Première du 18-05-2021
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Date de parution 18 mai 2021
Langue Français
Poids de l'ouvrage 146 Mo

Exrait

OXYGÈNE LE NOUVEAU SOUFFLEDE MÉLANIE LAURENT
ARMY OF THE DEAD ZACK SNYDER REVIENT D’ENTRELES MORTS
Mai—2021n°518
DOSSIER SPÉCIAL Adieules confinements COMMENT LE CINÉMAVIRGINIE EFIRA L’ACTRICE VERHOEVEN, CANET : PRÉPARE LE RETOUR RACONTE SON RETOUR AU CINÉMA DANS LES SALLES
KATE WINSLETBERTRAND BURGALATJEAN- PASCAL ZADI GUESTS STEFANO SOLLIMABORIS BERGMAN
PHOTO DE COUVERTURELuc Braquet - H&K Pour joindre la rédaction composer le 01 70 39 53suivi du n° de poste de votre correspondant.
RÉDACTION GAËL GOLHEN:Rédacteur en chef 90  ggolhen@premiere.fr THIERRY CHEZE :Rédacteur en chef magazine  tcheze@premiere.fr FRÉDÉRIC FOUBERT : Rédacteur 89  ffoubert@premiere.fr SYLVESTRE PICARD : Rédacteur (94)  spicard@premiere.fr THOMAS BAUREZ : Rédacteur  tbaurez@premiere.fr ÉLODIE BARDINET : Rédactrice (87)  ebardinet@premiere.fr FRANÇOIS LÉGER : Rédacteur  fleger@premiere.fr CHARLES MARTIN : Rédacteur  cmartin@premiere.fr ÉDOUARD OROZCO : Social media editor 83  eorozco@premiere.fr
COLLABORATIONS DIRECTEUR ARTISTIQUE :ÉMILIEN GUILLON RÉDACTRICE GRAPHISTE :VIRGINIE GERVAIS PHOTO :VIRGINIE GERVAIS (86) – vgervais@premiere.fr ERE 1 SECRÉTAIRE DE RÉDACTION :ESTELLE RUET (88) – eruet@premiere.fr SECRÉTAIRE DE RÉDACTION :ISABELLE CALMETS TEXTES :JONATHAN BLANCHET, GUILLAUME BONNET, FRANÇOIS GRELET, DAMIEN LEBLANC, PIERRE LUNN, FRANÇOIS RIEUX, ROMAIN THORAL
SITE INTERNET DAVID CAPELLE : Digital managerPROP DIRECTION, ÉDITION REGINALD DE GUILLEBON : Directeur de la publication LAURENT COTILLON : Directeur exécutif FRÉDÉRIC TEXIER : Responsable financier CATHERINE LEBORGNE : Comptable FABRICATION CREATOPRINT - ISABELLE DUBUC  06 71 72 43 16 SUPPLÉANTE : Sandrine Bourgeois MARKETING PAULINE PARNIÈRE : Directrice marketing  01 70 36 09 98pauline.parniere@lefilmfrancais.com PUBLICITÉ MEDIAOBS 44 rue Notre-Dame des Victoires  75002 Paris- Tél : 01.44.88.97.70  Fax : 01.44.88.97.79  mail pnom@mediaobs.com. Pour joindre par téléphone votre correspondant, composez le 01 44 88 suivi des 4 chiffres entre parenthèses DIRECTRICE GÉNÉRALE :Corinne Rougé 93 70 DIRECTRICE COMMERCIALE :Sandrine Kirchthaler 89 22 DIRECTEUR DE PUBLICITÉ:Arnaud Depoisier 97 52 DIRECTEUR DE PUBLICITÉ:Romain Provost 89 27 CHEF DE PUBLICITÉ DIGITAL :Baptiste Mirande 97 79 STUDIO:Brune Provost 89 13 COMMANDE ANCIENS NUMÉROS Tél. : 03 88 66 28 63 ABONNEMENT Tarif standard 1 an France métropolitaine : 49,99 € pour 11 parutions Tarif avec Hors-séries 1 an France métropolitaine : 64,99 € pour 11 parutions du numéro régulier + 3 hors-séries. Tarifs autres destinations sur demande auprès du service abonnements. SERVICE ABONNEMENTS : Gérez vos abonnements, abonnez-vous, réabonnez-vous ou posez vos questions : Par internet : www.premiere.fr rubrique « Abonnez-vous » Par téléphone : 01 55 56 71 37 France  00 33 1 55 56 71 37 étranger Ouvert du lundi au jeudi de 9h à 12h et de 13h à 18h, le vendredi de 9h à 12h et de 13h à 16h. Par email : premiere@groupe-gli.com Par courrier : PREMIERE Service Abonnements 45 avenue du Général