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Le Livre de Montreuil-aux-Pêches - Théorie et pratique de la culture de ses arbres

De
528 pages

Une fonction est un acte simple ou composé, persévérant, toujours le même, en vue de l’accomplissement d’un devoir naturel, voulu ou imposé.

La force qui produit l’acte, l’instrument qui s’acquitte de la fonction, l’outil qui aide à l’accomplir, est un organe.

L’organe est donc une force, un instrument ou un outil qui remplit une fonction déterminée.

Un être, homme, arbre ou machine, dans lequel il y a des organes, est un organisme.

Fruit d’une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.


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Hippolyte Langlois
Le Livre de Montreuil-aux-Pêches
Théorie et pratique de la culture de ses arbres
QU’EST-CE QUE CE LIVRE ?
* * *
Ceci est le livre de MONTREUIL-AUX-PÊCHES, le manue l de sa pratique, l’évangile de son arboriculture. Depuis deux siècles et demi, les jardiniers de Mont reuil, qu’on a toujours appelés du nom générique de cultivateurs, n’ont pas cessé d’ap pliquer leurs facultés d’observation à l’amélioration progressive de la pr atique arboricole. Leurs pêches ont acquis une réputation européenne, et leurs arbres u ne splendeur de formes inconnue ailleurs. Ce travail patient, au pied de leurs murs et dans l es côtières, a dû forcément s’accomplir au détriment de la science théorique, e t les jeunes gens d’aujourd’hui, mis de bonne heure. et sans peine au courant d’une prat ique séculaire, ont senti le désir bien légitime de joindre à cette pratique toute fai te la théorie qui couronne le savoir-faire et révèle le secret des phénomènes de la végé tation. L’horticulteur n’est complet, lui surtout, qu’à cet te condition : produire et se rendre compte. Virgile, en parlant de lui, disait il y a d eux mille ans :
Heureux qui des effets peut connaître les causes !
La première idée de ce livre nous a été suggérée pa r le désir de parfaire l’instruction des travailleurs, amateurs ou jardiniers, en mettan t la science à la portée des intelligences les moins préparées à la recevoir. Le s grands praticiens de Montreuil ont commencé l’œuvre en publiant le résultat de leurs t ravaux. Mozart, Félix Malot, Alexis Lepère et Félix Picot ont écrit ou dicté des manuel s spéciaux, pleins d’observations utiles, mais nuls quant à la science végétale. On d irait même qu’ils n’ont pas voulu savoir qu’il existe au-dessus de toute pratique arb oricole des principes qui l’éclairent et la complètent. Quoi qu’il en soit, Montreuil leur doit, pour une g rande part, ses fruits incomparables, ses arbres qu’on lui envie et sa grande réputation. C’est dire, en un mot, que nous mêlons volontiers n os hommages à la reconnaissance du pays pour leurs travaux. Dieu nous garde de rabaisser leur œuvre, que nous v enons, au contraire, agrandir et compléter. La meilleure preuve de notre estime p our eux, c’est que nous élevons nos théories sur leur pratique comparée, et que gén éralement on ne bâtit que sur un fondement solide. Assurément la science végétale, anatomie, physiolog ie et pathologie, n’est pas nouvelle ; nous ne prétendons pas même en étendre i ci les limites. Une tâche plus m o d e s te et non moins utile a sollicité nos efforts : celle de vulgariser cette belle science, de la rendre abordable aux travailleurs, d e la débarrasser de ses nuages et de lui faire parler la langue de tout le monde, san s pourtant en diminuer la puissance ni l’intérêt. Si le résultat répond à nos intention s, nous voulons qu’avec l’aide de ce livre seul, sans le secours d’aucun maître, on appr enne ce qu’il n’est plus permis aujourd’hui d’ignorer dans le mécanisme de la végét ation. C’est à cette théorie simplement et brièvement expo sée que nous consacrons notre première partie. La deuxième comprendra la culture pratique du pêche r à Montreuil-aux-Pêches. Sur
