Fraternité Matin n°16928 - du Mardi 01 juin 2021
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Fraternité Matin n°16928 - du Mardi 01 juin 2021

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Date de parution 01 juin 2021
Langue Français
Poids de l'ouvrage 8 Mo

Exrait

Forces armées de Côte d’Ivoire 3000 jeunes à recruter er Mardi 1 juin 2021 / N° 16 928 www.fratmat.info / FratMat Mobile #129# (orange.ci) Prix: 300 Fcfa • Cedeao : 450 Fcfa • France: 1,70 € P. 4 PREMIER QUOTIDIEN IVOIRIEN D’INFORMATIONS GÉNÉRALES Pain, ciment et viande Le gouvernement contrôle les prix sur le marché P. 15 Reportage
Ces pinasses qui déIent le temps et leurs puissants concurrents Pp. 2-3 Tabagisme Pierre Dimba engage Transport lagunairePHOTO :lSÉBeASTIsENKjOUAeSSIunes Lutte contre la Covid-19 à s’éloigner 125 000 nouvelles dosesP.8 du tabac de vaccin réceptionnées P. 9
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R eportage
er Mardi 1 juin 2021
Transport Lagunaire / Les Pinasses Le secret de longévité des bateaux ‘‘ wôrô-wôrô ’’ de la lagune Ébrié
La mise en service depuis quelque temps sur l’espace lagunaire de bateaux-bus très modernes aux côtés de ceux de la Sotra, n’a pas sonné le glas des pinasses. Ces vieilles embarcations de fabrication artisanale continuent de défier aussi bien le temps que leurs puissants concurrents.
a gare lagunaire d’At-técoubé, une petite commune au nord hLeures ce matin du 21 avril. d’Abidjan, fourmille de voyageurs depuis 6 Les trois principales socié-tés de transports lagunaires qui se partagent le site, à savoir la Société des trans-ports abidjanais (Sotra), la Compagnie ivoirienne de transports lagunaires (Ci-trans) et la Société de trans-port lagunaire (Stl) ont déjà positionné leurs bateaux le long des quais. Au fur et à mesure qu’ils avalent le flot de passagers, ces bateaux modernes mettent le cap sur les différentes destinations que sont les communes de Yopougon, Treichville et du Plateau. A quelques en-cablures de là, se trouvent des embarcations en bois qui, visiblement, préfèrent se tenir loin de ces bateaux modernes. Il s’agit des pi-nasses, ces bateaux de fabrication artisanale qui se frayent aussi un chemin sur ce vaste plan d’eau la-gunaire. Ce moyen de trans-port existe depuis 1926, selon des acteurs. Quel est le secret de la longévité des pinasses qui sont très pri-sées par une catégorie des populations ? La vétusté de ces embar-cations ne dissuade guère leurs nombreux abonnés. Dans leur gare de fortune, l’espace qui fait office de quai, refuse du monde à l’instar des gares modernes. Des dizaines de passagers, fonctionnaires, élèves, ou-vriers, commerçants de poissons et de vivriers de toutes sortes, s’impatientent dans les rangs pour monter à bord de ces grosses pi-rogues à moteur.« Les pi-nasses desservent plus de localités du district d’Abidjan que tous les autres moyens de transport de passa-gers : bus, bateaux-bus, taxis, gbakas, wôrô-wôrô et autres. Les pinasses vont en effet partout, Locodjro, Koumassi, Abatta, M’Pou-to, M’Badon, Vridi-Ako, Adjahui, Port-Bouët. Il n’y a pas une commune, un quar-tier ou un village bordant l’immense lagune Ébrié, où ne passent et repassent à longueur de journée la centaine de pinasses qui constituent la flottille de ces petites embarcations », a
fait savoir Antoine Kacou, un «pinassier» (conducteur de pinasse). La traversée de la gare d’Abobo-Doumé dans la commune d’Attécoubé, à Treichville, avec une escale au Plateau, le quartier ad-ministratif et des affaires, se fait en quelques minutes.
