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Un cœur sous la cape - Face 1

De
268 pages

« Bienvenue dans mon monde. Je m'appelle Sébastien, on me surnomme... Superman. Désireux de sauver le Monde, j’ai passé ma vie à aider les autres grâce à la psychologie, mon vécu et des bases simples.
Sauvetages, rencontres insolites, soirées folles et aventures incroyables aux quatre coins du globe, partagez ma vie de conceptions, qui vous apporteront le bonheur que vous méritez. Au cœur de l’appart' le plus fou de France, découvrez dans mes rimes et mes réflexions, l’amour et la souffrance secrète que cache ma cape de "super-héros". Apprenez à me connaître et à vous reconnaître vous-même.
Accomplissement d’un rêve, ce livre renferme peut-être les réponses à vos questions. Et seul comptent les choix que vous ferez, une fois la dernière page tournée... »


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Cet ouvrage a été composér Edilivre

175, boulevard Anatole France – 93200 Saint-Denis

Tél. : 01 41 62 14 40 – Fax : 01 41 62 14 50

Mail : client@edilivre.com

www.edilivre.com

 

Tous droits de reproduction, d'adaptation et de traduction,

intégrale ou partielle réservés pour tous pays.

 

ISBN numérique : 978-2-334-17214-1

 

© Edilivre, 2017

Introduction

D’aussi loin et d’aussi longtemps que je me souvienne, j’ai toujours eu l’impression d’avoir en moi une sorte de « double personnalité », comme deux facettes bien différentes de mon être, et qui gouvernaient ma vie dans son intégralité.

Avec le temps ces personnalités se sont affinées, et ont grandi en même temps que moi. Elles sont devenues les parties intégrantes de mon être et fonctionnent en quasi symbiose entre elles mais aussi avec tout ce qui m’entoure.

Même si je suis convaincu qu’on a tous en nous de multiples facettes, ces deux « visages » en moi que je pourrai qualifier en termes simples de « facette sérieuse » et « facette originale », semblent faire partie de chacun d’entre nous. Pourtant, elles ont chez moi atteint un niveau de ségrégation et de complexité évident avec les années.

– Ma facette originale, est devenue ma personnalité un peu débridée, originale, rêveuse, aventurière, gentille, drôle, romantique, poète, joyeuse, artiste, sûre de soi, bordélique, courageuse… Débordante d’imagination et dirigée principalement par mes émotions et mon cœur, on l’appellera Superman par la suite et une pièce de mon appartement y sera dédiée, mais nous y reviendrons plus tard.

– Ma facette sérieuse, est comme son nom l’indique plus « sérieuse », mais aussi psychologue, hypersensible, nostalgique, solitaire, timide, peureuse, intelligente, réfléchie, organisée et réservée… Dirigée principalement par ma réflexion et mon cerveau, c’est un peu « Clark Kent » si on devrait reprendre le surnom de ma précédente facette et c’est aussi l’autre partie de mon appartement.

Ces deux facettes de ma personnalité se retrouvent bien évidemment dans ce livre et vous le constaterez par vous-même. C’est pourquoi ce livre comporte deux parties bien distinctes.

1. La première partie est consacrée à cette « facette sérieuse ».

J’ai procédé dans mes chapitres par le système dit « de l’entonnoir » en partant du plus général jusqu’à arriver au plus précis, c’est-à-dire ma propre petite personne. C’est pourquoi en partant des généralités de mes analyses sur la vie, vous arriverez à mes conceptions propres puis à mon auto biographie, relatant ce qui a fait de moi ce que je suis aujourd’hui et les principales pièces du puzzle de ma vie jugée atypique par la plupart.

Durant de nombreuses années j’ai de plus aidé bon nombre de personnes avec ce que j’appellerai ma psychologie et ma philosophie, mélange d’apprentissage et d’expériences vécues, et c’est aussi ce que je souhaite vous apprendre dans ce livre. Ainsi vous découvrirez au travers de ces pages mon être tout entier du plus profond de mon cœur jusqu’aux méandres de mon cerveau, et en ressortirez je l’espère avec une expérience enrichissante qui vous aura peut-être appris quelque chose sur moi, mais aussi sur vous-même, et qui sait vous en sera sûrement bénéfique pour votre développement personnel.

2. La seconde partie est consacrée à cette « facette originale ».

Véritable recueil de poésies, ce recueil regroupe non seulement de nombreux poèmes mais aussi des sous ouvrages poétiques tels que « Baby with no Fate » et « Ode à Christelle ».

