Figaro Scope du 06-10-2021
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Français

Figaro Scope du 06-10-2021 , magazine presse

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Date de parution 06 octobre 2021
Langue Français
Poids de l'ouvrage 26 Mo

Exrait

mercredi 6 octobre 2021
● ● ● ● ● ● RE S T A URANTS EXPOSITIONS CINÉMA THÉÂ TRE MUSIQUE
Tarte au pommes
et céleri-rave
du restaurant
Le Mermoz. scop e
semaine culturelle restaurants
« La plus précieuse des marchandises » Nos dix adresses à moins
eau Théâtre du Rond- Point PageS 6 et 7 de 50 euros dans le 8 Pages 4 et 5
Où écouter
de la musique à Paris ?
Philharmonie de Paris.
SOS Bouquinistes
Par Bertrand de Saint Vincent bdesaintvincent@lefigaro.fr
Fluctuat nec mergitur. échanger ses souvenirs
Battus par les flots, les de jeunesse. C’était le
bouquinistes naviguent président de la
Républidepuis cinq siècles sur les que du Brésil, Fernando
rives de la Seine. Ce sont Henrique Cardoso : « Les
les derniers corsaires. rencontres font partie du
Singuliers, souvent rebel- salaire », s’enthousiasme
les, farouchement atta- Callais. Il y eut aussi
Stechés à leur liberté, ils ont résisté à ven Spielberg, qui emporta un livre
tout : aux interdictions politiques, de géologie, un ancien colonel
insaux crues, aux épidémies. Le Covid tallé en Nouvelle-Calédonie qui
acles laisse sur le flanc. Le confinement cumulait les ouvrages sur la
spéléoa vidé les quais et poussé certains logie. Depuis, les visiteurs lointains
d’entre eux à se tourner vers la vente se font rares ; les étrangers aussi. Les
en ligne. Plus besoin d’affronter les derniers romans plébiscités par ces
intempéries : la vie, derrière son derniers furent ceux d’Arsène Lupin. AuCentreCulturelCoréen
écran. Cheveux en bataille, barbe de Un octogénaire passe en tirant son
poète, le président de l’Association Caddie : un fournisseur habituel. Le etenrégions
culturelle des bouquinistes de Paris, bouquiniste lui prendra la
GrammaiJérôme Callais, balaie cette vision de re des civilisations de Braudel, un
licauchemar. Trente ans qu’au grand vre sur l’opium. Dépenses du jour : 22Septembre —dam de sa famille ce contrebassiste 20 euros. L’équivalent de ses
recetélevé au milieu des livres a choisi tes. Heureusement qu’il ne paie pas 4Décembre
d’ouvrir ses boîtes près du Pont- de loyer. La pluie menace les
étalaNeuf : « Je fais le trottoir, s’amuse- ges. Quai Conti, ce samedi, moins du 2021
t-il. Nous sommes des paripatéti- tiers des commerçants ont ouvert
ciens. On regarde le ciel, on surveille la leurs boîtes. Sur un total de 241
emmétéo. » Un gamin s’arrête, il cher- placements, seuls 220 sont attribués.
che la « porte neuf ». L’indication est La commission de sélection statuera
inscrite sur le bout de papier qu’il début 2022 pour distribuer les places
tient à la main. Jérôme Callais inoccupées : « C’est du jamais vu, se
s’émerveille de tous ces visages croi- désole Callais. D’habitude, on a une
sés au long de sa navigation immobi- soixantaine de candidatures.
Actuelle. Il se souvient de Jean Yanne, lement, à peine une dizaine de dossiers
d’une courtoisie parfaite, qui lui ont été déposés. » Les bouquinistes
avait commandé un roman de Léon prennent l’eau. Tout le monde s’en
Frapié, La Maternelle ; de François moque : le monde moderne, la
maiHollande, feuilletant De la chute à la rie. Il y a deux ans, Jérôme Callais a
libération de Paris, d’Emmanuel cru remporter une victoire en faisant
d’Astier, en se lamentant que son inscrire cette confrérie au
patrimoi« exemplaire soit dans un état pas ne culturel immatériel de la France ;
possible ». Le chef de l’État était re- il rêve d’étendre cette
reconnaissanparti sans rien. Dominique Lavanant ce à l’Unesco. En attendant, il
rea le goût des textes littéraires, Jean commande à ses rares clients la lec- Événementsgratuits
Dutourd, une conversation éblouis- ture d’un petit récit, Le Pilon, de Paul
sante. Un jour, un vieil homme fit Desalmand. C’est l’histoire, drolati- Programmationdétailléesurwww.coree-culture.org
arrêter son convoi officiel et descen- que et tendre, d’un livre qui raconte
dit de sa limousine pour venir son destin. Un bijou.
william beaucardetmercredi 6 octobre 2021
2 Figaro Scope
L'é vénement
Les salles de conc ert au banc d’essai
La Cigale, la Philharmonie, Radio France… Après de longs mois au repos, les salles de spectacle opèrent un retour
V en force pour donner au public le meilleur de la musique. Le « Figaroscope » vous dévoile sa sélection. S
Cannelle Anglade, Thierry Hillériteau et Olivier Nuc.
Dossier coordonné par Léa Mabilon.
NANTERRE BERCY
Description « Radicalement incroyable », le Description En 2015, après dix-huit mois de
Paris La Défense Arena (anciennement U Are- travaux, l’ancien Palais omnisport de Paris
na) mise tout sur l’expérience immersive et Bercy fait peau neuve. Dans sa configuration
sensorielle de ses spectateurs. Polymorphe, la plus imposante, l’AccorHotels Arena peut
modulable, ultramoderne, avant-gardiste… désormais accueillir jusqu’à 20 300
spectaLes adjectifs foisonnent lorsque l’on cherche à teurs et confirme sa place dans le top 5 des
décrire ce stade. Plus grande salle d’Europe, salles de spectacles mondiales. Rivalisant
l’enceinte offre une capacité d’accueil allant avec les équipements indoor les plus
majesjusqu’à 40 000 spectateurs. Sa superficie, tueux, comme ceux de l’illustre Madison
parfois difficile à remplir, est prisée des très Square Garden à New York, le stade
contrigrosses têtes d’affiche. Et le son, dans tout ça ? bue au rayonnement international de la ville
S’il prône un système acoustique hors norme, de Paris, notamment puisqu’il se trouve en
les résonances du stade ne sont pas toujours ville, commodité non négligeable.
optimales, mais on se concentrera sur l’aspect
spectaculaire du show, plus que sur ses quali- Programmation Sous-titré « la nouvelle
tés de concerts. expérience », l’AccorHotels Arena offre un
panel de 30 configurations de salle
différenProgrammation Même si le groupe a la répu- tes en fonction de l’événement qui s’y
détation d’arriver avec du retard à ses concerts, roule. Ainsi, il est devenu une étape clé et
on attend avec impatience le Reunion Tour des immanquable des tournées internationales.
Fugees The Score, samedi 4 décembre. L’année Cette fin d’année, c’est au tour d’Alanis
Moprochaine, Elton John y célébrera sa tournée rissette et du rappeur Ninho d’y déposer
d’adieu et Céline Dion investira les lieux pour leurs bagages le temps d’une représentation
six soirées consécutives. On retrouve, dans le explosive (littéralement). Le record du
nompanthéon du stade, des groupes comme les bre de représentations par artiste à Bercy est V
Rolling Stones et des show-women légendai- détenu par feu Johnny Hallyday, avec un to- S
res, telles Mylène Farmer et P!nk. tal de 93 concerts.
Avec qui ? Ton frère, ta cousine, le voisin Avec qui ? La famille, les copains… Les
d’en face… N’importe qui du moment qu’on concerts à Bercy sont des expériences qui se
s’amuse. partagent.
■ Paris La Défense Arena, 8, rue des Sorins ■ AccorHotels Arena Paris-Bercy,
eà Nanterre (92). 8, boulevard de Bercy (12 ).
