Sidwaya quotidien du 22-07-2021
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Date de parution 22 juillet 2021
Langue Français
Poids de l'ouvrage 11 Mo

Exrait

Force Barkhane
Le général Marc Conruyt« fait ses adieux »au président du Faso Page 4
Jeudi 22 juillet 2021 N°9438 ! !
Sidwaya mobile: tapez *334# www.sidwaya.bf,
*Le journal de tous les Burkinabè*
PathéO, 50 ans dans la mode
« Nous devons être des passerelles pour les jeunes »Page 2
300FCFA
L’Autre regard Le troisième front de l’opposition Page 3
Recettes propres
938 milliards FCFA mobilisés au premier Page 12 semestre
Déplacés internes Le Larlé Naaba fait don de vivres Page 19
Francophonie Le décryptage de Jean-Luc Mélenchon Page 5
Fondé le 5 avril 1984 - ISSN 0796-501X - 01 BP: 507, Ouagadougou 01 Burkina Faso - Tél: (226) 25 30 63 06
TAC 2021
PathéO, 50 ans dans la mode « Nous devons être des passerelles pour les jeunes »
2
Le styliste burkinabè basé à Abidjan (Côte d’Ivoire), Ainé Pathé Ouédraogo, plus connu sous le nom de PathéO, célèbre en 2021, ses noces d’or dans la mode. Après 50 ans de carrière, le « styliste des présidents » est plus que jamais engagé dans la promotion du textile africain et la formation des jeunes. Il s’est livré à Sidwaya, le temps d’une visite dans son atelier à Treichville.
Sidwaya (S) : Vous avez célébré récemment 50 ans de carrière dans la mode. Quel bilan pouvez-vous dresser ?
PathéO: 50 ans, cela parait long mais en réalité, dans la mode, on ne le sent pas. Chaque jour, il faut créer du nouveau et se projeter sur le futur. Chez nous, les couturi-ers, on voit toujours ce qui n’a pas été encore fait. Quand je regarde mon parcours, je me dis que j’ai beaucoup fait mais en même temps, il reste beau-coup à faire. On remercie Dieu d’être en vie. Travailler pen-dant 50 ans, sans un réel repos ou des congés, c’est une grâce. Il y a une certaine fierté, parce que la clientèle est satisfaite. On a des retours. Tous ceux qui consomment nos produits en redemandent. Nous sommes fiers et cela nous donne la force de continuer à travailler, à créer. On peut dire que le bilan est plus que posi-tif.
S : Quel est votre bilan en ter-mes de formation de la relève ?
PathéO: C’est énorme. Presque toute la nouvelle génération de couturiers a plus ou moins bénéficié de notre collaboration, pas comme des apprentis. La plupart du temps, ils sont venus deman-der des conseils d’orientation. J’ai beaucoup d’expériences. J’ai reçu beaucoup de jeunes, presque toute la nouvelle génération. Je ne vois pas ceux qui ont atteint un grand sans pour autant être passés par nous, pour demander soit des conseils, soit la direction à prendre, soit la formation. C’est vraiment au quotidien que je les reçois. Je ne peux pas les dénombrer.
S : A l’ occasion de la célébra-tion de vos 50 ans de carrière,
Jeudi 22 juillet 2021
PathéO :« Tous ceux qui consomment nos produits en redemandent ».
avez-vous prévu quelque chose à Ouagadougou ?
PathéO: Absolument ! J’étais récemment à Ouagadougou où j’ai rencontré beaucoup de personnes. Nous pensons organiser le cinquantenaire à Ouagadougou. Nous avons déjà pris des contacts, avons aussi eu des rencontres, des pourparlers. Mais pour le moment, nous n’avons pas arrêté une date. Il y a encore beaucoup de partenaires à mobiliser.
S : A quoi doit-on s’attendre dans les prochaines années ?
PathéO: Dans la mode, ce n’est pas comme dans une entreprise dans laquelle on fait un plan de travail, une projec-tion sur des années. La mode, c’est tous les jours. On imag-ine, on anticipe, on innove. On avance au fur et à mesure, on propose de nouvelles créa-tions. On n’a pas une limite fixe. La mode est un perpétuel recommencement. On essaie d’imaginer quelque chose de nouveau, pour faire plaisir aux clients et leur proposer de nouvelles choses. Quand un client rentre chez nous, il demande ce qui est nouveau. Chez nous, la création et la
nouveauté sont des obligations. Ce qui reste à faire est énorme, on continue d’avancer.
S : Dans beaucoup de posters, l’on vous voit en compagnie de chefs d’Etat ou d’hommes riches, habillés par vous-mêmes. Continuent-ils à faire appel à vos services ?
PathéO: Ils nous font confi-ance et de plus en plus, ils nous feront appel. Ils se sont rendus compte de ce que les stylistes africains font. Plus ils se rap-procheront de nous, plus ils pousseront ce secteur. Cela nous rend aussi fiers. C’est nous les africains qui devront habiller nos présidents. Il arrive qu’ils aillent ailleurs, mais ce n’est pas encore pour longtemps. Il y a tellement de couturiers talentueux et nous avons aussi de la matière. Avec le Faso Danfani, par exemple, on peut faire de belles créa-tions. Nous avons tout ce qu’il faut pour les satisfaire. Ils por-tent nos tenues partout et c’est beaucoup apprécié. C’est aussi leur combat que de promouvoir les stylistes et les tenues africains.
