors d'un casting à Biarritz en octobre 2007.

Avant-propos

A l'occasion d'une journée d'été, une conférence organisée par les moines de l'Abbaye de Belloc sur la commune des Pyrénées-Atlantiques d'Urt et animée par Memona Hintermann présentant son livre Tête haute, j'ai pris conscience que les sujets tabous ou interdits ne sont pas abordés pleinement comme le soulignait cette grande reporter de France 3. Ainsi j'ai désiré me pencher sur ce thème à l'issue de cette conférence et j'ai pu trouver bon nombres d'exemples. Néanmoins, il n'est nullement question dans cet essai de faire un inventaire de tous les tabous et interdits qui gangrènent notre société. L'objectif de cet écrit est de faire réfléchir chacun d'entres-nous sur notre interaction avec autrui en raison de ce qu'il est ou pas, ou bien de ce qu'il représente ou pas. Mais pour comprendre le sens de cet essai, il importe de connaître l'origine et le sens du mot tabou. L'introduction va ainsi éclairer notre lanterne.

Il

Introduction Avant d'aborder le cœur de cette réflexion, il importe de connaître le sens même du terme « tabou» ou tapu. Ce terme, d'origine polynésienne, marque le caractère sacré d'une personne, d'une chose ou d'une institution, qui rend cette dernière rigoureusement intouchable. Par extension, on appelle tabous certaines interdictions absolues individuelles et sociales, posées par notre civilisation et sans lesquelles il n'ait pas de bonnes mœurs. Il y a des choses qu'on ne dit pas en public, d'autres qu'on ne fait pas. Comprenant un respect mêlé de crainte et de pudeur, le tabou appartient au fonds religieux de l'humanité. C'est une chose dont on ne doit pas parler; c'est aussi un interdit d'ordre moral ou religieux frappant des actions, des objets, des lieux. L'enfreindre est un sacrilège et exposerait à une sanction lourde des hommes ou des dieux. Freud a étendu le sens originel du mot tabou dans son ouvrage dans Totem et tabou à la prohibition de comportements outrepassant gravement les règles morales qui régissent la plupart des sociétés. Ses synonymes sont tous aussi éloquents: sujets brulant, interdit, prohibé et sacrilège. Ainsi bon nombres de points sont tabous au sein de notre société qui se targue de vouloir vivre sans tabous alors qu'elle les fabrique elle-même au gré des époques. En effet les tabous évoluent en fonction du temps. N'emploie-t-on pas l'expression{{ autres temps, autres mœurs»? Celle-ci, à elle seule, résume bien les changements des comportements humains face à l'interdit, notamment envers les tabous féminins. Parfois même le passé où les évènements de l'actualité contribuent à cette prohibition. Or la France, est un pays où les tabous et les interdits sont une réalité, une gangrène de notre société. 13

Chaque jour, un peu plus, le tissu social, voit apparaître de nouvelles donnes qui peu à peu donnent le sentiment que « ça va péter! » comme on peut souvent l'entendre dans les conversations de nos concitoyens. Mais si les Français parlent entre eux des problèmes de notre société, beaucoup hésitent à le faire ouvertement par crainte d'être taxés de xénophobes, de racistes, voire de finir devant les tribunaux pour avoir osé dire tout haut ce que pensent tout bas les autres. De fait, on assiste à une sorte de silence qui fait le lit des extrêmes et conduit certains d'entre nous à un rasle-bol si ce n'est à un manque de fierté d'être français. Nos politiques eux-mêmes sont contraints à ce que l'on nomme le politiquement correct, pour ne pas se voir exclus du parti auquel ils appartiennent ou mis au pilori pour avoir osé braver un tabou. On l'aura compris, l'auteur dans ce cinquième essai a pour objectif de parler sans tabou des choses qui fâchent et de mettre le doigt dessus au risque de se voir taxer de telle ou telle chose, alors même que son propos est d'ouvrir les yeux des lecteurs sur des sujets plus ou moins brûlants qui font notre actualité au quotidien.