www.parisladefense-arena.com www.accorarena.com/fr
C. A. C. A.
VS
SUNSET DUC
SUNSIDE DES LOMBARDS
Description Un piano droit sous un escalier et Description Dans le quartier des Halles, le
le Duc est né. Clash de titans dans la rue mythi-club de jazz originel de la rue des Lombards,
que des Lombards, où la salle du Duc, décorée créé en 1982 par Michèle et Jean-Marc
Porpar le designer américain Elliott Barnes, est tet, n’a pas pris une ride. Caves voûtées pour
devenue LA référence parisienne en termes de une acoustique optimale, le célèbre Sunset
jazz. Depuis plus de quarante ans, au croise-devient très vite un lieu huppé mais
intimisment du bd Sébastopol, le club mythique a vu te où les plus grands jazzmen, comme Steve
défiler sur sa scène les plus grandes stars telles Lacy ou Didier Lockwood, se retrouvent
que Benny Golson (saxo) et Martial Solal (pia-pour s’exercer au jazz-rock et fusion. En l’orchestre (un peu moins pour les voix), et dans no). Plus de 300 concerts y sont joués chaque 2001, une nouvelle salle attenante au Sunset PHILHARMONIE un confort moderne d’une rare élégance…
année, un swing qui dépote, intemporel. ouvre ses portes : le Sunside, dédiée au jazz Même si certains déplorent la sensation de
froiélectrique et à la world music. Ainsi, le lieu Description Trente-cinq ans ! C’est le temps deur des couleurs (le jaune et noir) qui tran-Programmation Directeur général de la radio
propose un catalogue unique avec deux qu’il aura fallu à la « butte minérale » de Jean chent avec le rouge traditionnel. TSF JAZZ, Bruno Delport est désormais à la tête
clubs côte à côte ouverts 7 j/7. Une devise ? Nouvel pour sortir de terre. Dans les tuyaux de-du Duc. Autant dire qu’il est presque
impossiJazz à tous les étages pour tous les jazz ! puis 1981, cette Philharmonie de Paris que Pierre Programmation Maison de l’Orchestre de Pa-ble de ne pas être satisfait de la
programmaBoulez avait appelée de ses vœux, fut inaugurée ris, de l’Orchestre de Chambre de Paris et de tion, toujours impeccable. Cette nouvelle
saien janvier 2015 par François Hollande, qui en Programmation Depuis 1993, Stéphane Por- l’Ondif, la Philharmonie reste avant tout la ter-son, le Duc s’engage pour l’émergence de la
avait alors fait un symbole de la lutte par les arts re d’accueil des plus grands orchestres mon-tet assure la programmation, entre têtes d’af- nouvelle scène, puisque chaque lundi, l’espace
contre le terrorisme. Six ans plus tard, la salle diaux (même si les Américains sont forcément fiche (Fred Nardin en oct.), festivals, « release est réservé aux présentations de nouvelles
décrite de toutes les manières possibles (« nuage moins présents depuis le début de la crise), et party », goûters jazz le dimanche et jam-ses- compositions, en entrée gratuite. Ishkero,
d’aluminium » pour certains, « pot de yaourt sions-hommages gratuites le lundi, on trou- des solistes stars. D’ici à décembre, on guettera Jeanne Michard, Gautier Garrigues, Yusan,
écrasé » pour d’autres), continue de véhiculer notamment sir Simon Rattle (avec les baro-vera à coup sûr son bonheur au Sunset Sunsi- Monsieur Mala ou Lady Blackbird s’y
produitoutes sortes de symboles. Témoin, la Philhar- queux de Fribourg le 9 novembre, le LSO le de. Le concours Les Trophées du Sunside ront prochainement.
2monie des enfants, sur 1 000 m , qui vient 13 décembre), celle de Cecilia Bartoli (29 no-célèbre la nouvelle génération de musiciens.
Avec qui ? L’ambiance du Duc est chaleureu- d’ouvrir pour compléter l’offre pédagogique vembre), Esa-Pekka Salonen (Orchestre de
PaAvec qui ? À vous de voir ! Entre amis, entre erse, tamisée, parfaite pour une sortie romanti- existante. Mais c’est évidemment côté audito- ris les 1 , 2, 8 & 9 décembre) ou Yuja Wang
collègues pour décompresser après une longue que, en couple ou pourquoi pas, en rendez- rium que réside sa fonction première. Là, avec (avec Gautier Capuçon le 23 novembre).
journée, ou bien seul, toutes les combinaisons vous galant. Le Bar propose vins, champagnes ses 2 400 places (configuration assise), 32 mètres
sont possibles. et spiritueux à un prix abordable. seulement d’éloignement entre le spectateur le Avec qui ? Un fan de Fellini pour rejouer
Répéplus reculé et le chef, et sa disposition en volutes tition d’orchestre.
er■ Sunset Sunside, 60, rue des Lombards (1 ) ; ■ Le Duc des Lombards, aériennes (ni « boîte à chaussure » comme à
erjam-sessions gratuites et concerts 42, rue des Lds (1 ) ; jams sessions Pleyel, ni « vignoble » comme à Berlin), la salle ■ Philharmonie de Paris, 224, av.
Jeaneà 12, 20 et 30 €. gratuites et concerts autour de 30 €. offre aux mélomanes une acoustique particuliè- Jaurès (19 ). www.philharmoniedeparis.fr
www.sunset-sunside.com C. A. www.ducdeslombards.com C. A. rement enveloppante : idéalement taillée pour T. H. mercredi 6 octobre 2021
Figaro Scope 3
L'é vénement
Les salles de conc ert au banc d’essai
La Cigale, la Philharmonie, Radio France… Après de longs mois au repos, les salles de spectacle opèrent un retour VSen force pour donner au public le meilleur de la musique. Le « Figaroscope » vous dévoile sa sélection.
ÉLYSÉE- La CIGALE
MONTMARTRE Description L’ancienne salle de
café-conecert bâtie à la fin du XIX siècle a accueilli les Description Ouverte en 1807 en tant que salle
revues de Mistinguett, Maurice Chevalier ou de bal, L’Élysée-Montmartre est citée dans les
Yvonne Printemps comme les soirées de Jean pages de L’Assommoir d’Émile Zola. On y
pratiCocteau avant de devenir une salle de cinéma que le cancan, et c’est là qu’est révélée La
Goudans les années 1940, spécialisée dans les lue, vedette du genre. Toulouse-Lautrec
fréfilms de genre, notamment le X. Elle a été quente la salle. On y accueille ensuite du
rendue à sa vocation musicale en 1987 et patinage, mais aussi du catch et du strip-tease.
inaugurée par les Rita Mitsouko. Le théâtre s’y installe au tournant des
décennies 1960 et 1970 avant que les concerts s’y
épaProgrammation Victor Solf (le 6/10), Tim nouissent à partir de 1976.
L’Élysée-MontmarDup, Parcels, Dick Annegarn, Mademoisel-tre devient alors la salle rock parisienne par
le K, Clio, Barbara Carlotti, Clou et Noé excellence. La salle a rouvert en 2016 dans une
Preszow en novembre…configuration toute neuve - et toute blanche.
Programmation De jeunes artistes de la chan- Avec qui ? On peut aller à la Cigale seul, avec
son française comme Hervé (en décembre), l’assurance d’y retrouver les habitués de la
Deen Burbigo, mais aussi des grands noms de la salle, ceux qui n’ont pas loupé un seul festival
scène anglaise à l’image du groupe Idles en fé- des Inrocks et vous parlent du lieu avec des
vrier prochain et Sleaford Mods (avril 2022). trémolos dans la voix. En particulier pour son
acoustique, qui se prête aussi bien aux
guitaAvec qui ? Des collègues de bureau à qui on a res tranchantes qu’aux ambiances
pianoenvie de faire découvrir un haut lieu des soirées Auditorium de Radio France. voix. Ce n’est pas pour rien que Vincent
Deparisiennes. lerm en a fait sa salle favorite à Paris.
■ Élysée-Montmartre, 72, boulevard
ede Rochechouart (18 ). ■ La Cigale, 120, boulevard
ewww.billetterie.elysee-montmartre.com O. N. de Rochechouart (18 ). www.lacigale.fr O. N.
VS
L’auditorium LA Piccola
de la Fondation Scala
Vuitton Description Un temple dédié à la jeune
génération des musiciens. C’est ainsi que
Frédéric Biessy, l’un des deux patrons de La Sca-Description Salle modulable de 350 places
assises, et 1 000 places debout, toute en verticalité la, et Rodolphe Bruneau-Boulmier, chargé de
et aux couleurs chaudes, l’auditorium dessiné la programmation musicale de la salle, ont
par Frank Gehry avec le même souci de trans- imaginé La Piccola Scala. Le modeste
auditorium de 180 places, situé huit mètres sous parence que pour l’ensemble de la fondation,
fait office d’écrin naturel pour les classiques terre (en lieu et place d’une ancienne salle de
comme pour les modernes. Ici, tout semble répétition) et qui reprend les codes visuels de
avoir été pensé pour que la musique prenne de la grande salle (éclairages aux néons bleutés),
a vocation à servir de tremplin aux futures la hauteur. L’acoustique y est exceptionnelle. Et
que l’on soit pianiste virtuose ou roi de l’électro. stars du classique : du baroque au
contempoPhilharmonie de Paris. Maître ès musiques de chambre ou réalisateur rain en passant par la voix ou le piano. Mais
en informatique musicale. Star du classique en ne s’interdit pas de se rêver en lieu de
rencontre pluridisciplinaire entre les talents de devenir, ou bien compositeur émergent de la
scène alternative berlinoise… demain. L’un des rêves de Frédéric Biessy et tional), deux chœurs (le Chœur de Radio France RADIO FRANCE son épouse, Mélanie, serait d’ailleurs d’y or-et la Maîtrise), et tout un éventail de possibilités,
chestrer la rencontre du monde classique allant de la musique de chambre au symphoni-Description Avec ses 1 400 places, le nouvel Programmation Elle est équilibrée entre avec… le stand-up !que, en passant par le concert-fiction ou le réci-auditorium de la Maison ronde, inauguré en no- grands solistes internationaux (Boris
Berezovstal piano-orgue (la salle dispose, comme la Phil- ky le 28 octobre, Khatia Buniatishvili le 26 no-vembre 2014 (quelques semaines avant la
Philharmonie, d’un très bon instrument). D’autant Programmation En plus de déclinaisons in-harmonie !), offre une belle alternative à la salle vembre), et découverte de jeunes pousses en
qu’en plus d’invités exceptionnels (Lang Lang le timistes des grands rendez-vous de La Scala de l’Est parisien. L’atmosphère y est particulière- devenir. Alexandre Kantorow (pour ne citer que
26 novembre), l’auditorium a mis en place une (comme le festival Aux armes, Contempo-ment chaleureuse, avec ses teintes de rouge et de lui) s’y est d’ailleurs produit bien avant de
rempolitique d’artistes en résidence, auprès de rains !, qui s’ouvre cette semaine), la Piccola porter le prix Tchaikovsky en 2019. Car en plus brun qui ne renient rien des codes traditionnels
grands solistes (cette saison Karol Mossakowski, Scala donne la parole aux jeunes musiciens du concert classique, tout en affichant une asy- de la classe d’excellence de violoncelle animée
Sol Gabetta, Leonidas Kavakos, Alexandre Kan- classiques tous les 13 du mois. La semaine métrie moderne et insolente. Et le rapport scène- par Gautier Capuçon, devenue emblématique
torow, les sœurs Labèque, Barbara Hannigan), prochaine, le jeune violoniste Thomas Lefort salle se caractérise par une rare proximité. Jugez de ce souci de transmission, la fondation
acqui bénéficient de cartes blanches régulières, et (disciple d’Ivry Gitlis), remarqué notamment cueille une série « Nouvelle génération », exclu-plutôt : jamais plus de 17 mètres entre le chef et
proposent une programmation des plus originale lors du concours Long-Thibaud de 2018. En l’auditeur. Une sensation d’intimité permanente sivement dédiée au piano. À découvrir dans les
que l’on n’entendra pas ailleurs. Enfin, la créa- novembre lui succédera Clément Lefebvre très plaisante. Surtout pour ceux qui suivent ré- prochaines semaines, le phénomène Yoav
Levation y est aussi régulièrement mise à l’honneur, (lauréat du Long-Thibaud, catégorie piano, gulièrement les orchestres de la radio, et ont ainsi non, 17 ans seulement mais une palette
exprescomme en témoignent les venues prochaines de en 2018). Et en décembre le remarquable duo sive d’une rare intensité (le 12 novembre) ! Et le au fil des mois l’impression de côtoyer leurs
muThomas Adès et George Benjamin. baroque que composent Théotime Langlois siciens comme s’ils étaient eux-mêmes assis à 10 décembre, le jeune Turc Can Çakmur,
déde Swarte et Justin Taylor, pour un program-leurs côtés. Petit bémol souvent entendu dans les couvert au disque chez BIS il y a deux ans.