La main de Dieu, comme seule bouée de sauvetage Le décor à l’intérieur est austère : pas le moindre aménagement : ce sont des bancs en bois qui servent de sièges. Les fenêtres sont dépourvues de volets pour protéger les passagers des intempéries. Au plafond, c’est la même sobriété : pas de lumières pour éclai-rer le bateau. Tout autour de la pinasse faite avec le bois iroko, sont disposés des pneus usagés qui font office de pare-chocs. Pas de radar. En l’absence de véritables équipements de sécurité, la seule bouée de sauvetage des voyageurs, est la main de Dieu.« Il faut avoir foi en Dieu tout simple-ment, c’est Dieu qui nous guide quand nous emprun-tons ces bateaux », lance Franck Kassy, un passager. Mais Jean Mobio, pilote et
La vétusté de la pinasse ne dissuade guère les nombreux abonnés.(PHOTOS : SÉBASTIEN KOUASSI)
assistant du capitaine du bateau, se veut rassurant quant à la sécurité à bord de la pinasse. A en croire ce sexagénaire qui affirme tota-liser 45 années de présence sur le plan lagunaire, depuis que ces pinasses voguent sur la lagune Ébrié, il n’y a pas eu d’accident majeur : « Nous n’avons jamais connu de cas de naufrages. Lors de la traversée, de l’eau pénètre parfois dans la pinasse. Avec des seaux, nous la vidons, au fur et à mesure, jusqu’à destination ». La promiscuité à l’inté-rieur de l’embarcation est un autre sujet d’inquiétude, surtout en ces temps de pandémie à coronavirus. Ici, les mesures barrières sont difficilement applicables. La distanciation physique, et le port du masque ne sont pas respectés. Le bateau a fait son plein de passagers et de marchandises. Les bagages sont disposés sur le toit de l’embarcation qui traverse le plan d’eau. Quel âge peut-il avoir ? Le jeune homme qui a pris le gouvernail du bateau ce jour, l’ignore évi-demment.« Il doit avoir 20 ou 25 ans à peu près ! », imagine-t-il. Toujours est-il
que pour construire un tel bateau, il faut plus de deux mois de travail, nous informe le vieux routier Jean Mobio qui suit avec attention dans
la cabine, la manœuvre du jeune capitaine. Pour piloter ce bateau, il avoue n’avoir fréquenté aucune académie maritime, si ce n’est l’ap-
prentissage auprès de son père qui a fait pendant de longues années la traver-sée Grand-Lahou-Abidjan.
Plaidoyer pour la formation des agents
onfier le pilotage de ces bateaux «bour-rés» à des gens qui pasCen péril la vie mettre ont appris le métier sur le tas, n’est-ce des passagers ? Monni Aka, secrétaire général du Syndicat national des ‘’pi-nassiers’’ de Côte d’Ivoire (Snpci), le reconnaît volon-tiers et interpelle les auto-rités compétentes : « Nous plaidons pour la formation du personnel. Nos agents n’ont pas de formation aca-démique. En plus, nous n’avons ni quais, ni sites appropriés à nos activités ». Le responsable syndical sollicite des autorités, des quais modernes pour la cen-taine de pinasses en exploi-tation sur le plan lagunaire, malgré la concurrence des bateaux modernes. Pour
Monni Aka, secrétaire général du Syndicat national des ‘’pinassiers’’ de Côte d’Ivoire (Snpci). lui, il urge de moderniser ce matelots et nourrit de nom-. secteur qui emploie de nom- breuses familles breuses personnes : pilotes, ÉMELINE P. AMANGOUA
er Mardi 1 juin 2021
R eportage
Ces vieilles embarcations de fabrication artisanale sont très sollicitées par les populations.(PHOTOS : SÉBASTIEN KOUASSI)
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voyages par jour pour une nous oblige à marquer destechnique ? Bruno Kouassi,Didier O.,les concurrents. pinasses ne navigant pas les « Présent à ses côtés dans recette de 30 000 FCfa ; suf-temps d’arrêt en pleine la-s’empresse d’exhiber lesagent technique au portdimanches, nous nous rabat-la cabine, je suivais tous ses fisant pour assurer le quoti- gune. Si la panne est sé-papiers qui l’attestent. Etd’Abidjan, emprunte quoti-tons sur les bateaux-bus», faits et gestes. Et un jour, il dien de ma famille », assurerieuse, nous sollicitons uneJean Mobio, de confier queconfie-t-il. Pour cet incondi-diennement ces pinasses a voulu me tester en me cé-Jean Mobio. Ajoutant qu’àautre pinasse pour nousla visite technique se faittionnel de ces embarcations,pour se rendre au travail : dant la direction de l’enginAbobo-Doumé, les pinassesremorquer jusqu’au quai », chaque 6 mois.« Je les trouve fiables mal-le confort importe peu, l’es-»,sont pas mises en circu- explique Bruno Kouassi, unpoursuivi. Le coup ne  a-t-il gré tout ce qu’on raconte.sentiel est d’arriver sain et d’essai a été un coup de lation les dimanches.