Figaro Scope du 22-09-2021
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Français

Figaro Scope du 22-09-2021 , magazine presse

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Date de parution 22 septembre 2021
Langue Français
Poids de l'ouvrage 24 Mo

Exrait

mercredi 22 septembre 2021 - LE FIGARO - N° 23977 - cahier N° 4 - Ne peut être vendu séparément.
● ● ● ● ● ● RE S T A URANTS EXPOSITIONS CINÉMA THÉÂ TRE MUSIQUE
Statuette (1960),
par Moazzaz Raouda.
scop e
RESTAURANTS Les nouvelles ESCAPADE Balade dépaysante Semaine culturelle
tables du cœur de Paris à Nogent-sur-Seine « Lumières du Liban »
PageS 6 et 7 Page 10 à l’IMA PageS 8 et 9
Vue de Paris
depuis le rooftop
de l’hôtel Madame Rêve
dans le bâtiment
de la Poste du Louvre.
Le renouveau
du quartier du Louvre
Ici, Pierre Desproges
Par Bertrand de Saint Vincent bdesaintvincent@lefigaro.fr
Sa fiche Wikipédia l’aurait gion. Ce solitaire règle ses
fait bondir : « Né le 9 mai comptes avec la vie. Il
1939 à Pantin, mort le n’épargne rien ni personne.
18 avril 1988 à Neuilly- À quoi bon ?
sur-Seine, Pierre Despro- Aux manettes de cet
audages est un humoriste fran- cieux revival, Patrice
Carçais réputé pour son mouze met en scène les
uphumour noir, son anticon- percuts de ce boxeur
formisme et son sens de invisible. Chaque réplique
l’absurde. » Il se serait fait mouche : « On me dit
étouffé de rage. Il ne supportait pas que des Juifs se sont glissés dans la
sall’idée de passer pour un humoriste ; le. » L’apostrophe est célèbre. L’auteur
encore moins un comique. C’était un surenchérit : « On ne m’ôtera pas de
écrivain, un moraliste, un desperado. l’idée que, pendant la dernière guerre
Acculé par la bêtise humaine, la pré- mondiale, de nombreux Juifs ont eu une
tention, la veulerie, il se battait le dos attitude carrément hostile à l’égard du
au mur. Il déroutait l’adversaire par régime nazi. » Peut-on se moquer de
ses manœuvres imprévisibles. tout ? On connaît la réponse : « Oui,
Philippe Tesson le fait revivre dans son mais pas avec n’importe qui. »
Carthéâtre. Le fondateur du Quotidien de mouze slalome entre les provocations,
Paris le connaissait comme sa poche. balance ses grenades avec la neutralité
Ils étaient voisins. Desproges vint d’un présentateur de télé.
mourir chez lui. Une passion commu- Les deux comparses qui l’entourent - QATARPRIX
ne les habitait : la liberté. De dire, de Sylvain Katan et Pierre Val -
interprèdéplaire, de se foutre du monde. Pour tent leurs tirades avec des mimiques
le reste, dit Tesson, Desproges était d’hurluberlus. Le show est inégal, dé- DEL'ARCDETRIOMPHE
« psychologiquement incompréhensi- cousu, irritant. Mais il fait exploser
ble, mystérieux, misanthrope ». avec bonheur - et une gratuité de bon SCANNEZLes2et3octobre2021
Le fantaisiste fit ses débuts à la rubri- aloi - les carcans du nouvel ordre mo- 20€12€
que faits divers de L’Aurore. Sagan ral. Les vieux, les Noirs, les femmes,
AVECLECODEs’emballa pour lui. Elle avait reconnu Lacan, c’est du grand
chambouleFpresse2021l’un des siens. Sa plume aussi châtiée tout. Que fait la police de la pensée ?
SURLEDIMANCHEque vitriolée enlaçait la langue fran- On imagine sans peine le sort qui
seçaise. Puis il y eut « Le Petit Rappor- rait réservé à Desproges s’il sévissait POUR RÉSERVER
teur », « Le Tribunal des flagrants dé- aujourd’hui. Mâle blanc échappant à
lires », « La Minute nécessaire de tout contrôle, il serait dénoncé sur
Monsieur Cyclopède ». Un personna- Twitter, exclu de la liste des gens fré- HIPPODROME PARISLONGCHAMP
ge était né, sombre et décapant. L’ob- quentables. Pour l’entendre, il faut
#QPAT PRIX-ARC-DE-TRIOMPHE.COMservateur glacé de la comédie humai- descendre en sous-sol, du côté de
ne passe ses contemporains au peloton Montparnasse. La résistance n’a pas
d’exécution. La politique (« À part la dit son dernier mot.
droite, il n’y a rien au monde que je mé- « Attention Desproges ! »
prise autant que la gauche »), l’armée Théâtre de Poche,
e(« Il ne faut pas désespérer des imbéci- 75, bd du Montparnasse (6 ).
les. Avec un peu d’entraînement, on Tél. : 01 45 44 50 21.
peut arriver à en faire des militaires »), Du mar. au sam., 21 heures ;
les footballeurs, les coiffeurs, la reli- dim., 17 heures.
François Bouchon/Le Figaro - cLaude et France Lemand. musée, institut du monde ara Bemercredi 22 septembre 2021
2 Figaro Scope
L'é vénement
Le nouveau
visage du
Une renaissance urbanistique
ENTRE le Louvre et le Forum des Poste du Louvre, énorme bloc de
2Halles, c’est tout un quartier qui 32 000 m dans lequel siège toujours centre de Paris
renaît, avec les réhabilitations de la le plus grand centre de distribution
Bourse de Commerce, la Samaritai- du courrier de France remis aux Le cœur historique la capitale, avec
ne et la Poste du Louvre. Situés à normes.
quelques centaines de mètres les Depuis la terrasse végétalisée de le charme de ses arcades et de ses
uns des autres, ces trois édifices 500 m du futur hôtel 5 étoiles
Mapatrimoniaux ont été restaurés et dame Rêve, la vue est à couper le bâtiments patrimoniaux restaurés,
réaménagés par les plus grandes souffle. Le concours visant à
transstars de l’architecture, braquant former ce joyau de l’architecture retrouve fraîcheur et vitalité.
ainsi les projecteurs sur un périmè- industrielle construit en 1886 par
tre en train de prendre un nouveau Julien Guadet en un îlot urbain Collectionneurs d’art,
visage. a près des années de ferme- mixte du XXI siècle avec logements
galeristes et hôteliers se ture, les voilà flambant neufs, d’un sociaux, bureaux, commerces,
seul coup plus visibles dans la ville, commissariat, halte-garderie, a été pressent pour investir pour être un pôle d’attraction des remporté en 2012 par Dominique
citadins. Perrault. Ce dernier l’a ouvert sur la ces architectures Jusque-là, il n’y avait que le fameux ville en y perçant des passages qui
« trou des halles » laissé béant avec se croisent dans une cour à ciel les plus inspirantes.la destruction de celles de Baltard ouvert. Ce gigantesque concentré
et comblé, en 2016, par la Canopée, de ville mixte, à la fois
fonctionnelPar Amélie Com, Valérie projet remporté sur concours, en le et sociale, va bouleverser le
Duponchelle et Béatrice 2007, par Patrick Berger et Jacques quartier par ses usages nouveaux,
de Rochebouët.
a nziutti (en charge aussi au fur à mesure de son Dossier coordonné
de la restructuration de la o u v e rtur e par tr an c h es. par Sophie de Santis
gare souterraine Châte- Direction enfin rue de et Léa Mabilon
let-les-Halles). Cette Rivoli avec la
Samaritaisoucoupe volante de ne, temple du luxe avec
Ce gigantesque 18 000 écailles de verre son hôtel Cheval Blanc,
monochrome à l’échelle dont les bâtiments art concentré
d’une place urbaine de nouveau de Frantz Jour-“de ville mixte, 2,5 hectares fut très criti- dain et a rt déco d’Henri
quée à l’époque. Et sa Sauvage ont subi une à la fois
couleur, un jaune qui a restauration exemplaire fonctionnelle mal vieilli, ne fait tou- côté Seine. La structure
jours pas l’unanimité, et sociale, métallique, les frises en
même si le bâtiment a fini lave émaillée, l’escalier va bouleverser
par s’ancrer dans le tissu avec un garde-corps aux
le quartier urbain, avec son jardin 16 000 feuilles d’or,
débouchant sur la Bourse brillent de tous leurs par ses usages
de Commerce, rue du feux.
nouveaux Louvre. Coté Rivoli, la façade a ”C’est précisément là que été détruite. Bernard a r-
le coup de théâtre architectural est nault a chargé Kazuyo Sejima et
arrivé cinq ans plus tard ! Inaugurée Ryue Nishizawa (agence Saana) de
en mai dernier, la Bourse de Com- transformer les deux immeubles qui
merce s’impose comme le nouveau forment l’extrémité ouest de l’en- 1
lieu culturel, fédérant autour de lui semble immobilier dont LVMH a fait
des galeries d’art. Le rêve de Fran- l’acquisition en 2001.
1. Aux deux derniers niveaux çois Pinault d’ouvrir un lieu dans la Pour s’inscrire dans le tissu urbain
de la grande poste de la ruecapitale pour y montrer ses collec- contemporain, le duo japonais a
du Louvre ouvre, fin octobre,tions a pris forme dans cette an- choisi une façade en polycarbonate
Madame Rêve, un hôtel ecienne halle au blé XVIII de Nicolas ondulé, avec 343 panneaux
sérigraqui offre quelques points de vue Le Camus de Mézières, avec la com- phiés ; le dessin n’y est pas régulier,
imprenables sur la capitale.plicité de l’architecte Tadao a ndo. afin de donner un aspect plus
natu2. Après seize années
Tout en respectant l’édifice classé rel au tombé du voile. Quand le so- de travaux, le nouveau visage
monument historique, le prodige leil brille, la façade fait l’unanimité, de la Samaritaine s’est dévoilé
japonais - il vient de fêter ses avec les immeubles de la rue de Ri- au public cet été.
80 ans ! - a conçu un cylindre, une voli qui s’y réfléchissent, mais 3. En quelques mois, la Bourse
forme récurrente dans ses architec- quand il pleut, nettement moins, de Commerce est devenue
tures mais poussée à l’extrême per- certains riverains ironisant sur ce la figure de proue de l’art
contemporain à Paris.fection dans le bâtiment lui aussi « rideau de verre » devenu « rideau
4. Au rez-de chaussé de la Grande cylindrique et surmonté d’une im- de douche »… Si, jusque-là, la
SaPoste, rue du Louvre, mense coupole. Les aménagements maritaine se sentait à l’étroit, sa
réun espace d’exposition accueille extérieurs des frères Bouroullec habilitation a permis de remplacer
jusqu’au 24 octobre font de ce bâtiment un point de ral- la sortie du tunnel des Halles par un
une déambulation olfactive
2liement, avec son drapeau sans mo- vaste parvis piétonnier de 5 000 m epour célébrer le 60 anniversaire
tif, sans arme, tel une oriflamme (agence lyonnaise In Situ), précieux de la marque Diptyque.
rappelant les sommités dorées des espace de convivialité au cœur du
monuments de Paris. Paris historique.
