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L'Ami intérieur. Libérer le meilleur de soi

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Français
568 pages

Description

À travers ses expériences de médecin, de thérapeute et d’animateur de groupe de développement personnel, l’auteur partage la quête intense qui l’a mené à une ressource intérieure naturelle d’amour, un lien précieux à soi, aux autres, à son environnement, à l’Humanité. C’est ce qu’il a nommé l’«Ami intérieur».
Par de multiples outils cognitifs, énergétiques, corporels, ainsi qu’un conte métaphorique, il invite à un cheminement initiatique par étapes pour se libérer de ce qui entrave cet Ami intérieur et se réaliser. Révéler le meilleur de soi, c’est aussi le rencontrer, s’y rallier et se pacifier.
L’Ami est un Sourire à soi-même, à l’autre et à l’existence ; une invitation à une évolution individuelle et collective, positive et saine.

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Date de parution 30 mai 2018
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EAN13 9782081433076
Licence : Tous droits réservés
Langue Français

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r D Halim Youcef-Dumez
L’Ami intérieur « Libérer le meilleur de soi »
Flammarion
Tous droits réservés © Flammarion, Paris, 2018
ISBN Epub : 9782081433076 ISBN PDF Web : 9782081433083 Le livre a été imprimé sous les références : ISBN : 9782081433021
Ouvrage composé et converti parPixellence(59100 Roubaix)
Présentation de l'éditeur Libérez votre Ami intérieur À travers ses exdériences De méDecin, De théradeute et D’animateur De groude De Déveloddement dersonnel, l’auteur dartage la quête intense qui l’a mené à une ressource intérieure naturelle D’amour, un lien dré cieux à soi, aux autres, à son environnement, à l’Humanité. C’est ce qu’il a nommé l’« Ami intérieur ». Par De multidles outils cognitifs, énergétiques, co rdorels, ainsi qu’un conte métadhorique, il invite à un cheminement initiatiqu e dar étades dour se libérer De ce qui entrave cet Ami intérieur et se réaliser. Révél er le meilleur De soi, c’est aussi le rencontrer, s’y rallier et se dacifier. L’Ami est un Sourire à soi-même, à l’autre et à l’e xistence ; une invitation à une évolution inDiviDuelle et collective, dositive et s aine.
Halim YOUCEF-UMEZ dsychothéradeute.
est
Docteur
en
méDecine
générale ,
ostéodathe
et
L’Ami intérieur « Libérer le meilleur de soi »
INTRODUCTION
Enfant, je ne comprenais pas pourquoi je semblais é pargné par le racisme malgré ma couleur de peau de métisse alors que d’autres en fants le subissaient. Je ne comprenais pas pourquoi j’étais si obnubilé par ce désir d’être médecin, qui m’animait depuis la toute petite enfance. Je ne comprenais pa s pourquoi mes parents se disputaient si fréquemment. Je ne comprenais pas po urquoi je devais m’interposer, du haut de mes quatre ans, pour qu’ils ne se querellen t pas. Je ne comprenais pas non plus pourquoi je ne les voyais jamais être tendres entre eux ; être un couple. Alors que j’avais à peine neuf ou dix ans, je sentais au fond de moi que tout cela n’était qu’une sorte de pièce de théâtre dont le metteur en scène faisait en sorte que tous les personnages y aient un rôle sur mesure. J’imaginais durant toute mon enfance et ma vie de jeune adulte que la finalité de tout ce que je pouvais vivre serait de faire de moi un bon médecin et que mon optimisme naturel franchi rait tous les obstacles. Je les sous-estimais cependant largement. Je n’imaginais p as les mondes de réalité que je découvrirai à travers ma quête du sens profond de l ’existence ainsi que les états de pure grâce que je serai amené à toucher. Ce livre partage mon exploration du sens de la guér ison et ma rencontre initiatique d’un principe intérieur naturel de santé, d’harmoni e et de sérénité que j’appelle l’Ami intérieur. Je vous propose de le rencontrer vous au ssi. Il n’y a rien qui soit fondamentalement contre soi…
PARTIE 1 LA QUÊTE
Une vocation…
1 Médecin sinon rien…
« Je veux être docteur », voilà ce que j’ai dit à m a mère à l’âge de deux ans et demi. Cela aurait pu être une envie comme une autre, pouv ant se transformer par la suite en celle d’être pompier, ingénieur, avocat, etc. Mais non, ce désir est en moi comme un feu sacré qui m’anime jusqu’à ce jour ; soigner, so ulager, comprendre, guérir. Je tenterai à l’âge adulte de trouver des explications à cette fixation sur la médecine, par exemple, l’influence éventuelle de notre médecin de famille, dont je ne me souviens toutefois pas, peut-être, le besoin de prouver ma v aleur à un père qui semblait indifférent à ma présence dès mon tout jeune âge, p ossible, l’envie de guérir une famille qui n’allait pas vraiment bien, tout aussi probable… Même avec ces éléments qui ont potentiellement orienté mon choix, je sens que quelque chose d’autre se jouait en moi, de plus profond, de plus structurel, de plu s essentiel. Le fait est que je n’ai jamais dévié de cet objectif, mû par la certitude q ue je serai médecin. Mes études se sont plutôt bien déroulées, non entra