Le Figaro Madame du 02-04-2021
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Date de parution 02 avril 2021
Langue Français
Poids de l'ouvrage 19 Mo

Exrait

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f
RENCONTRES
DOMINIQUE BESNEHARD
ZABOU BREITMAN
LOUISE BOURGOIN
KARINE LACOMBE
SHARON STONE
RÉVEILLER SES SENS,
SE RECONNECTER À SOI,
LIBÉRER SON CORPS
LA RENAISSANCE
AVEC LA TOP
CANDICE SWANEPOELSPÉCIAL
PHOTOGRAPHIÉE
PAR DAVID ROEMER
M a da me Fi g aro - n °1 91 0EAUTÉ
lefigaro.fr/madame
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MADAME FIGARO SUPPLÉMENT - FIGARO N 23830 ET 23831 DES 2 ET 3 AVRIL 2021 - COMMISSION PARITAIRE N° 0421 C 8302208.03.2021 08:00 (tx_vecto) PDF_1.3_PDFX_1a_2001 300dpi YMCK ISOcoated_v2_300_eci GMGv5 08.03.2021 08:00 (tx_vecto) PDF_1.3_PDFX_1a_2001 300dpi YMCK PSR_LWC_PLUS_V2_PT GMGv508.03.2021 08:00 (tx_vecto) PDF_1.3_PDFX_1a_2001 300dpi YMCK ISOcoated_v2_300_eci GMGv5 08.03.2021 08:00 (tx_vecto) PDF_1.3_PDFX_1a_2001 300dpi YMCK PSR_LWC_PLUS_V2_PT GMGv5DELATERREÀLAPEAU,NATURELLEMENT
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*SelonlanormeISO16128.Les4%restantscontribuentàl’intégritéetàlasensorialité. PHOTOGRAPHIERETOUCHÉE
FR_MADAMEFIGAROSP_210x272TERRACOTTA2021.indd 1 10/02/2021 09:38Sommaire/madame
ommaire
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7 ÉDITO/« Promesses de bonheur », par Line Papin.
9 NEWS/madame
Toutes les tendances décryptées.
16/Business : Natalie Rastoin.
20/Décryptage : Madame Claude, mythe et réalité.
24/Tentations : studio beauté. 26/Style : l’esprit sixties.
28/Success : Izia, la magie des roses.
30/Événement : Prix Beauté Stars, effets surprises.
EN COUVERTURE
33 CULTURE/madamePhoto David Roemer.
Réalisation Katelyn Expos, musique, cinéma, série…
Johnson. Maquillage 38/Livres. 40/Dominique Besnehard.
Tatyana Makarova.
Coiffure Benoit.
44 MAG/société/célébrités
44/Décryptage : les quinquas en pleine love connexion.
48/Enquête : les nouveaux espoirs de la com.
52/Rencontre : Karine Lacombe et Louise Bourgoin.

56 MODE/Accessoires : hits en cabine.
68 SPÉCIAL BEAUTÉ/
68/Renaître avec l’été. 80/Candice Swanepoel,
à corps et à cœur. 82/Où va la beauté ?
88/Décodage : « Faire avec le flou. »
90 LIFESTYLE/Cuisine : Jade Genin, forte en chocolat.
95 NOTEBOOK/Offre spéciale. 96/Beauté.
VOS RUBRIQUES/
94/Les Triplés. 98/Mots croisés. 99/Horoscope.
102/Confidentiel : Zabou Breitman.
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lefigaro.fr/madame
PHOTOS DAVID ROEMER, JEAN-BAPTISTE COURTIER ET BERNHARD WINKELMANN COLLECTIONGEMDIOR
Acier et nacre.
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Édito/madame
Évoquant la notion de
beauté, la première image qui me vient
à l’esprit est celle d’une esthétique parfaite. Je
pense à une certaine représentation du corps — celle que lesE
Antiques sculptent et celle dont les magazines féminins font
l’éloge. Au Vietnam, pays où j’ai grandi, je rêvais, enfant, de lentilles
colorées pour avoir les yeux bleus. C’était l’image propagée : celle d’une
beauté occidentale. Ma grand-mère vietnamienne hurlait que j’étais trop
maigre, trop basanée : cela lui rappelait la pauvreté, la condition paysanne des femmes
osseuses et noires d’être exposées au soleil, dans les rizières. Elle voulait m’engraisser.
