Midi Olympique Vert du 17-06-2022
30 pages
Français

Découvre YouScribe en t'inscrivant gratuitement

Je m'inscris

Midi Olympique Vert du 17-06-2022 , magazine presse

-

Découvre YouScribe en t'inscrivant gratuitement

Je m'inscris
Obtenez un accès à la bibliothèque pour le consulter en ligne
En savoir plus
30 pages
Français
Obtenez un accès à la bibliothèque pour le consulter en ligne
En savoir plus

Informations

Publié par
Date de parution 17 juin 2022
Langue Français
Poids de l'ouvrage 15 Mo

Exrait

1,80 € Midi DU 17 AU 19 JUIN 2022 Olympique N° 856 - Espagne 1,90€ - Polynésie - 620 XPF - Suisse 3,50 CHF - Canada 3,99 CAD - Belgique 1,90 € - Italie 1,90 €
Paris via Nice
SPRINT FINAL
CASTRES -TOULOUSE, VENDREDI SOIR ET UNION BORDEAUX-BÈGLES - MONTPELLIER SAMEDI,
SONT LES AFFICHES DES DEMI-FINALES QUI SE DÉROULERONT À NICE CE WEEK-END.
LA BATAILLE EST ENGAGÉE POUR CETTE AVANT-DERNIÈRE COURSE AU SOLEIL AVANT PARIS.
2 à 13
Photo Icon Sport
1,80 €
M 00158 - 856 - F: 1,80 E
3’:HIKKLF=]UV]UZ:?k@i@p@g@a";
JUSQU’AU BOUT POUR LE BRENNUS
Castres Olympique - Stade Toulousain
Montpellier HR - Bordeaux-Bègles
VENDREDI 17/06 À 21H05 SUR Ý
SAMEDI 18/06 À 21H05 SUR
10517877VENDREDI 17 JUIN 2022 - MIDI OLYMPIQUE 2
L’événement Demi-finales Top 14
Éditorial
Léo FAURE
leo.faure@midi-olympique.fr
L’UBB en rébellion
es incongruités, on en a vues et
pas qu’une fois, dans l’histoire du
rugby. Des résultats à l’encontre
de la logique, c’est la plus belle loi
du sport : son incertitude. De so-Dlides brouilles au sein des staffs, et
pas plus tard que l’an dernier à La Rochelle,
mais qui n’empêchaient pas les équipes d’être
performantes. Des déchirures entre joueurs,
aussi, des clans constitués et qui n’altéraient
pourtant pas le résultat final. C’est arrivé
souvent. Les vestiaires de champions ne sont pas
toujours unis et meilleurs amis, au civil comme à la
mine.

La situation que vit l’UBB porte pourtant le
sceau de la nouveauté. La rupture, entamée
voilà plusieurs semaines, a franchement explosé
un soir de victoire en phase finale. Notez la
bizarrerie. Elle s’expose désormais sur la place
publique, ce qui n’a rien de banal dans le monde
aseptisé du rugby, version professionnelle. Là
où on tait habituellement les fâcheries pour
brandir le « vivre ensemble » en vertu
cardinale, les acteurs girondins prennent les devants
et tirent, contre leur camp, à visage découvert.
De leur propre initiative, sans y être toujours
invités. Étrange.

Dans ce climat électrique, les Bordelais ont donc
remis au goût du jour l’autogestion relative, pas
franchement totale, pas franchement souhaitée
non plus. Le staff est toujours là, tranche les
questions centrales mais délègue plus que de
raison, en semaine. Les joueurs, visiblement,
subissent autant la situation qu’ils ne l’ont créée.
Pas de sentiment de libération ou de grand soir :
à Bordeaux, on vit sans sourires une situation que
tout le monde semble finalement regretter.