Car d’aussi loin que je me souvienne,

J’ai toujours aimé écrire,

Et au passage du destin qui enchaîne,

J’ai dû les détruire…

Nombreux sont donc ceux que j’ai détruit hélas, pour me protéger du monde peut-être lorsque ceux-ci devenaient trop connus et qu’ils gagnaient des concours, ou pour ne pas laisser transparaître cette part de moi. Ceux que j’ai pu sauver, écrits sous le poids des émotions, de colère, de joie, d’amour… par le timide romantique que j’étais, se sont ainsi retrouvés dans ce livre que vous avez entre les mains, et il a été très difficile de les retrouver, les ordinateurs étant plus rares lorsque j’ai commencé à écrire au cours de mon adolescence. Ils survivent ici, même si ma fibre romantique s’en est allée, bafouée par les défaites de ma vie, et qui parfois en un cri se réveille, s’enflamme puis meurt en un instant.

Ce recueil est composé de trois Recueils distincts dont vous pouvez trouver le résumé ci-dessous :

– LIVRE I : « Vers oubliés et poésies en moi majeur » :

Appelé ainsi car la plupart de mes poésies avaient disparu et se sont retrouvées ici en plus de ceux écrit récemment.

– 3/ LIVRE II : “Baby with no Fate” :

Ecrit durant mon adolescence, c’est un livre entièrement rédigé en rimes et proses racontant l’histoire d’un couple et de ses malheurs.

– 4/ LIVRE III : Ode à Christelle :

Recueil écrit durant mon adolescence, Il vous fera découvrir l’amour incommensurable de l’adolescent que j’étais pour une fille pour laquelle j’aurai donné ma vie.

C’est d’ailleurs quelques années plus tard que je retrouve cette fille devenue femme, mariée avec des enfants, et qui sans le savoir, va me faire redevenir l’espace d’un déjeuner, l’adolescent que j’étais. Elle me montre alors tous les souvenirs qu’elle a accumulé au cours des années ou j’étais amoureux d’elle, des poèmes que je croyais perdus à jamais et des moments mémorables couchés sur le papier. A peine la quittai-je que je décidai alors de reprendre sans plus jamais m’arrêter le livre que j’avais commencé plusieurs années auparavant et resté sans fin. C’est de là que tout ce livre a été écrit.

Prologue

Cher Lecteur,

Avant tout, inutile de vous promettre que ce livre commencera par « Il était une fois » et finira par « Ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants », mais je peux vous assurer que vous y trouverez sûrement des réponses à vos questions, et qu’il vous fera réfléchir sur votre propre vie.

Qui suis-je pour me permettre, que dis-je, pour m’attribuer, le droit d’écrire ce livre ? Je pense, cher lecteur, que c’est ce que vous devez vous demander. Et vous avez parfaitement raison de vous poser cette question. Suis-je un savant, quelqu’un qui a des milliers de chiffres et de formules de calculs en tête et qui a trouvé une théorie infaillible et pourtant totalement inutile, voire dénudée de sens ? Ou alors suis-je un écrivain, une personne qui ne vit que pour écrire depuis l’âge de 7 ans en y mettant toute son âme et toute la poésie de son savoir ? Non, mais peut-être bien que je pourrais être quelqu’un qui vous regarde, vous toise du regard du haut de l’affiche sur un piédestal et qui n’a d’yeux que pour lui à cause de sa célébrité grandissante ? Non plus.

Je ne vous connais pas, et vous ne me connaissez même pas non plus encore, et pourtant pour me décrire je n’aurai qu’à vous dire tout simplement d’avoir le courage de vous regarder dans un miroir. Que voyez-vous ? Un être humain tout ce qu’il y a de plus normal, doté des mêmes « pouvoirs » de décision et de choix que moi, et qui évolue dans une vie quasi semblable à toutes les autres autour de lui. Un humain, parmi trois cent milliards de personnes, toutes vivant leur vie individuellement.

J’ai vu en ce livre une page blanche, désireuse d’être le début d’une grande aventure, fruit de l’imagination de mon cœur. Une page blanche et vierge, mais aussi fragile, qui n’attendait qu’une chose de ma part, que je la remplisse et que je lui donne vie, à elle et ses suivantes. Certes je n’ai pas exactement assemblé des milliers de mots pour les faire rimer telle une poésie ou les faire se suivre dans n’importe quel ordre, mais j’ai organisé mes idées et mes chapitres en fonction de mon caractère, de mes idées et de ce qui constitue ce moi intérieur qui vous écrit aujourd’hui.