Sur la même rue, il y a la nouvelle B. de R.
La dynamique de la Bourse de Commerce
La BOURSE de commerce, tant at- demande : une revue de presse gros- se de Commerce la figure de proue
tendue, a changé la donne au cœur se comme une bible, une moyenne de l’art contemporain à Paris. 2
de Paris, plantant haut l’étendard de 2 900 visiteurs par jour, plus de Le 13 septembre, François Pinault,
de l’art contemporain. Par trois fois 6 000 abonnés « Cercle » duo et 85 ans depuis le 21 août dernier,
anrepoussée du fait de la crise sanitai- solo, plus de 12 000 abonnés « Su- nonçait par communiqué qu’à
erre, son exposition inaugurale de la per Cercle » (jusqu’à 26 ans inclus). compter du 1 novembre, il confiait
Collection Pinault, le 22 mai der- Pour continuer d’intéresser le pu- la direction générale de Pinault
nier, s’appelle justement « Ouver- blic parisien, le site de la Bourse de Collection, actuellement exercée
ture ». Elle envahit depuis tout ce Commerce découpe chaque partie par Jean-Jacques a illagon, à Emma
monument rendu à la ville de Paris, de cette vaste exposition inaugurale Lavigne, jusque-là présidente du
dont les volumes et les hauteurs va- en autant d’expositions en soi qui Palais de Tokyo. L’arrivée de cette
2rient. Soit environ 7 000 m répartis méritent d’être vues ou revues. femme brillante, diplomate,
décisur 10 espaces d’exposition avec les dée, à la tête de cette petite planète
espaces d’accueil, le Passage, le Une « place publique » couverte privée de l’art aura forcément des
Foyer, les escaliers, la colonne Mé- a insi, la grande réplique de L’Enlè- conséquences sur le contenu : elle a
dicis. On y pénètre comme dans un vement des Sabines, de Jean de Bo- fait merveille au Centre
Pompidoumonde en soi où le langage est réso- logne, par l’artiste suisse Urs Fis- Metz par de vastes expositions
thélument contemporain, entre archi- cher (Untitled, 2011), qui monte à matiques qui racontent autrement
tecture d’hier et de demain, et vrai 8 mètres de haut avec ses lueurs de l’histoire de l’art. Et pris d’emblée
manifeste d’aujourd’hui qui mêle bougie mourante dans la Rotonde. des risques en programmant
l’artisarts plastiques et débats de société. « Elle est montrée pour la première te radicale a nne Imhof au Palais de
Des vétérans, le grinçant Martial fois en France, repensée à l’échelle Tokyo. avec elle, la Bourse de
ComRaysse et la fantomatique Miriam du site, une “place publique” couver- merce devrait vibrer différemment.
Cahn, aux forces montantes, Luc te d’une coupole culminant à presque « La présence de la Collection
PiTuymans et Lynette Yiadom- 40 mètres », vante le site. En fait, nault dans le quartier du Louvre en
Boakye, de l’espiègle Tatiana Trou- elle a été produite grâce à la mécène décuple l’intérêt », souligne le
galevé au déchirant David Hammons, suisse Maja Hoffmann : on l’a revue riste Benjamin Derouillon, 42 ans,
les artistes y ont une radicale liber- juste après, mais moins bien instal- fou de ce Paris historique, qui, coup
té d’expression. lée sous un plafond trop bas, à de chance, ne s’installe pas loin (13,
eC’est une invitation vers tout autre l’inauguration fin juin de la Fonda- rue de Turbigo, 2 ). Les pionniers,
chose, qui intrigue, stimule, désta- tion Luma à arles. Depuis mai, la comme Pierre Passebon à la Galerie
bilise, séduit, irrite, inquiète, fait plus célèbre installation d’Urs Fis- du Passage (20, Galerie Véro-Dodat,
eréfléchir, bref fait parler. Le succès cher a beaucoup fondu, mais a eu le 2 ), devraient bénéficier, eux aussi,
est au rendez-vous qui prouve que la temps d’envahir les réseaux sociaux de cette dynamique archicontem- 3
Bourse de Commerce répond à une et Instagram. Et de faire de la Bour- poraine. V. D.
e
mercredi 22 septembre 2021
Figaro Scope 3
L'é vénement
La Grande Poste souffle le rêve
LA DÉCOUVERTE de la Poste du bih Kayrouz, Ange Leccia ou Zoë Laurent Taïeb a décidé de nicher son
Louvre métamorphosée par Domi- Paul. Sans oublier le Japon avec Hi- nouvel hôtel, Madame Rêve, dont
nique Perrault se fait d’abord au roshi Sugimoto, dont la photo Op- l’ouverture est prévue fin octobre.
rez-de-chaussée, par un nouvel es- ticks 025 est un prêt de la galerie Occupant les deux derniers
nipace d’exposition qui sera pérenne Marian Goodman. C’est lui qui a veaux, 33 des 82 chambres donnent
sur deux niveaux. Il a été investi tout dessiné, en studio, de cet écrin sur la ville. Toutes ont été imaginées
(jusqu’au 24 octobre) par l’art minimaliste, pour présenter sa fon- par l’hôtelier et homme d’affaires,
contemporain, pour y fêter le dation agricole Kankitsuzan (près également directeur artistique du
e60 anniversaire de Diptyque, mai- de Tokyo) datant de 2011. lieu. D’en haut, la vue est
époustouson créée par Desmond Knox-Leet, C’est au sommet de l’édifice que flante. Située à l’angle du cours
GuYves Coueslant et Christiane Monta- tenberg et de la rue
Jean-Jacquesdre, trois esthètes artistes. Sous le Rousseau, la suite 347 offre un
titre « Voyages immobiles », le com- panorama sur Beaubourg, l’église
missaire Jérôme Sans (ancien codi- Saint-Eustache, Notre-Dame, la
recteur du Palais de Tokyo) a donné Bourse de Commerce et le
Pancarte blanche à neuf artistes inter- théon, rien que ça ! La suite 382,
nationaux pour réinterpréter les quant à elle, donne sur la tour Eiffel.
destinations iconiques de cette mar- Orientée sud-ouest, le soleil se
couque aux mille senteurs. « C’est un che dans la salle de bains et on peut
regard sur l’extraordinaire polysémie même y apercevoir les toits du
Loudu voyage à l’ère du nomadisme pla- vre et la résille argentée, signée
nétaire et après le basculement sou- Francis Soler, de la façade du
minisdain de notre monde dans un immobi- tère de la Culture. Depuis le toit
vélisme », explique ce dernier. gétalisé de l’hôtel - un peu plus
haut que les bâtiments alentour -,
Déambulation olfactive c’est Paris qui s’offre tout entière.
Ponctuée de parfums, la déambula- Laurent Taïeb a souhaité que ce
jartion va de Paris à Venise, en passant din perché soit accessible à tous.
par Byblos (Liban) et Athènes, à tra- Côté prix, les chambres avec vue
vers les univers très imaginatifs - sur jardin seront disponibles à
parproductions in situ et immersives ! - tir de 450 euros. Il faudra compter
de Joël Andrianomearisoa, Andreas un peu plus pour accéder à celles
Angelidakis, Johan Creten, Gregor avec vue sur la capitale.4
B. de R. et a. C.Hildebrandt, Chourouk Hriech,
Ra5 clés pour
HAMLETdécouvrir AMBROISETHOMAS
la Samaritaine 2022 CORONIS
APRèS seize ans de fermeture, la nou- SEBASTIÁNDURÓN
velle Samaritaine s’est dévoilée aux
Parisiens cet été. Joyaux de l’Art
nouveau et de l’Art déco, les quatre bâti- LAPÉRICHOLE
ments - dont un classé aux Monu- JACQUESOFFENBACH
ments historiques - ont retrouvé leur
lustre d’origine. Dans le dédale des
rayons foisonnants, trouve-t-on tou- MADAMEWHITESNAKE
jours de tout à la Samaritaine ? Visite
ZHOULONGen cinq haltes.
❚ Le bar à champagne LAKMÉConçu comme une station de métro,
LÉODELIBESavec ses carreaux de céramique blancs,
sièges soucoupes orange et son entrée
Guimard si emblématique, le stand Veu- ARMIDEve Clicquot (marque du groupe LVMH,
propriétaire des lieux), propose des cof- CHRISTOPHWILLIBALDGLUCK
frets personnalisés à emporter. Pour
déguster les bulles, on file dans les
nombreux points de restauration. LAPETITEBOUTIQUE
❚ La Galerie Perrotin DESHORREURS
Jusqu’au 31 octobre, le pop-up de la
gaALANMENKEN2lerie parisienne occupe 200 m au
rezde-chaussée. On y déniche des œuvres
Àpartirde6ansoriginales de Takashi Murakami, une
affiche de Sophie Calle ou le notebook MONPREMIERPharrell Williams.
