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Figaro Scope du 10-10-2018

-

Presse
48 pages
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Ajouté le 10 octobre 2018
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Stillness in Motion,
de l’Argentin Tomás
Saraceno, exposé
en 2017 au Grand
Palais par la Galerie
Esther Schipper.
Fiac
L’art à l’assaut
de la ville P.P. 8
RESTAURANTS
LE GRAND
RETOUR DES
BRASSERIES
P. 16
●RESTOS ● EXPOS ●CINÉMA ●THÉÂTRE ●MUSIQUE
UN DERNIER VERRE
AVEC L’HUMORISTE
CAROLINE VIGNEAUX
P. 21
NE PEUT ÊTRE VENDU SÉPARÉMENT – VENDU UNIQUEMENT DANS LES DÉPARTEMENTS 60, 75, 77, 78, 91, 92, 93, 94, 95 MERCREDI 10 OCTOBRE 2018 LE FIGARO N° 23 066 CAHIER N°5 WWW.FIGAROSCOPE.FR2 LE FIGAROSCOPE DU MERCREDI 10 AU 16 OCTOBRE 2018
IL EST TEMPS...
COULEURS
DU JAPON
La première exposition
personnelle de
Hidenobu Suzuki
présente une trentaine
de photos du pays du
Soleil-Levant montrant
à la fois le Japon
d’aujourd’hui et ses
paysages traditionnels.
JUSQU’AU 20 JANVIER.
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C’est une curiosité et une
réussite : le Ballet national
de Chine est à La Seine
musicale avec une
mouture revisitée
de « Casse-noisette ».
La période de Noël
est transposée à celle
du Nouvel An chinois
avec une déclinaison
des feux d’artifice,
masques…
qui accompagnent
cet événement. Joué à
l’orchestre, Tchaïkovski
reste universel.
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HIDENOBU, SHI RENLE FIGAROSCOPE DU MERCREDI 10 AU 16 OCTOBRE 2018 3
DE RÉSERVER !
OUTSIDER ART FAIR « PIANO PARADISO »
e Après « Piano Rigoletto », La 6 édition de la foire
Alain Bernard (notre photo) d’art brut met à
revient réjouir nos oreilles avec
l’honneur une trentaine « Piano Paradiso », un nouveau
d’exposants venus spectacle mis en scène par son
du monde entier. complice Gil Galliot. Pianiste
et comédien, l’artiste raconte Une approche de l’art
sa vie avec humour en dans un esprit
revisitant Elton John et Billy
non conformiste Joel et des musiques de films
qui se tient cette année devenues des classiques.
eà l’Atelier Richelieu (II ). JUSQU’AU 17 DÉCEMBRE. LES LUN. À 19 H 30.
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B ia rrit z
19 au 21
octobre2018
PARIS
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SALON
A r t is t e s :E L AM –TP. H AR DI ST Y – B. HO UDAY E R4 LE FIGAROSCOPE DU MERCREDI 10 AU 16 OCTOBRE 2018
ÉDIT O
FIAC LUX !
