African Banker, Le Magazine de la banque et la finance du 03-06-2019

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Date de parution 03 juin 2019
Langue Français

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L E M A G A Z I N E D E L A B A N Q U E E T D E L A F I N A N C E E N A F R I Q U E
Édition AFRICAN française ANKER BANKER AFRICAN
Makhtar Diop Banque mondiale Amani AbouZeid Union africaine Marouane El Abassi Banque centrale de Tunisie Kamal Mokdad Banque centrale populaire
LA BAD À MALABO Cesar Augusto Mba Abogo Entretien avec le ministre des Financeset du budget de la Guinée équatoriale
Henri-Claude Oyima Président de BGFIBank M 02210NOUSRÉAJUSTONS3’:HIKMMB=UU]UUZ:?k@a@d@g@k"; - 36 -ENOTRESTRATÉGIE F: 8,00 - RD N°36 | Troisième trimestre 2019 • Zone CFA 5 000 F.CFA • France et zone Euro 8€ • Algérie 600 DA • Tunisie 7 000 TD • Maroc 60 Dh • États-Unis $9,95 • Maurice 300 MR • Royaume-Uni £5,50 • Suisse 15 FS
IC PUBLICATIONS FRANCE 609 BAT A 77 RUE BAYEN 75 017 PARIS Tél. : + 33 1 44 30 81 00 Fax : + 33 1 44 30 81 11 E.mail : info@icpublications.com Website : www.icpublications.com GRANDEBRETAGNE IC PUBLICATIONS 7 COLDBATH SQUARE LONDON EC1R 4LQ Tél. : + 44 20 7841 32 10 Fax : + 44 20 7713 7898 E.mail : icpubs@africasia.com Website : www.africasia.com
DIRECTEUR DE LA PUBLICATION Afif Ben Yedder ÉDITEUR Omar Ben Yedder RÉDACTEUR EN CHEF Hichem Ben Yaïche h.benyaiche@icpublications.com COORDONNATEUR DE LA RÉDACTION Junior Ouattara SECRÉTAIRE DE RÉDACTION Laurent Soucaille RÉDACTION Ridha Kefi, Anver Versi COLLABORATEURS EXTÉRIEURS Estelle Brack, Djamila Colleu, Olivier Deau, Mathieu Galtier, Christine Holzbauer, Seydou Ka, Alain Le Noir, Dhafer Saïdane, Tiego Tiemtoré, Geoffroy Touroumbaye, Samia Lokmane Khelil. DIRECTION ARTISTIQUE Daniel Benharrosh V.P. DÉVELOPPEMENT Saliba Manneh DIRECTEURS DE COMMUNICATION Cécile Louédec, Medrine Chitty, Baytir Samba BUREAU MAGHREB Nejib Ben Yedder, n.benyedder@icpublications.com Mohamed Ali Aboudi m.aboudi@icpublications.com
PRODUCTION Sophie Dillon DIFFUSION JeanClaude Bétard ABONNEMENTS Lauren Devan l.devan@icpublications.com www.icpublications.com IMPRIMEUR Roularta Printing Meiboomlaan 33, 8800 Roeselare CRÉDITS PHOTOS AFP (Sauf mention particulière) N° DE COMMISSION PARITAIRE 0120 T 90333 ISSN 17571413 Trimestriel Dépôt légal : juin 2019 © 2019  IC Publications
SOMMAIRE
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TROISIÈME TRIMESTRE 2 019AFRICAN BANKER
Henri-Claude Oyima Président de BGFIBank NOUSRÉAJUSTONSNOTRESTRATÉGIE Page28
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DÉCIDEURS Makhtar Diop Le numérique est partout ! Amani AbouZeid Nous avons trouvé les solutions au financement de l’Union Marouane El Abassi La BCT à l’avantgarde des transformations financières Kamal Mokdad Une croissance externe maîtrisée Hani Salem Sonbol Nous finançons les chaînes de valeur clés Cédric Achille Mbeng Mezui Les capitaux sont là ! Christian Agossa Nous refinançons l’habitat en direction des ménages modestes Hassen Khelifati Nous progressons dans un marché bridé
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FINANCES ET MARCHÉS Afrique centrale Les atouts d’un marché élargi Algérie Top départ à la finance islamique Cameroun La microfinance à l’épreuve de la réglementation
TECHNOLOGIES BANCAIRES L’écosystème autour du téléphone mobile
ACTIVITÉS BANCAIRES Union africaine Accélérer la marche vers une Banque centrale Burkina Faso Une nouvelle banque au service du monde agricole Niger La BHN face aux besoins de logements sociaux
LA BAD À MALABO Cesar Augusto Mba Abogo Entretien avec le ministre des Finances et du budget de la Guinée équatoriale Le secteur privé prendra bientôt la relève
Nicolas Lemme Directeur général de BGFIBank Guinée équatoriale Détecter et exploiter les opportunités
OPINIONS Banques Libérer la croissance grâce à la technologie numérique L’Helicopter Money, une solution pour l’Afrique ?