FESTIVALD’OPÉRA❚ Le studio King Kong
Installé au premier étage, il invite cha- Du6 au 17 avril
cun à rejouer, en 3D, le mythique spot
publicitaire de 1974 avec King Kong. À
partager sans modération sur les
réseaux sociaux (en multipliant les
hashtags, évidemment !). LASAISON
❚ La Boutique de Loulou
Accessible depuis la rue, ce concept
store rassemble près de 1 500 curiosités : ESTOUVERTE
foulards en soie, bougies parfumées,
«capuches à mémé» et boucles
Abonnements>21.09d’oreilles de la maison française Elise
Tsikis. Cartes de réduction>05.10
❚ Le rayon genderless Places à l’unité>12.10
Comme les Anglo-Saxons effacent de
plus en plus les codes genrés dans la opera-comique.com|0170230131
mode, la Samaritaine prend le métro en
marche. Et propose un rayon dédié aux
vêtements et accessoires sportswear
unisexes, pour des silhouettes urbaines
interchangeables. En attendant que la
vague passe… ■
L. M. S. D S.
RICCARDO MILANI/HANs Lu CAs v IA AFP ;FRANçOIs BO uCHON/Le F IgARO; NICOLAs gRO sMOND ; COuRtesy De L’ARtIste et gAL eRIe Pe RROtIN
RICCARDO MILANI/HANs Lu CAs v IA AFP
Licence E.S. 1-1088384 ; 2-1088385 ; 3-1088386 -Créationgraphique :
etmercredi 22 septembre 2021
4 Figaro Scope
L'é vénement
Raphaëlla Riboud-Seydoux, galeriste d’instinct Une journée autour du Louvre
DEPUiS quelques années, le quar- les. « Cela représente un travail mo- ❚ 12 h 30. Cours de yoga ❚ 15 h. La grande allée
tier du Louvre se métamorphose. numental qui peut durer en moyenne Energy Boost des Tuileries
Ces transformations se sont quel- un an et demi. » Le Carrousel du Louvre insuffle, selon Le Nôtre
que peu accélérées depuis que De Raphaëlla et Alessandro, c’est lui aussi, une nouvelle dynamique. La journée se poursuit dans la
François Pinault a installé sa col- lui qui a eu le flair pour déménager Chaque semaine, depuis la ren- grande allée des Tuileries, où
lection dans la Bourse de commer- son espace du quartier de Saint- trée, le studio OLY Be dispense une 92 ormes ont été plantés cette
anece, dont l’ouverture remarquée re- Germain, puis de la rue de la Fon- quinzaine de cours de yoga au sein née. Au XVii siècle, André Le
Nôemonte au 22 mai dernier. taine-au-Roi (11 ) à la rue du Lou- de sa galerie marchande. L’occa- tre, créateur des jardins de
Pourtant, une galerie était déjà vre. Raphaëlla raconte qu’on a sion pour les amateurs débutants Louis XiV, l’avait imaginée bordée
présente depuis 2016 : la Galerie proposé un lieu à son mari qui se et confirmés de profiter d’un de ces grands arbres qui ont été
italienne. À sa tête, un couple dans trouvait être l’ancienne imprimerie cours de vinyasa, détox, kundali- abattus à la Révolution. En plus
la vie comme à la scène : Ales- des affiches de la ville de Paris. Dé- ni, Pilates, stretching ou encore de des ormes, des parterres
végétali2sandro Pron et Raphaëlla Riboud- ployé sur 450 m , l’établissement méditation, face à la pyramide in- sés ont été plantés et les bancs en
Seydoux. Elle aime à le définir fut un véritable coup de cœur. versée. La majesté du lieu ne fait pierre ont été rénovés. La Grande
comme son mentor. Elle qui vou- Mieux, « la vision de l’opportunité pas pour autant grimper les prix. Allée relie le petit arc du Carrousel
lait, en 2016, faire un break pro- d’une vie », confie-t-elle. À l’épo- On optera pour le cours de Yoga à la place de la Concorde et offre
fessionnel après une carrière pas- que, dans le coin, il n’y avait que la Energy Boost à partir de 11,99 €. une perspective sur l’Arc de
sée dans la mode. « Ça a duré deux Galerie du Passage - installée là de- triomphe. Celui-ci est empaqueté
semaines. Puis, de coup de main en puis les années 1990 -, qui défend le Studio OLY Be. www.start.olybe.com jusqu’au 3 octobre dans le cadre
coup de main, on a fini par s’asso- design de 1960 à nos jours. Ra- du projet posthume de Christo.
cier. » Et c’est dans l’univers très phaëlla explique à quel point il est ❚ 13 h 30. Halte gourmande
parisien de la rue du Louvre que la fascinant « d’assister et plus encore à la Roulotte Kayser ❚ Des projets pour l’avenir
Galerie italienne, spécialisée dans de participer au renouveau d’un Après l’effort… direction le petit En 2017, la façade de la Galerie du
l’art contemporain et le de sign, quartier, maintenant qu’il y a de su- Arc de triomphe où la boulangerie Bord de l’Eau, qui longe la Seine,
s’est installée. Au moment même per galeries ». Celles dont elle fait Kayser a installé sa roulotte. Une décidait elle aussi de faire peau
où François Pinault et la mairie de l’éloge ne sont autres que la Des- terrasse aménagée sous les arbres neuve (les travaux devant
s’acheSpécialisée dans l’art contemporain Paris annonçaient le départ de la prez-Bréhéret et la Negropontes, qui permet de manger sur le pouce ver à l’été 2022). imaginée par
et le design, la Galerie italienne de chambre de commerce et l’instal- toutes deux spécialisées dans le de- à l’ombre des chênes dans le décor Henri iV, elle faisait la jonction
Raphaëlla Riboud-Seydoux (photo)lation des collections du premier sign. La transformation du quartier verdoyant du jardin des Tuileries. entre le vieux Louvre et le
nouet Alessandro Pron, au 15, rue du Louvre, dans le bâtiment circulaire. n’est pas près de s’arrêter. Pour ses Au menu : sandwichs, tourtes, veau. Côté rue de Rivoli, l’aile
RoColl. pers.occupe un lieu stratégique.Au sein de leur galerie, le couple 40 ans, la Fondation Cartier s’offre wraps, salades et plats de saison. han, qui abrite le Carrousel du
n’a pas de rôle prédéfini. Tous deux un nouvel espace, qui ouvrira en En dessert, la roulotte Kayser pro- Louvre, a vu la restauration de sa
paraissent gérer leur affaire de ma- Païni nous fait l’honneur d’enfiler 2024 au sein des 14 000 mètres car- pose financiers, tartes, macarons façade nord commencer au
prinnière instinctive. Si c’est aux côtés son costume de commissaire d’expo- rés du Louvre des antiquaires. et autres éclairs (sa spécialité). temps dernier. Celle-ci sera
entièd’Alessandro que Raphaëlla a gran- sition ». Pour cet événement, com- A. C. Éric Kayser. rement nettoyée, les sculptures
di, l’exposition « Ceramics Now » me pour les autres, le duo demande Galerie Italienne, 15, rue du Louvre restaurées et des garde-corps
aper- qui regroupait 22 artistes de cé- aux artistes des créations origina- (1 ). www.galerieitalienne.com www.maison-kayser.com posés sur les fenêtres. A. C.
ramique contemporaine - lui a
néanmoins permis de rencontrer
« son public ». Une notoriété
acquise, qui leur permet aujourd’hui Et si on prenait de ne plus se limiter aux artistes
italiens. « Ce n’est plus le projet de un verre ?la galerie, explique Raphaëlla. Avec
un espace aussi important, on peut
désormais réaliser des expositions ❚ Cocktail sucré au Café Kitsuné
quasiment muséales. » Et de pour- L’enseigne, créée par Gildas Loaëc
ersuivre : « Dès le 30 septembre, nous et Masaya Kuroki, a fait du 1
araccueillons l’artiste français Henri rondissement son quartier de
préFoucault et son exposition “Éclat”, dilection, comptant quatre
adresqui colle plus à notre ligne éditoriale ses logées à quelques encablures
et artistique. » Raphaëlla ajoute du jardin des Tuileries. Son café,
que « pour l’occasion, Dominique qui fait face à la
Comédie-Française, est le repère idéal pour
déguster un brunch d’exception le midi,
et ne déçoit aucunement quand
sonne l’heure de l’apéro. On opte
pour un délicieux Kitsuné Cock-Gagosian tail, parfumé de cognac et de saké.
Café Kitsuné Tuileries, 208, rue de Gallery, acte III,
erRivoli (1 ).
place Vendôme
❚ Les bières artisanales
du Central Park
UN AMé RiCAiN à Paris, plutôt trois Après une halte à la Bourse de
fois qu’une. Contre toute attente, le Commerce, rien de mieux qu’une
roi du marché de l’art international, boisson rafraîchissante en
terrasLarry Gagosian, ouvre une troisiè- se. Face à l’église Saint-Eustache,
Dans la Cour carrée
me galerie à Paris et il choisit le ce joli bistrot de quartier se situe du Louvre,
quartier du Louvre. Une nouvelle à deux pas du nouveau parc des laissez-vous tenter
adresse à la fois centrale et excen- Halles. On lézarde volontiers avec par les gourmandises
trée, différente de toutes les autres un cocktail French Touch à de la roulotte Kayser.
qui optent cet automne pour l’ave- 13 euros (vodka, Chambord,
nue Matignon et ses abords. Cette framboises et champagne).
ertroisième galerie, sous les arcades je trouve qu’il y a de bonnes ondes, Fiac 2021 Hors les murs, la Gagosian Central Park, 5, rue du jour (1 ).
du vieux Paris, entre la place Ven- nous confie Larry Gagosian, qui Gallery posera le Flying Dragon
dôme et le Louvre, sera inaugurée le n’ira pas à ArtBasel mais viendra de écarlate (1975) de Calder sur la pla- ❚ Les soirées musicales
19 octobre, pour la Fiac 2021, New York pour cette inauguration. ce Vendôme. Comme l’étendard de La Jaja
erau 9, rue de Castiglione (1 ). Pile Notre future galerie jouxte la nouvel- joyeux de l’art américain et d’un Elle se situe à la frontière du
dans le « Museum Mile», qui réunit le entrée de l’hôtel Costes. Ce n’est artiste qui a adoré la France (1898- quartier du Louvre. À deux
enle Louvre, le Musée des arts décora- pas grand, cela n’implique pas d’ac- 1976). Calder occupera les deux es- jambées de la nouvelle Grande
tifs, l’Orangerie, la Bourse de Com- crocher trop de grands tableaux en paces parisiens de la Gagosian Gal- Poste, la petite rue confidentielle
merce, Orsay… Et, dans un futur même temps. C’est un lieu plus dis- lery (dessins préparatoires et d’Argout concurrence désormais
proche, la Fondation Cartier, qui cret que les autres, derrière sa lon- maquettes, rue de Castiglione). les coins les plus animés de Paris.
s’installera au Louvre des antiquaires gue vitrine de près de quinze mètres. « Paris est une ville extraordinaire, Moulures, cheminée et miroir
entièrement revu par Jean Nouvel. Les plafonds sont extrêmement l’une des grandes capitales de la d’origine, La Jaja attire aussi bien
« J’aime sa proximité avec la place hauts, les fenêtres s’ouvrent large- culture. Celle des musées y est plus les riverains que les touristes à la
Vendôme, le Ritz où nombre de nos ment sous les arcades. J’ai trouvé profonde que partout ailleurs. Les recherche d’un Paris authentique.
visiteurs venus d’Amérique et du l’espace irrésistible, vraiment cool.» grands, les petits, les musées dédiés On s’accoude au comptoir large
2monde entier descendent, le Louvre, La Gagosian Gallery a un siège au 4 à un artiste, forment un terreau iné- de 15 m et on déguste une bière
ela rue de Rivoli. C’est la partie de rue de Ponthieu (8 ) et un espace au galé. Je suis américain et je sais que fraîche sur les vieux tubes des
anParis où je séjourne quand je viens. Larry Gagosian ouvre une troisième galerie Bourget (Richard Serra y exposera mes compatriotes adorent venir à nées 1980.
er eà Paris, au 9, rue de Castiglione (1 ).Je m’y sens bien, je marche partout, ses nouvelles sculptures). Pour la Paris.» V. D. La Jaja, 56, rue d’Argout (2 ). L. M.