éranger, bousculer, impressionner, éblouir, créer la
polémique… L’art contemporain chamboule l’ordre
établi pour le meilleur, pour le pire, et c’est tant mieux.DPendant qu’à Londres le street artist Banksy vient de
s’amuser à « déchiqueter » une version sur toile de Girl With Balloon
(il avait dissimulé un broyeur à papier dans le cadre), juste après que
l’œuvre eut été adjugée à 1,2 million d’euros, la Fiac ouvre à Paris sa
e45 édition, du 18 au 21 octobre, en élargissant les murs et les nefs du
Grand Palais. Car oui, la Foire internationale d’art contemporain se
porte bien. Ses 193 galeries, pétillantes
d’artistes en tout genre, sont là pour le
prouver. Autant London City offre
parfois une vue de l’art passée du côté
obscur de la Force, autant Paris reste la
Ville Lumière. Fiac Lux à Paname ! L ’art
investit les rues, les avenues, les parcs
et les jardins. Place Vendôme, après
l’arbre vert controversé de McCarthy,
voici que scintillent une centaine
OLIVIER DELCROIXd’étoiles de mer en bronze. Entre le
Rédacteur en chef
Grand et le Petit Palais, on découvrira
un passage psychédélique en zigzag, un remake lumineux du
porte-bouteilles de Duchamp, sans oublier une rampe cycloïdale
certainement appréciée des skateboarders. Voilà qui promet… Avec
l’esprit potache qui les caractérise, les Parisiens pourront se jeter à
pieds joints dans la Fiac, histoire d’éclabousser les ronchons ! ❚
Directeur de la publication : Marc Feuillée Directeur des rédactions : Alexis Brézet Directeur adjoint : Bertrand de Saint Vincent
Rédaction en chef : Olivier Delcroix Directrice adjointe à l’édition : Anne Huet-Wuillème
Éditeur : Robert Mergui. Rédaction : Figaroscope, 14, boulevard Haussmann, 75438 Paris Cedex 09. Tél. : 01 57 08 50 00
Publicité direction commerciale : Frédéric Benaim. Tél. : 01 56 52 25 34.
Commission paritaire : 0421 C 83022 Impression : L’Imprimerie, 79, route de Roissy, 93 290 Tremblay-en-France. Origine du papier : Suisse. Taux de fibres recyclées :
85%. Ce cahier est imprimé sur un papier PERLEN porteur de l’Ecolabel européen sous le numéro DE/011/074. Eutrophisation : Ptot 0.006 kg/tonne de papier
PHOTOS DE COUVERTURE : BERTRAND GUAY/AFP ; J.-P. BALTEL / BUREAU233/JP BALTEL / BUREAU233MATTHIEU_FIGARO_285X214.qxp_IE 03/10/2018 12:50 Page1
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Cr édits photo et cr éa tion :Sébastien Sir aude au et Artetc ommunica tion6 LE FIGAROSCOPE DU MERCREDI 10 AU 16 OCTOBRE 2018
TENDANCE
PAR SOPHIE
DE SANTIS
sdesantis@lefigaro.fr
ans le quartier Gaîté, signalée par un
code-barres géant, l’entrée duLE CONSULAT D Consulat ressemble à un trou de
souris dûment surveillée par un vigile souriant.
Tapis rouge, on grimpe sans rechigner.Asile branché et éphémère
DANSER, PENSER, AGIR, RÉUNIR… TELLES SONT LES PROPOSITIONS DE CE LIEU ALTERNATIF DRÔLE DE NOM POUR UNE FRICHE.
Détournés de leur formalité première, les vo-INSTALLÉ DANS UN CENTRE COMMERCIAL DÉSAFFECTÉ DE MONTPARNASSE.
cables empruntés au vocabulaire administra-ENTRE UNE SÉANCE DE YOGA ET UNE CONFÉRENCE, ON Y MANGE BIO, ÉVIDEMMENT.
tif fleurissent. Après la Colonie de l’artiste
eKader Attia (rue La Fayette, X ), le Syndicat,
♥♥♥♥♥ bar à cocktails bobo (rue du
Faubourg-SaintLE CONSULAT eDenis, X ), les plus initiés des Parisiens
trae2, rue Vercingétorix (XIV ). versent désormais la Seine pour faire une
halSITE :
te au Consulat. « Lorsque l’on a un problème www.leconsulat.org
HORAIRES : dans un pays étranger, on va dans son consulat,
Tlj à partir de 10 h, justifie Lionel Bensemoun, créateur du lieu.
lun. à partir de 12 h Ici, c’est pareil, on veut apporter des solutions
jusqu’à minuit ;
alternatives et positives pour demain. » Fonda-mer. et jeu. jusqu’à 2 h ;
teur de G.A.N.G. (Groupe d’Action Néo ven. et sam. jusqu’à 6 h.
JUSQU’AU Green), une association « pour véhiculer de
31 oct. nouvelles valeurs », Lionel (ex-Baron), homme
de la nuit aguerri, cherche à mettre du sens.