Avec qui ? Mathieu Amalric pour venir applau- me autour de Francœur.mois qui ont suivi son ouverture, l’accès par les
dir Barbara Hannigan.
transports. Mais la salle vaut bien ses dix minutes Avec qui ? Un groupe d’étudiants d’archi. Avec qui ? Le Jacques Martin du classique.de marche depuis le métro La Muette (ligne 9).
■ Auditorium de Radio France,
e ■ Fondation Vuitton, 116, av. du Pdt-Kennedy (16 ). ■ La Piccola Scala,
eProgrammation Ici, les formations de la radio ewww.maisondelaradioetdelamusique.fr 8, av. du Mahatma-Gandhi (16 ). 13, boulevard de Strasbourg (10 ).
sont reines : deux orchestres (le Philhar’ et le Na- www.fondationlouisvuitton.fr T. H.T. H. www.lascala-paris.com T. H.
Radio F Rance, Phili PPe Jacob, louis-Ma Rie dauza/© Fondation louis Vuitton, alexei Vassilie V, Pascal bouclieR, duc des loMbaRds , Pie RRe hennequin et aPolline coRnuetmercredi 6 octobre 2021 mercredi 6 octobre 2021
4 Figaro Scope Figaro Scope 5
Resta ur ants Resta ur ants
Haché menu
Par Emmanuel Rubin
Nouveauté
e Café TailleventLes meilleures tables du 8 arrondissement
ouveau chef, nouveau chapitre temps que la mémoire vive d’un pigeon, des entrées, ici, très joaillier dans Jeanne,
à l’œuvre du Taillevent et, racines, comté, vin jaune et jus au foie. ses manières, un poil discret dans N s’il vous plaît, prière de ne pas Voilà surtout comment un spectaculaire les saveurs. Ris de veau, anchois, shiso, Dans un quartier où les restaurants chics et onéreux sont légion, nous avons sélectionné dix adresses plus accessibles, où un repas (entrée, plat, dessert) ne devrait planque vous empresser à tourner la page. menu nommé « Gestes » réconcilie artichauts poivrade, crème fermière
Bien sûr qu’il n’y a pas là un bistrot tirant en quatre services la salle et les et jus acidulé : ici, c’est Taillevent ! Crêpes pas dépasser les 50 euros (ou presque !). D’Europe aux Champs-Élysées, voici nos favoris, piochés parmi les nouveautés comme les valeurs sûres.
la langue de l’inédit, bien sûr qu’un « Top fourneaux en conjurant le guéridon, Suzette : délicieux buvard à éponger palace
Chef » ne vient pas y singer sa prétendue la découpe, le flambage dans l’élan un sirop Grand Marnier et cognac,
ors le voiturier à nouvelle vague, bien sûr qu’on n’y suce d’un homard, d’une côte de bœuf chantilly fleur d’oranger pour la féminité.
oreillette et la douzaine Par Alice Bosio, Emmanuel Rubin et Hugo de Saint Phalle pas la fibre végétale, mais, dans cette et de crêpes Suzette. En avant, calme En prime, le nuage passant d’un soufflé
de gamines se gelant volonté à choisir de maintenir un récit et droit, un grand moment de grand amandes, fève de Tonka, citron
les coutures en atten-POUR QUAND ? Le repas, prompte- gastronomique comme il est un roman restaurant à la française. et fromage blanc.HNÉOBISTROT dant leur Godot de rap-ment servi, est idéal pour une pause dé- national, saluez l’arrivée de Giuliano Avec qui ? Peu importe le sens qu’on Dans le verre ? Un anjou blanc 2013 de
peur, rien qui indique vraiment le jeuner ou un dîner en début de soirée. Sperandio, longtemps second appliqué lui accorde, mais un être cher. chez Thibaud Boudignon, insoupçonné NEVA CUISINE
Park Hyatt Vendôme. Comme si, LE PLAT À NE PAS LAISSER FILER. de l’irréprochable Christophe Pelé Une, deux, trois assiettes… Bœuf en ces lieux et parfaitement à sa place.
vu d’extérieur, ce palace avait ap-Dix ans déjà que Beatriz Gonzalez, chef Les sewoo mandoo à la crevette, au tofu, au Clarence, aujourd’hui stoïque comme caviar Baeri, champignons sauvages, Service ? Éloge du genre.
pris des joailliers qui l’environnent d’origine mexicaine passée notamment à la coriandre et à l’huile de sésame, pe- tonique à éclaircir l’institution de la rue bigorneaux, lard de Colonnata L’attention : l’étonnant menu à 90 €
cette vertu de la discrétion dont il par Lucas Carton et la Grande Casca de, tites bombes parfumées. Lamennais. et cardamome (servi en trois temps) : du déjeuner, la serviette qui s’excuserait
e s’est fait une réputation. Une fois régale les abords de la gare Saint-Lazare 7, rue d’Édimbourg (8 ). Tout change, rien ne change intéressant de voir le bœuf du côté presque de tomber et, pour le reste. les
dedans, même mesure mais dans avec cette première adresse - suivie de- Tél. : 01 55 06 08 53. chez Taillevent et voilà comment prévenances sont si nombreuses qu’on
les grands volumes. Si l’improba-puis par la non moins réussie Coretta Tlj sf dim. et lun. Carte : 25-35 €. les fameuses boiseries de la salle ne les compte même plus.
e ble rappeur sus-cité se piquait d’en (17 ). Dans un décor de vieux bistrot mâ- s’offrent aujourd’hui un sourire L’addition ? Convenue, attendue $ $ $
faire le tour en Lamborghini, il y tiné de touches contemporaines (lustres d’un graphisme pétillant, voilà comment et même justifiable, mais la compta TAILLEVENT
aurait encore de quoi circuler, faire vintage à lumière tamisée, grands mi- la cave s’éclaire désormais à proposer e vient quand même de m’appeler. 15, rue Lamennais (8 ).
défiler la Fashion Week et prendre Tél. : roirs, colonnes, parquet), la tout juste BRASSERIE DE GARE l’inattendu d’un anjou blanc, voilà Environ 120-190 € à la carte.
01 44 95 15 01.son thé. Large hall, long couloir, sa-quadra décline un solide répertoire bis- comment les pointes de la fourchette Menus à 190 € (« Héritage ») LAZARE Horaires : lon avec cheminée, salon sans, ta-tronomique d’auteur. Récemment, un piquent les langoustines en bouillon et 245 € (« Gestes »).
Tlj sf sam. et dim.
ble gastronomique, patio et, en thon mariné aux agrumes et gaspacho à végétal et contemporain (acidulé, Quelle table ? À l’angle, sur la gauche Métro :
plein milieu, cette manière d’agora la framboise tout en fraîcheur, un ris de Si l’offre de restauration dans les gares courgettes jaunes, oxalys, poivre George-V. Voiturier. de la salle en entrant, dans la courbe
sous verrière dont l’adresse n’a ja-veau (sa signature) aussi crousti-fondant françaises s’est légèrement améliorée verveine et anis sauvage) en même d’une banquette. E. R.
mais bien su quoi faire. Du petit qu’annoncé, panais automnal et sauce au depuis, l’arrivée à Saint-Lazare d’Éric
déjeuner aux dernières heures café, ou une lotte rôtie voyageuse grâce à Frechon, en 2013, a sonné comme une
avant l’ascenseur, on y a toujours une sauce lait de coco-curry rouge et sa résurrection bienvenue du buffet
d’anpassé les assiettes mais sans vrai-déclinaison d’aubergines. Le tout servi tan. Ouverte en continu, la néobrasserie
ment savoir comment. Ceux du en portions généreuses, et avec beaucoup aux beaux volumes fait toujours le plein
Park Hyatt ont tout essayé jus-de gentillesse. de voyageurs comme d’habitués du
qu’au ridicule du bistrot. Depuis POUR QUAND ? Un dîner entre bons quartier venus pour les classiques
réconquelques jours, on y joue au grand vivants. fortants supervisés par le triple-étoilé du
café.LE PLAT À NE PAS LAISSER FILER. Bristol : calamars sautés à l’ail et
choriEn dessert, la sphère au chocolat Guana- zo, artichaut entier et haricots verts aux
Bar, piano, etc. Et le grand café ja : effet « waouh » garanti lorsque le noisettes torréfiées, moules de Bouchot
qui semble s’y plaire puisque ici chocolat chaud versé en salle fait fondre au curry, saumon rôti au beurre de
sartout pour lui plaire : un Paris qui la boule pour découvrir poire pochée, rasin, Paris-Deauville au caramel, tarte
ne compte pas, un humus ultra-ci-amande torréfiée et glace vanille. au chocolat grand cru… Sans oublier les
e tadin et une invisible horloge où le 2, rue de Berne (8 ). plats du semainier, comme la brandade
1 temps se perd autant qu’il se ga-Tél. : 01 45 22 18 91. de morue gratinée du vendredi.
