Vulnérabilités, handicaps, discriminations : On en parle !
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Description

Le colloque « Vulnérabilités, handicaps, discriminations : on en parle ! » invite à dépasser les représentations banales du handicap, à repenser la vulnérabilité afin d'en révéler la positivité et ainsi favoriser l'émergence d'une nouvelle éthique qui encourage la participation des personnes handicapées. En effet, la situation de dépendance physique des personnes handicapées n'entame pas leurs capacités à s'affirmer comme individus, à exprimer leurs émotions, leur sensibilité, leur créativité et à lier des relations affectives.

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 01 mai 2014
Nombre de lectures 3
EAN13 9782336696980
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0005€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

Couverture
4e de couverture
Association Femmes pour le Dire, Femmes pour Agir
Siège : 16 rue Émile Duclaux, 75015 Paris
Tel. : 01 45 66 63 97
e-mail : fdfa.asso@free.fr
www.femmespourledire.asso.fr
Titre
Du même auteur
Chez le même éditeur
Femmes handicapées citoyennes ,
actes du colloque de FDFA le 25 novembre 2003, avec Lucie Aubrac †.
Femmes handicapées : la vie devant elles ,
actes du colloque de FDFA le 16 novembre 2005, avec Simone Veil.
Être mère autrement – Handicap et maternité ,
actes du colloque du 17 mars 2007, avec Albert Jacquard †.
Femme, Création, Handicap ,
Forum du 11 décembre 2007, avec Nicoletta.
Communication et handicap ,
actes du colloque du 5 avril 2008, avec Noëlle Châtelet.
Le fœtus, une personne ?
actes du colloque du 16 mai 2009, avec Benoîte Groult.
Violences envers les femmes : le NON des femmes handicapées ,
actes du colloque du 19 juin 2010, avec Michelle Perrot.
Femme Travail Handicap .
forum du 19 novembre 2009, DVD de 95 mn, avec Claudie Haigneré.
Handicap, estime de soi, regard des autres ,
Actes du colloque du 5 mars 2011.
Des Solitudes ,
actes du forum du 6 décembre 2011, avec Anne Quéméré,
et DVD (réal. Éric Canda, Jaris Productions).
Autonomie enchaînée, autonomie déchaîné ,
actes du forum du 24 mars 2012, avec Françoise Héritier.
Femmes handicapées, citoyennes avant tout, 2003-2013 ,
livre du 10 ème anniversaire de FDFA.
La citoyenneté au féminin ,
forum du 11 avril 2013, 10 ème anniversaire de FDFA.
Copyright
© L’Harmattan, 2014
5-7, rue de l’Ecole-Polytechnique, 75005 Paris

http://www.harmattan.fr
diffusion.harmattan@wanadoo.fr

EAN Epub : 978-2-336-69698-0
Avertissement
Avertissement : un certain nombre d’interventions ont été transcrites à partir de l’oral. Cela entraîne une disparité dans les styles que les lecteurs voudront bien nous pardonner !
Allocution de Maudy Piot
Présidente de FDFA