Leclerc - 60643 Chantilly Cedex Abonnements Suisse :1 an 11n° : 68 CHF. Asendia Press Edigroup SA - Chemin du Château-Bloch 10  1219 Le Lignon - Suisse - Tél. : 022 860 84 01 abonne@edigroup.ch Abonnements Belgique :1 an 11N° : 60 €. Asendia Press Edigroup SA - Chemin du Château-Bloch 10  1219 Le Lignon - Suisse - Tél. : 070/ 233 304  www.edigroup.be  abonne@edigroup.be Abonnements Canada :EXPRESS MAG, 8275 Avenue Marco Polo, Montréal,QC H1E 7K1, Canada Tél. : 514 355-3333 ou 1 800 363-1310 français ; 1 877 363-1310 anglais. Fax : 514 355-3332. Prix : 1 an 59,99 $, USA. Prix : 1 an 59,99 $, Canada TPS et TVQ non incluses. « Première » ISSN 0399-3698, is published monthly 11 times per year, except August by Première SAS, c/o Distribution Grid, 600 Meadowlands Parkway, Unit 14, Secaucus, NJ 07094 USA Periodicals Postage paid at Secaucus, NJ. Postmaster : Send address changes to “Première”, c/o Express Mag, PO Box 2769, Plattsburgh, NY, 12901-0239. VENTE DÉPOSITAIRE ISSN 0399-3698. Tous droits de reproduction textes et photos réservés pour tous pays sous quelque procédé que ce soit. Commission paritaire :n° 0923 K 82451. Imprimé en Belgique par Renny-Roto SA, rue de Rochefort 211, 5570 Beauraing. Dépôt légal : mai 2021. Distribution MLP. DIFFUSION Vente au numéro réservé aux marchands de journaux : DESTINATION MEDIA  tél : 01 56 82 12 06 et reseau@destinationmedia.fr ADRESSE 105, rue La Fayette, 75010 Paris. IMPRIMÉ PAR ARTIGRAFICHE BOCCIA SPA- SALERNO Ce magazine est édité par : Première Média SARL, au capital de 10 000 €, 105, rue La Fayette, 75010 Paris, RCS Paris 820 201 689. Avec Provenance papier : Italie Verzuolo. le soutien du Qualité : Unoweb White Bulk 65 g.Taux de fibre recyclé : 0%. Eutrophisation : 0,011 kg/TO de papier.
Édito
RENAISSANCE
ela fait maintenant plus d’un an que le cinéma est rentré au paddock. Un an que la création artistique Ctourne au ralenti. Les salles et les grands festivals ont connu la disette et n’ont pu programmer qu’un nombre très réduit de films (entre deux confinements). Et comme le rappelle Virginie Efira dans nos pages, nous avons été les victimes d’une étrange distinction entre ce qui est considéré comme essentiel et ce qui ne l’est pas. Quoi qu’on pense de tout ce qui s’est fait pour protéger le sec-teur, la culture, et le cinéma en particulier, a sacrément manqué de considération. Mais les beaux jours reviennent ! et les vaccins injectent une bonne dose d’espoir. À l’heure où nous bouclons ce magazine (en plein confinement, le jeudi 8 avril), le calen-drier de la reprise n’est toujours pas complètement fixé, mais une chose est sûre : l’industrie se remet en ordre de bataille. Les écrans vont se rallumer, les salles se pré-parent. Nous allons enfin pouvoir retourner au cinéma. Tout ne sera pas simple et c’est ce que nous avons essayé de mesurer dans notre dossier central. Il y aura des jauges, l’industrie devra se recomposer et si le grand embouteil-lage qui menace est une chance pour les spectateurs, pour les distributeurs, ce sera plus compliqué. Mais àtravers les entretiens et les rencontres qui ponctuent cet article, une chose est sûre : le cinéma reste plus fort que tout.