Et aussi…
❚ Galerie Derouillon par la crise, ou pas encore, veut le ❚ Galerie Negropontes ❚ Galerie Desprez-Bréhéret ❚ Galerie Vazieux
Né à Montreuil, Benjamin De- Paris, le vrai ». « Pas question, donc, La galerie Negropontes, ancienne- C’est du côté du Palais-Royal Spécialiste de la peinture abstraite
e rouillon, 42 ans, a grandi en Seine- d’aller dans le 8 ! J’ai commencé ment rue de Verneuil, a senti le vent qu’Hélène Bréhéret et Benjamin asiatique et occidentale, Sabine Vazieux
Saint-Denis et rêvait du centre de sans réseau, je suis nourri de la tourner sur la rive droite. En 2019, Desprez ont posé leurs valises en a d’abord goûté à l’effervescence du
Paris, « un complexe, un fantasme ». culture populaire, pas de web, j’ai Sophie Negropontes, la fondatrice, 2018. Leur espace met en scène du quartier de Drouot, avant de
s’instalAprès neuf ans dans la finance en grandi avec baskets, skate et culture a trouvé son bonheur au 14-16, rue mobilier de créateurs des années ler, en 2019, au 5 bis, rue du Louvre.
2 ersalle de marchés, il a ouvert 50 m du sport urbain », dit cet amoureux Jean-Jacques-Rousseau (1 ). Au 1950 à 1970, dont Charlotte Per- Chez elle, des œuvres de Zao
Wourue Notre-Dame-de-Nazareth de Caillebotte (tatoué sur son bras). sein de sa galerie se côtoient les riand et Jean Touret. ils cultivent Ki, Richard Lin, Yoko Matsumoto ou
(nord Marais), puis pris unTrès remarqué à Art Paris 2021 avec sculpteurs Perrin et Perrin, Benja- une identité particulière en présen- encore Chuang Che. On court voir
2showroom de 180 m en face du le peintre Alex Foxton, il ouvre min Poulanges, mais encore les ar- tant des pièces issues de petites l’exposition sur l’artiste coréen
2 eLouvre, au 190, rue de Rivoli. Sa 315 m au 13, rue de Turbigo (2 ) à tistes Gianluca Pacchioni et Jean- productions, façonnées à la main et Young-sé Lee, consacré jusqu’au
clientèle étrangère « peu touchée l’angle de la rue étienne-Marcel. Christophe Malaval. en matériaux naturels. 25 septembre. A. C. et V. D.
Maison Kayser mercredi 22 septembre 2021
Publi-communiquéFigaro Scope 5
Publicitéencollaborationavec
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Escales helvètes,
plaisirs ds d esthètes
Envied’uneparenthèsedebeautéetd’évasion?
Pasd’hésitation:laSuisses’imposepouruncity
break.Lesgrandesvilleshelvétiques,directement
reliéesàParis-GaredeLyonparTGVLyria,
réalisentuncompromisidéalentrelieuxde
cultureetespacesnaturelsapaisants…Unvoyage
versl’émerveillementaccessibleencemoment
grâceàl’ofrespéciale«VillesSuisses».
estunedestinationoùl'onpeutàlafoisvibrerdevantunecréation
artistique débordante et savourer la plénitude d’une nature ressourçante. Où
le foisonnement culturel des villes s’accommode d’un goût communicatif pour
l’hédonisme.Cettedestination,c’estlaSuisse.
BaignadeetstanduppaddledansleRhindevantlepontWettstein
©SuisseTourisme/JasminFreiVueaériennedeZurichavecunevuesurlaLimmatetlavieilleville.
©SuisseTourisme/DanielLoosli
eAr chitecture à Bâle apprécier le style XIX siècle du rang desquels on peut citer
Internationalement reconnue pour Rheinbad Breite (établissement l’incomparable Kunsthaus Zürich.
sonrendez-vousd’artcontemporain, de bains) ou du Stadtcasino Basel, D’autant que cet automne 2021 verra
Bâle peut se concevoir (et se réputé pour l’acoustique de sa salle l’inauguration de son extension
découvrir) comme une œuvre à part de concert, qui vient d’ailleurs de signée par David Chipperfield : un
entière. Disposant de la plus forte faire l’objet d’une vaste réhabilita- bon prétexte pour venir admirer
densité de musées de Suisse, elle tion sous l’égide du cabinet bâlois les plus grandes collections d’art
possèdederemarquablesréalisations Herzog & de Meuron. Il faut enfin de Suisse, notamment des œuvres
architecturales, dont les audaces se passer par Riehen, dans la proche d’Alberto Giacometti ou La Porte de
marient harmonieusement avec la banlieue, où Renzo Piano a édifié l’Enfer de Rodin. Autre hotspot de
vieille ville. Témoignages du passé pour la Fondation Beyeler un musée l’art à Zurich, la Galerie Mai 36, que
industriel, certaines ont même dont les lignes épurées captant l’on doit à Victor Gisler, accueille les
été habilement reconverties. Ainsi la lumière magnifient les œuvres maîtres de la scène contemporaine,
en est-il du Silo, jadis dévolu au qu’ilhéberge. de Baldessari à Thomas Ruff en
stockage des céréales, transformé passant par Mapplethorpe ou Pia
par le cabinet Harry Gugger Studio Zurich, de Art à Z Fries.EtparcequeZurichserttoutes
en hôtel-restaurant de prestige et Baignée par la Limmat que prolonge les cultures sur un plateau, le
en ateliers d’artistes. Ou bien de le lac, entourée de montagnes Schauspielhaus, qui accueillit jadis
la Markthalle, où sous l’immense offrant un accès immédiat à des les premières de Brecht, de Max
coupole un food court regroupe panoramas verdoyants et à l’air pur, Frisch et de Dürrenmatt, présente
désormais sur son pourtour une Zurich est aussi un centre artistique de nombreux spectacles surtitrés en
trentaine d’alléchantes échoppes. Au majeur grâce à ses cent galeries et à anglais.
fil de la balade, on peut également ses cinquante musées. Au premier
Toutdroitversunevillesuisse
Grâce à l’offre spéciale actuellement en vigueur, les villes suisses n’ont jamais été aussi
proches : un séjour de deux nuits à Bâle, à Genève, à Lausanne ou à Zurich, voyage
aller-retour compris direct en TGV Lyria au départ de Paris-Gare de Lyon, est proposé
à partir de 366 euros par personne.
Plus d’informations sur : suisse.com/VillesSuissesEnTrainb
d
r
n
s
mercredi 22 septembre 2021 mercredi 22 septembre 2021
6 Figaro Scope Figaro Scope 7
Resta ur ants Resta ur ants
Haché menu
Par Emmanuel Rubin
NouveautéLa plus Plénitude… panoramique Sushi ShuneiLa Langosteria et sa vitrine
erà poissons et crustacés (Paris 1 ).Le T out -P aris l y a, entre la France et les sushis, sardine, seiche, anguille. Seize bouchées fondant. Nigiri d’anguille : corsé.totale !cécile et Guillaume
FORMULE : 125 € (dim. midi). cette passion triste des amours où le corps, en lente satiété, s’écoute Dans la tasse ? Un pétillant gyokuro,
CARTE : 60-150 €. I dévoyées. Sûrement faudra-t-il manger, où la pêche dans ses sels, infusé à froid.
erCheval Blanc. 8, quai du Louvre (1 ). s’interroger sur la séquence ses iodes et ses reliefs nourrit sans Dans le verre ? L’élégance d’un saké
Tél. : 01 79 35 50 22. Tlj de 7 h à 1 h. où cet instant rare, précieux, génial de se dépraver. Une gastronomie Meikyoshisui Taruhi Junmai.
u restaurant, l’enfer, c’est la cuisine nippone est devenu, un jour, magistrale pour laquelle certains seront Service ? Un éloge de l’ombre.
les mots. Comme si en cet automatisme d’estomac où des bien inspirés de refuser six mauvaises L’attention : La qualité de vapeur
abordant aux affaires de LE LIEU. Le nom fleure l’excès de poissons mal pêchés, mal tranchés livraisons « ubereatisées » afin de s’offrir chaude de la serviette d’accueil.
bouche, ceux-là perdaient confiance mais c’est un fait, quelques se pèlent les chairs sur des riz cette maison qui, comme coquillage L’addition ? Vérifiez vos comptes A
tout bon sens. Des mots jours après son ouverture, le Tout-Paris, qu’un régiment colonial ne ferait pas au creux de l’oreille, vous murmure avant réservation ! Menus à 100 €
souvent trop hauts, des mots sou-et même plus, se presse déjà dans la boulotter à ses biffins en manœuvre. ce que nigiri sushi veut vraiment dire. (14 pièces nigiri et 3 makis)
vent trop creux. Autant dire qu’au brasserie chic du rutilant Cheval Blanc. Comment, dans un pays soi-disant Avec qui ? Un sage. et 120 € (16 et 3) hors boissons.
moment de baptiser Plénitude sa ta-La ville, elle, dévoile sa rive gauche en piqué aux choses du goût, un Une, deux, trois assiettes… Nigiri de Quelle table ? Au comptoir, face au chef.
ble luminaire au très exubérant hô-majesté depuis ce qui constitue l’une de monument de saveur s’est ainsi thon rouge : dense. Nigiri de ventrèche : E. R.
tel Cheval Blanc, le plus que plébisci-ses plus spectaculaires terrasses. Waouh ! rabaissé au pathétique, lamentable et
té Arnaud Donckele n’a pas la Et si les places pour voir le soleil se cou- paresseux masticage d’entre plateaux
tremblote sémantique. Plénitude cher derrière la tour Eiffel seront chères, de bureaux et barquette du samedi soir.