Mais, arrivée en France, je vis que l’on saluait cette minceur et ce teint hâlé qui
évoquaient, ici, le luxe d’être parti en vacances.
Les critères du beau avaient changé. De la même manière que l’on faisait l’éloge des
fememes opulentes et blanches au XIX siècle, avant de s’extasier devant la fille mince, à la peau
ebronzée, au XXI , chaque époque et chaque pays imposent une norme différente.
À une époque où les musées, lieu de beauté durable, sont fermés, où les visages, lieu de
beauté transitoire, sont masqués, où le contact est prohibé, le sourire caché, comment se
représenter la beauté ? L’exigence d’une esthétique physique paraît désuète aujourd’hui
que nous sommes dissimulés sous des masques chirurgicaux. Et si c’était l’occasion de se
débarrasser des canons que l’on nous impose, pour trouver une autre beauté, capable
de nous rendre plus heureux ?
« La beauté n’est jamais, ce me semble, qu’une promesse de bonheur », écrit
Stendhal. Quelles sont nos promesses de bonheur, en 2021 ? Il y a une beauté
invisible, dont les qualités sont intellectuelles, morales, et qui ne se capte
pas seulement par la vue, mais aussi par les autres sens. Il y a la beauté
d’un chant d’oiseau, la beauté d’une phrase, d’un poème,
d’une attention, d’une gentillesse, d’une liberté ou
d’un espoir… Ces beautés-là sont peut-être
les plus universelles. ö
PAR LINE PAPIN, ROMANCIÈRE / ILLUSTRATION MARC-ANTOINE COULON
Son nouveau roman, « Le Cœur en laisse », vient de paraître aux Éditions Stock.
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BUSINESS
Natalie Rastoin
p. 16NEWS
/
DÉCRYPTAGE
Madame Claude
p. 20
/
STYLE
L’esprit sixties p. 26
1. Dans les
années 1970.
2. Dans Bay
City Blues,
en 1983.
3. Au Festival
de Cannes,
en 2005.
4. À Los Angeles,
en 2019.
LIVRE
SHARON STONE
Lignes de vie
DANS LA BEAUTÉ DE VIVRE DEUX FOIS, LA STAR SE LIVRE SANS DÉTOUR.
SON ENFANCE BLESSÉE, SON AVC, SES ÉCHECS, SES BATAILLES GAGNÉES,
SON ENGAGEMENT… MORCEAUX CHOISIS EN EXCLUSIVITÉ. ➢
PAR CLARA DUFOUR
madameFIGARO9
PHOTOS NBC UNIVERSAL VIA GETTY IMAGES, PHOTO12, WIREIMAGE ET S. P.News/madame
que tu en as une, contrairement à ton
personnage.” […] Je suis d’abord allée dans laJe pense qu’en
cabine de projection, j’ai giflé Paul
(Verhoeven, réalisateur du film, NDLR),vieillissant, je me
N QUARANTE ANS je suis partie et j’ai appelé mon avocat,rapproche de DE CARRIÈRE, Marty Singer. Marty m’a dit qu’ilsE Sharon Stone a tout n’étaient pas autorisés à sortir le film telce que je suis
connu, tout traversé, tout surmonté : les quel. […] Mais j’ai ensuite réfléchi. Et si je
castings galères, les producteurs libidi- me mettais à la place du réalisateur ? […] Et
neux qu’il faut repousser, la misogynie si c’était aussi ça le cinéma ? […] Je m’étais
endémique du cinéma… Mais elle a aussi tutoyé les sommets, battue pour avoir ce rôle et, pendant tout ce temps, seul le
réala gloire, les récompenses, dès 1992, avec Basic Instinct – son lisateur m’avait soutenue. Il fallait que je trouve un moyen
film iconique qui lui offre le statut de star planétaire et de sex- d’être plus objective. […] Je savais que j’avais le choix. J’ai
symbol transgressif. Pourtant, en 2001, sa vie a basculé. Une décidé de ne pas exiger que cette scène soit coupée.
