Thérapeutiquement Vôtr

Thérapeutiquement Vôtr'

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Français
268 pages

Description

« Ce livre n'annonce aucune notion de pur bonheur utopique, mais au contraire démontre comment relativiser les faits. Je commence le livre en expliquant comment je suis arrivé à une certaine sérénité sans doctrine particulière ou sorcellerie se résumant à la compréhension de l'instant. Convaincu que nous avons toujours tendance à exagérer les faits, j'ai fait des recherches sur l'historique des mots et notions philosophiques ou spirituels afin de montrer sans pessimisme ou optimisme mais de manière la plus réaliste comment s'adapter. Les interviews de divers spirituels, philosophes, pédagogues ou psychanalystes, m'ont permis d'apporter ma propre définition de l'ego et de révéler quoi en faire. »


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Date de parution 15 juin 2017
Nombre de lectures 1
EAN13 9782414065769
Licence : Tous droits réservés
Langue Français

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175, boulevard Anatole France – 93200 Saint-Denis

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Mail : client@edilivre.com

www.edilivre.com

 

Tous droits de reproduction, d’adaptation et de traduction,

intégrale ou partielle réservés pour tous pays.

 

ISBN numérique : 978-2-414-06574-5

 

© Edilivre, 2017

Chapitre I

Compréhension de l’ego

 

 

Qu’est que l’ego

Imaginons que nous soyons une lampe, connaissant sa fonction, qui éclaire ou reste dans l’obscurité.

Nous avons besoin de lumière et, devenant éblouissante, la lampe devient transparente. Votre ego réagit n’acceptant ni l’obscurité, ni la transparence.

Pourtant, la lumière éclaire votre quotidien, mais l’ego le noircit.

Que faire alors

Il suffit de comprendre pourquoi nous choisissons d’éclairer, et non l’apparence.

Sur l’instant, est ce la lumière qui satisfait votre besoin, ou votre aspect ?

L’ego est comme l’argus, a évalué le déjà vécu ou le futur. Le passé n’étant plus, pourquoi s’entourer de vieilles casseroles lourdes qui vous fatiguent ?

Le futur inexistant là, maintenant, pollue les pensées empêchant de vivre l’instant présent.

Quel paradoxe : il permet de prendre la direction, mais il s’invente une autre. Il devient un virus contagieux, transmettant son état négatif, il propage des mauvaises ondes.

Un spirituel prend conscience de ses besoins ; son ego n’invente plus de contradictions, mais les connaît puisqu’il explique comment rester zen.

La grande majorité, aveuglé par l’ego, ne prend plus conscience de ce qui convient, mais se fige sur l’inconvénient.

En philosophie, selon Jean Paul Sartre, l’ego n’est pas le propriétaire de la pensée, il en est l’objet ; selon Freud, il est la naissance du narcissisme (qui ne sont pas pour moi les plus grands philosophes, sachant que Freud traduit une psychanalyse, mais ça n’engage que mes convictions préférant Aristote à Spinoza ou Nietzsche à Camus et d’autres, jusqu’à aujourd’hui Michel Onfray et Luc Ferry) ; en spiritualité l’ego mène les ficelles de souffrance, ou en psychanalyse, l’ego présente des problèmes d’adaptation. Et, dans le vocabulaire quotidien, l’ego est un locataire qui s’incruste sans annoncer le préambule mais au contraire informe l’intox.

Le cerveau enregistre des données rangées dans des dossiers comme un ordinateur ; la mémoire vive réagit à l’instant présent et agit à ce qu’il convient ; le disque dur est l’ego remplit de données souvent inutiles ralentissant le spontané.

L’ego doit être formaté dans ce qui existe dans l’instant ; dans le sens inverse, la mémoire vive se crée des virus.

Les souvenirs sont enregistrés ; les écris restent, l’histoire ou réflexions philosophiques ou scientifiques, permettent de transmettre un savoir ; toutes ces données influençant l’évolution, sont une prise de conscience de ce qui convient et non l’importance des imprévus.

Et tous ceux qui ne sont pas réceptifs à la philosophie ou spiritualité, comment régulariser les inondations morales de l’ego ? C’est le sujet de ce livre qui n’a rien de sorcier, ni religieux, ni question de tout changer… Quoique… Quoique… Si, il faut tout changer dans le comportement individuel pour vivre, et non vivre l’excuse du comportement.