CARNET Nominations et agenda
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DÉCIDEURS
Makhtar Diop Vice-président de la Banque mondiale pour les Infrastructures Le numériqueest partout !
Sept mois après sa nomination à la tête du département des Infrastructures, Makhtar Diop fait de la grande initiativeDigital Transformation for Africaun des axes majeurs de l’action de cette institution. Ce qui signifie un basculement complet dans l’univers du numérique.Entretien avec Hichem Ben Yaïche, envoyé spécial auxSpring Meetingsde la Banque mondiale, à Washington.
Comment ’adaptatîon s’est-ee opérée pour vous, en passant de ’Arîque à ce département goba de a Banque mondîae ? Sans trop de dîIcutés, car une grande partîe du porteeuîe de a régîon Arîque, comme vous e savez, porte déjà sur es înrastructures. Nous savons tous depuîs ongtemps que e déicît des înrastructures sur e contînent est une des contraîntes essentîees. C’est a raîson pour aquee a Banque mondîae a beaucoup învestî dans es programmes régîonaux dont une grande partîe porte sur es transports tes que es corrîdors routîers, ou ’énergîe comme e West Arîcan Power Poo. Dans chaque pays, es pouvoîrs natîonaux sont artîcués autour de a questîon des înrastructures. ï étaît donc nature que je m’occupe partîcuîèrement de ces questîons en tant que vîce-présîdent régîona. Par aîeurs, ors de ma carrîère, j’avaîs occupé es onctîons de dîrecteur de ce qu’on appeaît e FPSï (Fînancement, déveoppement du secteur prîvé et înrastructures) pour ’Amérîque atîne. C’est un secteur quî m’est donc amîîer. J’aî d’aîeurs gardé dans mon équîpe actuee de nombreux membres quî travaîaîent avec moî à cette époque.
Le programmeDigital Transformation for Africareprésente un changement de ogîcîe sur un enjeu majeur. Comment s’est opérée, en couîsses, a préparatîon de ce bascuement ? Nous vîvons aujourd’huî a quatrîème révoutîon îndustrîee. Très vîte, nous avons comprîs que es déveoppements que nous avons connus en Arîque – je pense à des înnovatîons tees que M-Pesa – pouvaîent vraîment déveopper es économîes du contînent. Nous avons assîsté à une croîssance énorme… Caîrement, ’exempe e pus évîdent où ’Arîque a aît un bond en avant dans e numérîque est ’argent mobîe. ï est e moteur de ’încusîon inancîère en Arîque où e nombre de comptes a doubé pour atteîndre
 % entre  et . En paraèe, es besoîns sont grandîssants. ’accès à ïnternet reste une chîmère pour a pupart des habîtants du contînent, dont seuement  % sont connectés seon es chîfres de .
