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Tant qu'il y aura un chien

De
330 pages

« Le nord, le sud, le ciel, les gens...
Les lignes se mélangent, lui est à l'ouest.
En apnée dans la pesanteur de son corps.
Dans celle des autres...
Celle de l’air et de quelques sombres volutes, arabesques où le monde bascule (...) »

Un homme, une femme, un enfant... jusqu’au drame !
Histoire d’amour, histoire d’absence : où deux mondes se télescopent et se prennent aux rebonds, de soupirs en délires en désirs...

« Une histoire sombre, douloureuse, allégée par des amours plus fortes que tout et quelques personnages aux accents coquasses. Au final, de la passion, du désir, des voyages, des rencontres, des aventures, des mystères, du suspens et un zeste de philosophie, autant d’ingrédients pour un livre à lire absolument ! » J-A. W.


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Couverture
Copyright
Cet ouvrage a été composé par Edilivre 175, boulevard Anatole France – 93200 Saint-Denis Tél. : 01 41 62 14 40 – Fax : 01 41 62 14 50 Mail : client@edilivre.com www.edilivre.com
Tous droits de reproduction, d’adaptation et de traduction, intégrale ou partielle réservés pour tous pays.
ISBN numérique : 978-2-414-11937-0
© Edilivre, 2018
Uu même auteur :
Songe-monde au monde frange,Mai 2017
Les larmes chantent, parfois,Juin 2017
A paraître :
Eux, à l’infini…
– Recueil de poésies
Recueil de nouvelles
– Recueil de nouvelles
Avertissement de l’aUteUr
Verbes tournés en substantifs, termes qui s’unissent au tiret de quelque songe… Parfois les mots en prennent à leur aise, qui se fondent au mirage et s’envolent. Parfois, mais les règles restent de marbre dans leurs encres : le candidat bachelier devra sans doute éviter ce sillon de rêve et de liberté – il trouvera en fin d’ouvrage la liste (presque complète) des néologismes, bricolages et autres chimères ayant fait leur nid en ces pages, J. Wautier.
Lune rousse s’éclat-mousse, Frissons figés à la brune -L’univers se conte…
A tu, A vous, A nous – A quiconque sait ce qu’il faut de temps, ce qu’il f aut de larmes, d’obstination et d’amour pour faire un “Homme”.
1
En balance, là ! Le nord, le sud, le ciel, les gens… Les lignes se mélangent, lui est à l’ouest. En apnée dans la pesanteur de son corps. Dans celle des autres… Celle de l’air et de quelques sombres volutes, arabesques où le monde bascule. Car le sillon gagne sur le plat, rubis vif à la morsure. Une idée revient pourtant, boomerang. Mais le ciel s’en brou ille trop vite à la brume, trame aux doigts des sorcières où le cri s’arrache –ci-gît ?
* * *
Ouici ?
Le parc étale ses allées entre bancs tagués et poub elles déglinguées, trop-plein en vomissures. Visiteurs, badauds, badernes – autres temps, autres sons.
* * *
Les mots se sont envolés, reste le vent sur un mond eCulbuto. Le vent, les bruissements, les murmures – et puis le s ilence.Silence des pensées ou silence des secondes qui durent au sang des fantômes : Crusoé délaissé à la rade de Mal-Terre, il n’a plus qu’à s’accrocher arraché au bateau ivre. Las, le serpent progresse a u tracé d’une rivière pourpre et le cri s’enfuit.
* * *
L’Ecole d’Infirmièreses blouses blanches de vagues molles en ho  libère quets saugrenus. Chuchotements, appels, rappels et rires juvéniles. Quelques élèves s’égaillent sur la pelouse râpée, d’autres gagnent leur Salle respective avec ce pincement des premières fois. Des bourdons débousso lés, un chat errant, un moineau paumé et un ciel menteur, les nuages absorbent les fumées dans leurs métamorphoses silencieuses. Indifférents à la poési e de l’instant, trois ou quatre internes chiffonnés profitent des derniers rayons d u soleil ; ça sent l’orage et les perruches immigrées éclaboussent de rouge et d’or l es poussières de la ville toute proche.
* * *
Un appel comme une pierre… Un son plombé aux particules fines, souvenirs au po ison d’elle. Parce
que tout est là qui se reflète dans la flaque : la petite pizzeria de Salvio, le banc, les deux cœurs entrelacés, l’abribus –l’abri d’eux ! D’eux à deux à Venise – à la vie à la mort. Deux d’elle quand elle lui offrait le ciel, marée aux ronds de l’eau. Mais déjà le souvenir se trouble, reste des bruits semant la tempête pour des jours trop lents à mourir. Et qui s’en soucie encore ? Qui de lui, qui du cri – personne ! Personne et la plainte se disperse, perles rouges a u collier qui s’égraine. En bas ou peut-être en haut, qu’il voit, qu’il oublie, les flâneurs ralentissent. Quelques-uns approchent, l’écho le po ursuit. S’en va, s’en vient puis le rattrape ou le dépasse pour s’écraser au sol dans un « plouf » mouillé : terre souillée à la pluie qui tombe soudainement.