« Il n’yVu l’âge de cesautre pilote. Un moyen deCependant, lorsque le ventsauf à destination. Korotoum maître, affirme avec fiertéa pas assez de clients, nousengins, il n’est guère surpre-déplacement très prisése déchaîne subitement surà Locodjro,C., commerçante Jean Mobio .« J’étais tout en profitons pour nous repo-nant que les propriétairesdes populationsl’eau, j’éprouve une grossetrouve que c’est le moyen le heureux. Voilà comment ser »,d’énormes diffi-lance-t-il. éprouvent Malgré les pannes récur-frayeur ». Franck D., employéplus rapide pour rallier le tout est parti. Par la suite,cultés pour se procurer lesrentes et leur état de vétusté, dans une Pme à Treichville,marché aux fruits du Plateau j’ai obtenu mon permis dePannes récurrentes etpièces de rechange. Ils ontles pinasses sont très solli- est aussi un habitué de cesoù elle fait ses achats, avant conduire », se rappelle-t-il.difïcultés pour trouversouvent recours aux piècesbateaux dont le coût de lacitées par les populations, de vaquer à d’autres occu-Quant à la rentabilité de l’ac-les pièces de rechanged’occasion vendues dansnotamment celles à reve- course est plus avantageuxpations. Même son de clo-tivité, il avoue qu’elle nourrit Les pinasses tombent sou- les casses« Nos bateauxque ceux des bateaux busnus modestes. Le prix de che chez Adama S, étudiant son homme. C’est d’ailleurs vent en panne lors de lasont vieillissants, nous nousla course, 150 F le ticket al- modernes.« La course alleren 2e année, Bts dans une avec les revenus de cette traversée. Un des acteursdébrouillons à la casse, enler-retour, défie toute concur-et retour me revient à 150 F.grande école. Il trouve ces activité que notre père a pu du secteur le reconnaît vo-cas de panne, puisque nousrence. Pour la même desti-On ne perd pas le temps à lamoyens de déplacement re-. scolariser tous ses enfants, lontiers.« Les pinasses ontn’avons pas de concession-nation, il faut débourser augare, car il y a toujours deslativement rapidesaffirme-t-il.« Aujourd’hui, un seul moteur qui tombe naire », déplore-t-il. Sou-moins deux fois plus d’argentclients à embarquer aussitôt nous pouvons faire huit souvent en panne. Celacoque à la visitemet-il sa pour s’offrir une place chezaprès chaque arrivée. LesÉMELINE P. AMANGOUA Le privé encouragé à investir dans le secteur en vue de sa modernisation olonel Youzan Bi Vic- indiqué que la modernisa-l’État, pour assurer la sécu-d’une boîte à pharmacie tor, Directeur de la na- tion du secteur est l’une desrité des passagers pour queet les usagers des gilets vigation, de la sécurité priorités du gouvernement.la navigation se fasse dansindividuels. Commandant et de la garde-côtière,A l’en croire, des séancesdes conditions optimalesDougouné Serges, a tou-chCarge des Affaires mari-en charge du secteur et deslaquelle il exhorte les équi-les dispositions prises pour au Secrétariat ende travail avec les ministresde conduite. Raison pourtefois, déploré que malgré times a invité le secteur pri-été tenues. Oc-acteurs ont pages à se munir de bras-la sécurité des populations, vé à investir dans ce typecasion mise à profit, a-t-ilsières pour la conduite afinl’équipage ne respecte pas de transport, libéralisé, enpoursuivi, pour leur montrerde sauver des gens en casles consignes de navigation.vue de sa modernisation. Ledes prototypes de bateauxde catastrophe.Des cas d’arrêts pour les in-patron de la sécurité côtièremodernes, dans ce sens.Selon Commandant Dou- fractions sont enregistrés. « fonde son argumentaire surToutefois, reconnaît cet offi-gouné Serges, du service Des gilets sont à bord des les statistiques du Secréta-cier supérieur, au regard dupinasses ; ils ne les portentde la police maritime, basé riat en charge des Affairesfaible moyen dont disposentpas. Il est difficile d’aller ré-à Treichville, chargé du maritimes ; statistiques se-ses animateurs, la moder-car entre les passa-contrôle des pinassiers, guler lon lesquelles sur près denisation du secteur se faitavant leur mise sur l’eau, gers et nous, la communica-22 millions de personnesprogressivement. « Il fauttion n’est pas facile. Parfois,un service technique com- transportées, chaque an-que les banques fassentposé des inspecteurs de nous sommes obligés d’user née, sur l’eau, 14 millionsconfiance en ces acteurs etla navigation et de la visite de la force. Nos contrôles empruntent les pinasses.