Vous basez votre démarche sur des études précîses ? Ouî, es études exîstent. Sî ’on compare ’Arîque à d’autres marchés numérîques, e contînent dans son ensembe ne va pas assez vîte. Sur es  pays es moîns connectés au monde,  se trouvent en Arîque. Cependant, même sî nous avons commencé très bas, je peux vous dîre que ’Arîque est sur a bonne voîe et que nous redouberons d’eforts pour réduîre ce ossé entre ’Arîque et es autres contînents. De pus, es servîces
Les rendements sur les investissements en Afrique sont beaucoup plus élevés que ce qu’on peut parfois recevoir en retour des investissements dans les pays de l’OCDE. La dïérence est qu’en Afrïque, es ïnvestïsseurs font face à une pus forte ïncertïtude au rïsque,et à l’instabilité de certains pays.
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DÉCIDEURS
numérîques ont permîs de rapprocher es servîces des cîtoyens, par exempe pour payer eurs taxes. ’une de mes premîères expérîences – orsque j’étaîs mînîstre, î y a près de vîngt ans – a été a numérîsatîon des passeports. À ’époque, a dîaspora sénégaaîse devaît se rendre au pays pour en obtenîr a déîvrance. Aujourd’huî, cea se rège en  heures de n’împorte où. Nous avons égaement améîoré es procédures douanîères pour e secteur prîvé.
L’Arîque s’est-ee préparée à cette étape majeure ? C’est une révoutîon cuturee, une transormatîon en proondeur quî nécessîte beaucoup d’învestîs-sements et suppose ’împîcatîon de tous es secteurs de ’économîe et de a socîété… Ouî, bîen sûr, ’Arîque s’est préparée. e secteur prîvé est prêt, et d’aîeurs, beaucoup de choses se passent déjà – Jumîa vîent de passer à a cotatîon à Wa Street – ce quî nous montre que e marché înternatîona des capîtaux reconnat ’împortance du secteur prîvé arîcaîn et sa transparence. On n’accède pas à a Bourse des capîtaux sans un certaîn nîveau de transparence et de vîabîîté inancîère! es entreprîses prîvées sont dynamîques maîs î reste beaucoup à aîre. Avec une popuatîon de pus de , mîîard d’habîtants, ’Arîque ne compte que troîs «îcornes» ou socîétés prîvées dont a vaeur est estîmée à pus d’un mîîard de doars. a transormatîon numérîque en Arîque est un objectî quî nécessîtera un engagement résou en aveur des réormes et une augmentatîon consîdérabe des învestîssements dans es înrastructures. Et î audra expoîter ’învestîssement prîvé et ’expertîse du secteur prîvé.
Comment artîcuer cette démarche – cee de bascuer dans e dîgîta – avec vos partenaîres (UA et autres), et surtout, pour être dans ’opératîonna-îsatîon, a traductîon en actes, quî est ’étape a pus împortante ? ï est très împortant de rappeer que cette grande înîtîatîve de transormatîon numérîque en Arîque,
que nous poussons, vîent des pays arîcaîns. Amanî Abou-Zeîd quî occupe actueement es onctîons de Commîssaîre pour e numérîque et ’énergîe de ’Unîon arîcaîne, en a donné a vîsîon que es ches d’État appuîent, depuîs deux ans. e sommet Transorm Arîca, quî regroupe es acteurs du secteur et à aquee je compte assîster dans e courant du moîs de maî, est aussî une rencontre împortante. Cette grande înîtîatîve présente un caractère édérateur des actîons pubîques : es gouvernements et es réguateurs vont devoîr travaîer ensembe et regarder es meîeures pratîques înternatîonaes pour es appîquer à nos pays. Nous devons îbérer es capacîtés du secteur prîvé natîona et înternatîona.
Cea suppose des capîtaux. Bîen entendu ! Nous n’îgnorons pas cette questîon. Nos coègues de a ïFC (Socîété inancîère înternatîonae) travaîent aujourd’huî sur pusîeurs objectîs, notamment sur a prîse de partîcîpatîon dans certaînes entreprîses du secteur numérîque, à travers a mîse à dîsposîtîon de îgnes de crédît. Nous-mêmes y travaîons. De son côté, e secteur prîvé înternatîona porte un întérêt accru sur e numérîque en Arîque.
