L Opinion du 05-07-2022
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L'Opinion du 05-07-2022 , magazine presse

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Informations

Publié par
Date de parution 05 juillet 2022
Langue Français
Poids de l'ouvrage 3 Mo

Extrait

N° 2299 DATÉ DU 5 JUILLET 2022
2,80 €

Remaniement: un coup pour rien

En remaniant son gouvernement,
Emmanuel Macron devait mettre
in à la période de lottement qui s’était
installée depuis sa réélection, et lancer
sur des bases nouvelles son second
quinquennat. Mission en partie accomplie :
l’activité gouvernementale redémarre
enin, les arbitrages vont succéder aux
réunions, les Conseils des ministres aux
discours devant le Parlement. Il était

temps. Mais pour le reste, le remanie
ment annoncé lundi ressemble
davantage à un coup pour rien qu’à un coup
politique gagnant. Aucun des objectifs
que devait atteindre Emmanuel Macron
ne semble à portée de main.
L’élargissement espéré a fait lop, aucun parti,
aucun courant n’ayant accepté de
consolider la majorité relative du Président.
Plus préoccupant, le pouvoir n’a réussi

aucun débauchage individuel : aucune
p r i sed ec h o ix ,au c u np ro filc o n nu
ne vient irradier le gouvernement de
son influence politique ou de ses com
p éten ce stech n iqu e s.Fau ted’avo ir
convaincu des élus, c’est vers les
représentants de la société civile que s’est
tourné le chef de l’Etat. On attendait une
opération politique, nous avons eu un
remaniement technique.

La manière dont ce gouvernement
a été dévoilé dit beaucoup de la banalité
du moment : un ministre qui annonce
luimême être reconduit, des chaînes d’info
et des médias en ligne qui égrènent les
noms, les postes, les titres des ministres
avant que, toute solennité mise à part, un
communiqué de l’Elysée ne vienne tarir
le flot des rumeurs. Le degré zéro de la
mise en scène politique,
l’événementia

Les talibans
divisés sur
l’interprétation
de la charia

lisation réduite à sa plus simple
expression. Aucune chance, dans ces
conditions, de redonner un soule conquérant
à ce gouvernement. Restait une option :
qu’après son discours de politique
générale, la Première ministre demande un
vote de coniance. Elle ne le fera pas, trop
risqué. Un raté de plus pour Emmanuel
Macron.Nicolas Beytout
@nicolasbeytout
t

Faute de coalition, un remaniement de rééquilibrage entre les composantes de la majorité a été
concocté par Emmanuel Macron. Qui tire les leçons des premières semaines du quinquennat
Borne II:
une équipe
recroquevillée
sur ses alliés

A bout de soule

Dix-neuf entrants et cinq partants :le gouvernement a été remanié
lundi, deux semaines après les élections législatives. Les oppositions
dénoncent un simple « jeu de chaises musicales » de l’équipe Borne II. La
Première ministre prononcera la déclaration de politique générale mercredi au
parlement, mais ne demandera pas le vote de coniance.

Nathalie Segaunes

C’est par un simple communiqué
envoyé lundi matin aux rédactions que la
présidence de la République a annoncé
la composition du « nouveau
gouvernement d’action » attendu depuis quinze
jours, censé tirer les leçons des
élections législatives. Le très réservé
secrétaire général Alexis Kohler n’aura ainsi
même pas eu à égrener des noms – le
plus souvent méconnus – sur le perron
de l’Elysée.
Une sobriété qui en dit long sur le
peu de portée politique de ce
remaniem ent.Si le deuxième gouvernement

d’Elisabeth Borne enle
considérablem e n t ,p a ssa n td e2 7à 41 me m b re s,
il n’y a nulle ouverture, nul
élargissem entdans cette nouvelle équipe.
Après quinze jours de discussions du
sommet de l’Etat avec toutes les forces
politiques du pays, aucun élu LR, PS,
P Cou EE LVn’a souh aitép ar tic ip er
à l’exécutif. Alors que le chef de l’Etat
souhaitait, le 22 juin, que le «
dépassement se poursuive avec clarté et
responsabilité », c’est donc un
gouvernement recentré sur la majorité qui a été
annoncé.