à ce type de transport pourconsistent à vérifier letechnique s’assure de la Ce, malgré la présence de laqu’on puisse le moderniser.nombre des passagers, s’ilstechnicité des engins et de Sotra (Société de transportsNous encourageons, alors,leur capacité. La police ma- portent leur cache-nez », abidjanais) et de compa-le privé à investir dans lea-t-il expliqué, ajoutant qu’ilritime, contrôle tous les do- gnies modernes. Ce chiffresecteur. Nous procédonsfaut accroître le contrôle etcuments afférents ; à savoir montre à suffisance l’impor-à la sensibilisation des ac-l’autorisation de ligne, l’as- la sensibilisation des ac-. tance et la rentabilité de ceteurs », a-t-il insisté. D’iciteurs du secteursurance, la visite technique Cl Youzan Bi Victor, directeur de la Navigation, de la sécurité et secteur. Partant de ce fait,là, a-t-il ajouté, toutes leset l’immatriculation. L’engin de la garde-côtière.(PHOTO : JULIEN MONSAN) Colonel Youzan Bi Victor adispositions sont prises, pardoit, par ailleurs, disposerÉ. P. AMANGOUA
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Mardi 1 juin 2021
Attaques terroristes sur les positions de l’armée Le chef d’état-major général rassure : « Aucun pouce de terrain ne leur sera cédé »
La première édition de ‘’Les Grandes couleurs’’ a eu lieu hier, à la base navale de Yopougon-Locodjro. assina Doumbia, chefinternes. La plus concernant la cérémonie pro-la cérémonie dénommée ‘’ menaces d’état-major général Les Grandes couleurs’’: « récente, a-t-il précisé, est prement dite, s’est félicité de des Forces armées de Aucun pouce de terrain ne l’attaque du camp à N’Do- sa tenue. Selon lui, elle lui a L Côte d’Ivoire (Faci), leur sera cédé. Nous avons tré au cours de laquelle ses servi de tribune pour s’adres-s’est dit farouchement appris à prendre des coups hommes déployés à cet en- ser à ses hommes, quelque engagé dans la défense du sans perdre notre capacité à droit ont repoussé l’ennemi chose qu’il n’avait pas fait de-territoire ivoirien. Il a, dans en donner ». avec promptitude. « C’est le puis des mois, en raison des la dynamique de ce combat, Le chef d’état-major général lieu de rappeler que nos em- mesures prises pour faire assuré, hier, à la base na- a indiqué à ses hommes que prises constituent une cible face à la pandémie de coro-vale de Yopougon-Locodjro, si les alertes sécuritaires sont de choix pour les ennemis navirus. Cette activité a véri-que les forces armées sous si récurrentes dans le nord de la paix, après qu’ils ont tablement consisté à saluer le son contrôle sont détermi- de la Côte d’Ivoire, ce n’est échoué à diviser les armées drapeau. Le chef d’état-major nées à repousser toutes pas du fait de la faiblesse du par les réseaux sociaux. a ensuite procédé à la re-les attaques, d’où qu’elles dispositif de l’armée ou d’un Devant cette situation, vous vue des troupes à la place viennent, contre la mère pa- quelconque dysfonctionne- devez cultiver au quotidien d’armes. Un délé militaire a trie. A cet effet, pour annihiler ment. « Cela est plutôt dû à la discipline, la rigueur et la marqué le clou de cette céré-les tentatives de déstabilisa- la possibilité pour les terro- vigilance », les a-t-il instruits. monie au cours de laquelle tion du pays par les factions ristes de se replier de l’autre Avant de prévenir : « Cette il a salué le contre-amiral, extérieures, le général de côté des frontières, chaque attaque n’est certainement chef d’état-major de la ma-corps d’armée a fait savoir fois qu’ils se heurtent à nos pas la dernière et une autre rine, Kouamé N’Guessan Le général de corps d’armée Lassina Doumbia, chef d’état-ma-qu’en compagnie du ministre hommes », a-t-il informé. peut survenir à tout moment. Célestin, pour ses actions en jor général des armées, a invité ses troupes à la vigilance. d’État, ministre de la Dé- Il a fait savoir aux ofciers, C’est pourquoi, partout où vue de redorer le blason des fense, Téné Birahima Ouat- sous-ofciers et militaires du vous êtes déployés ou en forces navales ivoiriennes tara, il a rencontré les auto- renforcer la coopération. Fort lancé devant les troupes ras- rang que les menaces aux mission, il vous faut sécuri-rités militaires et politiques du des dispositions prises pour semblées à la place d’armesser votre environnement».frontières ne doivent pas KANATÉ MAMADOU Mali et du Burkina Faso pour dérouter les terroristes, il a de la marine, à la faveur de leur faire perdre de vue les Le général de corps d’armée,
• 1000 sous-ofIciers autorisés à quitter l’armée pour se reconvertir
Le déîlé militaire a été un des moments forts de cette cérémonie.