Comment évîter a racture numérîque dans une Arîque înégaement déveoppée ? De nombreuses « zones d’ombre » demeurent sur e contînent. Cette questîon a été évoquée ors des dîscussîons quî ont accompagné ’înîtîatîve de Transormatîon numérîque. Nous devons réduîre a racture spatîae – es înégaîtés entre es régîons – et a racture du genre. es emmes ne doîvent pas être aîssées pour compte. Nous devons travaîer à ces deux sujets de manîère caîre et convergente, de manîère à ce que chacun puîsse partîcîper à cet efort. Pour cea, nous devons poursuîvre nos înîtîatîves et es accéérer. Pour ce quî est des moyens, nous avons pubîé récemment un rapport sur es dîférents modèes
d’extensîon de a ibre optîque. e dark Iber– a ibre noîre – constîtue ’un des pus sîmpes et des pus îmmédîats de ces moyens : es entreprîses pubîques d’éectrîcîté utîîsent souvent a ibre optîque, dans aquee es gouvernements ont învestî, pour a gestîon de eurs réseaux, maîs ees ne ’utîîsent pas à  % de sa capacîté quî excède eurs besoîns. Nous souhaîtons examîner avec es gouvernements a possîbîîté pour e secteur prîvé d’utîîser cet excédent. Sur a côte Est, un câbe sous-marîn a été înstaé. ’Égypte, quî vîent de prendre a présîdence de ’UA, constîtue, à cet égard un hub întéressant : dîx-sept îgnes de câbes sous-marîns convergent vers ce pays, quî a récemment sîgné des contrats avec des partenaîres prîvés pour ’înstaatîon de îgnes de ibre terrestres reîant e contînent. Un contrat sîmîaîre est en vue, pour reîer ’Égypte au Sénéga. Tout cea devraît permettre d’aîder es pays es pus pauvres, quî sont souvent encavés, à accéder à a ibre optîque. ï aut égaement augmenter a capacîté à ’întérîeur de ces pays, et c’est précîsément ce que prévoît notre grande înîtîatîve en matîère d’înras-tructures, ain de inancer d’autres îgnes de ibre: orsqu’une route est construîte, î est systématîquement prévu de douber son tracé d’une îgne de ibre optîque, ce quî permet de ne pas avoîr à procéder deux oîs à des travaux de terrassement. Nous aons égaement utîîser des înîtîatîves régîonaes comme cee de a Corne de ’Arîque, quî aît actueement ’objet de dîscussîons avec es gouvernements, autour du ac Tchad, du Sahe, ain que es pays de cette régîon, quî sont ragîes, puîssent bénéicîer de ’accès à a ibre optîque et à ïnternet, et à terme, de a créatîon d’empoîs et d’une améîoratîon des servîces rendus aux popuatîons.
Comment ’Arîque peut-ee réussîr à reever ce déI de masse de a révoutîon numérîque ? Des progrès énormes ont été réaîsés. es probèmes de productîon d’éectrîcîté que j’avaîs constatés dans
a régîon, en , sont aujourd’huî résous, pour ’essentîe. Nous rencontrons surtout des probèmes de dîstrîbutîon. es coupures de courant sont e pus souvent dues à a vétusté du réseau de dîstrîbutîon, même dans es zones où î y a de ’éectrîcîté. Ce réseau manque de capîarîté, et sa quaîté aîsse à désîrer à cause de a sîtuatîon inancîère dîIcîe dans aquee se trouvent es entreprîses de dîstrîbutîon, ce quî es empêche d’învestîr dans a maîntenance. Nous avons achevé récemment une étude sur a questîon des înrastructures en généra – pas seuement sur ’éectrîcîté – quî révèe que pour un doar dépensé dans ’învestîssement, un doar doît être afecté à a maîntenance.