Un journaliste a une fois qualifié ma vie « d’atypique ». Une vie qui diffère de la « normalité » selon le dictionnaire, certes. Je ne serai donc pas « normal » selon certaines personnes. Pourquoi pas. Ouvert d’esprit et n’ayant pas vraiment d’idée de ce que la normalité peut ou doit être, j’ai décidé ici de vous raconter mon histoire, peut-être un peu différente de ce que l’on voit d’habitude qui sait, en espérant que vous prendrez plaisir à la découvrir.

Au fil de ma vie, j’ai appris à écouter mes semblables, les regarder, les comprendre et les analyser afin de pouvoir leur apporter quelque chose, voire un regard « neuf » sur leur vie. Dans mes moments de solitude, j’aime les observer passer devant mes yeux, admirer leur unicité, ce qui les rend si uniques, mais aussi méditer et réfléchir seul.

Voilà qui je suis. Et entre nous, voyez-vous, je ne me vanterai même pas d’avoir eu le mérite d’écrire ce livre, car je n’ai fait qu’une chose, c’est de regarder autour de moi, d’analyser, de constater et de décrire ce que, je, nous, vous, ils, voient tous les jours du soir au matin, et du matin au soir, de minuit à minuit, du printemps à l’hiver, en passant par l’été et l’automne, seconde après seconde, minute après minute, heure après heure, jour après jour, semaine après semaine, mois après mois, année après année, siècle après siècle, tout ce qui s’est passé, se passe, et se passera dans une évolution, une histoire, une bande dessinée sans fin ni commencement, qu’on a appelé par un terme ridicule, insignifiant, de trois lettres mais qui pèsent en nous chaque jour : La vie.

PARTIE 1 (FACE 1)

Chapitre I
Des origines de la vie

Nous naissons, nous vivons, nous mourrons, et cette vie est la même pour tous les êtres humains de la planète.

Alors par où commencer ? Décrire la vie semble tellement impossible, tellement irréalisable, mais il est pourtant évident que pour bien débuter, l’homme, a besoin de bases concrètes et solides. Hélas la vie n’en a pas, pas une seule, elle est régie par des lois que nul ne peut expliquer et que l’on a préféré regrouper sous le terme de « nature ». Mais si l’on s’éloigne de cette petite planète bleue, la terre, petite car, si l’on faisait un zoom arrière de plusieurs milliards d’années lumières, et que cette bonne vielle sphère soit totalement invisible, que verrais-t-on ?

L’espace, la lune, le soleil, le système solaire, la voie lactée, l’univers, la galaxie, et puis ? L’homme n’a apparemment pas cru bon d’inventer de mots qui pourraient s’apparenter, faire penser, à « quelque chose » d’aussi grand, d’aussi immense qu’impalpable, infranchissable. Nous voilà donc arrivés aux limites « imposées » de la vie. Car nul homme ne pourra un jour dépasser ces limites, même avec la plus forte volonté du monde. Qui dirige ? Qui fixe ces limites ? Personne ne le sait et ne le saura jamais.

Même s’il est certain que la vie vue sous cet angle ne nous mènera guère loin si ce n’est dans un espace qui semble infini, la fascination qu’éprouve l’homme par rapport à cette immensité lui fait sentir un paradoxe on ne peut plus évident, celui de sa petitesse dans l’univers, tant et si bien qu’il se sent insignifiant face à tout cela, mais aussi et désespérément apeuré par l’inconnu qui l’attire paradoxalement. Si je voulais comparer la terre, par rapport à quelque chose de plus concret, plus précis, je dirais, je pense, que la terre est comme une bille de verre en plein milieu d’une cour de récréation, et qui est elle-même en plein cœur de Paris ! Par extrapolation, on pourrait comparer l’homme à une étoile dans la galaxie, voire à un simple poisson dans l’infini océan… ce qui pourrait se rapprocher le plus quand on connait le nombre incroyable d’espèces de poissons… ou même encore à une espèce d’oiseau dans le ciel !