GAËL GOLHEN RÉDACTEUR EN CHEF
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Sommaire 5 1 8 – M A I 2 0 2 1
 06PREMIÈREMENTKate Winslet  10TRÉSOR CACHÉRichard Fleischer  11INTERVIEW EXPRESSStefano Sollima  12LES UNS... ET LES AUTRES  14DÉBRIEFQui veut des Kaiju?  16DÉCRYPTAGEMichel Magne était-il si génial? 18LE SYNDROME DU MOISLa marmotte et le pangolin20DÉBRIEFDe sang-froid,le père dutrue crime? 22CONFIDENTIELLes Oscars sous le radar  24EN COUVERTURELe grand embouteillage des films en salles  40INTERVIEWZack Snyder  46HOMMAGEBertrand Tavernier 52RENCONTREMélanie Laurent  59SOMMAIRE CRITIQUES  60EN SALLES  62STREAMING/VOD/DVD  72SÉRIES  76CLASSICS  82LE FILM QUI...Jean-Pascal Zadi
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LA PETITEHISTOIRE DES GRANDSFILMS
INCLUS : Les mythiques fiches films !
ACTUELLEMENT EN KIOSQUE
6Mai 2021
« CE PROJET EST VRAIMENT ARRIVÉ AU BON MOMENT, CAR J’ÉTAIS À LA RECHERCHE D’UN RÔLE QUI SAURAIT ME CONSUMER TOTALEMENT. »
P R E M I È R E M E N T
KATE WINSLET BEAU É On a plutôtCl’habitAude deCla voirHen hérÉoïne rEomantique tourmentée. Mais pourMare of Easttown,la nouvelle minisérie événement de HBO, l’actrice oscarisée change de registre et se glisse dans la peau d’une femme flic sombre et torturée. Un rôle qu’elle nous avoue avoir travaillé comme une folle.PARCHARLES MARTIN u
PREMIÈRE : On vous a rarement vue dans des thrillers. C’est pour vous essayer au genre que vous avez accepté le rôle d’une enquêtrice dansMare of Easttown? KATE WINSLET :Cela remonte à loin main-tenant… C’était à la fin de l’année 2018. Je tournaisBlackbird[de Roger Michell] et je savais que j’avais autre chose à venir, un film qui s’appelaitAm-monite[labellisé Cannes 2020, qui sortira en France pro-chainement]. De mémoire, les producteurs deMare of Easttown m’avaient envoyé les scripts des épisodes 1 et 2… Il a donc fallu que j’ima-gine, à partir de là, comment j’allais pou-voir passer du person-nage que je jouais à l’époque à celui de Mare Sheehan. C’est l’un des plus grands défis qui m’aient été lan-cés! Parce que Mare n’a rien à voir avec moi. C’est assez effrayant à appréhender
en tant qu’actrice, mais en même temps fa-buleux quand on aime se mettre en danger. Et c’est mon cas. Je n’avais jamais rien fait de tel. En lisantMare of Easttown,j’ai tout de suite ressenti qui était cette femme, ce monde dans lequel elle vit et d’où elle vient. Ce sens de la communauté tellement fort, qui prend le pas sur les individus. Ce sens des responsabilités que Mare porte et qui devient un fardeau. Et puis l’histoire a été écrite avec tant de vérité et d’authenticité qu’elle a vraiment résonné en moi.
Cette minisérie marque aussi vos retrouvailles avec HBO, plus de dix ans aprèsMildred PierceOui, j’étais ravie de travailler à nouveau avec eux. Mais, surtout, je voulais faire partie d’un casting d’ensemble. Il n’y a rien de plus luxueux pour un acteur que de pas-ser du temps en compagnie d’autres acteurs merveilleux. Étant donné qu’il s’agissait d’une production HBO, je savais qu’ilsallaient mettre le paquet sur les seconds rôles. Ce qu’ils ont fait. Ce projet estvraiment arrivé au bon moment, car j’étais à la recherche d’un rôle qui saurait meconsumer totalement. C’est pile ce que cette série m’a offert.