« On peut être branché en étant responsable »,
dit-il face au portrait géant de Pierre Rabhi
(penseur écologiste), qui tel Bouddha veille
sur l’endroit.
LA FÊTE ARTY ET SOLIDAIRE. Dans le
2vaste dédale de 3 000 m de cette friche prête à
être transformée par Unibail, on déambule
dans un lieu hybride, proposant du matin au
soir des activités « qui font du bien à l’âme… et à
la planète ». Cela passe par le bien-être et les
cours de yoga, taï-chi, qi gong, méditation à
toute heure (voir programme, 15 € le cours),
mais aussi par la cantine solidaire dont le
menu « tour du monde » varie chaque
semaine : péruvien, syrien, soudanais. Le soir, ce
sont des conférences-débats, concerts et
clubbing qui prennent le relais. En mezzanine,
on peut même s’initier au jeu du Tao (mieux se
connaître en jouant collectivement).
PERROTIN ET LES AUTRES.
Définitivement incontournable, le Consulat accueille
en période de Fiac non seulement des
résidences d’artistes mais aussi la crème du
microcosme arty avec la soirée du galeriste
Emmanuel Perrotin (le 17 octobre), un fidèle de
l’underground parisien (lire aussi notre
dossier pages 8 à 12).
Prendre un verre, LIONEL SUR LE FEU. Jamais à court de pro-danser ou assister
jets, l’entrepreneur de la nuit s’apprête à rou-à une conférence...
ee vrir le Petit Palace (ex-Privilège, IX ), un Ba-Le Consulat (XIV )
ron à Lisbonne et, pour se mettre au vert, un est une friche
à tout faire. hôtel-résidence d’artistes à Barbizon. On ne
se refait pas. ❚
LE CONSULAT8 LE FIGAROSCOPE DU MERCREDI 10 AU 16 OCTOBRE 2018
À LA UNE
LA FIAC EN CAPITALE(S)
EDU 18 AU 21 OCTOBRE, LA 45 ÉDITION DE LA FOIRE INTERNATIONALE D’ART CONTEMPORAIN ACCUEILLE 193 GALERIES, DONT 17 NOUVELLES.
CETTE ANNÉE, L’ÉVÉNEMENT SE DÉPLOIE LARGEMENT DANS L’ESPACE PUBLIC, DE LA PLACE DE LA CONCORDE À LA PLACE VENDÔME,
ET PROPOSE UNE PROGRAMMATION DE « MAPPING VIDÉO » TOUS LES SOIRS SUR LA FAÇADE DU GRAND PALAIS. L’ART EST EN FÊTE !
PAR VALÉRIE DUPONCHELLE, BÉATRICE DE ROCHEBOUËT, SOPHIE DE SANTIS ET NICOLAS D’ESTIENNE D’ORVES
DIX ARTISTES EN VUE
Sous la nef, dans les galeries et musées,
le focus est mis sur des artistes
prometteurs ou aguerris.
ALICJA KWADE. Les pièces de cette artiste
berlinoise d’origine polonaise, 39 ans,
défendue à Paris par Kamel Mennour, sortent tout
juste de son atelier. Au Grand Palais, la
303 Gallery lui fait un solo show avec des
œuvres très proches de celles montrées à la
dernière Biennale de Venise. À vendre entre
200 000 et 300 000 euros, l’installation «
Welten linie » (2018) remet en cause notre
perception de l’espace, avec ses jeux d’architectures,
sculptures et miroirs. B. DE R.
e303 Gallery. Grand Palais (VIII ), stand 0.B20.
KATHARINA GROSSE. Défendue par la
galerie Gagosian, l’artiste allemande, 57 ans, qui
peint au pistolet, vêtue d’une combinaison et
d’un masque, conçoit la peinture comme une
expansion de couleurs qui envahit. Sans
complexe par rapport à la grande tradition
picturale, elle laisse une grande place à
l’improvisation et aux circonstances extérieures. Ses
toiles sont des instantanés d’un lieu, un
temps, une humeur, que l’artiste laisse
pénétrer à travers elle. Ses peintures se vendent en
moyenne autour de 60 000 à 80 000 euros et
plus pour ses formats XXL. B. DE R.