donc, enseigne manifeste, et mani-la salle contemporaine, colorée, aux im- Voilà peut-être pourquoi, régulièrement,
festement à risque, prête à se retour-posants volumes, n’est pas là pour faire le Japon dépêche à Paris quelques
ner contre vous à la moindre miette de la figuration. Après deux ans de ma- maîtres sushi priés de conjurer
tombant du mauvais côté de la nap-rasme mondain, voici l’une des nouvelles le mauvais sort. Généralement, ceux-là
pe. Car Donckele, légère quarantai-places fortes du renouveau. s’installent en quartier chic parce que
ne, parcours brillant, triple étoilé en L’ASSIETTE. Là encore, de l’allant et du leur manière ne souffre pas le médiocre,
sa Vague d’Or de Saint-Tropez, est glamour, au fil d’une carte d’entrées parce que leur matière ne se tarife pas
plus qu’attendu au tournant pari-pleine de panache qui explore le réper- autrement que dans l’étoffe. Cette fois,
sien. Et le tournant commence main-toire français. Côté Paname par ici, avec c’est pourtant dans l’inattendu d’une
tenant au premier étage d’un palace la hure de veau en tenue de soirée sous petite rue des
qui, au passage de son grand hall, un voile d’herbes fraîches en gelée, es- Abbesses que
rappelle sèchement que l’idée du cortée de petites tartines fleuries. Côté débarque un $ $ $
luxe n’est plus vraiment celle du Riviera par là-bas, avec les tomates mul- certain chef
Sushi Shunei
Vieux Continent.ticolores en tartelette pétaradante. Su- Shunei. Avant e3, rue Audran (18 ).
prême de volaille, carré d’agneau, filet de l’atteindre, il Tél. :
Comme chez Demy. Et justement, 06 44 66 11 31. de bœuf et autre homard bleu prennent y a d’abord
Horaires : la porte du Plénitude s’ouvre et se ensuite le relais sous forme de recette à une enseigne
Le soir seulement sf dim. referme aussitôt, comme pour pré-composer à la commande : choix de la muette, une et lun. Deux services fixes Ça bouge côté tables dans le quartier
server la salle dans son heureux cuisson (grill, plancha, vapeur…), de devanture de entre 19 h et 23.
sentiment d’entre-soi avec la baie vi- Métro : ABBESSES.l’accompagnement (pommes Pont-Neuf suspense que
trée qui vient plisser sa paupière sur évidemment, riz pilaf, tian de légumes…) l’on croise dix
un Paris à hauteur de rive, de Seine, et de la sauce (béarnaise, poivre, vin jau- fois sans la retenir jusqu’à soudain,
de façade. Pas la vue la plus specta-ne…). Généreux et ludique dans l’esprit, comme dans une case manga, du Louvre !
culaire mais sûrement la plus inti-un peu déroutant au final, comme une pousser la porte sur cette géométrie
me. Celle-ci semble murmurer que belle histoire qu’il faudrait assembler. de bois blond oscillant entre la cabine
cela va bientôt et beaucoup se pas-BRAVO. Le spectacle de la ville. Le ser- de bateau de pêche avant la prise Que valent les restaurants de l’hôtel Cheval Blanc, de la Samaritaine ou encore de la Bourse de Commerce ? ser sur votre table et, soudain sur vice en ordre de marche. Les dressages de mer et le couloir tombant aux quatre
cette table, en discrétion, une main magnifiques. couverts d’un comptoir minimaliste.Tour d’horizon des nouvelles adresses en vue. leste cueille une fleur séchée pour DOMMAGE. Même au septième étage, Shunei est là, accueille d’un salut de la
la déposer sur un soliflore. Juste un la terrasse un peu bruyante aux heures nuque, le verbe rare de ne pas parler
Par Alice Bosio, Emmanuel Rubin et Hugo de Saint Phalle geste de poésie que prolonge un ser-pleines. Fatalement, l’addition XXL. notre langue mais l’œil frisant, concentré
vice porté par ce féminin prome- à ouvrir la dégustation-révélation.
nant les jolis mots de la carte com- Une leçon de sushis comme une leçon
La plus dolce vita me dans un conte. On se croirait crustacés, la grande salle dévoile un pal- encore plus soufflé par le vol-au-vent fa- chef Mathieu Viannay. Bienvenue dans façon aquarium signé Constance Guis- toujours pas revenir de ce qui lui arrive. de choses car, comme souvent au Japon,
avec des demoiselles surgies de pable charme transalpin dans une at- çon poule au pot et ses légumes de saison, cet appétit de « ville monde » où le cro- set, qui ferait presque oublier que l’on se L’ASSIETTE. Entre un décor ascétique prière de ne pas trop convoquer La Langosteria
chez Jacques Demy qui chante-mosphère presque intemporelle. Ça par- modèle de croustillance, avec une sauce que-monsieur frime au bœuf Wagyu, le situe au cœur d’un grand magasin. de courbe et de lumière et une addition cérémonie et cérébral mais bien plutôt
raient les menus. Et comme chez CARTE : 60-160 €. le français, italien ou anglais, ça dîne à parfaite. Parmi les desserts, une étonnan- ceviche de maigre fricote avec le pâté L’ASSIETTE. Digne d’une belle brasse- souvent proche du happening, la cuisine cette exigence à déposer la nature au
er Demy, petit miracle, le déroutant Cheval Blanc. 8, quai du Louvre (1 ). deux les yeux dans les yeux, seul au bar te variation autour de la tartine beurrée croûte, la salade Caesar avec le poulet vi- rie d’aujourd’hui, twistant les classiques partage ceci avec l’art contemporain qui bout de la baguette. Ici, une vérité marine
vire vite séduisant.Tél. : 01 79 35 50 33. Tls. ou entre amis, tous pomponnés et visi- (soufflé au pain, glace au beurre…). naigre, la pizza caviar avec le sushi de lé- (tartare de bœuf, fish & chips, risotto l’accompagne qu’elle est d’abord cuisi- où la vague se fait appétit en conciliant
blement ravis d’en être. BRAVO. Le service ultraprévenant et gumes. Pour autant, aux dents de la champignons) à grand renfort de légu- ne de discours ; réflexion pointue autour le primitif de chair crue et le civilisé
Œuvre de cuisine. Des quatre L’ASSIETTE. La mer nourricière, c’est éclairant ; la corbeille de trois pains et fourchette, ces plats réunis sans queue ni mes de saison, fraîcheur (épices, herbes) de la céréale, de la pousse, de la graine. du comestible avec le chef humble et
plats à suivre (hors les inattendus et LE LIEU. Milan à Paris ! Toujours au pourtant bien elle la star. La carte lui est son beurre foisonné. tête mais sincèrement pas mal exécutés. et clins d’œil boulangers (aubergine Un plat la raconte toute entière, ce pain virtuose à intercéder dans une économie
e ce charme de trou normand siroté 7 étage du Cheval Blanc, à côté du Tout- entièrement consacrée, entre maousses DOMMAGE. Pas de cocktails proposés BRAVO. Le coup d’œil sur la fresque confite en croûte de pain au romarin et de légumes (pour deux) qui installe la de geste et de moyen. Le riz tiède roulé
en cuisine), dois-je avouer l’un des Paris, Enrico Buonocore a transposé plateaux de coquillages et crustacés, pâ- avant 18 h. des paons et le coup de coude des cock- condiment pesto et citron confit, touche Bras, mélange de cérébral et de main à température de corps, un soupir
dix repas parmi les plus émouvants l’esprit de sa chic brasserie marine, dé- tes en mode retour de pêche et poissons tails côté bar. b urger, brioche perdue façon Suzette et campagne, de rustique et de sensible, et de sauce soja et de racine wasabi
de ma vie à table. Donckele énor-clinée là-bas en bistrot puis café. Der- bichonnés, soit crus et savamment dé- DOMMAGE. Ce sentiment de croiser à glace maison). qui, une fois servi, étonne (faut voir les pour abraser, condimenter et la lame du
La plus déroutante me ! La différence entre les grands rière le bar à cocktails, la cuisine ouverte coupés, soit cuisinés avec à-propos dans Dubaï bien plus qu’à Paris. BRAVO. L’ouverture en continu l’après- bouches en cul-de-poule de « l’artisti- couteau pour saisir la texture idoine de
chefs dans le genre et les grands et la spectaculaire vitrine à poissons et leur plus simple appareil. Dans les faits, midi, le plat de partage pour 4 (49 €). cocratie » présente) avant que de sin- ces daurade, saumon, thon rouge, toro, Voyage
cuisini­ ers dans l’œuvre et dans l’em-déjà, quelques recettes à ne pas man- DOMMAGE. La note qui grimpe (trop) cèrement convaincre (les mêmes sou- ventrèche, gambas, poulpe, maquereau,
La plus preinte. La différence entre l’inter-quer : un étonnant tartare de langousti- CARTE : 50-150 €. rapidement à la carte. dain en régalade).
PUBLI-INFORMATION er prète et le compositeur. La différen-ne et foie gras, petit coussin moelleux Samaritaine. 9, rue de la Monnaie (1 ). BRAVO. La carte des vins riche de cu-« shoppeuse »Spécialités ce entre le cuistot paniqué à ne pas qu’on ose à peine effeuiller, fouetté par Tél. : 01 88 88 60 60. Tlj de 10 h à 20 h. vées inédites spécialement conçues pour
Ernest La plus cérébrale plaquer plus de trois saveurs en une une poudre pimentée ; des orechiette l’adresse. eParis15•CHEZMARIE-EDITH
assiette et le virtuose fort d’un doig-aux fruits de mer (langoustines, crevet- DOMMAGE. Le hall d’accueil pas gai, La HalleUnevéritablecuisinesavoureuse,
té sans limite de gamme. Donckele tes, seiche) dans un bouillon acidulé ; LE LIEU. Cinquième étage de la nouvelle FORMULES : 28 et 33 € (déj.). certaines tables dans le passage.bourgeoiseetauthentique! aux Grains2 surtout dans le geste et le génie de la une imprenable panna cotta, aux figues Samar, c’est le paradoxe de ces 1 000 m CARTE : 35-60 €.
er cuisine française, sorcier à se faire et amandes effilées. dédiés à la partance que de franchement Samaritaine. 25, rue de la Monnaie (1 ). FORMULES : 54 (déj.), 78 (cinq
La plus « sans avoir moderne saucier, soutenant, tour à BRAVO. La carte des cocktails, maline à vous déboussoler. Sous prétexte d’« hy- Tél. : 01 88 88 60 70. séquences) et 98 € (7 séquences).
tour, ce sandre - tourteau - choux revisiter les classiques à la méditerra- bride » et de « décloisonnement », on Tlj de 12 h à minuit (resto). CARTE : 70-110 €. l’air d’y toucher » d’une vinaigrette berlugane, ce rou-néenne. L’immense carte des vins… vous pilote vers un bar (« par ici ! »), un Bourse de Commerce – Pinault
er Liquide get – boulangère - crocus d’une sou-DOMMAGE. …mais peu servis au verre restau (« par là ! »), un lounge, une ga- Collection. 2, rue de Viarmes (1 ).
pe bravade, ce lapin - céleri - fane et surtout hors de prix. lerie. Du coup, s’il n’était le Paris vu LE LIEU. Pas moins de douze « con- Tél. : 01 82 71 71 60. Tlj sf mar.
moutarde au mortier d’un salmi ve-d’en haut (à certaines tables bien pla- cepts » de restauration ont été pensés CARTE : 30-60 €.
er louté et ce dessert en six agrumes, cées) et ce bijou de verrière, pas certain pour la nouvelle Samaritaine, disséminés 39, rue de l’Arbre Sec (1 ).