Mais revenons plutôt là où se posent les vraies questions, là où l’homme débute et commence sa vie, pour la finir pratiquement au même endroit, voire quelques kilomètres plus loin, mais face à l’échelle utilisée précédemment, cette distance semble quasi inexistante, et il est bien trop tôt pour croire que nous pourrions un jour finir nos vies sur d’autres planètes plus éloignées…

Quand on évoque le terme de commencement, de « début de la vie », on imagine assez loin dans un passé qui nous semble familier car connu et prouvé historiquement par les plus grands des savants. Je pense notamment à la préhistoire qui pour la majorité de l’humanité reste quand même le début de tout. Qui ne sait pas qu’il y a quelques milliards d’années, des dinosaures, des reptiles et toutes sortes d’animaux se partageaient la planète Terre et furent tous décimés par une météorite. Je me demande d’ailleurs parfois si l’extinction humaine ne se passera pas de la même façon…

Bien que cela se soit passé il y a si longtemps, notre regard critique ne peut s’empêcher de faire remarquer que si cette période a été l’une des plus décisives pour notre planète, je pense notamment au niveau de sa destruction et de sa renaissance, ce fut aussi une période que l’on pourrait qualifier « d’essai », voire de « brouillon » de l’humanité. Les dinosaures n’avaient aucune ressemblance avec le genre humain, que ce soit au niveau de sa morphologie physique, que de sa taille significative. On a même pu remarquer aisément que la taille de certains d’entre eux aurait pu atteindre la taille d’un bus d’aujourd’hui.

Alors pourquoi le monde s’est-il obstiné à chercher pendant des années, des explications sous forme de reste de fossiles, des images, sous forme d’os et d’ossements, et des tracés de vie, sous formes d’hypothèses facilement discutables et pourtant invérifiables de toute façon. L’homme a toujours cherché à savoir. Cette sorte de recherche du savoir, de recomposition de son passé, engendre des questions dont l’on ne trouvera certainement jamais la réponse et qui pourtant obsèdent nombreux d’entre nous au point de vouloir absolument essayer d’y répondre, ou encore au point de sacrifier sa vie entière dans l’espoir de trouver quelque indice, quelque « reste » qui pourrait ressembler à une sorte de message en guise de réponse. Mais que cherche l’homme en réalité ? Cette question ne pourra jamais être résolue et ne trouvera jamais réponse. L’homme a étudié pendant des années les dinosaures, leurs comportements, l’évolution, et tout ce qui tournait autour d’un sujet difficile à aborder mais qui est sans aucun doute arrivé, dans le passé, l’origine, de la vie.

En recherchant des origines de la vie moins lointaines, mais pourtant moins crédibles ou difficilement vérifiables, on se heurte à une nouvelle conception des origines de la vie, celle prônée par la religion. En effet, l’histoire ou devrait-on dire mythe, d’Adam et Eve, pourtant invérifiable, a fasciné des centaines de savants, qui cherchaient à démontrer qu’à travers cette image donnée par la bible pour illustrer le commencement de la vie, il y avait peut-être une infime source de vérité. Vérité qui aurait pu aboutir à de nombreuses réponses, ainsi qu’a de nombreuses explications précises et scientifiques. Mais c’est évidemment lorsque la science tente de se rapprocher de mythes de ce genre, qu’elle tombe généralement dans une impasse ou des thèses déjà émises précédemment.

Il est difficile de situer le début de la vie, ou de le considérer comme un moment du temps précis dans l’histoire de l’univers. Car la vie n’est pas apparue comme par magie je pense, mais plutôt suite à une évolution des espèces, à commencer par la végétation, les plantes et fleurs, ainsi que le plancton, premier commencement de la vie.

Mais il est inutile de chercher aussi loin pour trouver les origines de la vie car ce qui nous intéresse c’est notre vie, à titre personnel, individuel. Cette vie, c’est celle qui commence à la naissance, à la première seconde, de la première minute, jusqu’à la première heure, du premier jour, quand l’homme nait à l’image d’un bébé.

Chaque être humain surprend par sa rareté. En effet, même s’il existe des milliards d’êtres humains, il est théoriquement impossible sur Terre de rencontrer son double… et ce même s’il s’agissait d’un jumeau, les différences seraient pourtant encore existantes. De plus, on peut aisément imaginer que s’il existe des milliards d’êtres humains vivants, c’est sans compter ceux morts depuis des siècles aussi, dont les ossements disparurent dans la terre et la poussière, et qui grossiraient encore ce chiffre s’ils étaient pris en compte.