gne. Le bar, hier comme mis au Tlj sf sam. et dim. Menus à 38 et 44 €. POUR QUAND ? Un déjeuner en
facoin de l’hôtel, trouve enfin sa pla-mille du dimanche, pour le délicieux REPAIRE AMICAL
ce, métronome appliqué à tenir le poulet rôti «de ma grand-mère», pom- LE Louis XVI beau monde dans sa gamme et la mes purée et jus de rôti du semainier.
gamme reprise, de nuit, l’instant BISTROT DE GOÛT LE PLAT À NE PAS LAISSER FILER.
d’un piano lâchant de ses notes La saucisse-purée, élue meilleure de Paris Surtout dans des arrondissements peu LE MERMOZ qui font banquette comme dans la dans ces colonnes en 2016, bien sûr ! commodes gastronomiquement parlant
e e grande moitié de la salle et sur Gare Saint-Lazare, rue Intérieure (8 ). comme le 8 , ce sont ces adresses les plus
une bonne partie de la carte. Souvent, dans ces colonnes, nous avons Tél. : 01 44 90 80 80. difficiles à trouver ! Ces lieux simples et
loué les mérites de ce bistrot délicat, au Tlj. Carte : 40-70 €. francs, où l’on peut venir s’attabler à
l’imGrain de sel, grain de style.­ look rétro et contemporain à la fois. For- proviste, quand l’envie nous prend.
DerAinsi va l’appétit des grands cafés. midable sous l’ère Manon Fleury, que rière la façade presque anonyme, un bistrot
On l’avait croisé la semaine pas-l’on espère vite retrouver en solo quel- discret emmené par une équipe féminine
sée, au Café Lapérouse de l’Hôtel que part dans Paris, il reste un haut lieu DÎNETTE ARTY engagée et avenante. La carte éthique
de la Marine, on le retrouve de ce du quartier depuis que Thomas Graham compile les produits bien sourcés, dérou-CAFÉ MIRETTE Langoustine rôtie côté-là. Un appétit d’un culot a repris la cuisine, sans doute le meilleur lant une cuisine de sincérité et de plaisir, à l’anis sauvage,
monstre assumant l’accessoire, dans cette gamme de prix. Passé par entre bistrote d’ici (terrine de cochon, filets dernier plat de l’entrée
croisant l’ordinaire à la manière, l’Äponem d’Amélie Darvas à Vailhan, En attendant les prochains beaux jours de hareng et céleri rémoulade, tartare de « Langoustines » servie
osant tout et c’est à cela qu’on les dans l’Hérault, le chef creuse son propre avec, dans le dos de Saint-Lazare, l’une bœuf) et saveurs ensoleillées (couscous ; en trois temps.
reconnaît. C’est le welsh du Flore, sillon sans renier l’ADN créatif de des terrasses les plus inattendues du calentica végétarien, sorte de flan-gratin JULIE LIMonT
l’omelette du Flore et, ici, la pizza l’adresse : carpaccio de tomates, vanille quartier, le café de la neuve Fondation d’origine oranaise). Belle carte des vins.
(mais truffe, artichauts), le ham-et vinaigre de pommes ; poitrine de co- Pernod Ricard retrouve ses murs. Et si POUR QUAND ? Au déjeuner en
semaiPUBLI-INFORMATIONburger et ses frites qui croustillent chon, cassis, champignons de Paris ; certains se satisferaient déjà d’une ne, mais avec un peu de temps devant soi, Spécialités2 3 (encore heureux), les coquillettes graphiquissime omelette betterave-ri- proximité d’expos, de beaux livres d’art histoire de se ménager une vraie pause
réau jambon fumé et beurre de cotta ; poulpe grillé, amandes et polenta à portée de main comme de couverts, confortante. eParis15•CHEZMARIE-EDITH
1. La chef d’origine mexicaine Beatriz Gonzalez régale depuis dix ans les convives du Neva. (re-)truffe. Par chance, il y a, quand à l’ail noir… Desserts souvent inspirés, cette cantine a le chic de convoquer LE PLAT À NE PAS LAISSER FILER. Unevéritablecuisinesavoureuse,2. Les délicats raviolis du Mandoobar, une coquette cantine coréenne. 3. Le lobster roll même, un palace et donc, en pri-aussi élancés que gourmands. dans sa cuisine ouverte la bonne bande La pastilla au poulet fermier et amandes, bourgeoiseetauthentique!à la betterave et aux framboises du Mermoz. 4. Au Lazare, à ne pas rater : le délicieux poulet me, un sérieux chef (Rouquette) POUR QUAND ? Le soir en mode tapas voisine et bistrotière dite de la Pantru- que l’on peut également commander à
JULIETTE PAVY/LE FIgAro ; M AndoobAr ; M ErMoz ; V ALérY gUE dEsrôti « de ma grand-mère ». qui s’en mêle et pose son grain de ou au déjeuner sur un déroulé plus clas- choise aux commandes des Caillebotte, domicile via Epicery.
e sel, grain de style à déposer la sique, la recette est toujours gagnante. Pantruche, Belle Maison et Coucou. La- 47, rue des Mathurins (8 ).
clarté d’un carpaccio de bar, huile LE PLAT À NE PAS LAISSER FILER. quelle bande dépêche, en fraîche hu- (ribs de cochon laqué sauce barbecue ; bol ou en panier), à grand renfort de Tél. : 01 71 26 54 85.
d’olive et citron caviar, le joli tra-Quand il reviendra à la carte, le tartare meur kitchenette, des nourritures les- grand millefeuille à la vanille Bourbon). dashi maison aux algues kombu d’Hok- Tlj sf sam. et dim. Menu : 28 € (déj.).
vail d’un biscuit de Saint-Jacques de bœuf, pommes paille et jaune d’oeuf. tes, sapides et sympathiques qui, sans Pas une table d’auteur, mais c’est autre kaido et de sauce soja artisanale, elles Carte : 40-50 €.
e soufflé céleri et œuf fumé d’estur-16, rue Jean-Mermoz (8 ). prendre la tête, ne s’en fichent pas non chose que l’on vient chercher ici. sont fondantes et fermes à la fois, servies
geon et des desserts (signés Jimmy Tél. : 01 45 63 65 26. plus. Rare en ce genre de circonstances. POUR QUAND ? Ouverte 7 j/7 de 8 h à avec des tempuras légers (légumes,
pouMornet) d’un chic boutique. Tlj sf sam. et dim. Carte : 30-50 €. POUR QUAND ? Le brunch du samedi. 2 h, l’adresse prend tout son sens en dé- let), des currys (bœuf, pâte de riz,
froLE PLAT À NE PAS LAISSER FILER. but de soirée, lorsque l’avenue s’illumi- mage) ou des algues (nori, wakamé). À BISTRONOMIQUE
MAIS ENCORE…Burrata, tomates rôties et compotée de ne, si possible à une table avec vue. À noter, un joli choix d’entrées et de plats CèNA $ $ $Le service. Charmant, carré, très tomates vertes, vinaigrette groseille défaut, entre touristes gentiment bling façon izakaya le soir (mijoté de tendon
major de grande école hôtelière.RAVIOLIS CORÉENS verveine. et cols blancs en afterwork, l’assistance de bœuf au miso, friture d’aubergines). Octave Montecito
Le public. Vendôme dans ses Fondation Pernod Ricard. en représentation fait spectacle. POUR QUAND ? Un déjeuner entre Au petit jeu du restau en compte est bon, Bon repas, beau décor, bonne ambiance,MANDOOBAR
e quartiers, mode et luxe son 1, cours Paul-Ricard (8 ). LE PLAT À NE PAS LAISSER FILER. collègues friands de vraie bonne cuisine c’est la règle de parfois sortir la calcu - Genre : le soir surtout, il y a Genre : sans son océan, la Californie me direz-vous. Il est souvent rare de
entre-soi, petits soldats du CAC 40, Tlj sf dim. et lun. Carte : 20-30 €. Les ravioles de crevettes, bien dodues, et japonaise. lette pour faire entrer le joli goût dans les de la tendresse dans cette salle d’épure voyage mal et ce resto-bar d’hôtel dédié réunirlestroisàlafois.Vousallezpouvoir
touristes rappliquant enfin et, ce Sept ans après son ouverture dans le leur bouillon shiitake-citronnelle parfu- LE PLAT À NE PAS LAISSER FILER. jolis clous. C’est donc au cordeau de la et de bouquets songeurs où une jeune a le fantasme qui clignote comme vous détendre autour d’une vraie bonne
soir-là, rappeurs loin de leur clip quartier de l’Europe, cette coquette mé. En finger food, les beignets de maïs Les udons chauds Goma Tantan-men carte que l’on tient, ici, les fatidiques chef coréenne révèle les jolies intuitions il peut entre kitsch et cliché. table. Nous qualifierons la cuisine de
(quoique).cantine coréenne d’une vingtaine de au sel tandoori carrément addictifs ! (bouillon à l’émincé de porc épicé et au 50 euros, légère précaution ari thmétique d’un menu cheminant entre France Une machine molle à tarif tape-dur traditionnelle bien sûr, mais au goût du
e Est-ce cher ? De 50 € (un plat, couverts fait encore figure de pépite ! BRASSERIE DESIGN 133, avenue des Champs-Élysées (8 ). sésame). qui offre l’heureuse surprise d’une table et Matin-Calme. Attachant ! où la carte West-Coast se retrouve, jour. Place à l’exquise salade de queues4e un verre) à 120 €. Bercé par une playlist folk, on s’installe Tél. : 01 44 43 75 07. 7-9, rue de Ponthieu (8 ). parmi les révélations de la nouvelle sai- dans l’assiette, un peu à l’ouest. d’écrevisses, duo de foie gras maison,LE DRUGSTORE Faut-il y aller ? Bon, on va être autour d’un large comptoir en bois clair Tlj. Carte : 40-100 €. Tél. : 01 71 26 77 28. son, épatante à faire tout un décor en Prix : menus à 35 € (déj.), 65 et 80 €.