La plus cinq herbes douces et crème lacti-qu’on trouverait à l’espace d’autres ver- entre les rayons. Celui-ci - le plus abouti LE LIEU. On peut tout reprocher à une Tél. : 01 42 36 50 05. $ $ $que enchanté d’une sauce pectinée.tus dépaysantes que celles de faire sou- d’entre eux, en dehors de Voyage précité table sauf de ne pas être à la hauteur de Tlj sf dim. et lun. réconfortante
Bonne rentrée chez Marie-Edith ! Bon dain très aéroport. - se déploie sur deux étages, avec une ses promesses. Et cette Halle aux grains Café de Luce Zuzuttomo L’Esprit NouveauLe Limbar On oserait presque tout le dîner à la repas, beau décor, bonne ambiance, me L’ASSIETTE. Les mêmes causes produi- entrée dédiée rue de la Monnaie. Au rez- phosphorée par les fameux Bras (père,
cuillère. Un chef poète avec, à cha-sant souvent les mêmes effets, pas facile de-chaussée, une boulangerie-snack par fils) ne se défile pas à l’instant de tenir LE LIEU. Le tumulte cathodique retom- Genre : par Amandine Chaignot Genre : dans une rue virant gentiment Genre : sur cette façade qui, à son direz-vous. Il est souvent rare de réunir
eque composition, du premier cra-FORMULES : 21 € (petit déj.), de suivre la carte très internationaliste Éric Kayser, à l’étage, un restaurant les couverts à la flambante Collection bé, voici la table de Matthias Marc (Pouliche, 10 ), l’adresse promet l’élan Little Asia, une boîte à ramen soucieuse envers, présente une nouvelle proposition les trois à la fois. Vous allez pouvoir vous
quant de tartelette au dernier frison 55 à 89 € (goûter). d’un restaurant annoncé comme très pa- confié à la « Top Chef » étoilée Naoëlle Pinault, installée dans l’ancienne Bourse (Substance) orchestrée par Jarvis Scott - du café parisien (la place Charles-Dullin de choisir le produit juste pour soutenir hôtelière Hilton et la table chargée de détendre autour d’une vraie bonne
d’écaille, cette force sensible comme CARTE : 55-65 € (déj.). risien et cornaqué par le très lyonnais d’Hainaut. Le tout dans un décor bleuté de Commerce, qui semble, elle, n’en tous deux ex-« Top Chef » sur M6 - re- certes parfaite et la déco réussie), nouilles et bouillon maison. l’accompagner, on écrira un jour : « Ici, table. Nous qualifierons la cuisine de
er il est des forces tranquilles. Et Paris, Cheval Blanc. 8, quai du Louvre (1 ). venue à son quotidien presque ordinaire. mais, zut, l’assiette boite à s’égarer La qualité sonore de clients appliqués le 7 septembre 2021, à l’heure du déjeuner, traditionnelle bien sûr, mais au goût du
derrière sa baie, ravie de se gagner Tél. : 01 79 35 50 44. Tlj de 7 h à 1 h. « Presque » parce que l’on s’y presse dans le semi-gastro. Restez-en à jouer les aspirateurs finit, ici, il ne s’est strictement rien passé. »jour. Place à l’exquise salade de queues
l’un des meilleurs chefs du monde. toujours et pare, dans un quartier aux petits plats de comptoir ! de convaincre.d’écrevisses, duo de foie gras maison,
Peut-être même mieux.riche en escales de goût, elle joue habi- Prix : très exagérés ! Menus à 46 € ris de veau, croustillant de pied de porc,
LE LIEU. Planqué au rez-de-chaussée lement sa propre partition. Celle d’un Prix : grignotage (env. 20 €) bien senti Prix : de 12 € à 15 € le ramen. Kara-age et 56 € avant même le premier verre.
homardetpigeonneaurôti,baretdorade MAIS ENCORE…du Cheval Blanc, un bar multicartes qui bistrot à la fois cool et branché, assez (sympathique croissant chaud, jambon (poulet frit) : crousti-moelleux. Shio Poireaux, moules, jus de viande :
grillésentiers,pavédemoruefraîche,sans Le service. Délicieusement évolue au fil des heures : petit-déjeuner, pointu derrière ses petits côtés fausse- de Paris, comté) mais carte (env. 40 €) ramen (nouilles, bouillon de poulet incompréhensible. Omble chevalier,
oublier les incontournables : rognons de théâtral mais dans le complimentdéjeuner et goûter imaginés par le chef ment débraillés. hors sujet. Tête de veau : aqueuse. au sel de Guérande, chashu de poulet, chou frit, jus iodé : transparent
veau,têtedeveau,jouedeboeuf,filetde du terme.pâtissier Maxime Frédéric en journée ; L’ASSIETTE. Joueuse elle aussi, elle Truite mi-cuite au cassis : amateur. menma) : dans l’amplitude. Tantanmen et le chou agaçant en bouche.
boeuf, carré d’agneau et pour terminer, Le public. Beau linge, forcément,cocktails pointus par Florian Thireau le convoque la finger food et les plats ins- Crème caramel : la cuillère plonge, (nouilles froides, sans bouillon) : Fenouil, prune, amande : mal fagoté.
les oeufs à la neige façon Marie-Edith et beau linge.soir. Murs en bois exotique (le limba), tagrammables à partager façon tapas nous avec. digeste et bien garni.
le chaud-froid de pommes au whisky. Le Est-ce cher ? Pire ou mieux banquettes et fauteuils rouges, lustres (les rillettes de maquereau en trompe- Avec qui ? Malgré l’enseigne,
tout servi avec générosité et sourire, de encore ! Menus, hors cave, à 320, arty : le décor chaleureux, chic et dé- l’œil, vues dans « Top Chef », le poisson Avec qui ? Samy Frey, actuellement Avec qui ? Une vaporeuse. un has been.
quoi régaler nos papilles. On est heureux 345 et 395 € si ce n’est, cette fois, contracté à la fois, reste clairement celui pané revisité…). Tout en lâchant quel- au très voisin Théâtre de l’Atelier.
de reprendre ses habitudes chez Marie- la rencontre avec un chef… d’œuvre. d’un lieu de passage. L’excellente « cui- ques belles envolées néoclassiques, à Bonne table : en même temps, Bonne table : à moins d’avoir une
Faut-il y aller ? Oui et même Edith et profiter encore de la terrasse sine boulangère » de Frédéric aurait l’image du pigeon farci, devenu incon- Bonne table : la 60, entre salle il n’y a guère plus qu’une banquette ! chambre aux étages, oubliez ! Service
en rêver.ouverte. pourtant mérité plus de confort. tournable, ou de la terrine de foie gras et et terrasse. Service bien dans son rôle. Service fluide. dissipé, aussi gentil que mal dégrossi.
erCheval Blanc. 8, quai du Louvre (1 ). Onvouslerecommandevivement! L’ASSIETTE. Au service du déjeuner, si anguille fumée, autre must de la carte.
e eTél. : 01 79 35 50 11. Menucarteà29€et32€ le croissant au jambon de Paris et comté BRAVO. La créativité, palpable et 2, rue des Trois-Frères (18 ). 10, rue Poissonnière (2 ). À l’Hôtel Canopy by Hilton Trocadéro.
Le soir seulement, du mer. au dim. eMétroCambronneouMotte-Piquet (avec sa béchamel et son jus de viande), m aî trisée. Tél. : 01 42 58 00 44. Tlj de 8 h à minuit. Tél. : 09 54 88 60 43. Tlj sf dim. 16, avenue d’Eylau (16 ).
Voiturier. Métro : Pont Neuf.annoncé comme la signature du lieu, DOMMAGE. Les plats principaux aux Métro : Abbesses. Métro : Bonne-Nouvelle. Tél. : 01 45 50 50 70. Tlj. Métro : Trocadéro.34rueduLaos-0145664460 Millefeuille de graines de courge caramélisées, crème et biscuit mouillés aux vanilles à la Halle aux Grains. nt/ As/H Alle Aux gr AIs’avère ultragourmand, nous avons été prix costauds. E. R. E. R. E. R.
florent MICH el/11H45, Anne-Cl AIre Hér Aud, Zu ZuttoMo, C Anopy by H Ilton pArIs troCAdéro
upomercredi 22 septembre 2021
8 Figaro Scope
Le meilleur de la semaine culturelle
En haut de l’affiche
Expos, concerts, 1 2
spectacles…
Les sorties culturelles
fleurissent
cette semaine.
Pour bien choisir,
suivez le guide.
Par Cannelle Anglade,
Ariane Bavelier,
Valérie Duponchelle,
Thierry Hillériteau,
Nathalie Simon et Étienne Sorin.
Dossier coordonné
par Léa Mabilon
expos
Mari Katayama à la Mep
C’est Antoine de Galbert qui a révélé au
public parisien cette artiste japonaise,
posant en guêpière et prothèses, à la
Maison Rouge. Mari Katayama met en
scène son corps et son handicap pour en
faire un obscur objet du désir, créant
fascination, séduction, malaise,
réflexion (deux jambes amputées en
dessous et au-dessus du genou, seulement
deux doigts à la main gauche). Depuis,
ses autoportraits baroques ont eu les
evoies royales de la 58 Biennale de
Venise de l’Américain Ralph Rugoff en 2019
4(May You Live In Interesting Times). même de la peinture. De son studio dans s’interdit pas ni l’inattendu, ni la folie.