Au matin de disputer leur deuxième
demi-finale de Top 14 consécutive, également la deuxième
de leur histoire, leur situation est-elle
rédhibitoire ? Absolument pas. Si le rugby réclame une
forte approche collective, il a aussi construit
L’enceinte de l’Allianz Riviera sera en ébullition dès vendredi soir avec la première demi-finale Castres - Toulouse, suivie de Montpellier - Union nombre de ses grandes épopées sur l’idée de
Bordeaux-Bègles, samedi. Page de droite, Urios et son meneur de jeu, Jalibert ont Photos Icon Sportrébellion. Et revient ici le souvenir pas si vieux
de 2011. En pleine Coupe du monde, les Bleus
avaient éprouvé pareille situation, avec un staff
toujours présent bien qu’en guerre avec ses Demi-finales
hommes. À commencer par les cadres. Et les
hommes de Lièvremont – qui ne l’étaient plus LA CITÉ AZURÉENNE ACCUEILLERA CE WEEK-END LE TRADITIONNEL WEEK-END DES DEMI-FINALES. UNE GRANDE FÊTE
vraiment – avaient, cette année-là, été plus
proches que jamais d’un sacre mondial. DU RUGBY FRANÇAIS OÙ L’AMBIANCE PROMET D’ÊTRE ÉLECTRIQUE, SUR ET EN-DEHORS DU TERRAIN.