Galerie Gagosian.
eGrand Palais (VIII ), stand 0.B33.
MICHAEL HEIZER. Attention, grands
espaces ! La légende américaine du Land Art (titre
qu’il renie), Michael Heizer, 74 ans, est depuis
quinze jours entre Le Bourget et Manhattan
pour finaliser son installation monumentale
au cœur de la Gagosian Gallery, architecturée
par Jean Nouvel (Along The Way, 16 octobre au
2 février). Il s’agit de Ciliata et de Slot Mass,
deux « un-sculptures » ou « sculptures in
reverse » qu’il avait réalisées en 1968 à la frontière
Katharina Grosse,
Sans titre, 2018.
JENS ZIEHE/KATHARINA GROSSE, COURTESY GAGOSIANLE FIGAROSCOPE DU MERCREDI 10 AU 16 OCTOBRE 2018 9
Tomas Saraceno nium et verre coulé (Galerie Jan Kaps &
CleaAerocene, ring). Cet été, il était à la Fondation Vuitton
Argentine, 2017. dans Open Space#1. À la Fiac, il sera en solo
show chez Jan Kaps (Secteur Lafayette). V. D.
DERRICK ADAMS. En solo show chez Anne
de Villepoix, l’artiste afro-américain, 47 ans, a
fait un carton à la foire 1-54 à Somerset House,
à Londres, une semaine avant la Fiac. Au
Grand Palais il expose des portraits stylisés de
femmes de la communauté noire, avec des
maquillages et des folles perruques, qu’il a
croisées dans son quartier de Brooklyn. On
aime son style néo-cubiste pop pour dénoncer
en images les problèmes de société. Ils sont à
vendre 40 000 dollars. B. DE R.
Galerie Anne de Villepoix.
eGrand Palais (VIII ), stand 1.K04.
de la Californie et du Nevada. Ces renverse- GRAYSON PERRY. Attention les yeux ! Jam- RAUL DE NIEVES. Le Mexicain de 35 ans
ments de l’ordre naturel sont son exploration bes de pin-up et voix de camionneur, robe pop installé à Brooklyn - qui figure déjà dans
de l’espace en sculpteur et sa signature artisti- et courte à la Pucci et humour 100 % « bri- les collections du Whitney Museum et du
que. C’est tout simplement fabuleux ! Ne pas tish », voici Grayson Perry, coqueluche trans- Museum of Contemprorary Art de Los
Angerater, dans les salles du fond, Scoria Negative genre venue tout droit de Londres (« Grayson les - recycle des tapisseries bouddhistes et des
Wall Sculpture (2016), énorme masse rose de Perry – Vanité, Identité, $exualité », à la Mon- textiles mexicains pour les transformer en
roche volcanique enserrée dans un cadre naie de Paris, du 19 octobre au 3 février). C’est sculptures et masques très colorés qui
rappeld’acier comme un tableau. C’est une référence un céramiste extraordinaire qui croque sans lent les personnages clownesques du folklore
à son œuvre Displaced/Replaced Mass, 1969, pitié la société et ses mensonges sous des gla- de son pays. Défendu par la galerie
californienrecherche sur la notion de négatif/positif. çures pastel. Ses tapisseries sont des satires ne Freedman Fitzpatrick - qui vient d’ouvrir V. D.
eimpressionnantes. Un vrai esprit caustique une antenne rue Saint-Bon (IVAu Bourget (93), www.gagosian.com ) -, Raul De
entre Oscar Wilde et les Monty Python. Bref, Nieves figure parmi les jeunes favoris de cette
ce phénomène vaut le détour. TOMAS SARACENO. C’est un peu la jeune V. D. saison à la Fiac (Secteur Lafayette). S. DE S.
evedette de cet automne. À 45 ans, l’Argentin À la Monnaie de Paris (VI ).