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© FREDERIC AUERBACH - CONTOUR BY GETTY IMAGES
© HBO
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P R E M I È R E M E N T
Vous dites que Mare est un personnage qui ne vous ressemble pas du tout. Qu’entendez-vous par là ? Elle est même à des millions de kilo-mètres de moi, à commencer par son job. Je ne pourrais jamais faire le travail que fait Mare, être flic ou enquêtrice. Je ne pense pas avoir l’endurance mentale nécessaire. J’ai de l’endurance, mais d’une manière dif-férente. Je crois que le seul point commun que j’ai senti avoir avec elle et sur lequel je pouvais honnêtement m’appuyer, c’est son sens profond de la famille, ce besoin essen-tiel pour elle de la garder unie à tout prix. Je partage sans doute aussi sa capacité à pouvoir admettre de temps en temps qu’elle a échoué, qu’elle s’est plantée et tente dé-sespérément de corriger ses erreurs. Pour le reste, tout chez elle était loin de moi. Ne serait-ce que ce dialecte de la banlieue de Philadelphie qu’il a fallu que j’apprenne et qui m’a rendue folle pendant des mois. J’ap-prenais en même temps ce langage et à être une enquêtrice. C’est un rôle qui a demandé beaucoup de constructions, de détails. Je ne voulais pas débarquer sur le plateau le premier jour du tournage, la fleur au fusil. Alors j’ai passé plusieurs mois à travailler avec le département de police d’Easttown, au sein du vrai commissariat du coin. Il y avait cette femme, Christine Bleiler, qui est sergente de police, une enquêtrice, et elle a tout simplement été incroyable avec moi. Très solidaire. Elle était d’ailleurs souvent sur le plateau avec nous.
Vous êtes anglaise, mais vous avez joué différents accents américains au fil de votre carrière. Et c’est encore le cas dansMare of Easttown,comme vous venez de le dire. C’est toujours un défi
Kate Winslet
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Kate Winslet et Guy Pearce
pour vous de maîtriser une nouvelle manière de vous exprimer ? Honnêtement, cet accent m’a rendue com-plètement dingue. Parce qu’il contient une multitude de variations. Comment est-ce que vous prononcez le mot « water »? Où placer l’emphase ? Il existe tellement de fa-çons de le dire. Et la chose la plus délicate, pour moi, c’était de le faire assez bien pour qu’on ne se rende pas compte que je jouais l’accent. Je déteste, comme spectatrice, quand on peut entendre quelqu’un prendre un accent. Réussir à le faire en quelque sorte disparaître était donc l’une des choses les plus importantes pour moi. Pour y parve-nir, j’ai passé beaucoup de temps à travailler avec un coach et à échanger avec des gens qui vivaient là où nous tournions. J’ai pu, par exemple, m’appuyer sur la femme de Brad Ingelsby [le créateur de la série], qui est ori-ginaire du coin. Elle me faisait suivre des conversations avec ses parents ou avec Brad, que j’écoutais en boucle pendant des heures. Mais je le répète, c’est l’un des accents les plus durs que j’ai jamais faits. Facilement dans mon top 3… Oh mon Dieu ! Pour tout dire, c’est l’une des deux seules fois dans ma vie d’actrice – moi qui aie un tem-pérament plutôt calme – où ça m’a énervée au point de balancer des trucs à travers ma loge.! Ils vont trouver«Je n’y arrive pas que je suis nulle. Je vais me faire virer ! »Ça m’est arrivé aussi par le passé pour le film
sur Steve Jobs… Mais bon, c’est vrai que cela ajoute tellement à Mare, au personnage. Alors j’ai juste continué à bosser et puis, fi-nalement, le dernier jour du tournage, j’ai trouvé que je le faisais plutôt bien.(Rires.)