L’UBB en est là, au milieu de ce gué. Déstabilisée,
certainement. Et si c’était, justement, ce qu’il lui
fallait ? De ces temps de chaos relatifs
émergent souvent de nouvelles personnes, de
nouvelles idées, de nouvelles ressources. Christophe
Urios le sait, qui n’a pas toujours ménagé ses
vestiaires et préféré le conflit assumé à la fausse Nice sur un volcan
camaraderie, qui fait larver de véritables
hypocrisies destructrices. Il en a, par le passé, souvent
obtenu des résultats probants. u sujet des demi-finales du Top 14, ses engagements jusqu’au bout, en nous garantis- savoir-faire, jusqu’à Nice. Sans faire de bruit, si
le doute ne subsiste plus vraiment : sant le soleil (rires). » Du soleil, oui. Mais raison- possible. C’est l’ADN de la maison. « Cette
preCe samedi, face à un Montpellier aux antipo- la grande réunion annuelle, avec nablement. À Nice, où la chape de chaleur qui mière place est une récompense de notre saison
des, habitué aux saisons mouvementées et qui deux matchs positionnés dans la suffoque la façade ouest ne devrait pas déferler constante, avec peu de bas ou de matches non
vient justement de stabiliser son navire, depuis même ville, le même stade et à un et épargner les organismes, le rugby devrait re- aboutis. Ce rang ne nous a seulement amenés
un an, Bordeaux-Bègles abordera dans la plus Ajour seulement d’intervalle, est de- trouver tout ce qui fait sa valeur singulière : po- qu’en demies et on reste simples. Et si à Nice,
étrange des ambiances un tournant de son his- venue au fil des ans le véritable rendez-vous du pulaire, familial, festif, refermant (définitive- nous n’élevons pas le rythme des derniers
mattoire. Une victoire et la postérité parlera d’une rugby français. Sa grande fête, devenu imman- ment ?) le sinistre chapitre Covid-19 et les ches que nous avons disputés, on va ramasser »
raprébellion crédible, nécessaire, presque belle. quable, supplantant ici l’historique finale pari- dernières demies lilloises, disputées en juin 2021 pelle l’entraîneur Pierre-Broncan. « Les matchs
Une défaite et les tensions pourraient définiti- sienne où la province « monte à la capitale » et co- avec une jauge de public limitée à 5 000 person- de phase finale sont du 50-50. C’est une grosse
vement mettre les hommes dos à dos. Instants lore toutes les rues de la soif dyonisiennes, le nes et sans fête, ni enthousiasme. À oublier. équipe face à nous, on va se mettre devant. »
charnières. temps d’une nuit. Bordeaux, Marseille, Lyon, Devant, ce sera donc le Stade toulousain,
rayonLille, Rennes et Toulouse ont déjà expérimenté CONTEXTE EXPLOSIF À L’UBB nant la saison dernière mais qui n’a jamais
vraipareille fête, sensation d’apothéose du rugby Voilà pour le cadre, aux abords du terrain. Le ment trouvé de régularité cette année. Un
dans sa dimension la plus festive, depuis plus reste de ce week-end et son histoire appartien- « Stade » en rébellion, aussi, après la perte de son
de dix ans que la grande parade s’est installée. dront au carré vert. Là encore, la providence titre européen et la correction reçue au Leinster,
Ce sera le tour de Nice et les 36 000 places de nous gâte : les quatre meilleures équipes de la en demi-finale (40-17). Donnés dans les cordes,
son Allianz Riviera, ce week-end. Et une fois en- phase régulière, classées comme tel au terme les Toulousains ont répondu de façon cinglante
core, l’ambiance s’annonce superbe. des 26 matchs, sont au rendez-vous. en barrage, dominant à leur tour nettement le
À ce sujet, la LNR annonce la couleur : les deux Castres d’abord. Jamais franchement plébiscité nouveau champion d’Europe rochelais. Il
rematchs à guichets fermés, un village rugby ins- mais presque toujours là, au moment des phases trouve désormais un de leurs ennemis les plus
tallé sur la Promenade des Anglais pour différen- finales. Le CO n’a pas l’effectif galactique de intimes. Chaud devant.
tes initiations, un centre-ville redécoré pour l’oc- Toulouse, La Rochelle ou Toulon. Pas de star de Dans l’autre demi-finale, l’électricité sera bien sûr
casion. Au stade, des animations musicales sont ce jeu mais un collectif à toute épreuve. Et cette dans les rangs bordelais. À l’UBB, la jolie
perégalement prévues, sur le parvis du musée na- croyance forte qu’en rugby, la petite ville - la formance face au Racing 92, en barrage, n’a rien
tional du sport, avec l’animation assurée par « sous-préfecture » comme aime à le rappeler apaisé. Immédiatement après le coup de sifflet
DJ Cut Killer. Une fan zone avec terrains de pé- Pierre-Yves Revol - peut accoucher d’une grande final, la tension est même montée de deux crans
tanque, transat et espaces de repos. « Il y a une équipe. À condition d’y mettre ce qu’il faut de dans l’air de « Chaban », avec une guerre froide
grande excitation. C’est le couronnement de la sai- solidarité. entre Urios et son vestiaire qui se révélait au
son, dans une ville rayonnante, ensoleillée, fes- Alors, favori, ce CO ? Il faut le croire, puisque grand jour. Contexte explosif en Gironde. En
tive… Il va y avoir deux grands matchs, entre les ce sont bien les Tarnais qui ont bouclé la phase proie aux déchirures, Bordeaux fera face à des
quatre meilleures équipes de la saison et une grande régulière en tête. Réguliers, justement, malgré un Montpellierains à la saison nettement plus
lifête. Ce sera le plus beau week-end de la saison », différentiel de points étonnement faible (+36 néaire. Alors, rébellion ou stabilité ? Faites vos jeux.
promettait cette semaine le président de la LNR au goal-average), ce qui prouve la faculté du CO
René Bouscatel, dans les colonnes de Nice Matin. à triompher dans la difficulté. Invincibles à do- Par Léo FAURE
leo.faure@midi-olympique.fr« Cependant, j’espère que la municipalité tiendra micile, aussi. Il faudra désormais exporter ces VENDREDI 17 JUIN 2022 - MIDI OLYMPIQUE 3L’événement Demi-finales Top 14
Toulouse,
l’orgueil du champion
Le Stade toulousain a traversé une saison bien plus sinueuse que
les dernières et a dû trouver d’autres leviers pour avancer, réagir ou
se relever. C’est souvent dans la rébellion qu’il a trouvé son salut.
L’orgueil du champion, non ? « Plus que de l’orgueil, qui peut être
négatif, il y a eu de la fierté chez mes joueurs, expliquait Ugo Mola après
la qualification arrachée en huitième de finale retour de Ch

  • Accueil Accueil
  • Univers Univers
  • Ebooks Ebooks
  • Livres audio Livres audio
  • Presse Presse
  • BD BD
  • Documents Documents