ris de veau, croustillant de pied de porc,très clair ! 34 € la (parfaite) Caesar pour observer le ballet de Kim Kwang- Tlj sf dim. Carte : 25-40 €. lester ses ravioles de Royans au foie gras, laissant circuler son élégance de ban- Crêpe coréenne aux graines de soja Prix : environ 60 €. Tataki bœuf : fade.
homardetpigeonneaurôti,baretdoradeSalad, vous êtes toujours là ?loc et de son sous-chef, affairés à prépa- Lieu iconique des hauts Champs-Ély- morfalesque à soulever la fonte de large quette tout autour de la salle de poche. et ses légumes de saison : délicate. Mac & cheese : comment dire, une sorte
grillésentiers,pavédemoruefraîche,sans
rer mandoos et tartares de haut vol. Les sées, le Drugstore Publicis fait office de cocotte où le gigotin de lotte se dispute Dernière minute : on vient d’apprendre Tteok Galbi à la truffe et champignons de fondue au fromage avec des pâtes
oublier les incontournables : rognons deAu Park Hyatt Vendôme. premiers, des raviolis à la pâte transluci- phare dans la nuit quand il s’agit de pas- NOUILLES NIPPONES aux rognons moutarde, alpagueuse à le départ de son chef remplacé d’ici la fin coréens : une manière de steak haché dedans. Cheesecake : pas mauvais,
veau,têtedeveau,jouedeboeuf,filetdee3-5, rue de la Paix (2 ). de (farine de riz), sont cuits devant nos ser à table. L’Atelier de feu Joël Robu- BISTROT TRADI napper de crème diplomate un mille- du mois par Pascal Barbot et son équipe, très aromatisé. Sorbet omija (la baie mais on cherche un peu le biscuit.KISIN boeuf, carré d’agneau et pour terminer,Tél. : 01 58 71 10 60. yeux dans leur panier vapeur et délica- chon joue toujours les comptoirs gastro- feuille d’arlette et le moelleux chocolat en attendant l’ouverture d’Astrance dite des cinq saveurs) : étonnant. JUSTE LE ZINC les oeufs à la neige façon Marie-Edith, leTlj de 7 heures à minuit. Voiturier. tement garnis de porc, kimchi, tofu, nomiques au sous-sol tandis qu’au rez- d’une chantilly vanille. Juste le zinc ? dans l’ancien Jamin. La carte et les prix Avec qui ? Un échappé de téléréalité.
chaud-froid de pommes au whisky et laMétro : Opéra.bœuf mariné à la sauce soja, ciboule ou de-chaussée cette grande brasserie Décor zen de rigueur pour ce petit tem- Oui, mais dans ses largeurs et largesses. restent pour l’instant les mêmes. Test à Avec qui ? Une K-lady.
succulente marquise au chocolat. Le toutgraines de sésame. Les seconds, tout moderne, griffée par Tom Dixon, tourne ple des nouilles japonaises udons, plan- Est-ce parce que soudain, ici, l’arron- POUR QUAND ? Un samedi midi en venir très vite. Bonne table : la 216/1.
servi avec générosité et sourire, de quoiaussi délicats, mêlent rumsteak, dorade, en continu, façon machine de guerre. qué non loin du rond-point des dissement sort de son Triangle d’Or et prenant le temps de la famille ou des amis. POUR QUAND ? Mardi au dîner, le vrai Bonne table : l’as. Service très sitcom.
régaler nos papilles. On est heureux dethon et maquereau taillés au couteau à Éric Frechon (encore lui) veille sur la Champs-Élysées depuis 2015. À la ba- de ses zones de confort, toujours est-il LE PLAT À NE PAS LAISSER FILER. soir des Parisiens. Service d’une belle fluidité.
des assaisonnements de là-bas (sauce carte XL en tant que chef conseil. Re- guette, un chef débarqué (et primé) de que l’on avait un peu oublié ce bistrot Rognon de veau cocotte à la moutarde, LE PLAT À NE PAS LAISSER FILER. À l’hôtel Kimpton St Honoré. reprendreseshabitudeschezMarie-Edith.
e esoja, sésame, poudre de piment). La pensée récemment, celle-ci fait la part Tokyo, qui façonne ses pâtes épaisses sur surgi il y a quelques saisons aux abords pommes de terre et champignons. Le dessert pour faire le compte, chocolat 23, rue Saint-Didier (16 ). 27-29, boulevard des Capucines (2 ). Onvouslerecommandevivement!
ecarte des boissons (dont un baekseju, belle aux tapas internationales (caviar place, à base de farines de blé importées du quartier Europe pour lâcher, dans un 25, rue de Turin (8 ). cardamome, croustillant caramel et Tél. : 01 73 74 57 57. Tél. : 01 80 40 76 40. Tlj. Menucarteà29€et32€
alcool de riz fermenté aux épices), l’am- d’aubergine, grenade et pain pita ; tar- de Kyushu et d’eau adoucie. Proposées décor rétro actif, la bride d’une popote Tél. : 01 43 87 44 84. pécan. Tlj. sf dim. et lun. Métro : Madeleine. MétroCambronneouMotte-Piquet
ebiance et le service sereins sont la ga- tare de thon rouge, guacamole épicé, en pas moins d’une trentaine de recet- sur-tricolore, bonne gueule à la Bébel, Tlj sf dim. et lun. Carte env. 45 €. 23, rue Treilhard (8 ). Tél. : 01 40 74 20 80. Métro : Victor-Hugo. 34rueduLaos-0145664460
rantie d’un agréable dépaysement. soja et sésame) et aux plats à partager tes, chaudes (en bouillon) et froides (en juste tortore à la Audiard, incorrigible à Menus à 22 € (déj.) et 28 €. Tlj sf sam. et dim. Carte : 50-65 €. E. R. E. R. mercredi 29 septembre 2021
Figaro Scope 5
L'é vénement
3
4 5
plein de bolets et de chanterelles. sites de la ville, témoins du rôle important de la ville. Déco chic dans des chambres Autour de 90 €.
Blérancourt Tél. : 02 47 28 38 88. d’Anvers dans la production et le com- très cocooning esprit maison de famille. www.hotel-louvre-lens.com P.V. - D.
www.domainedelatrigaliere.com merce de la dentelle. ww.momu.be/fr Autour de 130 €. Aisne
www.hotel-abeille.com P. V. - D.
Villers-Cotterêts on y va pour. L ’exposition « Villes on dort où ? Sur place, dans l’une des on dort où ? À l’hôtel Les Nuits, sur la
américaines », présentée au Musée fran- 16 maisons de campagne du domaine, Lange Gasthuisstraat, un établissement AisneLensco-américain du château. On y découvre disséminées dans les prairies, au bord de de charme situé dans le quartier de la
la fascination des artistes français comme l’eau, en pleine forêt ou à proximité du mode et proche du MoMu, très déco et in- P as-de -Calais
Hippolyte Sebron, Jean-Émile Laboureur château. À la nuit tombée, ces gîtes pou- timiste. on y va pour. Pour ma première mob.