Dans mon vocabulaire, je ne félicite, je ne condamne, je ne soustrais ou hiérarchise, je qualifie l’essentiel de l’instant, ne cherchant à plaindre, mais au contraire, prendre conscience que chacun est responsable de son état, et non l’interprétation de conduite.

Je tiens à souligner que, au risque de faire réagir certaines théologies, ce livre ne donne aucune définition du bonheur utopique, mais l’essentiel de l’instant présent.

Dans un chapitre, j’explique certaines définitions mal interprétées par l’ego, qui invente une doctrine dissimulée pour s’inventer l’immortalité, qui, jusqu’à nos jours est fictive. (recherches actuelles par des scientifiques sur la transhumance, qui permettrait de vivre deux à trois cents ans… Presque immortel)

Mes écris correspondent plus à une thérapie du comportement au quotidien, qu’à une sorcellerie imaginative du pur bonheur existant uniquement dans les contes de fées. Car, tout le paradoxe est là, en imaginant le pur bonheur, l’ego crée des obligations de courir après l’utopique.

Vivre une sérénité absolue, est possible dans les abbayes, monastères, etc, s’écartant du reste du monde. Pour que tous puissions vivre cette légèreté, faudrait commencer par renier toutes notions matérielles, toutes notions d’attachements, liées aux plaisirs du quotidien, indissociables dans cette société de consommation. L’ego menant toutes les ficelles, devient le plus grand virus invisible, transmettant toutes les pollutions négatives. L’ego est le responsable du mal être.

Autocritique objective

Petit, je m’amusais de mon physique que j’observais avec désinvolture. Problème de vue, grassouillet, pas vraiment à l’aise dans les études, tout pour plaire au timide. Ne voyant pas grand chose, mes mouvements manquaient d’assurance ; ma mère me faisant suivre par un ophtalmo, les soins finissaient par me redonner confiance et, finalement une vue claire et nette apportait une autre réalité des formes. Puis, grandissant, quelques stages en classe verte dans le Vercors ou échanges interscolaires entre Angleterre et Italie dégourdissant mon état, et une maman inquiète de ma taille anormalement inférieure à la normale, me faisant suivre un traitement d’aide au développement physique, une transformation complète est apparue.

(presque le sketch de Courtemanche du bébé à l’haltérophile… humour…)

Jusqu’à quinze ans, petit (même pas 1m70) dodu, j’étais plutôt lourd dans mon comportement, pas très habile ni dans le dialogue ni dans les mouvements, ce qui ne m’empêchait de faire le pitre, imitant les hommes politiques ou ironisant les comportements (déjà influencé par les grandes équipes de Monsieur Jacques Martin ou Philippe Bouvard et bien d’autres).

Mes deux passions principales, cuisiner ou amuser la galerie ; j’ai suivi un apprentissage cuisine mouvementé, un service militaire quelque peu léger, (qui me convenait d’ailleurs) une métamorphose totale physique et morale, prêt à tout affronter me permis de supprimer tous les obstacles sur le passage. Du petit enveloppé je passais à une montagne (1m90 pour 110kg)

Volonté de fer, main d’œuvre à tout faire exploser, je devenais un gladiateur des temps modernes, incapable de comprendre et d’admettre que tous, puissent suivre un autre chemin. Jamais malade, robuste, éliminant scrupuleusement ceux qui ne pouvaient supporter ma cadence, je pris conscience que la force mentale affûtait les conditions de la santé.

Je traçais un pragmatisme indestructible. Un personnage difficile à atteindre façonnant volontairement l’individu inaccessible. Il me fallut plus de quarante ans pour enfin comprendre que tous n’avaient pas cette force mentale à toute épreuve. Inconscient, je n’ai jamais donné aucune importance à quelques soient les événements.

Fatigué ? Non, tu crois l’être. Agacé ? Non, ignore !!!! Au mauvais endroit ? Pars !!!! Etc. Ce que je n’avais pas saisi, c’est que cet atout majeur en fait, était positif sur un point : accepter les faits et quoi en faire.

N’entendant que ma raison, j’oubliais le plus important : ECOUTER.