Pour ma part, mes premières heures ont surpris bien du monde car, outre le fait que je sois né le dimanche le plus chaud de Lorraine, il existe une photo que personne, pas même le photographe, ne put expliquer ! En effet, une sorte d’auréole était apparue sur la photo. Nombreux sont ceux qui en ont parlé durant des années ! (photo ci-dessous)

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Enfin, il est étonnant de constater qu’il nous arrive tout de même dans notre société de vouloir redevenir un enfant, peut-être pour fuir le monde extérieur. C’est le cas des séances de régression, ou des adultes portent des couches pour se rappeler cette sensation d’être « materné » qu’ils n’ont peut-être pas eue lors de leur propre enfance, au commencement.

Car comme dans toute origine de vie, la naissance est le commencement…

Chapitre II
Au commencement…

Il serait trop aisé de décrire la naissance de la vie, comme un garçon qui nait dans les choux ou une fille qui nait dans une rose ! Mais en y réfléchissant bien, on revient au début de la vie qui, comme au chapitre précédent, commence par les plantes et la nature ! L’herbe serait-elle la base de toute vie comme l’annonce Eddie Murphy dans l’un de mes films préférés « Mister G » ?

Il serait aussi je pense trop typique de présenter le nouveau-né comme l’accomplissement d’un amour entre deux personnes, car on ne prendrait pas en compte l’individualité de ce bébé, on ne considèrerait alors plus que son entité familiale père-mère-enfant, qui n’est pas l’objet concerné pour l’instant.

Imaginons-nous au début de la vie, nous venons à peine de naitre, quand je dis à peine, je parle bien avant être sortis dans le monde extérieur, bien avant d’avoir vu les médecins ou autres…

Nous sommes encore dans le ventre de notre créatrice, plus simplement notre mère. Que pensons-nous ? Que sommes-nous au départ, un simple croisement entre un spermatozoïde d’une taille insignifiante, couplée à un ovule tout aussi petit. Voilà comment deux cellules, deux entités chimiques, – et cela permettra donc à la science de prouver et d’expliquer l’acte de la naissance, et cela de toutes les explications physiques et chimiques possibles-, forment un être humain, vivant, nous.

Quels sont les organes qui se forment en premier, quels sont les sens qui se développent le plus vite ? A vrai dire nous croyons déjà tout savoir, mais nous ne pourrons former que des hypothèses sur ce que nous pensons dans ces moments précis. Le cerveau humain est déjà tout aussi complexe à ce moment même de la vie, et totalement indépendant de sa taille.

Tel des préliminaires à la vie, nous allons attendre neuf mois, un peu moins pour les plus pressés, pour sortir d’un monde clos, confiné dans un espace réduit, détaché, voire protégé du monde extérieur. Neuf mois passés à se nourrir, se former, neuf mois passés à peut-être vouloir sortir au plus vite (je parle des coups répétés donnés du ventre de la mère), puisque nous ne savons encore rien du monde qu’il y aura au dehors. Et pourtant celui-ci semble déjà nous fasciner, et, bien que je ne pense que nous n’ayons pas à ce moment-là l’intelligence nécessaire à cela, peut-être nous posons nous déjà nos premières questions sur la Vie ?

Le plus étonnant est que le mot lui-même de « vie » ne peut pas exister encore en nous car les premiers mots que nous dirons ne seront que ceux nous aurons préalablement entendus, et nous les répèteront sans en comprendre le sens tout d’abord. Mais alors comment qualifierons-nous la vie à ce moment précis ? Cela ne ressemblera forcément à rien de ce que nous avons connu ou connaissons, personne ne nous aura encore appris ce mot, et nous sortirons de notre mère neuf mois plus tard, en découvrant un nouveau monde, jamais exploré. D’ailleurs parler de la vie uniquement comme « un phénomène naturel observé à ce jour uniquement sur Terre, se manifestant au travers de structures matérielles appelées organismes vivants, ou êtres vivants, reconnaissables par la grande complexité de leur structure interne et leur activité autonome », serait comme parler de la face visible d’un iceberg d’une taille colossale !

Vous souvenez vous déjà de ce que vous avez éprouvé étant bébé, de ce que vous avez fait à un an, ou de ce que vous pensiez au moment où l’on vous a pris en photo lorsque vous avez commencé à marcher pour la première fois ? Je ne pense pas. Car même s’il est aisé de dire qu’à ce moment-là, nous avions ou non la faculté de penser, on ne peut pas se souvenir, personne ne peut se rappeler ce qui se passait dans sa tête au moment de sa naissance, et quelques années plus tard. Moi-même, mes premiers souvenirs ne remontent pas à si loin dans le passé. Et les photos de nous ne pourrons jamais nous aider.