ou Bernard Boutet de Monvel pour ces vil- vant accueillir entre 2 et 18 personnes de- Autour de 150 €. on y va pour. Picasso. C’est une des « On n’est pas sérieux quand on a 17 ans »
les quadrillées qui se développent au viennent le théâtre des « grandes pattes » www.hotellesnuits.be P. V. - D. expositions les plus originales que le Lou- est le sous-titre d’une exposition pour le
eXIX siècle dans un pays aux vastes pay- (cerfs et biches) sortant des sous-bois vre Lens ait traitée. Le lien entre deux moins originale au donjon de Vez, dans
sages, sans passé ni architecture anté- pour se nourrir. Gîte pour deux personnes à géants, le génie Picasso et le génial Lou- l’Oise. Ce beau monument historique du
Orléansrieure. Jusqu’au 15 novembre. partir de 90 € la nuit. vre. Le peintre y fait sa première visite en paysage valoisien prend depuis plusieurs
www.museefrancoamericain.fr M. S. 1900 et y exposera ses œuvres dans la décennies un bain de jouvence grâce à l oiret
Grande Galerie en 1971. Entre ses deux l’art contemporain. Depuis le début de
on dort où ? À Saint-Étienne-Roi- On y va pour. Vélasquez. On ne le sait dates s’instaure un dialogue fécond entre l’été, il consacre son expo à la mobylette,
Bruxelles laye, dans la suite De Montijo, au Moulin pas toujours mais le Musée des beaux- le musée et l’œuvre de l’auteur de Guerni- autant comme engin de récréation que
Royale, nommée d’après l’épouse de Na- arts d’Orléans possède dans ses collec- ca. Plus de 450 œuvres et documents, ar- comme pièce de design. On y voit quel-bel gique
poléon III. Passionnée par le travail de co- tions un chef-d’œuvre de la peinture es- chives, peintures, sculptures, cérami- ques belles pièces qui empliront le visiteur
loration des toiles effectué au Moulin, on y va pour. Le Festival de bande pagnole : Saint-Thomas, peint par ques, dessins et photographies rythment de nostalgie avec notamment un scooter
Eugénie De Montijo décide, à la fin des dessinée qui s’achève le 10 octobre. Cette Vélasquez. Ce tableau est en soi une aven- cette ambitieuse présentation dont la scé- aux couleurs de la Scuderia Ferrari, ayant
années 1840, de restaurer le bâtiment année, c’est le dessinateur Bastien Vivès ture puisque ce n’est qu’en 1920 qu’il est nographie s’articule autour d’un jeu de appartenu à Michael Schumacher, mais
pour produire les textiles les plus prodi- qui signe l’affiche de cette édition. Expo- identifié par l’historien d’art Italien Ro- mises en regard entre, d’un côté, les dé- aussi la Paloma Super Strada chère à
Johngieux pour le palais. sitions, chasse aux trésors grandeur natu- berto Longhi. Son surprenant parcours, partements du Louvre qu’il fréquenta, et ny Hallyday, ou un vélo Solex que
MonSuite à 150 €. Tél.: 03 60 45 55 26. re, séance de dédicaces, sont au program- de Séville où il fut peint il y a quatre cents de l’autre, la chronologie de ces relations sieur Hulot ou Brigitte Bardot ne renierait
www.oisetourisme.com M. S. me de cette manifestation qui rappelle ans jusqu’à la ville d’Orléans, valait bien parfois emportées ! Jusqu’au 31 janvier. pas. C’est aussi l’occasion de redécouvrir
que Bruxelles est la capitale européenne qu’on s’y attarde. C’est tout le propos de www.louvrelens.fr ce site prodigieux du donjon de Vez posé
de la BD et la ville natale de son plus célè- cette exposition, qui montre aussi quel- dans la belle campagne de l’Oise, entre
Domaine bre héros : Tintin. Plusieurs musées, gale- ques autres chefs-d’œuvre aux prove- On dort où ? À l’hôtel du Louvre- Crépy-en-Valois et Villers-Cotterêts.
ries, marchés, festivals et magasins spé- nances prestigieuses comme un Saint- Lens, un 4-étoiles de charme qui fait face Jusqu’au 31 octobre. de Dampierre
cialisés lui sont entièrement consacrés. Jacques-Le-Majeur peint par Jusepe de au musée et a investi d’anciennes maisons www.donjondevez.com
Yvelines Mais l’une des activités les plus étonnan- Ribera prêté par le Städel museum de minières, dont Guillaume Da Silva a
assutes est sans aucun doute le fameux par- Francfort. Jusqu’au 14 novembre. ré une décoration respectueuse de la mé- On dort où ? À l’hôtel le Régent, un
on y va pour. Un safari-photo lors cours BD sur les traces de Tintin, Astérix, www.orleans-metropole.fr moire des lieux et de toute beauté. La sympathique 3-étoiles en centre-ville,
d’une balade en attelage tiré par des mu- Blake & Mortimer, Bob & Bobette ou en- brasserie de l’hôtel s’est rapidement im- chambres agréables et de très bon goût.
les américaines. Martins-pêcheurs, hé- core Lucky Luke au détour d’une rue, on dort où ? À l’hôtel de l’Abeille, posée comme un spot incontournable de Tél. : 03 23 96 01 46.
rons, aigrettes, sangliers et daims cohabi- d’un musée ou simplement d’un café. une valeur sûre, bien situé dans le centre la gastronomie locale ! www.hotel-leregent.com P. V. - D.
tent dans le vaste parc de 400 hectares du
domaine, situé au cœur de la vallée de On dort où ? À l’hôtel Le Berger,
anChevreuse. L’attelage étant l’une des pas- cienne maison de rendez-vous,
transforsions du propriétaire, l’observation des mée en hôtel un rien bobo, à Ixelles,
animaux sera entrecoupée de précieuses autrefois quartier chaud. Les 51 chambres
anecdotes pendant cette heure de prome- ont été décorées par la designer suisse
nade. www.domaine-dampierre.com Martina Vievergel, fauteuils capitonnés,
rideaux de velours rouges, éclairage
taon dort où ? Dans l’une des 6 cham- misé, verres dépolis… On ne s’y ennuie
bres et suites de l’abbaye des Vaux de Cer- pas. Autour de 100 € jusqu’en mars. 24, rue
nay, édifice cistercien du Moyen Âge. Une du Berger. Tél. : 00 32 2 510 83 40.
randonnée pédestre de 9 km démarre à www.lebergerhotel.be P. V. - D.
deux pas et se prolonge au cœur des forêts
majestueuses, des paysages champêtres
Anvers et de bourgs d’un autre temps.
Chambre double à partir de 130 €. bel gique
Tél. : 01 34 85 23 00.
www.abbayedecernay.com M. S. On y va pour. La capitale belge de la
mode, qui a rouvert le 4 septembre son
nouveau musée rénové par B-architecten,
2Ambillou avec plus de 800 m d’espace d’exposition
supplémentaire. La collection permanen-Indre -et -L oire
te couvrant l’avant-garde belge et la
on y va pour. Cueillir des champi- mode internationale, au total plus de
gnons, à l’heure où les paysages com- 35 000 pièces, jouit d’une nouvelle
prémencent à revêtir leurs couleurs autom- sentation introduite par un documentaire
nales. Au cœur de la forêt tourangelle, le inédit retraçant notamment les origines
Domaine de la Trigalière organise un par- des Six d’Anvers. Connu sous le diminutif
cours « traces et indices » pour entraîner de MoMu, le musée propose, du 25
seples petits et grands à aiguiser leur sens de tembre au 2 janvier, « P.LACE.S - Regards
l’observation. La promesse : apercevoir entrelacés sur la dentelle anversoise »,
des animaux sauvages et rentrer le panier une exposition qui relie le musée à quatre
XXXX, Ville de Pont-Audemer, A nAKA/Cité du Vin/X tu Ar ChiteCts, B As VAn oort, Al An Au Bry/ metroPole rouen normAndie, Vi Vi Ph Am et Pierre- yV es Jort Aya
s
a
c
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mercredi 6 octobre 2021
6 Figaro Scope
Le meilleur de la semaine culturelle
En haut de l’affiche
Expositions, spectacles, concerts… les sorties culturelles foisonnent.
Pour bien choisir, suivez le guide.
Par Cannelle Anglade, Valérie Duponchelle, Maguelonne de Gestas, Olivier Nuc, Anthony Palou
et Nathalie Simon.
Dossier coordonné par Léa Mabilon.
tre-culture britannique dont l’actrice expos de sang écossais Tilda Swinton fut
l’égérie à la beauté inquiétante. Artiste, Richard Serra
réalisateur, scénariste, musicien, ac-chez Gagosian au Bourget
teur, militant des droits homosexuels,
Il suffit d’un seul Richard Serra pour Derek Jarman (1942–1994) s’est
approfaire l’événement et remplir l’espace prié à sa manière flamboyante, tendre 1. Le prolifique Avishai Cohen, qui s’est
pourtant large de la galerie Gagosian et onirique, la culture britannique du imposé comme une référence mondiale
eBourget, la bulle blanche de l’aviation XX siècle. L’exposition du Credac met du jazz, est attendu au New Morning.
redessinée par l’architecte Jean Nouvel en lumière sa pratique de la peinture et 2.Vogue Paris célèbre ses 100 ans
au 26, avenue de l’Europe. Toujours en des assemblages à travers une cinquan- au Palais Galliera.
3. Les « Terres celtes » du photographe acier Corten, résistant à la corrosion at- taine d’œuvres. Elle se concentre sur la
Philippe Decressac s’exposent mosphérique, Transmitter (2020) mesu- dernière partie de sa vie, à partir du
sur les grilles du jardin du Luxembourg. re 4 m de haut, 17,7 m de large et 18,2 m moment où il est diagnostiqué
séropo4. Axelle du Rouret et Philippe Bérodot, de long. Elle rappelle le jeu de lignes sitif. Cette période coïncide avec celle
entourés de François et Louis Moutin, géantes dessinées par Richard Serra où il fait naître son jardin de légende
dits « les jumeaux du jazz », présentent pour le Guggenheim Bilbao et installées autour de Prospect Cottage, à Dunge-
Apollinaire corps accords
avant même son achèvement, pour ness, dans le Kent, œuvre d’art dont la au Théâtre de Suresnes.
des raisons évidentes d’envergure. Au création fut sa thérapie et une méta- 5. La chanteuse allemande Ayo vient
Bourget, l’artiste né en 1938 à San Fran- phore de sa propre survie. Les ama- illuminer le Trianon.
cisco, réputé brut comme ses sculptu- teurs d’art s’y rendent en pèlerinage, Bernard rIe ; archIves vogue Par Is/
res, fait encore sinuer courbes - couleur retrouvant tous les vestiges et les fleurs socIété réné gruau ; Ph IlIPPe decressac ;
Jean Ba PtIste hugo ; arIe BotBol/terre, rouille, fer - et proportions pour d’un artiste. Un peu la version contem-
v I FP 1défier le sens même de l’espace. Ce ra- poraine de The Ghost and Mrs. Muir,
dical avait transformé la nef du Grand grand film de Mankiewi cz avec
l’ingéPalais en cimetière extraterrestre aux nue Gene Tierney, le hâbleur Rex Har- Roger Vadim, Alain Resnais ont pris la
hautes stèles de métal, en 2008, dans le rison et le méchant George Sanders. plume pour commenter des défilés.