Ce changement radical, me donnait un tel enthousiasme, que déjà, j’avais compris une partie de l’essentiel : rien n’est acquis ni perdu, et que de toute façon, l’enveloppe ne fait pas l’individu, le regard des autres est juste trop souvent superficiel. Amusé de ces nouvelles visions, je triomphais intérieurement, et pourtant rien ne changeait, je restais à l’écart. Comportement qui mène au mépris réciproque, insolence qui ne sert qu’à amplifier des bagatelles, qui profile vers la rancœur, la haine, la guerre…

Ma naturelle « position » à l’écart n’a jamais vraiment changé. Prenant un plaisir naturel à tout ironiser, me permettait de donner une certaine distance au comportement arrogant d’autrui… Est-ce que ce passage de complexité a façonné ma nature… peut-être…

En tout cas pas seulement. Car dès bébé, assis sur une couverture, ma mère contemplait mon émerveillement dans cette solitude à découvrir de nouveaux objets. Alors est ce dans les gènes ? Est ce une suite logique ?… pas seulement…

Ayant eu une éducation stricte sur certains plans, arborant un chemin avec certaines limites à ne pas dépasser montrant les falaises de part et d’autre (ma propre traduction de cette éducation), et en même temps, curiosités naturelles entre deux familles différentes (côté paternel ou maternel).

D’un côté des grands parents ayant une culture générale que j’observais avec émerveillement et un calme olympien reflétant une sérénité inébranlable, et d’un autre côté, terre sauvage en plein cœur de l’Ardèche qui me fascinait tout autant (malgré une famille bruyante) par l’environnement naturel, air vivifiant, et apprendre à vivre avec la nature sans fioritures inutiles.

Aujourd’hui, après analyse, je sais qu’il est nécessaire de prendre ce qui convient.

(éternel retour sur soi même inévitable).

J’ai toujours aimé observer l’attitude des gens. C’est dans ma personnalité. Regard amusé, curieux, attentif aux différences, toutes ces équations aux multiples possibilités m’ont toujours fasciné. Aussi longtemps que je ressens des ondes positives de l’être qui confirme son identité, je contemple admiratif comme un éternel nouveau né ses capacités. Par contre, le ressenti du agacé, me procure un état de surexcité à prolonger son évidence, qu’aujourd’hui je peux comprendre pourquoi je suis fatigué. Observant continuellement ce côté négatif du comportement en jouant au miroir pour que mon vis-à-vis puisse admirer son image, (car tel était mon jeu), je m’embourbais en fait, dans leur propre labyrinthe. Quel jeu !!!!! Complexités omniprésentes entre mon extrême simplicité à savourer le présent et, contempler l’extravagante complication du comportement ; inconscient, je fabriquais une anxiété interne à caricaturer ce que je traduisais d’inutile : les conflits.

Sans y être attentif, je construisais les fondations du refus aux événements négatifs.

Et, comme je l’explique dans ce livre, je faisais comme la majorité, que d’accepter les faits, en refusant intérieurement toute anomalie, j’accusais.

Je dois avouer que je ne peux toujours pas digérer toutes les agressivités gratuites aussi banales puissent elles paraître jusqu’à la plus grave. Je refuse tout comportement impulsif quelques soient les faits, comprenant que de toute façon, le déjà vécu ne peut changer.

Accepter pour savoir quoi en faire. Je vais développer ce sujet dans un autre paragraphe. Je souligne juste au passage, que pour pouvoir atteindre une sérénité absolue faut choisir l’environnement propice pour y remédier. Au beau milieu d’une guerre, sur les fronts, faut sauver sa peau.

Mon livre traite le comportement quotidien pour éviter ces cas extrêmes qui, malheureusement existent encore.

Je ne vais pas m’éterniser sur ma vie, ce n’est pas le sujet, mais, quelque soit l’entourage, le lieu, les convictions encrées, rien n’est déterminé et chacun peut modifier sa condition.

Promenade de quiétude

Fatigué du quotidien, je pris la solution d’aller me balader au cœur des Vosges.

En pleine nature, seul avec mon sac à dos, après une bonne marche d’une quinzaine de kilomètres, je m’assois contre un arbre, admirant le spectacle automnal naturel, concentré sur ma respiration, ne pensant plus à rien si ce n’est que savourer cet instant d’éternité.

