Vladimir Jankélévitch, une philosophie de charme
160 pages
Français

Vladimir Jankélévitch, une philosophie de charme

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Description

Il s’agit ici de retrouver le « fil d’or » qui traverse l’œuvre de Vladimir Jankélévitch, et qui unit des domaines aussi divers que la métaphysique, la morale et la musique. Suivant le chemin qui a mené Jankélévitch au cœur de l’œuvre de Bergson, de Schelling et de Simmel, Joëlle Hansel part de l’intuition initiale et centrale dont jaillit sa philosophie : l’ipséité, l’unicité et la singularité absolue de la personne humaine envisagée temporellement, non dans la durée bergsonienne, mais dans l’instant. Cette défense de l’ipséité, de la personne unique et irremplaçable, est aussi le trait d’union qui relie indissolublement les « écrits philosophiques » de Jankélévitch et ceux où il traite de « l’être juif » en s’engageant sans réserve dans la lutte contre la prescription de « l’imprescriptible » et l’oubli de la Shoah. Orfèvre du paradoxe, Jankélévitch en a fait une « manière » de philosopher : la paradoxologie. Il traite des « choses premières » – l’instant, l’amour, la liberté, Dieu, la mort – en respectant ce qui, en elles, est ineffable ou indicible – ce « je-ne-sais-quoi » et ce « presque-rien » qui est tout. Dans le même esprit, Joëlle Hansel explore le paradoxe ou la tension qui anime l’œuvre de Jankélévitch : le contraste entre la nostalgie que suscite l’irréversibilité du temps, le souvenir d’un passé irrémédiablement enfui, et l’impératif inconditionnel qui prescrit de décider et d’agir, de faire le Bien « ici et maintenant » et « sans délai ». La précellence que Jankélévitch donne au Faire sur l’Être fait de lui l’un des plus grands métaphysiciens et moralistes de notre temps. En pensant toutes choses «temporellement», en donnant le primat à l’altérité ou à l’ipséité d’autrui, il rejoint les préoccupations de ses contemporains, Emmanuel Levinas, Jean Wahl, Gabriel Marcel, Martin Buber et Paul-Louis Landsberg. La lecture de son œuvre n’est pas un exercice purement intellectuel, mais une « réforme intérieure ». Elle ouvre la voie à un « idéalisme nouveau » qui donne ses droits au « charme » – à l’intangible, l’ineffable et l’indicible – sans renoncer pour autant au travail de la pensée rationnelle, à une philosophie qui invite à approfondir ce que nous savions déjà, en le regardant tout autrement.

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Informations

Publié par
Date de parution 12 mai 2014
Nombre de lectures 23
EAN13 9782845782068
Licence : Tous droits réservés
Langue Français
Poids de l'ouvrage 1 Mo

Informations légales : prix de location à la page €. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Le Philosophe Collection dirigÉe par Jean-Jacques Gonzales
v l a d i m i rj a n k é l é v i t c h u n ep h i l o s o p h i ed uc h a r m e
d um ê m ea u t e u r
– Moïse Hayyim Luzzatto (17071746).Kabbale et philosophie, Paris, Cerf, 2004.
OUVRAGES COLLECTIFS DIRIGÉS – Levinas. De l’Être à l’Autre, Paris, PUF, 2006. Publié en traduction arabe à Beyrouth, 2008. – Levinas à Jérusalem, Paris, Klincksieck, 2007. – Emmanuel Levinas. Prophetic Inspiration and Philosophy, avec Irène Kajon, Emilio Baccarini et Francesca Brezzi, Roma, Giuntina Publisher, 2008. – Emmanuel Levinas. Phenomenology, Ethics, Politics and Aesthetics, Dordretch, Springer, 2008. – Recherches lévinassiennes, avec Roger Burggraeve, MarieAnne Lescourret, Jean François Rey, JeanMichel Salanskis, Louvain, Peeters, 2011. – Levinas autrement, avec Roger Burggraeve, MarieAnne Lescourret, JeanFrançois Rey, JeanMichel Salanskis, Louvain, Peeters, 2011.
TRADUCTION – Le Philosophe et le cabaliste, de Moïse Hayyim Luzzatto, traduit de l’hébreu, Lagrasse, Verdier, 1991.
Joëlle Hansel
VLADIMIRJANKÉLÉVITCH une philosophie du charme
Festina Lente
é d i t i o n s M a n u c i u s
REMERCIEMENTS
À Julie Epelbaum, ma mère et ma première lectrice. À Françoise Schwab qui nous donne à lire Vladimir Jankélévitch « des pre mières aux dernières pages ». À Georges Hansel, MarieAnne Lescourret et Andrew Kelley qui m’ont éclairée de leurs précieuses remarques. À Éric Hoppenot et JeanMichel Salanskis dont l’amical soutien a largement contribué à la publication de ce livre. À JeanJacques Gonzales pour le chaleureux accueil qu’il a fait à mon livre aux éditions Manucius.
Ouvrage publiÉ avec le concours du Centre National du Livre
© éditions Manucius, 2012 40, rue de Montmorency - 75003 Paris www.manucius.com
À la mémoire de mon père, Lucien Marc Epelbaum
« Celui qui a été ne peut plus désormais ne pas avoir été : désormais ce fait mystérieux et profondément obscur d’avoir vécu est son viatique pour l’éternité » Vladimir Jankélévitch,L’Irréversible et la nostalgie
LISTEDESABRÉVIATIONS ŒUVRESDEVLADIMIJA R NKÉLÉVITCH
– Alt. L’Alternative – B : Henri Bergson – Corr : Une vie en toutes lettres – FI : Fauré et l’inexprimable – Inach : Quelque part dans l’inachevé – I : L’Ironie ou la bonne conscience – Irr : L’Irréversible et la nostalgie – Imp. : L’imprescriptible – JNSQ, 1957: Le Jenesaisquoi et le presquerien, première édition, 1957. – JNSQ I, II, III : Le Jenesaisquoi et le presquerien, nouvelle édition remaniée en trois tomes. – M : La Mort – MI : La Musique et l’ineffable – Ph. I : Philosophie première – Ph M : Philosophie morale – PM : Le paradoxe de la morale – S : Sources – V : Les Vertus et l’amour, tome I ou II
 ’ ŒUVRES D HENRI BERGSON – DI : Essai sur les données immédiates de la conscience, Paris, PUF, 1970 – EC : L’évolution créatrice, Paris, PUF, 1959 – PM : La pensée et le mouvant, Paris, PUF, 1969 – DS : Les deux sources de la morale et de la religion, Paris, PUF, 1948
AUTRES ŒUVRES CITÉES – Essai :PaulLouis Landsberg,Essai sur l’expérience de la mort, Paris, Seuil/Points, 1993.