« Des rivages de Naoshima au paysage le Maine, ce dandy de 94 ans qui porte le Fine plume, avec ses complices, Camille
pollué autour de sa maison à Gunma, pantalon canari avec chic, voit le fleuve, la Cottin et Vincent Dedienne pour une
Mari Katayama interroge par le titre forêt, l’océan. Pratiquant le « wet on mise en scène astucieuse, Camille
ChaHome Again la notion du “naturel”, de wet », il mélange les couleurs, laisse devi- moux livre un seul-en-scène truculent
“l’endommagé” ou du “perdu”, l’appli- ner le vert sous le bleu. Les formats accen- et pêchu qui fait beaucoup de bien. N. S.
quant à la fois à un endroit laissé, intact - tuent l’abstraction. Commissaire de l’ex- ■ Jusqu’au 13 nov.
ou au contraire modifié - par l’homme, position, Éric de Chassey y retrouve son au Petit Saint-Martin,
eainsi qu’à sa propre personne », explique thème fétiche - Ligne, forme, couleur ; Ell- 17, rue René-Boulanger (10 ).
le directeur de la MEP, le Britannique sworth Kelly (1923-2015) dans les collec- www.petitstmartin.com
Simon Baker, qui lui confie le Studio, tions françaises. V. D.
dédié à l’émergence. Un temps fort de ■ « Alex Katz, mondes flottants », « Le Barbier de Séville »
cette saison japonaise. V. D. jusqu’au 20 novembre Camille Delpech, audacieuse metteuse en
■ « Mari Katayama, Home Again », chez Ropac à Pantin, scène de la compagnie des Ballons Rouges
ejusqu’au 14 octobre à la MEP (4 ). 69, av. du Général-Leclerc (95). propose une version « moderne, pop, jeune
www.mep-fr.org et pleine de vie » de la pièce en quatre actes
« Lumières du Liban » de Beaumarchais. Enfant des rues, Figaro
Alex Katz à l’IMA (Émilien Raineau en salopette) aide Rosine
chez Ropac Pantin Un an après l’explosion qui a ravagé le (Heidi Bay) à échapper au mariage que lui
On attend des visages, simplifiés jusqu’à port de Beyrouth, alors que le Liban 1. Jardin d’Eden 1, de Hussein Madi (2006), Matta, Hiba Kalache, Zena Assi ou en- impose son cousin (Axel
Stein-KurdziFloeà l’Institut du monde arabe (5 ).l’extrême de la ligne, chez Alex Katz, fils connaît une crise économique et struc- core Tagreed Darghouth. V. D. rian Harribey elewicz). L’esprit de troupe
2. Le Barbier de Séville, de Brooklyn aux origines russes, peintre turelle désespérante, l’Institut du mon- ■ « Lumières du Liban », règne sur le plateau. N. S.
eau Funambule Montmartre (18 ).marqué par le cinéma, la télévision et les de arabe veut rendre hommage à la vi- du 21 septembre au 2 janvier ■ Jusqu’au 31 oct.
e3. 1 001 Nuits du jazz, au Bal Blomet (15 ). egrandes affiches publicitaires de l’espace talité et à la résilience de la scène à l’IMA (5 ). www.imarabe.org au Funambule Montmartre,
4. Camille Chamoux dans Le temps epublic américain et adepte de la « flat artistique libanaise. Avec l’exposition 53, rue des Saules (18 ).
ede vivre, au Petit Saint-Martin (10 ). « L’âme primitive » painting ». Après la rétrospective de ses « Lumières du Liban. Art moderne et www.funambule-montmartre.com5. Emily Loizeau, en concert au Musée Zadkine « 45 ans de portraits 1969-2014 » et avant contemporain de 1950 à aujourd’hui », eau Centquatre (19 ).
ela rétrospective du Guggenheim de New l’IMA célèbre la prodigieuse créativité Au début du XX siècle à Paris, le Russe ET AUSSI Donation Clau De et Fran Ce lemanD/
York en 2022, la Galerie Ropac dévoile de trois générations d’artistes modernes Ossip Zadkine (1888-1967) est l’un des ar- Le comédien Fabrice Eberhard offre une institut Du mon De arabe ;
dans ses trois nefs à Pantin le regard de ce et contemporains du Liban et de ses tistes qui inventent, en se tournant vers le lecture intégrale des 243 Fables de Jean de laurent nouGue/Photos amateur13 ;
peintre déroutant sur les paysages du Mai- diasporas, du lendemain de l’indépen- ChristoPhe raynauD De laGe ; Vi Ctor tonelli ; « primitif », un nouveau langage sculptu- La Fontaine, en 7 séances. Le pianiste et
ne (il y a étudié de 1949 à 1950 la Skowhe- dance en 1943 à nos jours. Sont invités luDoViC Carème ral. Ce retour aux sources est le fil qui relie compositeur l’accompagnera avec des
gan School of Painting and Sculpture). dans ce bouquet d’espoir, Shafic Ab- une centaine d’œuvres, dans ce mer- musiques inspirées des passacailles de
Soit plus de 50 peintures au fil de l’eau, boud, Etel Adnan, Saliba Douaihy, Paul veilleux Musée Zadkine, caché rue d’As- Jean-Baptiste Lully. Un beau moment en
30 grands et moyens formats et 22 petits Guiragossian, Hussein Madi, Assadour, sas (en retrait du 100 bis). « L’Âme primi- perspective pour les 400 ans de la
naisformats, qui révèlent un aspect méconnu Chaouki Choukini, Ayman Baalbaki, tive » met en regard et en perspective les sance du poète. N. S.
d’un artiste qui réfléchit à la matière Zad Moultaka, Serwan Baran, Hala œuvres du sculpteur né à Vitebsk, aujour- ■ Du 25 au 31 octobre au Théâtre
ed’hui en Biélorussie, et celles d’artistes de de Nesle (6 ).
son temps (très large éventail, d’Auguste www.theatredenesle.com
Rodin à Marisa Merz, de Jean Arp à Eva
« Village de cirque » Hesse, de Derain à Hannah Höch). Une
sélection d’artistes vivants les rejoint, Les chapiteaux sont de retour Pelouse de
dont la peintre bâloise Miriam Cahn, célé- Reuilly. Le festival touche à sa fin, mais il
brée, avec ses réfugiés poignants, à Docu- n’est pas trop tard pour découvrir
notammenta 14 à Kassel en 2017, et avec ses nus ment Oraison, passé par le Printemps des
frontaux pour « Ouverture », l’exposition Comédiens à Montpellier en juin dernier.
inaugurale de la Bourse de Commerce, en Marie Molliens, qui a repris le flambeau de
mai à Paris. En 2020, la superbe exposition la Compagnie Rasposo, revisite la figure
« Le rêveur de la forêt » avait fait l’événe- du clown blanc, malmenée par les
acrobament par le seul bouche-à-oreille. V. D. tes, funambules et autres lanceurs de
cou■ « L’Âme primitive », teaux. Un cirque forain et fellinien. E. S.
du 29 septembre au 27 février ■ Jusqu’au 26 septembre
e eau Musée Zadkine (6 ). à la Pelouse de Reuilly (12 ).
www.zadkine.paris.fr www.2r2c.coop
théâtre humourdeDarioFoMERCREDI29ETJEUDI30SEPTEMBREÀ20H30
er miseenscèneClaudeMathieu « Le temps de vivre » « Au Suivant » VENDREDI1 ETSAMEDI2OCTOBREÀ20H30
de Camille Chamoux
Né Guy Verstraeten en Belgique, avecGuillaumeGallienneDIMANCHE3OCTOBREÀ15H
Petite-fille d’un illustre professeur de Guillermo Guiz étrenne à Paris un second delaComédie-Française
littérature et civilisation grecques à la spectacle qui rend hommage à son père 13,ruedesRéservoirs78000Versailles productionComédie-Française/Studio-Théâtre Sorbonne, la comédienne présente un disparu aujourd’hui. Ce dernier était « sûr www.theatremontansier.com /✆0139201600
« exposé sur la finitude en 70 minutes de l’inexistence de Dieu, mais pas du temps
pile ». La jeune quadragénaire, qui s’était de cuisson des œufs mollets ». N. S.
distinguée avec Née sous Giscard, sait ■ Jusqu’au 26 sept.
qu’avec « le temps, va, tout s’en va » et au Théâtre de l’Œuvre,
equ’il faut s’empresser de vivre comme si 55, rue de Clichy (9 ).
l’on ne devait jamais mourir. Mais elle ne www.theatredeloeuvre.com
Photo©ChristopheRaynauddeLage/coll.Comédie-Française mercredi 22 septembre 2021
Figaro Scope 99
Le meilleur de la semaine culturelle
En haut de l’affiche
3 danse
« Pietragalla,
la femme qui danse »
Déjà quarante ans qu’elle danse, et la
grande étoile est de retour pour un solo
sur la scène du Théâtre de la Madeleine.
Entière, intense et toujours superbe, elle
se laisse prendre par le théâtre de son
corps. Le spectacle, mis en scène par
Julien Derouault, plonge au plus intime des
sensations que procure la danse. A. B.
■ À partir du 23 septembre
au Théâtre de la Madeleine,
e19, rue de Surène (8 ).
www.theatre-madeleine.com
« Gloria », José Montalvo
Revoici Montalvo tel qu’en lui-même et
appliquant la recette de ses spectacles: des
danseurs de diverses spécialités -
africaine, flamenco, hip-hop, classique -,
confiant la relation à leur corps et
confessant la manière dont ils sont v enus à la
danse. S’y ajoute des vidéos d’animaux
perdus dans les mauvais coins du globe,
deux ou trois facéties complètent le tout.
Gloria met la salle debout. Les meilleures
recettes dans de vieux pots ? A. B.
■ Jusqu’au 23 sept.
au Gémeaux de Sceaux,
49, av. Georges-Clemenceau (92).
www.lesgemeaux.com
Jann Gallois
La danseuse et chorégraphe venue du
hiphop signe une nouvelle pièce inspirée par
la spiritualité orientale : Ineffable. Un solo
ce-interprète, touche une fois de plus, nos du baroque, mais qui cultive envers cet- où elle tisse la danse avec les traditions musiques cordes sensibles. C. A. te « œuvre de cassure presque autobio- musicales et chorégraphiques venues de
■ Le 24 sept. au Centquatre, graphique » une profonde admiration. l’Est. Quête intérieure, simplicité et ges-LES 1 001 NUITS DU JAZZ
e5, rue Curial (19 ). www.104.fr T. H. tuelle inspirée des mudras sur des
musiCabaret d’art légendaire depuis 1924, ■ Du 25 sept. au 3 oct. ques traditionnelles. A. B.
e er ele Bal Blomet ne reste pas figé dans l’his- à l’Opéra-Comique (2 ). ■ Du 22 sept. au 1 oct. à Chaillot (16 ). classiquetoire ancienne. À défaut d’y retrouver Kiki www.opera-comique.com www.theatre-chaillot.fr
de Montparnasse festoyant avec Foujita, Tout pour Mahler
Man Ray ou Hemingway, on y reconnaîtra
les vibrations ensorcelantes qui ont séduit Après la venue de l’Orchestre de
Bayeles plus grands intellectuels du XX siècle. reuth et des Berliner, la Philharmonie
Ce jeudi soir, le Bal reprend son cycle em- poursuit sa rentrée symphonique sur
blématique des « 1 001 nuits du jazz ». une tonalité toujours aussi germanique,
L’année 1970 sera mise à l’honneur, entre avec un grand week-end exclusivement
riffs électriques et jazz fusion. Tous les dédié à la musique de Gustav Mahler.