ce point encore, il ne s’agit ni de système personn el à faire prévaloir, ni d’idées nouvelles à préconiser aux dépens de n’importe qui. Nous exposons les méthodes consacrées avec leurs diverses variantes et les pro cédés de chacun. C’est donc leLivre de tous nos cultivateursnous écrivons, et les personnes que étrangères au pays peuvent être certaines d’avoir l e dernier mot de ce qui se fait chez nous. La culture du pêcher, dans nos jardins, a été poussée à ce point de perfection qu’on peut la prendre telle qu’elle est. Nous tenons à le dire hautement, c’est avec la coll aboration de tous les praticiens intelligents du pays que nous avons écrit cette deu xième partie, relative à là pratique arboricole et la plus importante de ce livre. Le temps n’est plus aux mystères, et les meilleurs esprits de Montreuil, sachant que leur sol est pour beaucoup dans leur succès et que la divulgation d’une belle culture, jusqu’à présent localisée, est pour ainsi dire un d evoir national, se sont prêtés de la meilleure grâce du monde à cette collaboration. La troisième partie traite du pommier, du poirier, du cerisier et du prunier. Nous nous permettons d’appeler l’attention du lecteur sur cet te étude, en laquelle nous avons pour adversaires jurés la routine par en bas, et, p ar en haut, des systèmes intolérants qu’il serait pernicieux d’appliquer de confiance. Une fois nos arbres connus dans leurs organes et da ns leurs produits incomparables, on arrive logiquement à la pathologi e, c’est-à-dire à la description des maladies auxquelles sont sujets nos arbres fruitier s, et aux moyens qu’il convient d’adopter pour les combattre. C’est notre quatrième partie. Enfin, dans la cinquième, on traite des différentes natures de terrain, les unes propices d’elles-mêmes à la culture des arbres frui tiers ; les autres, rebelles à cette culture ou facilement amendables. De là aux engrais, il n’y a qu’un pas, et nous le f ranchissons pour étudier les questions de fumure, science toute récente qu’on ne saurait trop vulgariser. Voilà notre livre. A l’intelligent bataillon des jeunes travailleurs d e Montreuil, à ces recrues initiées dès l’enfance à la grande pratique et chargées de p orter haut et ferme le glorieux drapeau des pères, notre œuvre d’ami et de compatri ote apporte le complément indispensable d’une instruction théorique et solide . Pour ce qui est des étrangers à la localité, elle c onstitue le Manuel complet d’une culture sans rivale au monde. Au siècle dernier, le s amateurs du jardinage, qu’on appelait descurieux,risquaient dans les chemins effondrés amenant d  se e Paris à Montreuil et rôdaient vainement autour de nos enclo s fermés pour tâcher de surprendre les mystères de cette culture. Les curie ux d’aujourd’hui, plus heureux que ceux-là, n’auront pas même à se déranger. Le présent livre ira leur porter nos secrets chez e ux, propriétaires ou jardiniers. Quand on aura lu ces pages avec attention, nous avo ns la confiance qu’on nous rendra le témoignage de n’avoir épargné ni les rech erches, ni les soins, ni l’intention de bien faire, ni même le luxe typographique le plu s complet. Car, pour dernier cachet, nous avons confié l’exécution de cet ouvrage à la m aison Firmin-Didot, qui est à l’imprimerie ce que Montreuil est aux pêches, une c outumière de chefs-d’œuvre. Il existe au territoire de notre vaste commune, à q uelques enjambées des remparts de Paris, une rigole naguère à ciel ouvert, aujourd ’hui souterraine, appelée leRu des orgueilleux.els tout le long de sonC’étaient, en ce temps-là, des coassements perpétu parcours. Une voûte a récemment éteint ces voix de grenouilles.
Des voix semblables, venues de l’orgueil en révolte , eussent pu coasser autour de ce livre, s’il eût été personnel ; mais la collabor ation collective des plus habiles praticiens du pays étouffera certainement les récri minations intéressées. Et maintenant, c’est avec un sentiment de reconnais sance profonde et de légitime fierté que nous renvoyons à ces collaborateurs amis ce qu’il peut y avoir de mérite dans cet ouvrage spécial. Et tout en reconnaissant qu’il eût été possible de faire mieux, nous avons néanmoins élevé pieusement ce monument filial à la gloire de Montreuil-aux-Pêches.
LA LÉGENDE DES PÊCHES
* * *
