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86 pages
Français

L'Enigme de la Chouette d'or : laré-solution + poèmes solubles

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Description

En 1993, Max Valentin a été l'initiateur d'une chasse au trésor ayant pour but de retrouver la sculpture d'une chouette réalisée par l'artiste Michel Becker. Après bien des déconvenues, cette belle aventure a été sur le point d'être abandonnée. Mais c'était sans compter sur l'auteur de cet ouvrage, bien décidé à lever le mystère qui entoure le fameux jeu de piste depuis des années. Il livre ici en détail les règles du jeu et les solutions des différentes énigmes permettant de retrouver la trace du précieux volatile. Son texte s'achève sur une série de poèmes contemplatifs, qui portent un regard original et sensible sur le monde d'hier et d'aujourd'hui. Friand des jeux de mots, l'auteur s'amuse – et son lecteur avec lui – de l'étonnante richesse sémantique du langage.


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Date de parution 08 mars 2018
Nombre de lectures 15
EAN13 9782414181032
Licence : Tous droits réservés
Langue Français

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Cet ouvrage a été composé par Edilivre 175, boulevard Anatole France – 93200 Saint-Denis Tél. : 01 41 62 14 40 – Fax : 01 41 62 14 50 Mail : client@edilivre.com www.edilivre.com
Tous droits de reproduction, d’adaptation et de traduction, intégrale ou partielle réservés pour tous pays.
ISBN numérique : 978-2-414-18101-8
© Edilivre, 2018
Prologue
Ce livre est le récit, en même temps que le récif, sur lequel ont sombré les rêves de nos recherches concernant la Chasse au Trésor mythique dénommée : « Sur la trace de la Chouette d’or », qui fut la première réalisée par Max Valentin, précurseur dans ce domaine.
Dans la nuit du 24 avril 1993, Max Valentin enterre, quelque part en France, une chouette en bronze, copie grandeur nature de la vraie, en or, argent, et diamant, réalisée par l’artiste peintre et sculpteur Michel Becker, ami et associé de Max dans ce jeu. Cette chouette, d’une envergure de 50 centimètres, et d’un poids de 10 kilog est estimée à 150.000 euros. C’est elle que le découvreur de la chouette en bronze se verra remettre.
Pour ce faire, les chercheurs devront résoudre onze énigmes, composées d’un titre, d’un texte, et d’un visuel, reproduction d’un tableau de Michel Becker. Toutes figurent dans un livre d’une soixantaine de pages, édité en 1993, 1995, et 1997, à pas moins de 70.000 exemplaires. Le jeu sera lancé le 15 mai 1993 ; entre juin 1993 et décembre 2001, Max Valentin, par le biais d’un serveur minitel, communiquera avec les joueurs, et environ 40.000 messages seront ainsi échangés.
En septembre 1996, un chasseur de chouette ouvre un forum sur le net, dédié à la Chouette d’or. Fin 1999, ce forum sera repris par un groupe de joueurs, et deviendra plus tard : « La Chouette Net », site internet géré par une association à but non lucratif dénommée : « A2Co » (Association de chercheurs de la chouette d’or), et fondée en 2003.
Le 18 octobre 2006, Max Valentin est obligé de reconnaître sur le forum que, depuis prés de deux ans, la chouette n’est plus entre ses mains, mais dans celles d’un liquidateur judiciaire, suite à la faillite de la société en charge de la location du coffre-fort renfermant l’oiseau. Après plus de quatre ans d’une procédure judiciaire, entreprise et financée par Michel Becker, la chouette sera finalement rendue à ce dernier, considéré comme co-auteur de la chasse et réel propriétaire du lot.
Le 24 avril 2009 se produit un coup de tonnerre dans le ciel de la chouette qui fait couler un torrent de larmes : Max Valentin décède brusquement des suites d’une maladie du cœur. Dans la société des chouetteurs, c’est la tristesse et la consternation. Dans le doute, n’arrivant pas à rencontrer les héritiers de Max, l’A2Co considère que le jeu continue.
Le 26 septembre 2011, le coup de tonnerre vient cette fois de Michel Becker qui, dans une lettre ouverte, décide de retirer la chouette de la dotation : il n’a aucune certitude sur l’endroit où se trouvent les solutions ; il craint les fuites, et ne peut plus assurer la régularité du jeu.