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Le fait religieux et les tabous

Les tabous ont toujours existé à travers les âges; chaque époque a connu les siens. Il fut un temps où l'Eglise au nom de la morale imposa de nombreux interdits qui perdurent dans notre vie quotidienne et dans l'inconscient collectif... Chaque religion énumère des préceptes de vie que les fidèles se doivent de suivre. De fait l'individu, même s'il a son libre arbitre, ne peut y déroger sous peine d'exclusion. Il n'est pas question de faire un inventaire à la Prévert de ce qui est autorisé ou pas par telle ou telle religion ou plutôt philosophie de vie. Car si l'on y regarde de plus près une religion est avant tout une manière de concevoir sa vie en fonction de ses croyances. Si l'on ose affirmer cette vérité, les religions n'ont plus un caractère sacré que l'on veut bien leur conférer. Ne perdons pas de vue que la religion est une invention humaine et qu'aucune ne peut revendiquer l'exactitude des propos de ses prophètes, de son Dieu. Oser dire ceci c'est déjà enfreindre un tabou pour tout un pan de notre société. Pourtant c'est la stricte réalité. Qui peut prouver de nos jours de façon irréfutable que Dieu existe, que le Christ a existé? Où sont les preuves de leurs commandements? Sont-ils écrits de leur main? Seules des suppositions entourent le fait religieux. Quels textes primo-originels avons-nous pour ainsi diriger la vie des gens? Interdiction de manger telle ou telle nourriture; elle doit être découpée de telle ou telle façon; un jeûne est obligatoire à telle époque, un pèlerinage est plus que conseillé pour être un bon croyant. Il faut s'habiller ainsi et pas autrement; pourtant comme 15

le dit fort bien le proverbe, on sait que « l'habit ne fait pas le moine». ln fine le fait religieux gangrène notre société. D'une part, il oblige l'État à prendre des mesures. L'exemple le plus marquant fut en France l'affaire dite du voile qui a mis dans l'embarras des chefs d'établissement scolaires et administratifs, qui a engorgé les tribunaux se retrouvant confrontés à des plaintes pour discrimination alors qu'il s'agit avant tout de faire appliquer la loi votée par le parlement et donc par ricochet par les Français dont il est le représentant. Les cantines ont des difficultés pour adapter les menus et de fait s'obligent parfois à ne pas proposer certains aliments afin de ne pas heurter les sensibilités religieuses des uns et des autres. En outre, il est mal venu d'oser caricaturer une religion. De facto un bouclier se lève; c'est un tollé. Rappelons-nous les réactions exacerbées des musulmans fanatisés lors de la parution des caricatures de Mahomet, prophète de l'islam; dans cette religion sa représentation humaine est prohibée. Cette série de 12 dessins parus dans le journal danois Jyllands-Posten a été publiée pour la première fois le 30 septembre 2005. Pouvait-on caricaturer le prophète Mahomet? Cette question a déclenché des réactions en chaîne et relégué à l'arrière-plan d'autres interrogations: Peut-on opposer à la liberté d'expression le respect du sacré? Ne fut-ce pas un bon prétexte pour monter les peuples les uns contre les autres? Comme le souligne Hamadi Redissi, professeur de sciences politiques à l'Université de Tunis dans un entretien publié par le quotidien italien Il Giornale: «V ous ne devez pas renoncer à la liberté religieuse et à la libre critique. Si vous cédez, c'en sera fini. Tous les prétextes seront alors invoqués. Il n'y aura pas de limite" (...) Qu'il soit interdit aux musulmans d'offenser le prophète est compréhensible. Mais dans ce cas, on cherche à étendre cet interdit à tous. C'est une tentative d'imposer la Charia, la loi islamique, au 16