Loin des paillettes et décor de béton armé, plus aucun bruit, juste le souffle du vent et mouvements des feuillages ; une légèreté rarement ressenti, je contemple ce spectacle grandiose entre hautes plaines et falaises, et, en une fraction de seconde compris l’essentiel.

Je suis ici, au beau milieu d’un immense décor varié, du vert pâle aux somptueuses nuances rougeâtres embellissant ces pentes rocheuses ; admiratif de Dame nature, je frissonne d’émotions, me rendant à l’évidence, aucune question, aucune réponse, juste une chose essentielle : respirer ce moment, savourer cet instant de plénitude où la nature et moi ne faisons plus qu’un.

J’en oublie ma propre existence, rien à prouver, rien à démontrer, juste respirer.

C’est là que je commence à comprendre.

Pauvre homme aveuglé par la manipulation du paraître.

Homme qui cherche à justifier son existence alors qu’il n’y à rien à démontrer mais faire ce qu’il semble juste. Comme cette Dame nature qui offre toutes ces capacités sans se poser de questions si ce n’est je suis là, authentique, à chaque saison bien présente, toutes couleurs, tous les parfums confondus, pour plaire à tous sans rien attendre.

Et l homme, ne fait qu’une chose : tout le contraire.

Balade finie, sacs dans le coffre, rentrant au bercail, je me sentais léger. Je savais qui était le délinquant de mon état : uniquement moi même.

Depuis l’adolescence en solitaire, j » aime écrire des brouillons à n’en plus finir, écriture pathétique, puérile, finissant à la corbeille. Approchant l’adolescence, lisant Pagnol, Hemingway… commençait une boulimie aiguisée dans la diversité.

Puis, cuisinier passionné, côté pratique et surtout fasciné par les grands chefs, je commençais à acheter d’innombrables livres culinaire, recettes, saisons, curiosités des autres continents, richesse du terroir.

Je continuais à écrire, tout en ayant un regard désabusé des résultats du « déjà vu » sur d’autres revues, finissant inlassablement vers la poubelle.

Puis sensiblement, au fil des années, naturellement curieux, j’ai croisé des personnes qui ont retenu mon attention, m’ayant appris à écouter et non entendre, m’ayant initié à me concentrer sur l’essentiel. Vers la trentaine, j’avais un commerce qui me rendait dingue. Durant des années, j’étais convaincu que l’environ-nement était austère à mes convictions. Que tout ce format étiqueté était vulgaire et contraire à mon identité. Fatigué du système, désorganisé, je m’enfonçais dans les facéties brûlantes du : « ces gens là »…

Emprisonné dans mon labyrinthe, je ne trouvais aucune solution. Ce qui, logiquement, en cercle vicieux de la provocation, donnait une prolifération d’ondes négatives, me motivant à composer avec le diable : MON EGO.

Que faire ? Comment m’en sortir ? Quelle décision prendre ?

Un jour, un ami me dit : distance.

Attentif, je commençais à penser à ce mot et en comprendre toutes ces valeurs.

Il fallait que je trouve une solution. J’ai ruminé pendant des mois à chercher des solutions sans trouver d’ouverture alors que la solution était là, devant moi. Il suffisait que j’ouvre la porte.

Durant la liquidation de la société dans laquelle j’étais administrativement responsable, j’ai entamé une analyse sur mon comportement en écrivant jour et nuit pourquoi ?… pourquoi ceci ou cela… Tout y est passé, du marginal accusant tout et n’importe quoi, au salutaire plus rien à foutre.

Emprisonné dans mon propre piège, que ce soit professionnel, financier ou sentimentale, père de deux filles, à ce moment là encore jeunes enfants, situation asphyxiante à tous les étages, je plongeais volontairement dans la réflexion du quoi faire et comment ? Toutes les excuses étaient bonnes pour donner raison à tous ceux qui exprimaient une antipathie à mon égard qui, rationnellement n’arrangeait rien.

Pelé à vif, je ne trouvais aucune solution. Chaque soir dès la fermeture du commerce, enfermé dans le noir, concentré uniquement sur cet instant de silence, me permettait de recharger les accus. Puis, lampe de chevet, assis au coin d’une table, durant des nuits entières, je commençais à écrire. Relisant, je me rendais compte à quel point au fur et à mesure je me compliquais l’existence. Non pas seulement sur les faits mais surtout quoi faire. À relire mes états d’âmes me donnait la nausée.