Vous touchez du doîgt e poînt aîbe de ’Arîque… Tant que ce doar ne sera pas afecté à a maîntenance, nous serons condamnés à dépenser cînq doars pour réînvestîr à nouveau dans es înrastructures. e déaut de maîntenance génère un coût énorme ! C’est un déi împortant pour es prochaînes années : nous avons une croîssance împortante des înrastructures sur e contînent, maîs î est maîntenant îndîspensabe de veîer à ce qu’ees soîent maîntenues ain que ’exîstant ne se dégrade pas comme on ’a vu dans certaîns pays.
En matîère d’întégratîon contînentae, î s’agît de travaîer de manîère concertée autour des grandes régîons arîcaînes, pour ensuîte monter en puîssance. La Zone de îbre-échange contînentae répond-ee à cette exîgence ? Je saîs que ’UA et es organîsatîons économîques régîonaes sont aujourd’huî en traîn de travaîer pour étabîr entre ees une bonne jonctîon et une bonne înterace, ain de mener à bîen ce programme contînenta. ors d’une réunîon, au prîntemps, es prîorîtés m’ont été carîiées par e présîdent de a Cedeao, sur e tracé des corrîdors routîers Abîdjan-agos et Abîdjan-Praîa, vîa Dakar – dont
une partîe marîtîme entre Dakar et Praîa – quî ont été adoptés en partîe par es ches d’État de a Cedeao. D’aîeurs, e traîté înter-États quî devraît permettre a constructîon du tronçon Abîdjan-agos est déjà sîgné. e grand programme PïDA est une autre prîorîté. es choses avancent.
Nous assîstons à ’écosîon d’un nouveau terme, «le dividende numérique». Pensez-vous que ’Arîque connat une croîssance quî permettraît d’atteîndre un seuî satîsaîsant en matîère de déveoppement et de bîen-être des popuatîons ? C’est une réaîté! a questîon ne se pose même pas. es popuatîons ont su aîre un bon usage de a tééphonîe mobîe dès qu’ees y ont eu accès, avec un împact ort sur a créatîon de servîces au nîveau des quartîers, des téécentres, etc. ’accès à ’ïnternet a été source de créatîon de busîness, comme a îvraîson à domîcîe quî se déveoppe dans certaînes vîes d’Arîque, esquees dîsposent d’une versîon arîcaîne d’Amazon. Rîen de cea n’auraît été possîbe sans e numérîque. Dans certaîns pays comme e Nîgerîa, es paysans ont accès, par eur tééphone, aux înormatîons sur es prîx des matîères premîères, et peuvent recevoîr des paîements. Autre aspect împortant, ’învestîssement dans es
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ressources humaînes – c’est a cé de tout ! – revêt pusîeurs dîmensîons. a premîère porte sur es compétences de base et es ondamentaux. a seconde partîe est constîtuée des empoîs quî pourraîent être créés avec des capacîtés technîques pas trop éevées, tees que ebasîc codîng. Des programmes ont été ancés pour ormer rapîdement des mîîers de codeurs en Arîque. Ce sont des types de ormatîon quî n’exîgent pas d’études supérîeures trop éevées et quî peuvent toucher un nombre împortant de personnes. ï y a aussî des métîers pus avancés quî exîgent une ormatîon supérîeure. ’îdée seraît de recentrer ’enseîgnement supérîeur vers ce que a révoutîon numérîque împose, ce qu’on appee ebîg data, ’înteîgence artîicîee, emachîne earnîng… Nos unîversîtés doîvent ofrîr de pus en pus des ormatîons dans es métîers de ’înormatîque, car ce sont es métîers d’aujourd’huî. Tout cea devraît permettre de déveopper des soutîons adaptées pour aîder es pays arîcaîns à améîorer es servîces, maîs aussî pour eur donner ’opportunîté d’exporter certaîns de eurs savoîrs. Un mînîstre kenyan me cîtaît ’exempe du ootba amérîcaîn quî se base à de nombreux égards sur es statîstîques, pour aîder es coachs à déinîr a bonne stratégîe. Aujourd’huî, au Kenya, des équîpes vîsîonnent