monde»! Serge Flaubert, rédacteur en chef du quotidien France Soir qui a publié ces caricatures le 1er février 2006, est lui aussi incisif et logique lorsqu'il indique que « Protéger la liberté religieuse ne veut pas dire acquiescer aux principes d'une religion. Ce n'est pas parce que le Coran interdit la représentation de Mahomet qu'un nonmusulman doit s'y soumettre». En France, un autre journal a bravé l'interdit; Charlie-Hebda a publié les dessins le 8 février 2006 : « Il ne faut pas reculer, pas sur des principes", martèle Philippe Val, le directeur de sa publication. « La liberté d'expression est sans cesse menacée par ceux qui ne veulent pas exposer leur propre enfer intérieur» l, relançant la polémique dans I'Hexagone et dans le monde musulman où le drapeau français a été brûlé comme de coutume. ln fine, de nos jours, il devient de plus en plus impossible d'aborder le fait religieux autrement que par la prière, le prosélytisme... Lors de l'étude de telle ou telle religion dans un reportage, le journaliste doit bien se garder de donner son jugement afin de pas risquer une levée de bouclier. De facto, une forme d'autocensure s'installe, privant le documentaire de sa substance et de tout esprit critique. S'il est vrai que l'on touche à l'intimité de la personne et que les croyants peuvent être offusqués, il n'en demeure pas moins qu'il faut cesser d'abonder vers l'hégémonie des religions. Comme je l'explique dans un de mes précédents essais2, nos sociétés se théocratisent de façon rampante. Or les religions n'ont pas le monopole de la morale et tout un chacun peut vivre sans religion s'il le désire. Comme de coutume en matière de religion, celles, une fois de plus,

I

Sources site internet Ie politique.com

2 Notre maison brûle Florence Samson, éditions Thélès 2005.

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qui paient le prix fort des tabous religieux sont les femmes. Après plusieurs recherches, nous pouvons constater que maints et maints écrits font état de nombreux tabous gravitant autour de la gent féminine. Les croyances populaires souvent alimentées par la morale religieuse ont notamment fait du cycle menstruel des femmes un sujet dont il ne fallait pas parler et dont découlent des interdits ou des croyances toutes aussi farfelues les unes que les autres. Le sang perdu ainsi chaque mois par la femme est jugé impur et néfaste dès l'Antiquité. Dans toutes les religions, il fait l'objet de nombreux tabous sexuels et sociaux. « L'angoisse devant le sang menstruel a incité les hommes à le diaboliser : dans presque toutes les sociétés, toutes les civilisations, de tous temps, on trouve d'innombrables tabous liés aux propriétés malfaisantes du sang menstruel. Les rites primitifs, la Bible, le Coran imposent un tabou absolu des relations sexuelles, l'interdiction de la promiscuité et la mise à l'écart durant la période des règles. Au Moyen Age on croit que l'enfant engendré pendant les règles sera roux, qu'il risquera d'attraper la rougeole ou la variole car son organisme aura été contaminé par le sang menstruel,. Albert le Grand, médecin du Moyen Age, affirme qu'à la ménopause, la femme est extrêmement dangereuse car les superfluités qui ne sont plus éliminées par les règles sont intégralement transmises par le regard: il parle de vieilles femmes qui, par leur regard infecté, communiquent leur venin aux petits enfants dans le berceau. Une autre croyance fait état du risque de contracter la lèpre au cours d'un rapport avec une femme menstruée. On accuse en outre la femme réglée: d'être impure et dangereuse! De corrompre la viande, de faire tourner le lait et les sauces, de s'opposer à la fermentation 18