installé à Berlin se voit offrir une carte blanche www.monnaiedeparis.fr ALBERTO BURRI. C’est une année entière
sur les milliers de mètres carrés du Palais de que Tornabuoni Art va consacrer au travail
Tokyo, marchant dans les pas de Parreno, JEAN-MARIE APPRIOU. Né en 1986, Jean- novateur et radical du maître matiériste
Sehgal et Henrot. Avec ce projet ON AIR, il Marie Appriou le Breton vit et travaille à Paris. Alberto Burri (1915-1995). La France connaît
promet de transformer les dédales du musée Il est diplômé des Beaux-Arts de Rennes en mal cet artiste tellement à part qui a construit
en une expérience sensorielle inédite. Créant lui-même sa fondation en Ombrie et l’a peu-2010. Il explore - ensemble ou séparément -
un écosystème en mouvement, une « choré- plée de ses explorations en noir, en beige et l’aluminium, le verre, le bronze ou la terre
graphie polyphonique entre humains et non-hu- cuite dans des processus non conventionnels. noir, en rouge et noir. Le Guggenheim lui a
mains ». On sait qu’il utilisera de vraies arai- De ses expérimentations émergent figures hu- consacré une rétrospective renversante fin
gnées invitées à tisser leurs toiles, ainsi que des maines, animales et végétales qui se répon- 2015 à New York. Ce personnage était
lui-mêcordes tendues qui produiront des variations dent et se complètent. Chacun de ses passages me haut en couleur. V. D.
sonores. Un univers arachnéen qu’il décline est très remarqué, comme lors du Voyage Galerie Tornabuoni.
edans une série de concerts et ateliers à partir d’hiver dans les bosquets royaux du Château Grand Palais (VIII ), stand 0.E30.
du 26 octobre. On retrouve également l’artiste de Versailles, l’hiver dernier, avec ses Quatre À voir aussi, Passage de Retz,
edans Suspension au Palais d’Iéna. Saisons superbement réincarnées en alumi-S. DE S. 9, rue Charlot (III ).
ePalais de Tokyo (XVI ), du 17 oct. au 6 janv.
www.palaisdetokyo.com
REBECCA WARREN. L’Anglaise de 53 ans,
installée à Londres, imagine des sculptures
totémiques, telles des silhouettes imaginaires qui
semblent danser dans l’espace. Elle adoucit la
rigidité apparente de ces tiges, un peu
guerrières, en peignant des touches de couleurs sur le
bronze. Après une première exposition
parisienne à la galerie Max Hetzler, on la retrouve
au Musée Delacroix, dans le parcours Hors les
murs de la Fiac, où elle est invitée à présenter
deux pièces emblématiques : Rainer (2017), un
de ses personnages hybrides de 3 m de haut, en
extérieur dans les jardins. Et Mélancholie (2011),
dans le musée, qui allie la robustesse d’un socle
massif en acier sur lequel elle pose un pompon
de laine, d’une infinie fragilité. S. DE S. « Grayson Perry –
eDu 15 au 29 oct. au Musée Delacroix (VI ), Vanité, Identité,
$exualité ».www.musee-delacroix.fr
GRAYSON PERRY/RICHARD ANSETT, TOMÁS SARACENO/JOAQUIN EZCURRA10 LE FIGAROSCOPE DU MERCREDI 10 AU 16 OCTOBRE 2018
erPlace Vendôme (I ),
le duo Elmgreen
Et bien sûr, la longue œuvre de pierre de & Dragset dispose L’ART PREND L’AIR Richard Long, la légende britannique du Land cent étoiles de mer
Art, qui, par ailleurs, fait une exposition en bronze.
conceptuelle très remarquée à la Fondation Plus que jamais, des Tuileries à la place
CAB de Bruxelles, jusqu’au 27 octobre Vendôme, l’espace public est le terrain
(ici, Tucci Russo, Torino). Le sculpteur fran-de jeu favori des artistes. grands disparus, de Louis XIV à Princesse
co-argentin Pablo Reinoso va étirer le métal Diana, joueront les fantômes du lieu. V. D.