Il est facile étant adulte d’oublier tout cela, mais étant enfant, avons-nous encore les souvenirs de notre naissance en nous ? Je parle une semaine, un mois, un an après cet événement qui a bouleversé, non, plutôt qui a marqué le début de notre vie, bien qu’à ce moment rien ne nous permettait de savoir ou de comprendre ce qui se passait. La science estime que tout individu oublie systématiquement tout ce qui se passe avant ses cinq ans.

Que comprenons-nous ? Qu’avons-nous la capacité de comprendre étant bébé ? Si l’on sait que le cerveau grandit au fil des années, on sait aussi que la capacité à apprendre (je parle notamment pour des choses telles que les langues étrangères) diminue à partir d’un certain âge et est en pleine effervescence entre 12 et 18 ans environ.

Un bébé, s’il inspire chez la plupart des personnes, un attendrissement, une attirance certaine en raison de son innocence, de sa pureté et de toutes ces choses qui font que l’on puisse trouver ce petit être si mignon, n’est en fait qu’un être humain, qui n’est pas encore vraiment formé, prêt à vivre sa vie. Il est évident de voir que jusqu’à un certain âge, on est dorloté, dirigé, couvé si l’on peut dire, par toutes les autres personnes qui nous entourent, tant et si bien que plus rien n’est laissé à notre propre découverte. Pourtant, d’instinct nous avons soif d’aventures et de découverte, et c’est ainsi que nous tentons tant bien que mal de marcher au plus vite, d’abord à quatre pattes puis sur nos deux jambes, souhaitant imiter les personnes qui nous entourent certes, mais aussi découvrir ce monde par nous même !

Prenons un exemple concret : un bébé qui ne se brûlera pas un jour avec une poêle ou autre chose, ou qui ne comprendra pas que telle ou telle chose puisse présenter un danger, ne pourra jamais évoluer. La nature voudrait presque que le fait d’interdire à cet être de faire quelque chose, l’incite, et cela malgré son âge, à faire cette chose interdite. Ce n’est qu’ainsi qu’il pourra en tirer des leçons favorables à son évolution. C’est même tout simplement ainsi, qu’il évoluera !

Cette innocence de l’enfant peut même favoriser sa « merveilleuse intelligence », comme dirait Yoda dans le film « Star Wars », car l’enfant n’a que peu d’historique ou d’expérience derrière lui, il raisonne en fonction de ce qu’il croit « bon » ou « mauvais ». Je me souviens de ce magasin d’armes aux Etats Unis, et de cette mère avec sa petite fille qui lui dit alors « Maman, il ne faut pas que le monsieur vende des armes sinon les gens vont se battre ». Certes, la mère lui répondit que ce n’était que pour se défendre, mais qui a réellement raison ici ? Le regard de l’enfant sera toujours un point de vue totalement différent de celui de l’adulte, en fonction de ce qu’il lui a été capable d’apprendre et de mémoriser, et de son innocence innée.

Mais si l’enfant est capable de mémoriser, de comprendre, et d’assimiler telle ou telle réaction, c’est déjà que son cerveau en est capable. En fait, cela marche un peu comme un lien de « cause à effet ». L’enfant enregistre au moyen d’un schéma très simple :

ACTION A = REACTION A

ACTION B = REACTION B

Et ainsi de suite jusqu’à des milliards d’action enregistrées. De plus, ce schéma se veut devenir de plus en plus complexe au fil des années qui passent. Le nombre d’actions et de réactions augmentant considérablement. Cependant, on peut remarquer que chaque action a une réaction propre, et que l’enfant ne peut savoir quel effet à l’action tant qu’il ne l’aura pas faite. C’est ce qu’on pourrait appeler un peu son sens de la découverte. Quoique l’on fasse, la vie doit suivre cet ordre, et il est inutile de se demander s’il est mieux d’avoir sa vie devant soi que derrière soi, puisque ce processus logique et nécessaire est de toute façon un passage obligé de notre vie.