panaire, de troubler le vin, de gâter les salaisons du beurre et des viandes, de faire noircir le sucre, de détruire le miel etc... Les femmes indisposées sont éloignées des cuisines, des celliers, des raffineries, des ruches 1Mais aussi de ternir les miroirs, de donner une odeur nauséabonde au cuivre, de faire rouiller le fer et d'émousser les tranchants,. de souiller le feu, la terre, et de troubler l'eau (eau qui peut cependant la purifier) ,. de provoquer des risques d'accidents auprès des chasseurs et des pêcheurs (attraction du sang par le sang I) De brûler la végétation, de stériliser les champs et d'empêcher la végétation de pousser,. au Moyen Age, et plus tardivement, la femme ne laboure pas, ne sème pas, ne fauche pas, quand elle a ses règles... »3 De nos jours, si les femmes peuvent plus aisément vivre leur cycle menstruel, il n'en demeure pas moins que c'est un sujet que même leur conjoint n'aborde pas et feint d'ignorer, voire qui gêne encore car il sert souvent de prétexte à l'homme pour se plaindre de son épouse. En effet qui n'a pas entendu un jour ou l'autre la réflexion toujours aussi salace: «c'est normal qu'elle soit mal lunée, elle a ses règles» ? En outre envisager une relation sexuelle pendant cette période pour la femme est toujours mal vu et peu propice. Ainsi on peut se demander si les croyances ancestrales ne sont pas «génétiquement» et inconsciemment transmises de génération en génération. De même, il est encore tabou de parler de la ménopause chez une femme. Certes de nombreux articles de presse en font état, mais il est hors de question pour une femme de faire savoir qu'elle est ménopausée dans son
3 Le sang Mythes, symboles et réalités, 10 mai 2002 par Yanne, exprésidente des Chiennes de Garde. Site Internet de l'association. 19

entourage familial et ou professionnel. En effet dans notre société qui prône le jeunisme à tout va, il est de mauvais ton de montrer à nu cette « dégénérescence» naturelle. De facto, vous êtes vieille puisque incapable d'enfanter. ln fine beaucoup de femmes vivent très mal ce moment de leur vie, d'autant plus que là aussi il est encore question de leur humeur et de réflexions peu courtoises à leur égard. Fort heureusement la médecine ayant progressé, il est désormais possible d'offrir aux femmes des traitements de substitution. Si cette période est aussi mal vécue par la gent féminine, c'est également dû au fait que l'homme, de son côté, ne perd pas le pouvoir de procréer avec l'âge, même si sa virilité diminue et peut être regonflée par la petite pilule bleue (le viagra). A ce propos, il est aussi un autre tabou qui touche la sexualité féminine. S'il est acquis et normal qu'un homme se masturbe afin de pallier un manque, il est improbable que l'on aborde aussi aisément ce sujet chez les femmes. En effet, dans l'inconscient collectif, celle-ci ne peut avoir du plaisir qu'au moment de l'acte d'amour et rien d'autre, voire même ne pas éprouver d'orgasme puisque des us barbares perdurent dans certaines cultures comme par exemple l'excision. Alors envisager qu'une femme soit en droit de se masturber est une chose dont on ne veut pas parler et ce encore moins dans le monde religieux. Le plaisir féminin est une chose qui dérange; il est perçu comme dégradant pour celle qui le pratiquerait et elle sera perçue comme une femme de mauvaise vie par autrui, ayant en outre une appétence sexuelle anormale. En outre, si l'homosexualité masculine est aussi un thème souvent abordé au sein de notre société mais fortement condamnée par la religion, celle des femmes l'est encore plus. Là aussi il est inconcevable pour nombre 20

de personnes que des femmes aient cette orientation sexuelle. C'est encore plus inconcevable que pour un homme, puisque dans leur ventre doit germer l'avenir de notre espèce. Certes le sujet est traité dans la presse, mais il gêne, d'autant plus qu'être homosexuel est une tare pour beaucoup de gens et n'est pas aussi bien admis que le prétendent les médias dans notre pays. De facto, la loi doit là aussi être présente pour protéger ces personnes, nous le verrons plus avant dans cet essai. Néanmoins, il est un domaine où l'homme et la femme sont à égalité face au tabou, c'est celui de la maladie et de la mort.

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