C’est ensemble que nous allons changer notre regard sur les différences : plus je vis, plus je constate que la diversité et la pluralité sont des richesses extraordinaires. C’est ensemble seulement que nous pourrons changer le regard sur les différentes formes de handicap, que nous ferons en sorte de pouvoir vivre notre handicap comme les citoyens et les citoyennes à part entière que nous sommes, et qui avons droit au respect. La citoyenneté, c’est quelque chose de sérieux, qui engage, il ne faut pas que ce terme soit galvaudé.
Tous les intervenants de ce colloque que nous avons organisé sont des amis de longue date et cela me fait chaud au cœur qu’ils viennent partager leur savoir, pour que ce soir, en rentrant chez vous, vous puissiez dire, je l’espère : « Je suis un peu différent, j’ai saisi quelque chose de cette singularité, de cette vulnérabilité », puisque c’est le thème de notre journée.
Ce thème ne reflète ni sentiment de pitié, de compassion, ni misérabilisme. La vulnérabilité est un entre-deux dans lequel on retrouve la puissance de l’imprévu, la force de l’impensable. Le handicap, revenons à son origine : c’était bien le cheval le plus fort à qui l’on donnait une charge supplémentaire afin que l’égalité des chances soit respectée. Le handicap signifierait donc : être le plus fort. On a réduit cette magnifique énergie, à un moins, à une faiblesse. Je voudrais que ce mot disparaisse et que l’on parle tout simplement de singularité, de richesse différente, de citoyenneté autrement vécue. Le handicap se prend à bras le corps et il faut se battre contre les discriminations. Nous ne devons jamais accepter d’être discriminés, nous devons revendiquer notre autonomie, prendre le temps d’écrire et de dire : cette discrimination-là, nous n’en voulons pas, nous sommes des citoyens et nous nous battons pour que notre vie soit la plus dynamique possible, pour que nous puissions transmettre à tous qu’être en situation de handicap est une richesse pour la société entière, et que cela ne nous empêche pas de vivre pleinement !

