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Saint-Onuphre. Souvenirs d'un autre temps

De
264 pages

C’est en constatant à l’improviste qu’il ne subsistait pas grand-chose de ce que j’avais connu dans mon enfance à l’ombre d’un clocher parisien que m’est venue, parce que je suis historien, l’idée de mettre au net le témoignage que je pouvais porter sur un petit monde disparu, celui d’une paroisse, d’un quartier et d’une société combien diverse dans le Paris des lendemains de la Seconde Guerre mondiale. Et parce que les souvenirs que garde un enfant de chœur passent par le regard d’un enfant, les images qui me sont peu à peu revenues sont à la fois empreintes d’une réelle affection et d’un non moins réel amusement, celui de l’enfant qui regarde la société des adultes et qui voit ceux-ci confrontés à des bouleversements où certains voient la fin du monde.
Pendant de nombreuses années, j’ai ainsi collectionné dans ma seule mémoire les portraits et les anecdotes, les vues d’ensemble et les instants fugitifs. Je n’ai inventé ni un personnage, ni une situation, ni une scène. Au plus ai-je changé les noms et emprunté à un autre arrondissement une demoiselle et son frère ainsi qu’un lascar et son langage. Le temps est venu de livrer ma moisson. J’espère qu’elle fera sourire le lecteur. Au risque de le rajeunir.

J. F.

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C’est en constatant à l’improviste qu’il ne subsistait pas grand-chose de ce que j’avais connu dans mon enfance à l’ombre d’un clocher parisien que m’est venue, parce que je suis historien, l’idée de mettre au net le témoignage que je pouvais porter sur un petit monde disparu, celui d’une paroisse, d’un quartier et d’une société combien diverse dans le Paris des lendemains de la Seconde Guerre mondiale. Et parce que les souvenirs que garde un enfant de chœur passent par le regard d’un enfant, les images qui me sont peu à peu revenues sont à la fois empreintes d’une réelle affection et d’un non moins réel amusement, celui de l’enfant qui regarde la société des adultes et qui voit ceux-ci confrontés à des bouleversements où certains voient la fin du monde.
Pendant de nombreuses années, j’ai ainsi collectionné dans ma seule mémoire les portraits et les anecdotes, les vues d’ensemble et les instants fugitifs. Je n’ai inventé ni un personnage, ni une situation, ni une scène. Au plus ai-je changé les noms et emprunté à un autre arrondissement une demoiselle et son frère ainsi qu’un lascar et son langage. Le temps est venu de livrer ma moisson. J’espère qu’elle fera sourire le lecteur. Au risque de le rajeunir.
J. F.