Au bout de quelques mois, toutes ces longues nuits blanches de masturbation cérébrale arrivaient à une conclusion : Le fait d’accuser ou être coupable, n’apportent aucun remède. D’en vouloir au vécu ou d’être montré du doigt comme indésirable, c’est également du passé. Alors j’ai compris que ce que l’on fait du présent est l’essentiel. A force d’écrire durant des nuits tout ce que je ressentais, cherchant la bonne solution, sans avoir aucune notion spirituelle ou philosophique, je finis par écrire : tu n’es pas au bon endroit. Tu n es pas avec les bonnes personnes. Enfin j’avais compris que ce n’était pas la faute des autres mais mon EGO.

Ce que je souhaite faire comprendre, quelque soit la raison, quelque soit l’environnement, quelque soit la situation financière, ce ne sont les faits qui doivent nous diriger vers le négatif, mais quoi faire pour être positif. Notre mental est bien plus alarmant que les faits et ça… TOUJOURS. L’ego fige le passé interdisant d’être positif.

Nous ne pouvons plaire à tous, et tous ne se ressemblent. Nous ironisons certaines citations et heureusement que nous connaissons tous, ce sentiment d’humour. D’ailleurs, nous piochons tous quelques phrases des humoristes transmettant la meilleure des attitudes, rire, qui favorise le bien être et relativise les faits et aléas. Si j’étais psychanalyste, je susciterai aux patients d’être attentif aux humoristes. Croyez vous que leur chemin soient sans mauvaises herbes ? Comme tous, ils doivent désherber pour que leur jardin convienne.

La mauvaise herbe morale ne prend de l’ampleur qu’en la nourrissant par notre ego.

Dans ce livre, il n’est pas question de devenir tous spirituels à méditer, en tout cas sans moi. Non, sans façon, merci. Chacun a ses nécessités. Ce que nous définissons de charisme, c’est tout simplement un personnage qui assume ses choix et transmet tout sujet en positif. Ça ne signifie pas que tout est rose (person-nellement pas ma couleur de prédilection), mais que cette personne va à l’essentiel de l’instant.

Tous les artistes, musiciens, comédiens, peintres, écrivains, animateurs sont comme tout le monde. Naître pour mourir avec tous les aléas ou tournantes dramatiques, et savent que de toute façon ils ne peuvent rien changer, que certains sont immortels dans le cœur, et quoi faire de l’instant.

Pris par un certain réalisme de l’écriture, je continuais cet exercice essayant tout d’abord me connaître réellement. Comprendre où je me situe et quoi faire. Inlassable correcteur de mes écris, je me rendais compte à quel point je donnais une telle dimension pour des bagatelles. Au fur et à mesure, corrigeant des pages entières sans intérêts, j’arrivais à concentrer sur une seule ligne et, enfin commençais à m’alléger des inutiles.

La seule solution accepter les faits pour savoir réagir vers le positif. Ne pas donner d’importance à ce qui ne convient mais chercher la solution positive.

Après tous ces aléas, commerce fermé, divorcé, crayons, brouillons délaissés au fond du tiroir, en solo confirmé dans la plénitude du célibat, psychologiquement parlant, tâtonnant sur quelle direction prendre, je ressortais petit à petit de la monotonie aux couleurs opaques.

Rencontre et compréhension

Jusqu’au jour où, vers la quarantaine, j’ai rencontré une femme (avec qui je partage ma vie) qui, au passage d’une lecture de mes écris, me convainc de continuer et corriger mon vocabulaire trop direct, en essuyant relativement mon extrême simplicité que tous, ne peuvent assimiler.

Finalement, reprenant mes brouillons, je me suis rendu compte à quel point, mon ego était encore bien plus présent que je ne le pensais. Au travers de certains poèmes ironisant quelque peu la société, je m’aperçue que j’étais agressif. J’avais encore beaucoup à apprendre. MOI JE trop présent dans mes propos, j’ai commencé à étudier de plus prêt certaines philosophies, écouter en boucle certains spirituels, pédagogues, et au fur et à mesure de toutes ces recherches, j’avais compris que vivant l’instant présent, mon ego continuait à s’attarder sur l’inconvénient.