* * *
Le ciel se lâche sans crier gare, du bleu mélangé a u gris pétard… Ils se tirent, tous ! Ils se tirent mais l’orage la joue en pointillé, qu i s’arrête net entre les deux bâtiments. Parapluies, pare-chocs, parking – parcours du comba ttant. Chapeaux qui se soulèvent, chapeaux qui s’envolent, les passants passent, les personnels se pressent et les minutes coulent aux g outte-à-goutte des uns et des autres.
* * *
La tache imprègne les dalles ; elle s’étend au cerc le qui se forme – vagues désorganisées. Et toujours ces soubresauts a u ras du sol, déchirants. Partir ! Il doit partir. Rejoindre l’enfant qui l’appelle ; quitter le trottoir et fuir à tout prix ce bruit de fond à «l’harcèle»d’un larsen rougeoyant – trouver sa propre voie contre la plainte.
2
Paul, Jean, Kevin et les autres… n bruit ou un mouvement ? Putain, ça déchire. Il a vu un truc. Cogne son copain qui appelle la bande : – Mec, vise-moi ce bouffon ! – Merde alors ? Un petit gros, qui prend l’espace en battant des bras : Look at me, look to Big Jean : cui-cui-cui ! Les autres rient, pas tous : T’es relou, le Barge. Il n’aime pas ça, son regard change : Hé, bâtard, tiens ta langue ! – Faudrait p’t-être faire quelque chose… – Game over, le bleu : il les a tous niqués ! – Oui mais… – Tais-toi quand tu parles, mec : érasé, le boloss, out – to late ! – Faudrait… – Faudrait voir à up-grader ton hard, Kevin ! Ils gesticulent large, parlent fort. Ne savent pas trop quoi faire et décident de passer à autre chose.
* * *
Némésis Il a touché terre néanmoins la chute se poursuit, u ne descente au Royaume des cancrelats. Il tombe au monde d’en bas, impuissant face au cri qui rebondit et s’engloutit dans sa bouche – sa trachée, ses poumons, son crâne. Un son bestial, sombre comme les ténèbre s où ses yeux se voilent. Une oraison pour un départ sans adieu au monde qui le quitte : au «ci-gît» de tant de «Si» !
* * *
Passer à autre chose et à un autre tempo, ne plus r ien voir, s’en foutre, bouger et beugler avec Big Jean : Cui-cui, Le ciel est trop lourd, Un mec on the floor… On dirait qu’il plane Big Jean ; en fait il a peur, depuis tout petit. Peur comme eux, peur sans eux… Peur des allées et venues, des départs et des retou rs en paire de claques. Peur !
Alors il repousse les heures et les jours au châtea u perdu des illusions, comme un voile sur un théâtre où s’empoussièrent des cadavre s presqu’oubliés.
* * *
La pièce est terminée, elle finit mal : dos au mur, rêves au sol. La vie l’oublie déjà même si deux ou trois fantômes rôdent encore, d’une petite fille et de son chien. Il a veillé comme il a pu mais la voix s’éteint, rien ne dure aux Hommes qui ne soit impur. Devant pourtant l’oiseau s’éclat-mousse aux nuages, blanc voilier e n quête de mouillage. Comme lui il s’émousse aux vents, fuyant à «tire d’ellecette tempête » aux rives de l’Eden. Comme lui, père perdu : pendu au mutisme amer des badauds, noyé aux bousculades des naufragés et broy é aux mensonges des sirènes déchirant le ciel et ses écumes d’opale.
* * *
Là, il est en représentation le gros : On the floor, in the four : Cuit, cuit ! La ville a le blues, La vie out his shoes… Quelques lignes blanches et rideau ! Ils sont partis ; camés aux cris, camés aux insomni es, camés à l’Enfer et à son goût de Paradis. En débandade… Eux, les visiteurs, les passants, les patients – en volés, tous. Et puis d’autres arrivent et zigzaguent entre les civières qui vont et viennent en un chassé-croisé millimétré. Des quidams à demi-conscients sont tran sférés du bloc opératoire aux salles de soins, la pluie achève le réveil. Quelqu’un a levé la tête, montré, marmonné… Ça se groupe, «s’en grappex», se masse : cacophonie et dialogues de sourds au remous d’une drôle de mer.
* * *
Des écumes et des larmes, semelles trouées ! Drache dans son cœur, drache à l’arrache sur sa peau ; le rêve d’ailes s’est brisé et l’eau est devenue sang sur les chant s coupés net – hier, avant, à tue-tête : Allez, tape, tape, tape-là ! Il lui montrait sa poitrine : C’est pas du toc, t’es mon médoc. Look to me : J’veux plus d’ces elles, j’veux qu’tes dentelles ! Il jouait avec ses cheveux : Allez, tape, tape, tape-là ! Elle riait.