S : Vous avez créé une fonda-tion PathéO. Quel est son objectif ?
N° 9438
PathéO: Dans tous les domaines, comme dans la mode, il y a des devanciers, des précurseurs. Ceux qui suivent ont besoin de coup de pouce, de repères. Nous avons créé cette fondation pour aller vers ces jeunes qui commencent ce travail et qui veulent être orientés. Ils sont dans le domaine mais ils ont besoin de conseils sur les plans, sur les lignes vestimen-taires, comment installer un atelier, collaborer avec les autres, s’approcher des devanciers pour profiter de leurs expériences. Beaucoup pensent que la couture, c’est pour juste avoir de quoi nour-rir sa famille. Mais, il faut aller au-delà. J’ai déjà avec l’Association de couturiers de Koudougou, 17 de ses mem-bres venus pour un stage de deux semaines. L’Organisation internationale de la francophonie (OIF) nous a déjà envoyé des jeunes de dix pays pour être encadrés. Cela a eu des résultats posi-tifs. Une chose est de savoir faire, l’autre est de faire savoir. Même si vous savez travailler, il faut l’apprendre aux autres.
S : Au-delà de la formation, est-ce que vous allez œuvrer dans le social ?
PathéO: Quand on parle du social, l’on voit générale-ment, enlever de l’argent et le remettre à une personne. Le social, c’est aussi orienter quelqu’un, lui donner des conseils, l’aider à s’améliorer au quotidien. Les gens sont enfermés sur eux-mêmes et attendent, alors qu’il faut aller vers les autres. Il faut les pousser, les secouer, leur ouvrir les portes et leur dire qu’ils sont aussi capables de faire, d’accomplir de grandes œuvres. S’ils pensent qu’ils sont moins que les autres, ils
vont se morfondre et se repli-er sur eux, d’où la nécessité d’aller vers eux. Cela manque très souvent. Les jeunes esti-ment que les portes leur sont fermées, qu’il y a des bar-rières alors qu’il suffit d’un pas, de pousser la porte et elle est ouverte. Nous devons être des passerelles pour les jeunes. Pour moi, tout cela fait partie du social.
S : Vous aviez également écrit un livre intitulé de « Fil en aiguille ». De quoi parlez-vous ?
PathéO: Pour commencer à coudre, il faut déjà un fil et une aiguille. C’est dire qu’il y a eu un parcours, du village à la ville, des temps d’appren-tissage, être responsable, for-mer des gens, les appuyer, créer une entreprise à gérer. Gérer ceux que vous avez for-més et continuer à créer du nouveau.
S : D’aucuns trouvent que vous n’êtes pas assez représentés au Burkina. Que leur répondez-vous ?
PathéO: Parce que je suis Burkinabé, donc je dois être présent là-bas ? (Rires). Je ne suis pas aussi représenté à Kinshasa (RD Congo) ou au Ghana. Je suis un couturier, un styliste africain. Je ne peux être partout. Le Burkina est le pays où j’ai plus de boutiques après la Côte d’Ivoire. J’ai au moins quatre points de vente à Ouagadougou. A Abidjan, nous avons huit boutiques. Dans beaucoup de pays, nous en avons une. A Bamako, il y en a deux. Je suis très fréquent à Ouagadougou. Je participe à tous les grands évènements. J’y vais pour encadrer les jeunes.
Interview réalisée par Djakaridia SIRIBIE
Le journal de tous les Burkinabè
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Politique & Diplomatie
Projets et programmes de Plan International/Koupéla Plus de deux milliards et demi injectés en 2021
L’ONG Plan International Burkina Faso bureau du Centre-Est et de l’Est basé à Koupéla a tenu sa revue annuelle de l’année fiscale 2021, le jeudi 8 juillet 2021, à Koupéla.