l y a quatre ans, la possibi-lité a été donnée à certains hommes (4804) en armes I de retourner à la vie civile. Ce départ effectué dans le cadre d’un programme, a regretté le général de corps d’armée Lassina Doumbia, n’a pas été une réussite pour bon nombre de ceux qui ont choisi cette option. An d’évi-ter, cette fois, ce fort taux d’échec quant à la réinsertion sociale et économique des soldats qui seront intéressés par ce programme, le chef d’état-major général dit avoir proposé un plan de départ volontaire sous deux formes qui a été validé par le Conseil national de sécurité (Cns).« La première passerelle est la reconversion. Ainsi, mille sous-ofïciers seront auto-risés à quitter l’armée pour rejoindre des corps parami-
litaires tels que la Protection civile, les Affaires maritimes et portuaires, les Eaux et Forêts et la Garde péniten-tiaire », a-t-il expliqué. L’of-cier général a indiqué que ce mécanisme permettra à ces administrations sœurs de renforcer leurs effectifs sans impact budgétaire. Mais aussi de bénécier de l’expérience des militaires qui viendront grossir leurs rangs et leur épargner certains aspects de la formation des nouveaux éléments. Ce dispositif conte-nu dans le code de la fonction militaire, a-t-il poursuivi, per-met aux militaires candidats à la reconversion de garder leurs salaires dans leurs nou-veaux corps. Le général de corps d’armée a précisé que ce plan est un projet pilote de collaboration entre administrations initié
cette année. Et qui pourrait être réédité s’il est concluant. «A ceux qui auront la chance d’en bénéïcier, vous devez être des ambassadeurs de la rigueur et de la probité qui ca-ractérisent les armées», a-t-il conseillé. Toutefois, le patron de la grande muette a spécié que l’ancien programme sera maintenu pour ceux qui le souhaitent. Mais qu’à la diffé-rence, cette fois, ils bénécie-ront d’un accompagnement institutionnel pour la mise en place d’activités généra-trices de revenus. «Notre objectif est d’éviter qu’après avoir quitté volontairement les rangs, nos frères se re-trouvent dans une situation de précarité», a-t-il porté à la connaissance de tous
K. MAMADOU
3000 jeunes pour étoffer la grande muette es rangs des forces prévenu ses hommes. Il lescomment avez-vous réagi armées vont bientôt a aussi informés que les? ». Avant de préciser que s’étoffer. Hier, le géné- détails du recrutement qui la prise en compte de tous L ral de corps d’armée commencera sous peu se- ces faits les a poussée, ses Lassina Doumbia,ront communiqués par voie pairs et lui, à proposer au chef d’état-major général de presse. Conseil national de sécuri-des armées, a informé que Le général de corps d’ar- té (Cns) un programme de 3000 jeunes gens vont inté- mée a en outre invité les sol- renforcement des capacités grer la grande muette. «Ilsdats à être en permanence opérationnelles des forces viendront aider les unités àarmées. Ce programme quisur le qui-vive et sur leurs remplir les missions qui sea été adopté, selon lui, com-gardes. Pour lui, la traque multiplient et sont de plus enprend, en plus de l’acqui-aux terroristes demande plus variées. Ce contingentqu’ils soient de tout temps sition de moyens adaptés, intervient après celui deet en tout lieu en éveil. Aussi un rajeunissement. Parlant 1000 recrues en 2019spéciquement des équipe- », a-t-il expliqué, lors de la cé- a-t-il déclaré. Puis de saluer rémonie de ‘’ Les Grandes ments devant être acquis, le les sacrices que consent couleurs’’ :« Vigilance etgénéral de corps d’armée a l’État pour permettre auxréactivité devront être vosinformé que les procédures forces armées de fonction-maîtres-mots en tout temps.d’acquisition sont en cours ner. «Cette bienveillance du Nous ne sommes pas ju-pour leur permettre de dis-Chef suprême des armées gés sur ce pourquoi ellesposer de moyens perfor-à notre égard nous impose sont survenues, mais plu-mants dans les trois dimen-des performances opéra-tôt à notre réaction. C’est àsions : terre-air-mer tionnelles et une meilleurecela qu’une armée se juge K. M. qualité de servicea-t-il », : vous avez été attaqués,
Les rangs de l’armée vont grossir avec de nouvelles recrues bientôt.(PHOTO D’ARCHIVES)
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