Fin avril 2012, l’A2Co, enfin, a pu obtenir un rendez-vous avec un mystérieux M.H., qui aurait eu la charge de l’héritage de la chouette. Nous apprenons qu’il a aussi cherché la chouette, et qu’il aurait arrêté dés que fut connu sa parenté avec Max, et à la demande de ce dernier. Il aurait remis le tout à un huissier, dont il souhaite taire le nom, et, tout cela, alors que, pendant presque 3 ans, l’A2Co essayait en vain de rentrer en contact avec lui. A la même époque, l’A2Co a pu rencontrer Michel Becker qui se dit prêt à remettre la chouette en jeu, s’il trouve un accord avec M.H. pour reprendre la maîtrise du jeu, et, si l’on comprend bien, récupérer les solutions. A ce jour en 2017, la situation est toujours bloquée sans accord entre la famille de Max et Michel Becker, qui cherche à monnayer les solutions auprès de ce dernier. Nous en sommes là, et un peu.las aujourd’hui.
Albert K…
Après avoir desserré les crans de ma mémoire, je repasse souvent le court-métrage de ma première rencontre avec Albert, pour le moins surréaliste, avec le fameux « hasard objectif », si cher à André Breton : la bonne personne, au bon endroit, au bon moment…
Assis côte à côte, sur le quai de la gare de Gaillac, nous attendions le train pour Toulouse ; tu fus le premier à parler avec je ne sais plus quel propos, à propos du temps, celui qui change, et non pas celui qui passe, printanier, en ce début d’avril 2007. A ma question, tu répondais aller à Toulouse négocier le prix d’un véhicule d’occasion. Ta voix avait le débit calme, légèrement chantant et rocailleux, comme un ruisseau le long des pentes douces et pierreuses de l’Aveyron. Je continuais en te demandant : « Et moi, vous ne devinerez jamais ce que je viens faire ici. » ; Ta réponse en quatre mots : « Vous cherchez un trésor. » me laissa pétrifié. Tu ne semblais pas si surpris de ta perspicacité, et de me parler de ton ami suisse qui, mis à part sa ferme et ses chevaux, passait son temps à arpenter la région avec son détecteur à métaux (sa machine à remonter le temps, comme il l’appelait), et que tu me feras rencontrer. Dans le champ trésorier, ta culture était bien implantée, avec les trésors de certains rois et reines, y compris Rennes-le-Château, sans parler d’autres aux.temps pliés.
Mon histoire de chouette va d’abord t’intriguer, puis tu vas vite te trouver noué à cette intrigue, avec une énergie sans cesse renouvelée pour en connaître la fin. En manque de repères, qui nous faisait pester contre Max, le long de ce muret chaotique, tu étais toujours le premier à remonter notre moral tombé dans le trou vide de nos multiples échecs. De mon côté, en transit vers le Sud, la Grèce ou le Maroc, nos visites sur le terrain étaient toujours trop brèves, pour échouer à l’examen d’un seul trou, qui te faisait me dire de revoir le métré du Ma (x) ître, et que ce serait pour la prochaine fois… Cette recherche était faite d’allers et retours incessants entre le terrain du site, et celui des décryptages, pour parodier Serge Gainsbourg, un va et vient entre « terrains », sans pour autant connaître l’or.gasme final.
De trop rares fois, j’acceptais ton invitation de passer la nuit dans ta maison de campagne sur les hauteurs de Rodez ; autour, à l’aide de pelles, pioches, et engins motorisés, tu avais entamé un combat titanesque contre l’envahisseur, en l’espèce celle d’une végétation inextricable, qui t’empêchait d’être maître sur tes propres terres alentour.
Tes parents en avaient fait l’acquisition ; ils étaient venus de leur Pologne natale pour aller au charbon, et travailler dur au fond de la mine. De cette mine, tu n’avais retenu que le crayon en devenant, terme que tu abhorrais « professeur des écoles », lui préférant « instituteur », avec le parfum désuet de l’encrier au fond du bois, d’où s’échappaient des plûmes au gris chatoyant. Avec les idées au large, et le voyage qui forme la jeunesse, tu avais fait toute ta carrière au Canada, auprès de petits canadiens qui ont bien eu de la chance !
Nous parlions de tout et de rien, en relativisant ces petits riens qui mènent à tout. Pourtant, concernant notre époque, ton diagnostic était sans nuance et particulièrement sévère, que j’essayais d’atténuer, tout en le partageant. Ce nouveau monde, en gestation, ne semblait pas de colomb(es), et ne promettait pas des lendemains qui chantent, au cœur des plus petits, même s’il était en « cours de recréation »
Nos hasardeuses et périlleuses pérégrinations se déploieront jusqu’à cette dernière, en mai 2012, avec ton ami Jean-Yves. Mais, en avril 2012, la lettre de Michel Becker, qui retirait la dotation de la chouette, avait déjà signifié ton retrait du jeu.
A cette occasion, je te trouvais affaibli, avec moins d’allant, mais tu restais évasif sur ta santé, sinon d’évoquer les difficultés...