Avant d’aborder un sujet aussi considérable que cel ui dont on connaît le cadre maintenant, il convient de réunir en une gerbe serr ée tout ce que la légende et l’histoire nous ont transmis de détails sur l’intro duction de la culture arboricole à Montreuil, et d’attacher ce bouquet au frontispice de ce livre tout de science et de pratique. La pêche qui descend au grand marché parisien pour faire remonter chez nous la fortune, un million, par exemple, en cette année 18 74, mérite bien cet honneur. Donnons d’abord sur le pays une courte notice qui l e fera connaître. Montreuil touche aux remparts de Paris à l’ouest et va s’allongeant à l’est jusqu’au fort de Rosny. Il s’enfonce au midi dans Vincennes et touche au nord au territoire de Romain ville. C’est une des plus vastes communes de la banlieue parisienne. D’après le dernier recensement, la population monte au chif fre de 12,232 âmes, en augmentation de trois mille sur le recensement préc édent. Avant dix ans, nous serons à vingt-cinq mille. On y accède de Paris au moyen d’omnibus spéciaux qu i. partent de la rue Saint-Paul, et par le chemin de fer de Vincennes. Au moyen âge, on appelaitMonstier, et par corruptionMoustier,monastère, un maison retirée, solitaire, où priaient des moines. Du grecmonos,seul. Le nom de Montreuil actuel, au douzième siècle et d epuis, a changé son latin bien des fois, sans pourtant s’écarter sensiblement de s on origine. On a ditMonsteriolum, Monsterolium, Monsterolum, Monterolum, Musteriolum, Musterolum, Mosterolium,petit monastère, habitation d’un seul moine ou de quelque s moines seulement. En français, on disait :Mousterol, Monsterul, MonstereuletMontreul. Le nom deMontereau,ation.son ancien château seigneurial, a la même signific L’histoire locale n’a jamais trouvé la moindre trac e d’un monastère existant aux anciens jours sur le territoire de Montreuil. Il es t donc probable qu’un solitaire, y demeurant dans une petite retraite, a fait dans l’o rigine donner ce nom au pays. La maison qu’habite aujourd’hui M. Émile Savart, da ns la rue Pépin, paraît bien avoir été jadis une maison de religieuses, comme l’ indique laRuelle-aux-Sœurs, qui part de ce point pour aller rejoindre la rue de Ros ny ; mais rien ne prouve absolument que ce couvent de femmes, dont il ne reste qu’un so uvenir, ait eu une origine assez ancienne pour faire appelerMonastèrel’embryon de village qui fut depuis Montreuil. L’abbé Lebeuf, savant antiquaire, chanoine de l’égl ise d’Auxerre, auteur d’un vaste ouvrage sur le diocèse de Paris, imprimé en 1754, a donné sur Montreuil les seuls détails dont on a dû se contenter. L’Annuaire de Sc eaux résume comme suit ces courts documents : er « Dès le règne de Philippe I , en 1062, Montreuil était un village considérable, et le chapitre de Notre-Dame y avait de grandes propriété s, que Foulques, évêque de Paris, augmenta encore par une donation, en 1103. Les rois de France avaient un domaine à Montreuil ; on voit en effet Louis le Gros établir les religieux de Saint-Victor de Paris, en 1113, et leur donner sur ce domaine le labourage de deux charrues. Ces religieux étaient s eigneurs de Montreuil et y avaient droit de justice. L’abbaye de Saint-Martin de Paris et l’abbaye de Li vry avaient aussi quelques
pièces de vigne à Montreuil. Les vignes de l’abbaye de Livry étaient au lieu dit Talemoy, aujourd’hui Tillemont. Les chevaliers du Temple étaient propriétaires de c inq arpents de terre à Montreuil ; ils s’en disaient seigneurs et y avaient droit de j ustice. En 1224, Ollivier de la Roche, prieur de cet ordre, les échangea avec l’abbaye de Sainte-Geneviève. Philippe-Auguste, en 1393, abandonna une partie du domaine de Montreuil au sire Gaucher de Châtillon, lorsqu’il acquit de lui le ch âteau de Pierrefond. Au commencement du quinzième siècle, il donna le surpl us à Guillaume de Garlande, cinquième du nom. On voit encore, parmi les seigneurs de Montreuil, G uillaume Barraud, secrétaire du roi, banni en 1409 pour crime de lèse-majesté, et d ont l’héritage de Montreuil est donné au comte des Vertus par Charles VI. — Jean Tu rquan, en 1439. — Dreux-Budé, garde des chartes du roi et audiencier de la chance llerie de France en 1466. — Jacques Huault, en 1495, et ses successeurs jusqu’en 1543. En 1580, François de Maricourt, chevalier de l’ordr e du roi, figure comme seigneur de Montreuil. En 1750, la seigneurie de Montreuil appartenait au comte de Sourdis. Pendant la captivité du roi Jean le Bon