comme du ruban pour un mobilier de jardin Château de Versailles (78). Du 16 oct. au 17 fév.
digne d’Alice au pays des merveilles (galerie ELMGREEN & DRAGSET, DEUX INSO- www.chateauversailles.fr
Waddington-Custot). LENTS PLACE VENDÔME. C’est une pla- V. D. ET B. DE R.
ce royale, mais une place dangereuse. Après ENTRE GRAND PALAIS ET PETIT
les cris d’orfraie suscités par le Tree du Cali- SUGIMOTO À VERSAILLES. Pour sa on- PALAIS. Signant Lang/Baumann, les deux
fornien Paul McCarthy lorsque les Parisiens zième invitation contemporaine, le Château de poulains de la galerie Loevenbruck, Sabina
ont réalisé que c’était un « butt plug » géant Versailles a convié l’artiste et photographe ja- Lang et Daniel Baumann, travaillent
ensem(sex toy), le Suisse Ugo Rondinone et l’Amé- ponais Hiroshi Sugimoto à œuvrer in situ. ble depuis 28 ans. Dans une esthétique proche
ricain Oscar Tuazon étaient revenus à de la Maître vénéré qui vient de signer la scénogra- des années 1960-1970, ils marient
architectusculpture plus sobre, à défaut d’être classi- phie et les costumes de Sambasô, danse divine re, sculpture et design. Pour relier les deux
que. Cette année, le duo acide Elmgreen & au Festival d’automne, artiste fort coté de la musées, ils ont imaginé un grand passage en
Dragset y disposera cent étoiles de mer en scène japonaise et internationale, il a choisi le zigzag dans des couleurs psychédéliques,
bronze, contre-pied horizontal aux précé- site du Grand Trianon, après palabres avec le pour changer notre perception de l’espace.
dents monumentaux. Enjeu de ce petit raz commissaire Albert Pacquement et la prési- Défendu par le marchand parisien Michel
de marée symbolique ? Le ciel, les étoiles, la dente Catherine Pégard. Le temps d’une expo- Rein depuis dix ans, Raphaël Zarka, 41 ans,
mer, les espèces, l’intelligence de l’univers, sition, « le présent fait revivre le passé ». Hi- Prix Ricard, ce touche-à-tout qui manie la
bref notre environnement menacé. En roshi Sugimoto disposera ses installations dans sculpture, la vidéo, la photo a installé son
imparallèle, Elmgreen le Danois & Dragset le différents espaces du Domaine de Trianon : le mense piste de skate board, activité qu’il
praNorvégien seront chez leur galeriste Emma- Petit Trianon, le bassin du Plat Fond (salle de tique assidûment et sur laquelle il a écrit des
nuel Perrotin. verre pour une cérémonie du thé), le Belvédè-V. D.
e re, le Petit Théâtre de la reine, le Pavillon fran-76, rue de Turenne (III ), du 13 oct. au 22 déc. Kengo Kuma,
çais et le salon des Jardins. Les photos des Whole Shape.
JARDIN DES TUILERIES. Côté Concorde,
dans l’axe de l’obélisque, Dorit, la grande
sculpture rose de feu Franz West, Autrichien
célébré en ce moment au Centre Pompidou,
est l’une des pièces les plus imposantes de
l’artiste. Elle vient de chez Venus over
Manhattan. Proche de l’allée centrale, il ne faut
pas rater le grand stabile rouge surmonté d’un
mobile bleu et jaune d’Alexandre Calder
(1969), fait en hommage à l’actrice phare,
Jane Holzer, égérie d’Andy Warhol. C’est elle
qui avait suggéré à l’artiste de faire une
version à grande échelle. L’œuvre n’a jamais
encore été montrée. Elle sort de l’atelier de
Thomas Schütte. Haute de 3,50 m, la sculpture,
Man in Match (homme englué dans la boue),
est le premier personnage qui apparaît dans
son œuvre en 1982 (galerie Pietro Sparta).
ELMGREEN & DRAGSET/PERROTIN COURTESY OF THE ARTISTS AND THE GALLERY