cadre de « Monumenta ». On ne compte V. D. Rendez-vous littéraire, des cartes
blanplus ses participations à la Documenta ■ « Derek Jarman, Dead Souls Whisper ches ont été données à Patrick Modiano,
(5, 6, 7 et 8), la grand-messe de l’art (1986-1993) », jusqu’au 19 décembre Eugène Ionesco, Simone de Beauvoir ou
contemporain à Kassel en Allemagne, et au Credac, Ivry-sur-Seine (94). Françoise Sagan. Alfred Hitchcock,
Orà son alter ego sur la lagune, la Biennale son Welles et Marlène Dietrich ont
e e e ede Venise (aux 39 , 44 , 49 et 55 édi- « TERRES CELTES » même endossé, respectivement, les
rôtions). Son installation monumentale En ce moment, sur les grilles du jardin les de rédacteur en chef. Ainsi,
l’exposiEast-West/West-East (2014) vit de fa- du Luxembourg, les « Terres celtes » du tion, qui compile près de 400 œuvres
isçon permanente dans le désert de la ré- photographe Philippe Decressac défi- sues des archives du magazine -
serve naturelle de Brouq, au Qatar. Elle lent sous les yeux des passants. Les six photographies, illustrations, docu -
fait rêver de nombreux grands artistes nations celtes y sont mises à l’hon- ments, films -, va bien au-delà des
et sculpteurs, comme le Coréen Lee neur : la Bretagne, les Cornouailles, frontières de la mode et rend hommage
Ufan, qui transforme la notion de temps l’Écosse, l’île de Man, l’Irlande et le à l’âge d’or de la presse féminine. Le
en matière (acier, pierre, verre). Autant pays de Galles. Paysages européens, temps où tendance et pop culture ne
dire que le Bourget vaut le détour, après donc, et qui, pourtant, semblent sortis faisaient qu’un. L. M.
Anselm Kiefer et Field of the Cloth of tout droit de l’imaginaire d’un grand ■ Jusqu’au 30 janvier 2022
Gold (7 février-26 juin 2021). V. D. romantique. Issues d’un recueil publié au Palais Galliera,
er e■ « Richard Serra, Transmitter », en 2018, les photographies de Decres- 10, av. Pierre-I -de-Serbie (16 ).
jusqu’au printemps 2022, sac capturent les espaces naturels et la www.palaisgalliera.paris.fr
2chez Gagosian au Bourget (93). richesse faunique de telles régions,
siwww.gagosian.com musique
Victor Vasarely Ayo au trianonà la Gare Montparnasse
Depuis le 22 septembre, les voyageurs Lumineuse, solaire, sincère… les
adjecde la gare Montparnasse peuvent redé- tifs ne manquent pas pour qualifier
couvrir les deux peintures monumenta- Ayo, qui tire son nom du mot « joie » en
les de Victor Vasarely qui ont retrouvé dialecte yoruba. La chanteuse
allemanleur éclat après restauration. En 1971, la de que l’on connaît pour le tube Down
SNCF commande ces deux peintures on My Knees revient pourtant de loin.
murales à Vasarely pour le hall de la gare Passée par une longue période de
déMontparnasse, qui s’intègre alors dans pression, elle réapparaît enfin, après
un quartier en pleine mutation (la nou- trois années d’absence pour défendre
velle gare a été inaugurée en 1969). C’est Royal, nouvel opus produit par le
guitaaussi celui des artistes, passés par l’Aca- riste Freddy Koella (Bob Dylan, Willy
démie Ranson ou par la Grande Chau- DeVille). Intime et cathartique, gorgée
mière, qui y établissent leur atelier de mélancolie et d’espoir. La « femme à
comme Bourdelle, Calder, Picasso, Du- la guitare » y évoque son parcours
difchamp, Foujita, Yves Klein, César… ficile : suicide de son meilleur ami,
adFondateur du mouvement Op Art, Vasa- dictions de sa mère, puis retour à la vie.
rely est choisi pour y apporter sa mo- Car même dans l’obscurité, Ayo touche
dernité. Ses deux fresques de dimen- la lumière. Royal est un hommage à la
sions égales, 32 m de long sur 6 mètres foi, à la nature, au divin. Un titre qui lui
de haut, font partie de la série de ses sied à merveille. L. M.
« intégrations architecturales ». Elles ■ Le 10 octobre au Trianon, 3
eill ustrent sa recherche d’une unité de 80, bd Marguerite-de-Rochechouart (18 ).
l’art et de l’architecture. Comme tuées à quelques heures seulement de www.letrianon.fr
Le Corbusier pour la Cité radieuse à Paris ! On croirait reconnaître le
chânick cave & warren ellis Marseille, Vasarely introduit dans l’es- teau de Dracula sur un éperon rocheux
pace une polychromie qui structure le écossais et on ne s’étonnerait pas de Salle Pleyel
lieu et rompt avec les ensembles en voir débarquer un Heathcliff, insulaire, Il vient de célébrer son soixante-qua-
béton gris. Sur les murs de la gare de- au sommet d’une colline irlandaise. Pas trième anniversaire mais ne montre
puis quarante-sept ans, ces œuvres de doute, ces sites sont légendaires et aucun signe de ralentissement, bien au
n’avaient jamais été restaurées. Les l’exposition vient à point nommé, contraire. En rupture provisoire de Bad
peintures étaient placées sous un pla- comme un rappel de l’héritage pré- Seeds, le géant australien vient de
sifond en mauvais état et propice à la ni- cieux qui finira par disparaître si on ne gner un superbe album en duo avec
dation des pigeons. Il a fallu nettoyer la le préserve pas. C. A. Warren Ellis. L’ancien Dirty Three
collacouche colorée qui était altérée par des ■ Jusqu’au 16 janvier aux grilles bore avec Cave depuis Let Love In, en
fientes de pigeons, des coulures d’eau et du jardin du Luxembourg, 1994. Au fil des années, et alors que
Bliesurtout une épaisse couche de crasse. rue de Médicis (6 ). xa Bargeld et Mick Harvey quittaient le
Plusieurs lacunes ont été réintégrées à la bercail, le violoniste-guitariste devenait
couleur environnante et les soulève- « vogue paris 1920-2020 » le premier lieutenant du songwriter.
au palais gallieraments de matière ou d’enduit ont été Ensemble, ils ont déjà signé de
nomrefixés. Il faut donc lever les yeux ! V. D. Vogue Paris célèbre son centenaire. De- breuses bandes originales de films. Mais
■ « Vasarely, Intégrations puis sa création, en 1920, le magazine de Carnage est leur première œuvre studio
architecturales », installation mode n’a cessé d’être le miroir de son commune. Une merveille, dont il nous
permanente dans le hall de la gare époque, accueillant les plus grands ta- tarde de découvrir les développements
eMontparnasse (15 ). lents de chaque génération. Horst sur scène. O. N.
P. Horst, Guy Bourdin, Yves Klein, Hel- ■ Les 12 et 13 octobre à la Salle Pleyel,
eDerek Jarman au Credac mut Newton, Peter Lindbergh ont revê- 252, rue du Faubourg-Saint-Honoré (8 ).
4Derek Jarman est une icône de la con- tu pour lui le costume d’illustrateur. www.sallepleyel.com
an mercredi 6 octobre 2021
Figaro Scope 7
Le meilleur de la semaine culturelle
une Leçon pLeine d’optimisme aux ac- en 2019. Cette fois encore, iL est accom- jazz ». À eux quatre, iLs éLaborent une
teurs en herbe. N. S. œuvre bicéphaLe, où diaLoguent musi-pagné de son compère et guitariste Yan
■ Jusqu’au 24 décembre Péchin. Franchissez Les portes du Trianon que et poèmes de GuiLLaume ApoLL
inaieau Théâtre du Petit Montparnasse (14 ). pour assister au proLongement sonore des re. Sur scène, Le Lyrisme Laisse pLace à La
www.theatremontparnasse.com Furtifs, roman de science-fiction antica- dramaturgie, Le verbe se
métamorphopitaListe et dystopique (La VoLte, 2019). se, se cogne aux méLodies. « Dans ce
ET AUSSI PLacé sous Le thème « Entrez dans La cou- quartet, les mots se parlent, se jouent, se
Requiem, d’ELisa TuzzoLino, dans une Leur », Le concert revisite son œuvre, sous taisent, se chantent, se murmurent, se
mise en scène signée Pierre Thorrignac, La forme de récits, de sLams ou de mani- clament », expLique AxeLLe du Rouret, à
égaLement interprète. Un drame porté festes. Des effLuves de poLitique, qui cisè- L’initiative du projet. En pLongeant à
par quatre acteurs autour d’un amour Lent son roman, embaument L’air de La corps perdu dans ses éLégies, de La
passionné. saLLe, dynamisés par Les notes de guitare. Chanson du mal-aimé à Alcools, Le
spec■ Jusqu’au 6 novembre Pour que Les mots résonnent. M. de G. tacLe Apollinaire Corps Accords apporte
à la Folie Théâtre, une nouveLLe Lecture aux textes et à La ■ Le 6 octobre au Trianon,
e6, rue de la Folie-Méricourt (11 ). 80, bd Marguerite-de-Rochechouart personnaL ité du poète. À La fois Le «
malewww.folietheatre.com (18 ). www.letrianon.fr aimé romantique errant à la recherche de
l’amour sans cesse perdu, et l’érotique
« APOLLINAIRE sulfureux jouant généreusement de la danse CORPS ACCORDS » chair, entre éclats de rire et éclats
D’un côté, Les chanteurs et comédiens d’obus ». L. M.MEDITATION ON BEAUTY
AxeLLe du Rouret et PhiLippe Bérodot. De ■ Les 8 et 9 octobre
Soirée nomade à La Fondation Cartier en au Théâtre de Suresnes (92). L ’autre, Les céLèbres frères Moutin,
Franattendant La prochaine création de La çois et Louis, dits « Les jumeaux du www.theatre-suresnes.fr
chorégraphe afro-brésiL ienne Ana Pi. En
2020, L’artiste obtient une bourse du
MoMA (New York) et part en Haïti sur
Les traces de La réaLisatrice Maya Dern,
figure majeure du cinéma
d’avantgarde américain dans Les années 1950.