E m m a nu e lM a c ro na d’aille u rs,
d è sl’ouver tu red up rem ierC o n seil
des ministres lundi après-midi, pris
la paro lep ou rd ép lo rerce refus de
la « main tendue ». Il a « pris acte de
l’absence de volonté des partis de
gouvernement de participer à un accord
de gouvernement ou à toute forme de
coalition ». Le chef de l’Etat a dramatisé
les enjeux, évoquant une « situation
exceptionnelle » et « la guerre revenue

sur le sol européen ». Un début de récit
ain d’installer, le moment venu, l’idée
de la dissolution ? Rien n’est exclu à ce
stade. « Tout dépendra de l’attitude des
oppositions, conie un poids lourd du
gouvernement. Si elles jouent la
politique du pire, on n’aura pas le choix. »

Critiques.En attendant, faute de
ralliements côtés PS ou LR, ce sont les
alliés de La République en marche, et La

Dépenses : la Cour des comptes tique, Bercy assume
Gros sous
ou de relance (72 milliard sen gagé s« 2021 a encore été une année dede relance) et le pouvoir d’achat des
et 17,5 milliards décaissés en 2021). Der-crise, marquée par une interventionFrançais (3,3 milliards d’indemnités
E ndépit d’une cagnotte fiscalerière le quoi qu’il en coûte, les dépensestrès forte de l’Etat pour soutenir l’éco-inlation) », répond Bercy, qui rappelle
de 40 milliards d’euros grâce à la bonnecourantes ont prospéré : + 17,6 milliardsnomie (34 milliards de mesures d’ur-par ailleurs, d’une part, que les ratios
croissance, l’Etat a enregistré un déicitd’euros (+5,1%).gence et 72 milliards engagés du plande déicit et de dette ont baissé par
rap« toujours très élevé » de 170,7 milliardsport au PIB et, d’autre part, que jamais
d’euros l’année dernière, a constatéautant d’emplois n’avaient été créés
la Cour des comptes dans un rapportdepuis l’année 2000 (680 000).
publié lundi. Un déicit bien supérieurLa Cour épingle par ailleurs « des
aux 92,7 milliards de 2019. En cause,entorses aux principes budgétaires ».
Ukraine: la guerre se jouera « à l’arrière »
« de sd é p e n s e se n c o r et r è sd y n a -« Depuis la crise sanitaire, le
Gouverne: 3,20€
miques », qui ont bondi de 90 milliardsment inscrit systématiquement en loi
en deux ans. Et tout n’est pas lié auxLe président ukrainiende finances initiale ou rectificative des
m esuresd’urgence, qui n’ont baisséVolodymyr Zelensky acrédits allant au-delà des besoins
préviBELGIQUE
que de 5 milliards l’année dernière,admis dimanche quesibles, et reporte sur l’exercice suivant
les forces ukrainiennes
avaient dû se retirer de
la ville de Lyssytchansk,
E
Raphaël LLorca:Le marché de
dans le Donbass. Le sort
2,80de la guerre se décidera
« Redonner envie l’électricité doit-il
F:moins dans ces combats
de politique »être réformé?
localisés que dans les
- 705 -usines d’armement et les
L’absence de majorité absoluecentres de recrutement.Un rapport critique estime
est-elle suisante pour redonnerPage 7que l’organisation du marché
SIPA PRESS
envie aux Français de s’intéresserfrançais n’est plus « ni lisible
M 00118
3’:HIKKLB=]UW]U[:?a@r@a@f@k";
aux afaires de leur pays ?Page 4ni pilotable »Page 5

KAK
République en marche elle-même, qui
prennent des responsabilités. Ainsi le
MoDem, qui dirige déjà le ministère de
l’Agriculture, gagne-t-il trois nouveaux
postes (deux ministres délégués et une
secrétaire d’Etat), en dépit des récentes
critiques de François Bayrou à l’encontre
de la Première ministre Elisabeth Borne.
Horizons, le parti d’Edouard
Philippe, renforce lui aussi ses positions : le
l l lPages 2 et 3

les crédits non consommés en in
d’année (...). Par ailleurs, des crédits votés
sur des programmes budgétaires ont
été utilisés pour inancer des dépenses
relevant d’autres programmes », est-il
indiqué. « On ne se cache pas », rétorque
Bercy. Au ministère, on explique qu’il
n’y a pas eu d’irrégularités majeures.
« C’était justiié par la crise sanitaire. Un
peu d’agilité pour pouvoir financer les
bons dispositifs au bon moment. » Et
l’on promet que désormais, les choses
devraient rentrer dans l’ordre.
Raphaël Legendre
@LEGENRA
t

Main-d’œuvre:
Berlin mise sur les
extra-Européens

Quelque 1,74 million
d’emplois étaient vacants
au premier trimestre 2022
en AllemagnePage 6

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