A ce moment-là de sa vie, le bébé ou l’enfant fait ses propres choix mais pas forcément de manière rationnelle. S’il sourit plus à une personne qu’à une autre par exemple c’est qu’il la connait mieux ou pas du tout. S’il devait choisir entre trois peluches différentes représentant trois personnages différents comme des « Pokémon » par exemple, son choix se portera plus en fonction des couleurs de chacune des peluches (même s’il met du temps à reconnaître les couleurs) que sur un choix rationnel de ce qu’il lui plait ou non. Seule exception peut-être le dalai lama qui lors de sa réincarnation, arrive à retrouver au milieu de millions de jouets, ceux qui lui ont appartenu dans sa vie précédente !

Son propre corps peut aussi, et cela de façon innée, améliorer son système de défense en fonction des éléments extérieurs qu’il rencontre. Par exemple, il est capable d’analyser une molécule étrangère, de la reconnaitre et d’adapter son système immunitaire en conséquence. C’est pourquoi on dit qu’un bébé doit développer au mieux son système immunitaire en recevant une multitude de microbes possibles, et c’est aussi pourquoi la plupart de nos maladies (jaunisse, varicelle…) n’apparaissent qu’au tout début de notre vie.

Il en est de même pour les allergies qu’il peut développer. Je me souviens de mon ex-compagne qui était allergique mais ne savait pas par rapport à quoi exactement. On lui fit alors une injection de quatorze types d’allergènes. Finalement, l’expérience prouva que les acariens étaient la cause de son allergie, mais la cause est restée bien sûr inexpliquée.

L’enfant nouveau-né est aussi un reflet du temps qui passe, car nous nous voyons aussi vieillir au travers d’eux. De plus, en même temps que cet enfant, le monde évolue de la même façon. Un enfant né il y a cinquante ans sera totalement différent d’un enfant né aujourd’hui, en fonction de son environnement certes, mais aussi en fonction du monde auquel il doit s’adapter. Il faut comparer ce qui est comparable.

Dans un autre registre, tous les sons qu’il a entendu durant sa vie à l’intérieur même du ventre de sa mère demeurent en lui et ont été mémorisés, idem pour certaines odeurs que nous garderons à vie. Certaines choses restent mémorisées des années durant tout comme des comptines d’enfants, cette chanson avec cet éléphant qui se balançait sur une toile d’araignée, mais aussi des moments qui l’ont marqué, comme cette petite brique de lait qu’on nous donnait avant la sieste à la maternelle. Ces airs qui trottent dans notre tête, réapparaissant parfois par hasard, et que l’on fredonne plus tard. Cela me rappelle « Le lion est mort » que nous chantions au coin du feu dans la forêt, ou cette chanson sur laquelle mon ami et moi avons dansé des milliers de fois et qui commençait par « regardes, le jour se lève… ». Qui est capable de savoir ce que nous allons retenir à ce moment-là et comment nous classerons ce qui est important ou ce qui ne l’est plus suffisamment pour rester en mémoire…

Pour conclure, les évènements extérieurs autour de la naissance et la naissance elle-même sont déterminants pour la suite de la vie de l’individu mais il est intéressant de noter que plus la naissance est difficile, plus l’humain développe un système de défense autant immunitaire que moral. C’est le cas des enfants atteints de progéria qui continuent de se battre pour leurs rêves sans abandonner, mais aussi des personnes nées sans bras ni jambes et qui ont toujours cette foi en la vie et en leur bonheur. Accepter, refuser, combattre ou modifier son destin pour ne pas en faire une vie toute tracée sont le quotidien de ces personnes, et une leçon de vie de leur part vaut tous les livres et conseils du monde…

Chapitre III
L’individualisme de l’homme ou
la recherche de la personne au travers
de la masse humaine

Laissez-moi vous conter une petite histoire. A la suite d’un violent orage de nombreuses étoiles de mer s’étaient échouées sur le rivage et mourraient. Soudain une petite fille qui s’amusait sur la plage vit ses étoiles sur le point de mourir. Avec dextérité, elle prit la première étoile, et la rejeta à la mer pour qu’elle puisse continuer à vivre. Elle fit de même avec la seconde, puis la troisième. Mais bientôt la fillette dût aller de plus en plus vite car les étoiles affluaient de partout. Avec un courage et une détermination des plus impressionnantes, la fillette rejeta une à une chaque étoile à la mer. Puis un touriste vint à passer, et la voyant courir pour aider ses étoiles lui demanda : » pourquoi fais-tu cela puisque tu sais que jamais tu ne pourras toutes les sauver ? Quelle importance cela a pour toi ? »