quinze jours sont invités de prestigieux Véritable révélateur des couleurs
orartistes ainsi que deux élèves musiciens, chestres, le compositeur servira dans un
belle opportunité pour les jazzmen de de- premier temps les retrouvailles tant
atmain. C. A. tendues entre Semyon Bychkov et
l’Or■ Le 23 septembre au Bal Blomet, chestre de Paris, qu’il n’avait plus
redie33, rue Blomet (15 ). www.balblomet.fr rigé depuis son départ en tant que
directeur musical à la toute fin des
anhugh coltman nées 1990. Retrouvailles qui prendront
Membre fondateur du groupe de blues symboliquement appui sur la deuxième présenteunévènementexceptionnelrock The Hoax, Hugh Coltman est aussi à symphonie (Résurrection), qui
accomla tête d’une carrière solo remarquable. pagne le chef depuis ses débuts. Samedi, lemercredi29septembreà19h
osC’est à La Nouvelle-Orléans que prend ra- place aux symphonies n 4 et 5, avec
cine son dernier album Who’s Happy, sor- l’Orchestre Pasdeloup, mais aussi et
ti en 2018. Coréalisé avec le guitariste surtout Les Siècles de François-Xavier
Freddy Koella et accompagné d’un brass- Roth et Sabine Devieilhe qui prêtera sa
band louisianais, le crooner imagine un voix aux visions célestes de l’enfant
disque mouvant, évoluant entre influen- dans le final de la Quatrième. T. H.
ces jazz de légende et rythmes plus mo- ■ Du 22 au 25 septembre
edernes. Lui qui avait été nommé voix de à la Philharmonie de Paris (19 ). Unrendez-vousnumériquepour
l’année aux Victoires du jazz en 2017, joue www.philharmoniedeparis.fr
tousceuxquiambitionnenten ce moment sur la scène symbolique du COMMENT
« Fidelio » Duc des Lombards. Loin du jazz de cham- detransformerleurmanuscrit
bre fastidieux, comme une envie de bou- Il y a deux ans, le metteur en scène Cyril
ger la tête et pourquoi pas les hanches. Teste faisait une entrée des plus remar- enunlivre.
Alors who’s happy ? C. A. quées dans le monde de l’opéra en ravi- SEFAIRE
■ Jusqu’au 23 sept. vant, par un très habile jeu de rideaux, Aveclaparticipationdesécrivains
erau Duc des Lombards (1 ). d’écrans et de vidéos, une partition
www.ducdeslombards.com longtemps jugée poussiéreuse : MichelBussi,auteuràsuccès,
Hamlet d’Ambroise Thomas. Son PUBLIER?Emily Loizeau retour sur la scène de l’Opéra- CécileGuidot,primo-romancière,
Vendredi dernier sortait Icare Comique, cette fois pour l’un
éditeursdemaisonsprestigieuses,le cinquième album d’Emily des chefs-d’œuvre les plus DanslesecretdesLoizeau. La chanteuse fran- connus du répertoire, l’uni- maisonsd’auto-édition…
co-britannique retrouvera la que opéra de Beethoven
scène du Centquatre. Quel- auquel il promet d’appor- maisonsd’édition
ques titres dévoilés dans ter une modernité
l’été avaient donné un «
ultracontemporaiavant-goût de ce qu’allait ne », ne devrait pas
être cette nouvelle créa- passer inaperçu. Qu’il
tion. À la fois doux et suscite l’adhésion ou
bouillonnant, Icare ne s’est non, il pourra dans
pas brûlé les ailes. Enregis- tous les cas compter,
tré pendant les premiers comme pour Hamlet,
mois de la pandémie dans sur une jeune
distriles studios Rockfield avec bution, rassemblant
l’aide du musicien John entre autres Michael
Parish, qui produit no- Spyres en Florestan et
ABONNÉSTARIFTARIFtamment PJ Harvey, l’al- Mari Eriksmoen en Modalitésetinscriptions PRÉFÉRENTIELbum est traversé par « une Marzelline, sous la
€ €sourde inquiétude sur l’état baguette d’un Ra- boutique.lefigaro.fr 39 29du monde et mû par un ir- phaël Pichon que
répressible élan vital ». En beaucoup auront
s’emparant d’idées gra- plaisir à découvrir en 5
ves, l’auteur-compositri- dehors des sentiers mercredi 22 septembre 2021
10 Figaro Scope
L'escapade
BELGIQUE
LUX.
ALLEMAGNE
Escapade
GRANDEST
ÎLE-
StrasbourgDEFR. Nogent-sur-Seine en
vallée
Troyes
BOURGOGNEFRANCHE-COMTÉ de la Seine
50 km
Week-end entre nature, culture et patrimoine, dans l’Aube
à une heure de Paris. Par Philippe Viguié-Desplaces pviguiedesplaces@lefigaro.fr
EN PAyS Nogentais nière propriétaire, l’a légué à l’État pagne, ont ouvert cet hébergement re totalement artisanale. Dans l’Aube,
la vigne se fait en- dans les années 1970, époque à laquelle plutôt luxueux, excellente literie, Nes- le bonheur est vraiment dans le pré !
core un peu timi- sa décoration intérieure est entière- presso et nécessaire à thé, qui consiste
de et ne s’étale ment renouvelée. Devenue musée na- en trois modules design en bois et verre Y ALLER : en train depuis la gare
pas de plaines en tional, on y voit, de salons en chambres posés à l’orée d’un bois. La chambre est de l’Est, Nogent-sur-Seine (55 min).
coteaux. Les bois à coucher, ce qu’était la vie de château. assez exiguë mais se prolonge d’une DORMIR : À La Réserve de l’Aube,
et les champs Le parc à la française est une splendeur, agréable terrasse où s’est plantée une 249 € la nuit pour deux personnes
agricoles occu- lové au sein d’un domaine de salle de bains au plafond de verre. Une avec le petit déjeuner.
pent toujours la 1 000 hectares. On peut même rêvasser piscine chauffée lie cet ensemble inso- Tél. : 06 58 10 63 98.
majeure partie du assis sur des fauteuils de jardin, signés lite à leur maison privée. et abracadaroom.com
territoire que traver- Mallet-Stevens. Le maître de maison prépare des pa- BONNES TABLES : La Rosita, en bord
se la Seine encore sau- À une quinzaine de kilomètres de là, niers gourmands arrosés du champa- de Seine, belle surprise, avec un jeune
vage. On peine à croire dans le petit village de Villenauxe-la- gne Torchet. On peut d’ailleurs s’offrir chef, Lionel Seret, en route pour un
en regardant ce fleuve bu- Grande, l’expérience verte se poursuit une visite-dégustation chez ce produc- macaron Michelin. Tél. : 03 25 39 84 22.
colique, au tracé tordu, aux à La Réserve de l’Aube. Un couple de teur voisin (tél. : 03 25 21 36 15), une SE RENSEIGNER :
tourismeeaux calmes, aux berges touf- parisiens, gagné par une envie de cam- des rares maisons de champagne enco- nogentais.fr ; aube-champagne.com
fues et à l’allure de lac endormi,
qu’il s’agit de celui qui, 100 kilomètres
plus loin, coule à Paris. On y pratique le
paddle et on se laisse glisser sur des
barques entre les saules pleureurs.
Cette impression de dépaysement
qu’offre cette partie du département
de l’Aube, à la lisière de la
Seine-etMarne, est la première chose qu’on
vient ici rechercher. Dans la jolie petite
ville de Nogent-sur-Seine, où arrive le
train, ruelles étroites bordées de
maisons à colombages, se trouve l’unique
musée dans le monde consacré à
Camille Claudel (tél. : 03 25 25 51 74 et
museecamilleclaudel.fr). L’artiste
vécut adolescente dans une maison sur
laquelle s’appuie l’architecture
contemporaine d’Adelfo Scaranello, à
qui l’on doit ce superbe bâti, inauguré
en 2017. Élève d’Alfred Boucher,
Camille Claudel sculpte ici pour la
première fois. Quinze salles présentent
45 œuvres, dont La Valse, dans une
muséographie sobre et magnifique, qui
met en perspective son travail avec
celui de Rodin et de ses contemporains,
comme Gustave Doré ou Pompon.
Nuit design
Changement de décor, à l’entrée de la
ville avec le château de la Motte-Tilly,
élevé par l’abbé Terray, dernier
ministre des Finances de Louis XV (tél. :
03 25 39 99 67 et
château-la-mottetilly.fr). La marquise de Maillé, sa
derParis dans l’œil de…
Adélaïde Ferrière
RÉVÉLATION aux tout en étant complètement dans
Victoires de la musi- Paris. C’est pour moi un petit
Cenque classique 2017, la jeune musi- tral Park français. Où je peux venir
cienne est l’une des plus ferventes me ressourcer rapidement sans être
ambassadrices des percussions, trop loin des centres névralgiques
qu’elle a choisies pour suivre les de mon activité, beaucoup de lieux
traces de son père. Sa saison, qui de répétition ou de studios se
trous’ouvre cette semaine avec la reprise vant à portée de marche.
du spectacle Play à l’Opéra Garnier,
en est le reflet, alliant créations ❚ Ma cantine
(dont un concerto pour percussions Simonetta, sur le quai de la Marne,
eet trompette de Wolfgang Rihm, qui toujours dans le 19 . Un restau
itala verra passer du tom-set au ma- lien sans prétention mais charmant.
rimba, le 10 décembre à Radio Fran- L’ambiance y est très sympathique.
ce), transcriptions pour marimba Les produits sont frais et de qualité.
(comme la Passacaille de Haendel Ils font aussi des pizzas. Idéal pour
qu’elle vient de publier en vidéo sur manger rapidement ou bien se poser
son site), et hommages à Iannis Xe- entre deux répétitions.
enakis, qu’elle avait déjà abordé sur 32, quai de la Marne (19 ).
son premier album (Contemporary,
chez Evidence), et dont elle célé- ❚ Mon coup de cœur
ebrera le centenaire en 2022 avec le Le Palais Garnier (9 ). Aussi bien
Collectif Xenakis - « Le compositeur pour son architecture extérieure
des percussions, tout en performance que pour la salle elle-même, que je
physique, rythmes purs et recherche trouve de toute beauté. Mais ce que
sur l’instrumentarium. » je préfère encore plus, ce sont ses
À partir du 28 septembre à l’Opéra coulisses. C’est un lieu de vie où des
Garnier (9e). www.operadeparis.fr dizaines de corps de métier se
réunissent chaque soir pour créer un
❚ Ma balade idéale instant de magie. Incontournable,
eLe parc des Buttes-Chaumont (19 ). que l’on soit musicien, spectateur
Un espace de verdure incroyable ou simple touriste ! ■ T.
H.
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