vées par le doute, tant j’étais certain d’atteindre cet objectif. Rien de ce qui po uvait me faire obstacle ne pouvait remettre en cause ce dessein. Ces nombreuses années d’études ne m’ont au reste pas paru longues tant je me sentais dans mon élémen t. Il m’arrivait souvent de ne pas me sentir en accord avec certaines démarches diagno stiques que je trouvais trop déshumanisées et insuffisamment globales, notamment dans le contexte hospitalier, segmenté par les spécialités. Cela me donnait parfo is le sentiment que le patient pouvait se trouver dans une position d’objet subiss ant le savoir d’une autorité médicale peu encline à critiquer son système ou à accepter d ’observer ses angles morts malgré l’intention sincère des praticiens d’obtenir des ré sultats. Outre cette impression, je comprenais aussi que le grand nombre de patients re ndait la démarche individuelle humaine et sensible plus délicate. Je constatai que bon nombre de praticiens, bien qu’ exerçant pour aider leur prochain à aller mieux, se faisaient piéger par le condition nement d’un principe d’adhésion au mode de pensée enseigné dans le cadre de l’allopath ie occidentale, validée par des études scientifiques. Je comprends que cela soit ra ssurant d’avoir le support validé d’une recherche scientifique fondée sur le nombre d ’expérimentations, leur objectivité et des résultats factuels, reproductibles. Il est n aturel d’être dans le souci de soigner sans nuire. Mais reste la question de savoir au nom de quoi la science, dans son état actuel d’évolution, peut se permettre de s’appropri er la médecine dans sa totalité, aux dépens quelquefois d’autres approches qui l’ont pré cédée, nourries d’un bon sens cultivé par des millénaires d’empirisme au cours de squels succès et échecs furent les bâtisseurs de théories quant au fonctionnement de n otre corps. Heureusement, les découvertes scientifiques et l’apparition de nouvea ux paradigmes, paraissent avoir élargi son champ et lui permettent de donner des ex plications à ce que certains de ses représentants avaient considéré comme étant des hérésies ou des absurdités. Je crois à une évolution intégrative des acquis pré cédents plutôt qu’exclusive. Les croyances dogmatiques sont rassurantes. Il est asse z humain de vouloir s’approprier les choses et de suivre la pensée dominante du mome nt, or, une pensée dominante, dépendant d’un contexte culturel, historique, voire politique, ne peut pas être vérité absolue. Si vérité il y a, elle est une et donc tou tes les autres ne sont que relatives et
donc partiellement fausses. Il semble que nous tend ons vers une vérité unifiée, mais devons passer, dans notre évolution, par des bouts de vérité morcelée. Le dogme, à défaut de ne plus être, si un jour nous n’en avons plus besoin, doit, pour être constructif sans être figeant, reconnaître humbleme nt son caractère transitoire. Reconnaître son caractère éphémère, c’est accepter de mourir pour laisser place à autre chose ; il est possible que ce soit pour cela que l’humain s’y attache si fortement, conditionné par la peur de sa propre mort. La vérit é d’aujourd’hui n’est pas celle de demain. Tout évolue, de façon visible ou invisible. Tout se redéfinit. Notre capacité d’adaptation et de création est prob ablement le fruit de la complexité de nos diverses intelligences (intellectuelle, émot ionnelle, corporelle, etc.). Le danger d’une approche purement intellectuelle, favorisant les dogmes associés qui la structurent, est de sous-estimer ce qui sort de son champ de perception de la réalité et de limiter l’intégration de dimensions échappant à ses croyances, à ses axiomes ou à ses postulats. Ce sont les questions qui m’habitaie nt de façon souterraine, intuitive, peu construite, pendant que j’évoluais dans mes étu des, mais cela ne me gênait pas spécialement tant j’étais rivé sur mon objectif de devenir médecin.
La pause du service militaire
Mes études se déroulèrent sans difficultés, me perm ettant d’ailleurs de commencer à exercer la médecine générale dès la fin de ma sixiè me année, par des remplacements fréquents et réguliers de médecins généralistes lib éraux. Il me restait néanmoins mon service militaire à effectuer avant d’envisager une installation. J’eus la chance, lors de mes classes, de pouvoir choisir comme affectation l a base aérienne de Tours. Ayant rejoint cette base militaire, j’eus l’impression qu e pour la première fois, depuis le début de mes études de médecine, j’avais du temps libre ! Il m’était seulement demandé d’examiner des appelés ou des militaires et d’être de garde, au cas où un avion de chasse viendrait à s’écraser. Je n’étais d’astreint e à la base qu’une semaine sur deux, ce qui me permit de poursuivre mon activité de méde cin généraliste remplaçant. Cette période me laissa beaucoup de temps pour la réflexi on, notamment sur ce que je ferais à la fin de ce service. J’avais pris beaucoup de plaisir pendant ces années d’activité très intense où je remplaçais des médecins généralistes le jour et fai sais des gardes d’urgentiste la nuit. Mon ego en tirait