Quand nous avons travaillé pour organiser cette rencontre, ces trois mots Vulnérabilité, Handicap, Discriminations m’ont évoqué la brume, une forêt épaisse et noire. Mon imaginaire m’a apporté des images de petitesse, de barrages infranchissables, des images de personnes tâtonnant avec une canne, des « estropiés » essayant de se déplacer, une horde de fauteuils roulants dévalant une pente abrupte arrivant à l’océan. Des mots, des paroles ont dansé dans ma tête ; des mots durs, impitoyables, renforçant la représentation négative des « handicapés ». Des récits, des histoires vraies racontées par des personnes singulières me sont revenus. Un mélange de belles et magnifiques expériences venaient se heurter aux discriminations. Des rires et des larmes se mêlaient dans le quotidien des différences.
J’ai heurté le bord de ce chemin des diversités, émerveillée par la beauté du partage, de la solidarité. Je suis restée ébahie devant le manque d’accessibilité de l’environnement, scandalisée par l’exclusion des passants différents, laissés sur le bord de la route.
D’où la nécessité, sans appel, de ce colloque.
Les différentes intervenantes et intervenants vont chacune, chacun, selon sa discipline, son expérience, raconter l’histoire de ces trois mots. Chacune et chacun avec sa sensibilité nous fera partager, nous fera entrevoir une parcelle de vérité.
Quand on se trouve en situation de handicap, la vulnérabilité résonne à contre-courant des représentations habituelles. La vulnérabilité renvoie à la faiblesse, au corps abîmé, à une moindre défense. Il est vrai que la singularité donne à voir une certaine vulnérabilité, parfois réelle, parfois accentuée par le regard de l’autre, par la compassion des autres. Comment trouver l’équilibre entre le soutien dont on a besoin et la main tendue qui veut donner à tout prix ? Il est difficile d’imaginer qu’une personne en fauteuil se sent forte, puissante, que sa vulnérabilité soit identique à celle de celui que l’on qualifie de valide. Les mots butent sur le difficile partage des différences, sur l’incompréhensible.
Comment ici vous faire partager ce ressenti d’être handicapé, différent, quand au quotidien on se vit, on se sent tout simplement une personne ? C’est le regard qui nous rend différent, le manque d’accessibilité de l’environnement.
Les discriminations sont des brûlures qui laissent des traces, car elles renvoient avec violence à des situations que l’on avait oubliées. Elles renvoient à la non-conformité, à l’exclusion, à la marge.
Ce besoin de souligner les différences ne viendrait-il pas de l’angoisse inhérente à l’être humain qui ne se sent bien qu’avec ses semblables ?
L’extraordinaire du handicap est cette diversité des corps, des esprits, des sens. Je veux dire que nos difformités, nos limites, nos aspects étranges devraient être source de création, d’accueil, d’étonnement joyeux, d’interrogations positives. Ce mélange d’informe, de malhabile, devrait être regardé avec convoitise et joie. Depuis la création de notre association où toutes formes de singularité sont accueillies, j’ai reçu tant et tant de richesses, de dons, d’échanges que je me dis souvent que la richesse de la pluralité m’a changée, m’a transformée. Je ne pourrai jamais être assez reconnaissante de tous les magnifiques cadeaux reçus.
Je ne dirai pas qu’être handicapée soit la panacée mais je soutiendrai que les différences, que les handicaps, les singularités sont des signes de vie. Que se battre, travailler pour l’égalité des chances pour tous, réveille de la torpeur. Les femmes handicapées doivent se battre pour faire reconnaitre leur citoyenneté. Nous avons traversé des siècles de domination masculine, des siècles où une norme unique était la seule loi. Aujourd’hui, grâce aux engagements de nos aîné(e)s, nous pouvons regarder autrement les différences, nous pouvons exiger l’égalité, nous devons dire haut et fort que les personnes handicapées sont des citoyennes à part entière et que nous ne céderons ni devant les discriminations, ni devant le sexisme ; que chaque personne handicapée est autrement capable de vivre sa vie de femme et d’homme.
Allocution de Sylvie Savignac 1
Je suis ravie d’être ici avec vous aujourd’hui. C’est la semaine de l’emploi des personnes handicapées, donc le groupe La Poste et beaucoup d’entreprises sont très mobilisés autour de l’Adapt 2 . Je suis ravie d’avoir croisé la route de Maudy Piot il y a un an, et d’avoir accompagné ses actions, nous serons toujours à ses côtés.
Le groupe La Poste, ce sont près de 250 000 personnes, rien que pour la maison mère, et 270 000 pour le groupe, car il y a des filiales. C’est une énorme entreprise, nous représentons presque 1% de la population active française et la diversité est une évidence. J’ai la charge et le bonheur d’être responsable des politiques handicap et diversité , ainsi que de la parité. Aujourd’hui, je suis doublement mobilisée, vis-à-vis des femmes et vis-à-vis du handicap. La première de mes missions est de prévenir et de lutter contre les discriminations, c’est vous dire si pour moi le thème de ce colloque est important. Répondre à nos obligations légales puisque nous en avons : elles peuvent paraître parfois pesantes en termes de procédures : reporting sur l’égalité hommes/femmes, déclaration d’emploi des travailleurs handicapés etc.
Mais l’important c’est d’agir et nous avons des engagements sur tous les axes possibles en lien avec l’emploi et les personnes en situation de handicap, avec le parti pris de dire que toutes nos fonctions sont accessibles aux personnes en situation de handicap, sans exception. Notre approche du sujet vise d’abord à recruter les personnes essentiellement selon leurs compétences, et non pas avec des a priori.
Nous avons un engagement de recrutement de 480 personnes sur trois ans. Sur deux ans, nous avons déjà recruté 300 personnes avec handicap, c’est une satisfaction mais il faut maintenir le cap.
Il s’agit, après le recrutement, d’accueillir les personnes, d’adapter leur poste, de leur permettre d’accéder à la formation... Nous avons des référents handicap dans toutes nos entités opérationnelles, ce qui nous a permis de sensibiliser un grand nombre de personnes. Nous allons former mille managers sur le handicap, un vaste programme de formation en perspective.
Au terme de ces trois années, Nous serons un peu plus professionnalisés sur l’approche du handicap. Il existe des handicaps sur lesquels nous voulons progresser, le handicap psychique notamment, et travailler tous ensemble pour démontrer que c’est avec toutes les différences, que la Poste avance.
1 Responsable des politiques handicap et diversité et de la parité à la Poste.
2 L’association pour l’insertion sociale et professionnelle des personnes handicapées (L’Adapt).
Allocution de Pénélope Komitès 3
En travaillant sur la thématique de ce colloque, j’ai analysé les termes : vulnérabilités, handicaps, discriminations... Pourquoi associe-t-on souvent ces trois termes quand nous nous exprimons ? Il me semble que c’est parce qu’on associe les notions de handicap et de vulnérabilité qu’on arrive aujourd’hui à une discrimination envers des personnes en situation de handicap. La vulnérabilité, c’est ce qui est fragile, précaire, blessé. Et le handicap est pour beaucoup associé à une incapacité, un désavantage, une limitation...