a revue annuelle de l’an-L née fiscale 2021 s’ins-crit dans une démarche de redevabilité vis-à-vis des donateurs, les participants, notamment les travailleurs de Plan International Burkina et les partenaires de l’ONG qui ont échangé sur le bilan de l’année fiscale écou-lée. Ils ont également for-mulé des recommandations pour l’élaboration d’un plan de résolution des défis visant à améliorer la qualité des projets et programmes mis en œuvre et de servir de sup-port pour la réorientation et/ou planification de 2022. A cet effet, 17 projets dans les domaines de l’éducation inclusive, l’emploi et l’entre-preneuriat des jeunes, la citoyenneté active, la santé sexuelle et reproductive des jeunes et des adolescents, le développement de la petite enfance etla protection des enfants et des filles contre les violences basées sur le genre ont été réalisés. La mise en œuvre de ces projets aurait coûté, selon la responsable de l’organisation, 2 619 092 344 F CFA, soit un taux de réalisation de 90%. Pour la directrice de l’ONG Plan International Burkina bureau de Koupéla, Awa Kafando, le bilan est satisfaisant.« Nous sommes très satisfaits des résultats auxquels nous sommes parvenus sur tous les plans. C’est vraiment un succès collectif et je remercie tous les acteurs qui se sont impliqués pour l’atteinte de ces résultats», a-t-elle pré-cisé. Un travail également salué par les autorités de la province. « C’est une ONG résolument orientée vers un développe-ment durable dans nos deux régions (Est et Centre-Est). Je voudrais les féliciter pour
Une cinquantaine de partenaires ont pris part à la revue annuelle de projets et programmes. cet important taux réalisé etconcerne l’année fiscale pour tout ce qu’ils font sur le2022, Plan Koupéla prévoit terrain. Nous les rassuronsinjecter la somme de 1 685 de notre disponibilité à les737 048F CFA. Et ce, dans accompagner à tout momentles domaines de la résilience, pour l’atteinte de leursde la paix et de la cohabita-objectifs au profit de lation, l’assainissement et la population », a soutenu le gestion hygiénique des haut-commissaire de la pro- menstrues, l’éducation inclu-vince du Kourittenga, repré- sive, l’élimination de la sentant le gouverneur du transmission mère-enfant du Centre-Est. En ce qui VIH/Sida, la sécurité alimen-taire, le parrainage et la pro-tection de l’enfant et de l’en-fance. A l’issue de la rencontre, des recommandations ont été formulées par les partici-pants, notamment le finance-ment des cadres de concerta-tions provinciaux et régio-naux et l’allègement des pro-cédures de déblocages des fonds. Depuis 2017, Plan International a élaboré une stratégie globale dénommée : « 100 millions de raisons » dans laquelle l’accent est mis sur la programmation et l’in-fluence sexo-transformatrice pour permettre à 100 mil-lions de filles vulnérables et « C’est un succès collectif et exclues, à travers le monde, je remercie tous les acteurs d'apprendre, de diriger, de qui se sont impliqués pour décider et de s’épanouir. l’atteinte de ces résultats », la directrice de l’ONG Plan Koupéla, Awa Kafando. -Amédée SILGA
Le journal de tous les Burkinabè
N° 9438
CENI : le troisième front de l’Opposition nitialement prévue pourtion au dialogue politique, I le lundi 19 juillet 2021,Eddie Komboïgo et ses la prestation de serment despairs s’attaquent à la mise membres de la Commissionen place de la nouvelle électorale nationaleéquipe de la CENI, avec en indépendante (CENI) a ététoile de fond, la« couleur renvoyée sine die par leorange »du commissaire Conseil constitutionnel.de la chefferie coutumière, Selon son président, Kas-candidat à la présidence de soum Kambou, le dossierl’institution électorale. de prestation de sermentDans un contexte national n’est pas en l’état pour êtreoù le Burkina Faso a plus traité. Même si cela n’a pasque besoin de la force de été explicitement dit, la rai-l’ensemble de ses fils, le son de ce« report »estministère en charge de connue de tous. En effet,l’administration du terri-depuis la récusation dutoire doit retrousser les commissaire désigné de lamanches pour faire avorter chefferie coutumière parcette autre crise qui se pro-l’Opposition politiquefile à l’horizon. (CFOP), la constitution deLe mandat des commis-la nouvelle équipe de l’or-saires de la CENI expire le gane électoral ne cesse de31 juillet prochain et le nous servir des rebondisse-ministère doit poursuivre ments dont le dernier ensa démarche de dialogue et date est le remplacement dude recherche de consensus commissaire de la commu-en vue de l’élection des nauté musulmane (FAIB),membres du bureau à en la personne de Newtonbonne date. Comme toutes Ahmed Barry, par le magis-les parties d’ailleurs, l’Op-trat Adama Kafando.position politique gagn-En attendant la résolutionerait à ce que la nouvelle de l’équation du commis-CENI soit mise en place au saire de la chefferie coutu-plus vite pour entamer le mière et la nomination, envaste chantier de l’organi-conseil des ministres, dusation des élections munic-remplaçant de Newtonipales de 2022. Afin Ahmed Barry, le Conseild’éviter à l’organe élec-constitutiotoral les cafouillagesnnel a préféré renvoyer les différents organisationnels du scrutin acteurs à leurs responsabil- couplé de 2020, il sied de ités en vue de garder saine lui donner le temps néces-et sauve son impartialité et saire pour s’y préparer. surtout sa respectabilité. Cette bonne préparation Du haut de leur statut, les sous-entend également la sages ne veulent donc pas reprise du dialogue poli-créer une crise dans la«tique qui doit discuter de mini-crise »de la CENI et ces consultations de 2022, surtout laisser planer le de la modification à mini-moindre doute sur leur ma du code électoral et de neutralité. bien d’autres questions. Le Tout compte fait, le CFOP temps presse et à cette vient d’ouvrir un troisième allure, de sérieux risques front dans son rôle d’oppo- planent sur la tenue effec-sition au pouvoir en place. tive des municipales déjà Ainsi, après les marches reportées d’un an. des 3 et 4 juillet dernier, la suspension de sa participa--Jean-Marie TOE
Jeudi 22 juillet 2021
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