De tempérament à m’adapter, d’entendre se plaindre les gens m’exaspérait (et m’agace encore mais je gère différemment). Donc il fallait que je passe une autre étape.

J’ai toujours été convaincu que nous sommes en grande partie responsable de notre état, de notre condition physique. Mais je ne pouvais me l’expliquer et encore moins transmettre cette raison.

Après quelques années d’études sur mon identité, et le comportement d’autrui je peux en partie traduire ma thérapie philosophique.

L’ego pense, croit détenir, prétend maîtriser. Je, comprend l’instant en lui accordant toute la concentration nécessaire. Je, vis l’instant présent. L’ego est désordonné dans l’abstrait prétendant être.

N’attachant d’importance qu’à mon naturel, je ne pouvais comprendre et supporter le paraître entendant à tout bout de champ : moi je… se plaindre.

Exaspéré, je me renfermais, et faisais en sorte de leur donner raison, en les provoquant sur leur conviction. Finalement, je mettais aussi mon « moi je » en évidence. Et, mon amie lisant certains poèmes caricaturant la société, me poussait à l’étude approfondie de mes écris.

Continuant à essayer de comprendre toutes les facéties du comportement, suite à des lectures sur un ensemble des différentes cultures spirituelles ou philosophiques, je me suis décidé d’écrire dans un langage clair, une thérapie sur l’ego.

Psychologiquement votr’

Après de longues années de réflexion en commençant par mon éthique, à comprendre qui je suis, ce qui me convient, n’étant ni un philosophe, ni un scientifique, n’ayant ni la sagesse de Dalaï-lama, ni la bonté de l’abbé Pierre ou Sœur Teresa, et surtout ne pouvant m’intégrer dans cette société nombriliste aveuglément matérialiste, il devenait logique, que j’essaye de traduire une éventuelle solution.

Contemplation attentive, pour traduire mon ressenti, je commençais par visionner inlassablement tous les interviews des grands sages toute spiritualité confondue.

Je me suis mis à lire bons nombres de définitions philosophiques, psychologiques ou des documentaires pédagogiques, l’histoire et évolution du comportement et tolérance ou contradictions humaines.

Pourquoi sommes nous si compliqués alors que tout est en place pour simplifier ?

Revisitant les dictionnaires, je commençais à comprendre que certaines définitions étaient mises en évidence par l’homme en personne et que, refusant pour son petit confort tout changement, démontrait le plus grand virus : l’ego.

En examinant de plus prêt certaines explications des mots courants, je me suis rendu compte qu’en fait, l’homme pratique avant tout un certain orgueil à détourner les réalités en piètre hypocrite dans un seul but, tourner la situation à son avantage.

Par conséquent, inévitablement, persuadé à juste titre (ce que pense l’homme) que son comportement est le meilleur, il impose ses convictions. Dans mes écris, évidemment, je ne cherche à ce que nous devenions tous du jour au lendemain des prieurs dans une maison de religion, ou des spirituels bien ordonnés, sinon, qui ferait tourner la boutique.

Notre obstination à croire, interpréter certaines définitions, ou rester figé sur du prédéterminé, entre autre certains vocabulaires définissant les différences impropres, pourquoi ne pourrions nous pas accueillir les défauts comme qualités et inversement, pourquoi ne pas apprécier le soit disant mauvais temps…

Toutes ces notions de déséquilibres, d’appartenances, qui ont perduré des siècles, sauvegardant un pécule morale qui, pour certains, a conduit à la pendaison.

Nous pouvons observer d’une manière générale, une volonté de paix, et bizarrement, l’individualisme nombriliste progresse ; la déprime, l’anxiété, qui mène à la violence, voir suicide n’est pas anodin.

Malgré un code civile, ou pénale, code de la route, droits de l’homme, que nous nous efforçons de mettre en place, certains derrière le volant, deviennent des assassins en puissance, persuadés de leur autorité comportementale.

Durant des siècles, un style de vie était imposé par un mode bien établi ; tenue vestimentaire, religion, vocabulaire prescrit comme chez le médecin, sans pouvoir s’exprimer au risque de se retrouver en prison, voir guillotiner.