Je crois qu’on se trompe dans la définition du handicap, car quand on recherche l’origine du terme, il n’était pas associé à ce qui, comme notre société le pense souvent, avait quelque chose en moins, mais plutôt à ceux dont les performances dépassaient celles des autres, puisque ça vient de l’expression anglaise : hand in cap , qui veut dire : main dans le chapeau .

Dans le troc de biens entre personnes, il fallait rétablir une égalité de valeurs entre ce qui était donné et ce qui était reçu, et celui qui recevait un bien d’une valeur supérieure devait mettre quelque chose dans le chapeau pour rétablir l’équité.

C’est quelque chose qu’on a beaucoup appliqué aussi au monde sportif, notamment aux courses de chevaux, car handicaper un concurrent, c’est diminuer ses chances de succès, en lui mettant un poids supplémentaire par exemple pour égaliser les chances de tous les partants.

Un britannique (Philip Wood) a transformé cette vision du handicap avec sa classification internationale, en utilisant des termes qu’on entend encore trop souvent : déficience, incapacité, désavantage.

Ces mots ont un sens et induisent dans notre société la représentation qu’on se fait du handicap. Je crois que c’est aussi parce qu’on a beaucoup utilisé ces mots que les pouvoirs publics ont mis en place depuis des années des politiques spécifiques, car on a toujours pensé qu’il fallait protéger, qu’il était nécessaire de compenser le handicap, et non pas penser la société autrement. C’est quand même dommageable...

En 2001, quand j’exerçais les fonctions d’adjointe en charge du handicap à l’Hôtel de Ville, et que j’examinais pour la première fois les budgets sur ce secteur, on m’avait donné une nomenclature budgétaire où il était indiqué : « grands invalides ». J’ai demandé à changer l’intitulé de ligne. On m’a dit : ça ne va pas être possible. Il était impensable pour moi de garder cet intitulé. Cette notion a évolué dans les années 2000 quand on a introduit la notion de « en situation de handicap ».

Quand on parle de situation de handicap, on met en avant l’importance de l’environnement dans la création du handicap, et le fait que si certaines activités peuvent être restreintes, aucune ne doit être empêchée, il n’y a pas de handicap, il y a peut-être des situations plus difficiles que d’autres, et c’est à la société de s’adapter aux besoins et pas l’inverse.

C’est en pensant toutes nos politiques publiques de manière inclusive et en travaillant en amont qu’on arrivera à cette société inclusive. Chez certains de nos voisins en Europe, notamment en Europe du nord et dans les pays scandinaves, la règle c’est l’inclusion sans discrimination. C’est avec cette philosophie majeure de non-discrimination que ces pays ont réussi à rendre la cité accessible.
Quand je dis une cité inclusive, c’est une société qui s’adapte aux besoins de la personne, en allant au-devant de ses demandes pour lui donner toutes les chances de réussite dans sa vie, comme tout un chacun.
Les mots ont un sens, il faut aussi travailler sur la manière dont nous nous exprimons, car c’est en utilisant de mauvais mots qu’on continue à exclure une partie de la population.
3 Adjointe à la maire du 12 e arrondissement de Paris, chargée des affaires sociales, de la santé, de la solidarité et des personnes en situation de handicap
Fondements pour une société inclusive ou la société en héritage
Charles Gardou 4

Je me réjouis d’être avec vous, ici à Paris, à l’occasion de ce nouveau colloque de l’association FDFA. Merci à vous tous de votre présence et un merci particulier à Maudy Piot de la confiance qu’elle m’a témoignée en m’invitant à donner cette conférence et à parrainer cette journée.
Nous sommes convenus avec elle de consacrer la réflexion que je vous propose à la notion de société inclusive. Mais permettez-moi d’abord de situer mon propos sur une toile de fond, en mettant en lumière quelques repères à l’échelle du monde et de notre pays.