ELLe Laissa derrière eLLe de nombreuses
recherches sur Les ritueLs vaudous,
écrits, courts-métrages et rushes,
imprégnées de cette voLonté de cinéma du
réeL, qui fait face et subLime à La fois.
QueLques jours avant La première de sa
nouveLeL pièce The Divine Cypher, Ana Pi
invite La danseuse traditionneLLe et
professeur haïtienne Marie-Ange AuriLin à
La rejoindre sur scène, portraits
entremêLés de trois femmes, entre danse,
foL kLore et poésie. C. A.
■ Le 11 octobre à la Fondation Cartier,
eavishai cohen Lulu van trapp 261, bd Raspail (14 ).
au new morning à la maroquinerie www.fondationcartier.fr
Adama, sorti en 1988, n’avait déjà rien La pochette dessinée de I’m Not Here
à envier aux pLus grands aLbums de to Save the World, premier aLbum du cinémaCharLes Mingus. Avec Continuo (2006) quatuor français LuLu Van Trapp,
préet son titre expLosif Smash - puis Gently sente Le « monde d’après », post-covi- KRZYSZTOF KIEsLOWSKI
Disturbed, deux ans pLus tard, Avishai dé, où Le fantasme s’est mué en apoca- à la thèque
Cohen poursuivait son expLoration Lypse punk japonisée. Leurs avatars,
esymphonique, s’imposant peu à peu L ’un en san tiags, L ’autre en creepers de À L’occasion du 80 anniversaire de La
comme une nouveLLe référence mon- dandy compensées - pour ne citer naissance du cinéaste poLonais
KrzyszdiaLe du jazz. Hyperproductif - bien qu’eux-, regardent Le futur, posés sur tof KiesLowski, sa rétrospective arrive à
que toujours aussi briLLant -, iL sort près Le fLanc d’une coLL ine dévastée. Qu’en- La Cinémathèque française pour une
d’un aLbum par an. Après Arvoles, en tendent-iLs au Loin ? L’écho des riffs magistraLe Leçon de cadre et de
narra2019, sortait Two Roses en avriL psychédéLiques de Valley of Love, La tion par un génie du septième art. PeLL i-
dernier, imaginé à chevaL entre un aL- voix gutturaLe de Rebecca Baby, La pop cuLes de chair, de formes et de couLeurs,
bum de jazz et un ensembLe symphoni- synthétique très ei ght ie s jaiLL ie de Song Les fiL ms de KiesLowski sont
impérativeque. Dirigé par Le chef d’orchestre for L ? Peut-être tout ceLa à La fois. BLo- ment à voir sur grand écran. Au début
ALexander Hanson, iL réunit Le pianiste qués dans Le passé et pourtant si an- des années 1970, dans un pays
sérieuseELchin Shirinov, Le batteur Mark Gui- crés dans L’avenir, Les quatre cheva- ment marqué par La dictature
commuLiana et Le Gothenburg Symphony Or- Liers pointent L’horizon du doigt. niste, ceLui qui imaginera La triLogie des
chestra - avec ses pLus de quatre- VeuLent en être. Leur vaisseau par- Trois couleurs réaL ise des documentaires
vingt-dix interprètes. Parfaitement viendra-t-iL à atteindre L ’autre côté de en noir et bLanc, proche de ses sujets,
ciseLé, équiLibré, L’aLbum dérouLe ses La rive ? L. M. dans LesqueL s Le monde sensibLe
renverharmonies Lyriques sans aucune Lour- ■ Le 8 octobre se Le monde poL itique. S’inscrivant dans
deur de styLe. Une réussite. L. M. à la Maroquinerie, Le courant de La « génération de
L’ine■ Le 7 octobre au New Morning, 23, rue Boyer (20 ). quiétude moraLe », KiesLowski pose un
e7-9, rue des Petites-Écuries (10 ). www.lamaroquinerie.fr regard unique sur une société écLatée,
www.newmorning.com démembrée, profondément humaine.
FiL mer au pLus proche Les visages, fiL mer Théâtre Le siLence, capturer ce qui y réside. Irène
Jacob face à Jean-Louis Trintignant, un « T’es toi ! »
jeu de regards et tout un propos qui se
Comédienne au taLent in- tisse. Les Longs-métrages de
KieśLowsdiscutabLe, Eva Rami ki, attaché au travaiL du montage, sont
raconte Le parcours de truffés d’idées Lumineuses. La subLime
son d oubLe, ELsa Ravi, musique de Zbigniew Preisner
accompour arriver un jour à pagne Les mouvements ingénieux du ci-
obtenir son nom en néaste. La série du Décalogue ou La
haut de L ’affiche. Ses ren- Double Vie de Véronique bouLeversent
contres avec des person- par Leur beauté crue. La précision de ton Il était une fois
nages « attachiants », des comédiens quant à eLLe, est
compLèdont ses parents hauts en tement foLeL. C. A.
couLeur et sa touchante ■ Jusqu’au 25 octobre une petite marchandise
grand-mère, qui L’ont à la Cinémathèque française,
e- ou pas - encouragée, 51, rue de Bercy (12 ). IL Y A, au Théâtre du Rond-Point, représenter une Locomotive et
pédes directeurs de www.cinematheque.fr une petite pièce qui se joue presque tarade comme des armes à feu. Sur
casting et des met- toutes Les fins d’après-midi, à La droite, assis devant un petit
cLateurs en scène (ah, Mon premier festival 18 h 30 pLus précisément, et cette vier, PhiLippe Fretun. L’acteur
eLe souvenir qu’eLLe La 17 édition de Mon premier festivaL pièce s’appeLL e : La plus précieuse jouera aLternativement Le pauvre
garde de ses pro- destinée aux cinéphiLes en herbe de 2 à des marchandises. ELL e est signée bûcheron et Le méchant homme.
fesseurs d’art 12 ans sera parrainée cette année par La Jean-CLaude Grumberg qu’on Notre pauvre bûcheronne rêve
dr am a ti qu e !). comédienne Ariane Ascaride. 18 fiLms ne présente pLus. IL serait d’un enfant. Un jour, eLL e
réLa mise en seront présentés en avant-première. 40 bien dommage, voire vrai- cupère un petit paquet
envescène de Marc au totaL autour de La thématique « Dans ment regrettabLe, de ne pas Loppé d’un châLe de prière. IL
Ernotte ac- La nature ». Rémi Chayé, Le réaLisateur aLL ez voir ce spectacLe mis en a été baLancé d’un train de
centue Le côté de Tout en haut du monde et de Calamity scène par CharLes Tordjman. marchandises dont eLLe ne
caméLéon de Jane, sera L’invité d’honneur. Le jeune IL s’agit d’un conte, presque une connaît pas La destination. Le
paLa jeune pubLic aura droit à des ciné-concerts, histoire enfantine. VoiLà une drôLe quet ? Un nourrisson, une petite
femme qui des ciné-débats, du ciné-jardinage et de forêt, un méchant homme, une fiLL e de La tribu des « sans-cœur ».
a pour autres goûters devant une toiLe. N. S. bonne chèvre, des chasseurs, un Une petite Juive qui deviendra « La
modèL e ■ Du 20 au 29 octobre dans une coupLe de pauvres bûcherons pLus précieuse des marchandises »
ÉLie Kakou. douzaine de salles, dont la Gaîté affamés, un tout ti bébé et puis, pour La pauvre bûcheronne au cœur
e erPassée par lyrique (3 ) et le Forum des images (1 ). chaque jour, un train qui ahane à gros comme ça.
L ’Esad et Le www.monpremierfestival.com travers La forêt. Nous sommes en Évidemment, tout est faux et c’est
Conserva- 1942-1943 et ça commence par La ça qui fait merveiLLe. Le conte de
toire de Paris, céLèbre f ormuLe consacrée : « IL Jean-CLaude Grumberg est une sor-LittératureEva Rami est était une fois… » La bûcheronne te de miracLe, un mensonge qui dit
partout en narratrice est interprétée par toute La vérité du monde. A. P.alain damasio
même tempsEug é ni e Anse L in. « La plus précieuse & yan Péchin
avec une énergie Sur La scène, au premier pLan, une des marchandises »,
contagieuse. Phi- Le retour d’ALain Damasio. IL s’était déjà enfiLade de rondins de bois en for- jusqu’au 17 octobre,
eLippe Caubère au prêté à L’exercice du texte décLamé ac- me de voie de chemin de fer. Des- au Théâtre du Rond-Point (8 ).
5 féminin, eLLe offre compagné de musique, à La Gaîté Lyrique, sus, une machine à coudre qui doit www.theatredurondpoint.fr
Notre
coup
de
cœur
Antoine de S Aint Ph Alle
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