La femme n’avait le droit de vote, ou contrainte à la femme au foyer pour ne pas dire femme de ménage ; elle était la prisonnière à vie, ou une catin montrée du doigt ; pourtant, jusqu’à preuve du contraire, la femme a toujours donnait la vie à sa progéniture, au pire, dans certains pays, se faire condamner.

Congés payés, assurance maladie, retraite, progrès médical, techniques de communication, moyens de transports, ou marketing etc, tous ces points qui n’existaient, et ont vu le jour permettant une certaine évolution de compréhension. Cependant, l’apparence prenant toute son importance, l’alimentation déséquilibrée du MOI JE, permettait de se plaindre encore et toujours.

Il y a certaines situations que nous ne pouvons effectivement digérer : meurtres, viols, abus de pouvoir, menaces etc, ne devraient exister ; mais si pour des bagatelles, de la petite bronchite, au malentendu avec votre voisin ou votre moitié, vous élaborez le champ de bataille, alors, il se peut que vous suiviez le chemin de guerre ou déprime involontaire menant au suicide.

Ma première réflexion fût : quel con l’homme. Puis, m’apercevant de cette ignominie incalculable, je compris que cette conviction l’étais tout autant : MOI JE.

Continuant dans la perspective de compréhension, j’avais tout intérêt à considérer de plus prêt en lisant les grands chapitres de l’évolution de l’acquiescement.

Bien sûr, il y a encore du travail à accomplir. Mais en lisant les différentes étapes philosophiques, depuis l’avant Jésus-Christ jusqu’à aujourd’hui, faut bien se rendre à l’évidence que malgré les massacres, génocides et guerres, dominations et abus de pouvoir dans la violence ou intolérance, la paix prédomine toutes ces conjonctions négatives.

J’écris prédomine volontairement, car la paix ne cherche sur aucun point la domination.

Est ce grâce aux religions ? Peut être !!! Guerre de religions et guillotines pour les athées, ont démontré certaines limites dans la tolérance.

Les philosophes ? Peut-être. Nous pouvons lire bon nombres de contradictions dans les plus grands ouvrages.

La spiritualité ? Peut être. Si nous étions tous des spirituels, existerait il toute cette avancée scientifique ou au contraire serions nous plus serein dans une nature bienfaisante ? Ne pouvant revenir en arrière, tous ces peut être n’apportent aucune réponse.

Ce qui signifie, les faits sont là et, observons les différentes étapes pour essayer de comprendre comment se fait il qu’après autant de violence la paix refait surface et quelle notion s’en imprime ? La paix est dans l’éthique de l’homme. Sinon il n’y aurait eu certains plus sensibilisés que d’autres à suivre des chemins de spiritualité. Sans cela, aucune philosophie, aucune religion, aucun sens du bien ou du mal.

Depuis des milliers d’années, chaque région, chaque culture croyait à la paix. Paix intérieur pour effacer le côté barbare sur l’abus de pouvoir. Rien que sur ce fait, une évidence montre bien que la paix ne cherche rien à démontrer mais sa présence ravive le positif alors que, l’extravagance extérieure de l’homme est du paraître. La possessivité est la responsable de toutes les subordonnées jalouses.

À la base ce n’est pas la religion ou la spiritualité qui a assagi l’homme mais bien lui qui a su le devenir.

Par ce fait, la sagesse de certaines religions, a favorisé les démangeaisons du pouvoir, surtout au moment où l’homme a réellement penser : CROIRE.

Ce mot qui a donné une telle dimension dépassant nos limites physiques et concrètes, donnant un qualificatif Dieu.

Certains, non réceptif au spirituel ont crû différemment. Devenir le maître unique tout puissant pour leur montrer que dieu est impalpable mais MOI LE MAÎTRE j’existe.

En même temps, les religieux par crainte de la colère des dieux, n’ont pas hésité à faire taire ou décapiter ces injurieux. Et jusqu’à aujourd’hui, ce fanatisme persiste encore dans certaines religions. Et dans bien d’autres centres d’intérêts, ce mot ″croire ″ nourrit l’ego et augmentant ce sentiment du plus que parfait, le fanatisme procure cette indestructibilité tout en...