Toile de fond :
1 er rapport mondial sur le handicap (9 juin 2011).
Dû à l’Organisation mondiale de la santé et à la Banque mondiale, il indique que, sur une population mondiale de 7 milliards 5 , plus d’un milliard de personnes sont en situation de handicap, soit 15%. Si l’on inclut les membres de leur famille – parents, fratries, conjoints – quotidiennement impliqués, plus d’un tiers des habitants de la planète se trouve donc concerné de façon directe ou indirecte.

Au-delà de ces données quantitatives, ce rapport indique que les personnes en situation de handicap rencontrent des obstacles à tout moment de leur existence : dans l’accès à l’Ecole, à l’Université, aux lieux professionnels ou culturels, aux moyens de transport et aux technologies de la communication, etc. Leurs chances restreintes de scolarisation et d’accès à des études supérieures compromettent leur devenir professionnel. Aussi vivent-elles majoritairement en-deçà du seuil de la pauvreté, prisonnières d’un cercle vicieux handicap-pauvreté-maltraitance-discrimination.
Convention Internationale des Nations-Unies relative aux droits des personnes handicapées, adoptée en 2006 par l’Assemblée Générale des Nations-Unies [signée par la France le 30 mars 2007 et ratifiée, avec son protocole facultatif, le 1 er avril 2010]
Cette convention, premier instrument international juridiquement contraignant, ambitionne de remédier aux privations de patrimoine humain et social, dont les personnes fragilisées par un handicap sont parmi les premières victimes. En dépit du système actuel des Droits de l’homme, censé protéger et promouvoir leurs droits, les normes et mécanismes en place ne parviennent pas à leur fournir une protection adéquate. Malgré divers textes, règles et engagements nationaux ou internationaux, elles continuent, à des degrés divers, à faire l’objet de violations de leurs droits dans toutes les parties du monde.
Etude de l’OMS sur la violence envers les enfants en situation de handicap (12 juillet 2012)
Diffusée dans une revue scientifique médicale britannique, The Lancet , elle révèle que les enfants en situation de handicap ont environ 4 fois plus de risques que les autres d’être victimes de violence. C’est le résultat de 17 recherches, portant sur plus de 18 000 enfants vivant dans des pays à haut revenu, comme l’Espagne, les Etats-Unis, la Finlande, la France, Israël, le Royaume-Uni ou la Suède.
Réunion de l’Assemblée générale des Nations Unies sur le handicap (24 septembre 2013)
Ban Ki-Moon, secrétaire général de l’ONU, a donné le coup d’envoi de ce qui a constitué un événement historique pour un milliard de personnes à travers le monde, au cours duquel il a été demandé aux États membres d’inclure la problématique du handicap dans leur programme de développement pour l’après 2015 et de favoriser ainsi la contribution des personnes concernées à l’économie mondiale.
Rapport mondial de l’UNESCO sur l’éducation pour tous (16 octobre 2012)
Pour la première fois, depuis la publication du rapport de 2002, les chiffres en matière d’éducation stagnent. Aujourd’hui encore, 61 millions d’enfants en âge de fréquenter l’école primaire (pour une bonne part, des enfants en situation de handicap) ne sont pas scolarisés à travers le monde ; 250 millions ne savent ni lire, ni écrire, même après 4 années passées à l’école ; 71 millions quittent l’enseignement secondaire sans qualification. Cette carence, qui entrave l’accès au marché du travail, démontre qu’aucun système éducatif dans le monde ne peut plus faire l’économie d’une réflexion sur l’éducation inclusive.
Données de l’INSEE sur le niveau de qualification des personnes en situation de handicap (2012)
80% des personnes en situation de handicap ont un niveau de qualification inférieur au Baccalauréat, ce qui explique, en grande partie, un taux de chômage équivalent au double de celui de la population générale, et ce en dépit de la progression d’un tiers, depuis 2005, du nombre d’étudiants en situation de handicap dans l’enseignement supérieur [NB : actuellement, ils sont environ 11 000 à l’Université, dans les grandes écoles ou les IUT].

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