beaucoup de satisfaction et d’exc itation tant la médecine allopathique pouvait, il est vrai, répondre à beaucoup d’urgence s, pour certaines vitales. Pour autant, j’avais en parallèle le sentiment de n’être souvent, faute de temps et d’outils, qu’anti-symptomatique et, sauf dans quelques cas, c omme le traitement antibiotique d’infections bactériennes confirmées, de ne mettre que des « pansements » sur des « blessures » dont je ne connaissais pas la vraie n ature ou l’origine. Je n’avais pas le temps lors des consultations d’explorer le terrain qui les avait favorisées. J’avais l’intuition qu’une dimension de la maladie m’échapp ait. Ce service militaire, dont je n’avais pas eu très e nvie, fut un moment où, enfin, je me posais dans cette course à devenir médecin et où j’ eus l’occasion de rencontrer des personnes que je n’aurais probablement jamais côtoy ées. Il se révéla être une belle occasion de sortir de mes habitudes, de m’autoriser le temps précieux du questionnement sur le fond de ma vocation médicale et des moyens d’y répondre le mieux possible. Je réalisais plus consciemment que l’exercice de la médecine générale tel que je l’avais pratiqué, c’est-à-dire de façon intensive, avec des salles d’attente combles, sans avoir suffisamment de temps pour chaque consultation, ne me
satisferait pas à moyen ou à long terme. Je me dema ndais ce qui pourrait nourrir ma pratique pour qu’elle réponde à ce besoin profond d e soigner né dans ma petite enfance. Je me questionnais sur ce qui me manquait. Cela faisait déjà six mois que j’étais sur cette ba se aérienne, quand, lors d’une garde, disponible, dans ma petite chambre, me vint soudainement l’idée d’appeler un ami d’enfance. Je lui fis part de mes questionnemen ts et il me demanda pourquoi je ne ferais pas d’études de médecine chinoise. Il me con fia que lorsque nous discutions, jeunes adolescents, il m’imaginait en vieux médecin chinois avec une barbichette donnant des remèdes à ses patients. Il est vrai que j’avais été sensible aux concepts taoïstes et à la notion de prévention de la médecin e chinoise, probablement de façon un peu fantasmée par les films d’arts martiaux asia tiques, mais mon parcours médical me l’avait fait oublier. Après cet échange, je me d écidai sans hésiter à m’inscrire pour la rentrée suivante à la faculté de Bobigny pour un diplôme d’acupuncture. L’idée me mit d’emblée en joie ; je sentis que j’allais enfin compléter mon approche médicale. Je n’avais pas idée des portes que cela m’amènerait à ouvrir par la suite. Le virage commençait…
La découverte de l’ostéopathie et de l’acupuncture
La faculté de Bobigny, dite expérimentale alors que son enseignement existait déjà depuis de nombreuses années, demandait aux candidat s inscrits à des diplômes universitaires en médecines alternatives de suivre une initiation à l’ensemble des pratiques proposées, comme la phytothérapie, l’homé opathie ou l’ostéopathie. Je trouvai la démarche intéressante mais ne me doutais pas qu’elle changerait ma vision de la médecine et mon chemin professionnel. Je part icipais donc à ces cours d’introduction aux médecines alternatives ou complé mentaires et fus très intrigué par la pertinence de leur contenu, notamment pour ce qui c oncerne l’ostéopathie, que je découvrais et dont la démarche était loin d’être és otérique, voire d’une logique mécanique qui satisfaisait mon esprit rationnel. Je ne comprenais pas que l’on ne nous en ait jamais parlé pendant nos études médicales ta nt cette approche mécanique semblait cohérente. À l’issue de ce petit cursus d’ exploration des médecines parallèles, je m’inscrivis à deux diplômes, d’acupu ncture et d’ostéopathie. L’approche ostéopathique me séduisit particulièreme nt par la possibilité de mettre en application assez rapidement des techniques de base de manipulation articulaire. De plus, je pus proposer, dans mes remplacements de mé decine générale, celles pour lesquelles j’avais des facilités et constater des résultats très prometteurs.
Alors que je n’étais qu’en première année d’étude de l’ostéopathie, lors d’un dîner, je vis un des convives, Claude, grimacer discrètement lorsqu’il mâchait ou parlait. Je lui demandai si ça allait et il me répondit qu’il avait régulièrement des douleurs à la mâchoire. J’avais entendu parler d’ostéopathie crânienne et je me dis, par un raccourci un peu simpliste, que cela pourrait lui faire du bien, d’autant que sa gêne était devenue telle que cela le perturbait dans sa profession de journaliste et interviewer. Je pris contact avec un praticien spécialiste en ostéopathie crânienne, qui reçut ce patient en ma présence ; j’étais curieux de voir comment il travaillerait sur le crâne, auquel je ne pouvais alors prêter une quelconque mobilité ! Ce praticien posa doucement les mains sur le crâne de Claude, ferma les yeux et, à ma surprise, ne déplaça quasiment pas ses mains. Je me demandais ce qu’il devait bien faire sans bouger ! Pourtant, Claude s’endormit en quelques minutes. Après une vingtaine de minutes de séance durant laquelle j’avais l’impression que le