Pourhémorragie cérébrale, doublée d’une seconde, ont mis en quoi ? Parce que ça convenait au film et au personnage ; et
péril sa vie, sa carrière, sa famille. L’actrice nommée aux aussi parce que, après tout, j’avais accepté de la tourner. Par
Oscars (Casino, de Martin Scorsese, 1996) est une survivante. ailleurs, vous ne vous en souvenez probablement pas, mais
Dans ses Mémoires, qui paraissent en France, La Beauté de vivre seul le nom de Michael Douglas apparaît en haut de l’affiche,
deux fois (Éd. Robert Laffont) *, elle raconte son long combat sans que le mien y soit accolé. »
pour revenir à la vie, retrouver ses trois fils et sa place dans
une industrie du cinéma oublieuse. Elle raconte les joies et les STAR QUALITY
traumatismes de son enfance dans une famille très modeste « Faye Dunaway m’a accompagnée le soir de la première
d’origine irlandaise, en Pennsylvanie. Ses débuts de manne- (de Basic Instinct, NDLR). […] Nous étions donc dans une
quin, son ambition d’être actrice, son amour du cinéma. immense salle de projection ; la fin du film a été accueillie
À 63 ans, elle dresse le bilan de ses combats personnels, d’une dans un silence complet. Faye m’a attrapé le bras et m’a dit à
vie dédié à l’engagement aussi. « Je pense qu’en vieillissant, voix basse : “Ne bouge pas. Reste où tu es”, ce que j’ai fait.
je me rapproche de ce que je suis, pour en atteindre le cœur. Pareil pour Michael, assis le rang devant moi. Il s’est contenté
[…] Il m’a fallu des années, et avoir frôlé la mort, pour savoir de jeter un coup d’œil à droite et à gauche, aux producteurs et
qui j’étais vraiment. Mais maintenant que je suis de nouveau à Paul. Finalement, après ce qui nous a semblé une éternité,
moi-même, j’ai une maison heureuse pleine de rires et de les spectateurs ont commencé à acclamer et à applaudir. « Et
joie. Certes, je n’ai pas vécu un conte de fées, mais j’ai vécu maintenant ? », ai-je demandé à Faye. Ce à quoi elle a
une vraie vie. » Morceaux choisis. répondu : “Maintenant, tu es une grande star, et ils peuvent
tous aller se faire foutre.” Basic Instinct était mon dix-huitième
AMBITION film. […] Je savais que c’était ma dernière chance – je
com« Quand je suis partie pour New York, mon père m’a dit : mençais déjà à être trop vieille avant même d’avoir
com“Assure-toi d’être toujours prête à frapper la balle, ma ché- mencé. J’avais besoin de remporter un gros succès. »
rie.” […] Je suis la fille de Joe Stone, et il m’a appris comment
me faire respecter ; il m’a appris que pour obtenir le respect, je INCESTE
devais l’exiger. Non pas le demander ni l’espérer, mais l’exi- « Clarence, mon grand-père maternel, est mort quand
ger. À dire vrai, ça ne s’est pas toujours bien passé : j’ai parfois j’avais 14 ans. […] Un jour que mes parents avaient dû se
renété virée, rejetée et blackboulée ici et là. On a répandu des dre au tribunal, ils nous avaient laissées là. Nous étions dans
rumeurs à mon sujet, on s’est moqué de moi et, pour finir, cette autre pièce où la fenêtre filtrait la lumière de telle
après avoir joué dans Basic Instinct, on m’a collé une étiquette manière que nous voyions la poussière flotter dans l’air ;
de star du sexe. » c’était irrespirable. Je n’étais pas seule ; il y avait une autre
petite fille, habillée de sa plus belle robe. […] Cette petite fille
LA SCÈNE DE BASIC INSTINCT était frêle, avec des boucles blond cendré, des lunettes et un
« Après le tournage de Basic Instinct, j’ai été invitée à voir cache sur l’un de ses deux yeux. Je la voyais, à travers la
pousles rushs. Je pensais être seule avec le réalisateur, mais la salle sière qui emplissait l’air, tandis que mon grand-père la faisait
était remplie d’agents et d’avocats, dont la plupart n’avaient asseoir sur le tabouret du piano. […] J’étais désespérée ; ce
rien à voir avec le film. C’est donc dans ces conditions que j’ai désespoir me paralysait. […] Comprenez-moi bien : j’ai été le ➢
vu mon vagin à l’écran pour la première fois, longtemps après
qu’on m’avait dit : “On ne verra rien. J’ai juste besoin que tu
enlèves ta culotte car le blanc réfléchit la lumière et on saura
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