et les incu rsions des Anglais, Montreuil eut beaucoup à souffrir de la faction d’Étienne Marcel (1355), prévôt de Paris, qui soutenait les prétentions de Charles le Mauvais, ro i de Navarre, à la couronne de France. A son retour de captivité, Jean, par lettre s du mois de mars 1360, exempta Montreuil de toute charge, à la seule condition d’e ntretenir les fontaines du pays, dont l’eau venait aux viviers de Vincennes. Pierre de Montreuil, architecte, qui bâtit le célèb re réfectoire de l’abbaye de Saint-Germain des Prés, et qui conduisit les travaux de l a Sainte-Chapelle, était né à Montreuil. La Pissote de Vincennes dépendait originairement de la paroisse de Montreuil, ainsi que d’autres hameaux ou écarts, tels que : Tillemont, qui avait appartenu à l’abbaye de Livry ; Saint-Antoine, plus anciennement appelé Aunay ; Boissière et Fortière ; la seigneurie de Montereau. Au treizième siècle, Montereau appartenait au cheva lier Étienne, puis à l’abbaye de Sainte-Geneviève. Au seizième siècle, il passa entr e les mains de MM. Desjardins, conseillers au Châtelet et échevins de Paris. Aujou rd’hui, Montereau appartient à M. Sueur, maire de Montreuil, qui y a établi une fabri que considérable de cuirs vernis. » MAISONS HISTORIQUES. — Il n’est pas sans intérêt de compléter ces renseignements par des indications qui deviendront de jour en jour plus difficiles à donner. La Seigneurie, rue oint, a été laMarchande, propriété actuelle de M. Vitry, adj résidence rurale de Colbert, le grand ministre de L ouis XIV. Échue plus tard à Pesnon le Seigneur,annuelle en faveurde la commune et fondateur d’une rente  bienfaiteur d’une rosière. Le buste de Pesnon, en bronze, a été solennellement placé dans le grand salon de la mairie, en juillet 1871. Rue Marchande,ette maison, où il 41. Cupis, violoniste de l’Opéra, se retira dans c devint un grand cultivateur de pêches, avec les leç ons de Pierre Pépin. Rue Marchande,il de la ceriseMaison d’Augustin Préaux, importateur à Montreu  5. anglaise. Ce cultivateur, mort très-âgé, le 26 octo bre 1836, avait reçu chez lui, en 1822, le duc d’Orléans (depuis Louis-Philippe) avec sa famille. Les Pépin avaient occupé la maison Colmet d’Aage, r ue Pépin. Lebour a demeuré
mzard, rue du Milieu, n° 66.ême rue, n° 20. Mériel, même rue, maison Colmet. Mo Girard, maire, rue du Milieu, n° 8. Félix Malot, ru e du Milieu, n° 100. La famille Pépin est éteinte. Une autre famille ancienne est celle des Bonouvrier dont le nom ne saurait maintenant tomber dans l’oubli. Pierre, mort depuis longtemps, père des deux frères actuels, Frédéric et Joseph, a laissé son nom deBonouvrierà la pêche tardive la plus en honneur à Montreuil. Ce cultivateur demeurait ru e Marchande, 46. Arrivons maintenant à notre sujet spécial. Il est i ncontestable. que, dès 1600, on cultivait le pêcher à Montreuil. Nous en avons pour témoin l’abbé Jean-Roger Schabol, un curieux d’il y a cent vingt-cinq ans, qui fit su r place une longue et laborieuse enquête, afin de savoir l’âge au juste de la glorie use culture en nos enclos. La pêche est vieille comme le monde. Son lieu géogr aphique, ou pays d’origine, paraît avoir été le plateau central de l’Asie, la P erse, d’où son nom demalus persica, pomme persique. On dit qu’en son pays natal, sous des latitudes éga les à celles de notre Algérie, elle fut primitivement, à l’état sauvage, comme imprégné e d’un poison violent, qu’on appelle acide cyanhydrique, ou acide prussique, et qu’on rencontre chez nous en quantité très-appréciable dans l’amande amère, sa c ousine germaine. Il est probable que, même en Perse, la culture avai t pu de bonne heure la débarrasser de son huile vénéneuse ; autrement les Romains, grands appréciateurs des bonnes choses, et qui n’avaient d’amour que pou r celles-là, l’eussent négligée comme inutile et laissée sous le ciel de l’Orient. Ils importaient tout pour la table et rien pour la science. A ce compte, il y aurait au moins vingt siècles que la pêche vint en Europe, en Italie d’abord, à la suite des armées romaines, et s’accli mata tant bien que mal dans ce milieu nouveau. Arriva-t-elle pêche, brugnon ou pavie ? Fut-elle im portée d’Asie en ses trois variétés ?
Pêche grosse-mignonne.