Pour vous mettre dans l’ambiance, vous avez regardé descrime dramas? Des séries policières du même genre, pour vous aider à mieux appréhender le personnage ? Non. Je n’ai pas regardé de fictions, déli-bérément. Mais ce fut un vrai dilemme. Ne connaissant pas du tout cet univers, où trouver l’inspiration? Ce que j’ai fait, c’est que j’ai regardé beaucoup de documentaires true crimeset de séquences sur YouTube. En particulier des sujets sur le quartier de la drogue de Kensington, à Philadelphie, car j’ai passé un certain temps à m’imprégner du rôle avec de vrais agents de police, dans des véhicules banalisés, circulant dans ces zones. L’idée était de capturer l’essence de ce qu’est vraiment un sergent de police. Car Easttown est un endroit qui existe vraiment. Alors on ne voulait pas que ça sonne faux. Du coup, Christine Bleiler, notre consul-tante, venait me voir et me disait :« Non, ne faites pas ça, c’est ce qu’ils font à la télé tout le temps. Mais ça ne marche pas comme ça en vrai. »Elle nous corrigeait en nous expli-quant qu’une enquête, c’est parfois le bordel, ça peut vous échapper. Les choses peuvent mal tourner et il ne faut pas s’inquiéter si tous les gestes ne sont pas parfaitement exécutés. Par exemple, j’étais obsédée par le fait de passer correctement une paire de menottes à un suspect. Mais elle m’a rassu-rée en me disant que, parfois, elles tombent par terre et on les remet simplement correc-tement dans la voiture. Ça arrive. J’ai tra-vaillé le rôle comme cela, en observant de vraies personnes sur le terrain.u
M A R E O F E A S T T O W N Créée parBrad IngelsbyAvecKate Winslet, Julianne Nicholson, Jean Smart…SurOCS
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PRELIVRE
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T R É S O R C A C H É
PARCOURS FLEISCHER La parution de ses mémoires et un beau bouquin d’analyse permettent de résoudre le  paradoxe  Richard Fleischer, artisangénial et auteur discret.PARTHOMA uS BAUREZ ichard Fleischer, une œuvre,titreavec les moguls surpuissants (les passages surstudios l’un des deux ouvrages consacrésHoward Hughes, Darryl F. Zanuck et Walt Disney sont aucinéaste américain (1916-2006),un vrai régal), l’arrivée des producteurs indépendants et comme si l’appellation n’avait rienvisionnaires (Stanley Kramer notamment), la parenthèse R d’évident. L’auteur, Nicolas Tellop,Nouvel Hollywood (trop vieux pour trinquer avec lesdu avoue dans sa préface répondre àjeunes loups, mais suffisamment éclairé pour être sur la Serge Daney qui écrivait en marsphoto), jusqu’aux premiers feux des blockbusters (à la 1967 dansLes Cahiers du cinéma:« Fleischer seraitfin de sa vie, il jouera les pompiers de service pour longs ce cinéaste qui réussit tous ses films sans réussir unemétrages en détresse :Conan le destructeur, Kalidor, la œuvre. »une Depuis d’années, des éditions dizaine légende du talisman, Amityville 3D…). Il conclut ainsi vidéo ont agi comme une sorte de sève irriguant l’orga- avec lucidité :« Pour ma part, je ne crois pas avoir été nisme du cinéphile français :La Fille à la balançoire,poussé au cinéma par une forme d’altruisme esthéti-Les Inconnus dans laville, L’Étrangleur de Boston,sant. »Si l’homme a fait des concessions, il a toujours L’Étrangleur de la place Rillington, Terreur aveugle,été guidé par la beauté, l’efficacité et la puissance de son Les flics ne dorment pas la nuit, Mandingo…Tous ces art(Les Inconnus dans la villeest l’un des plus beaux films pas toujours bien identifiés, peuplés de person-jamais tournés en CinemaScope) Mais de cettefilms nages violents et violentés, où la notion même de genrepostérité, Fleischer s’en foutait un peu, même s’il déplo-se brouille, dessinentbien une trajectoire. Il y auraitrait face aux journalistes français deCinéma, Cinémasainsi deux extrémités chez Fleischer : l’artisan dissémi-l’interroger chez lui en 1990 :venus « On dit de moi que nant les hits(20000 lieues sous les mers, Les Vikings,je suis un bon cinéaste d’action, ça m’embête parce que Tora! Tora! Tora!, Soleil vert…)et le cinéaste plusque je préfère dans ma carrière sont plutôt desles films secret, engagé dansune quête pour démasquer l’âmedrames psychologiques avec deux personnages dans humaine et en révéler la part la plus désespérée. Brefest plus difficile à rendreune seule pièce. Cette intimité on tiendrait là une sorte de cinéaste américain total,intéressante pour le spectateur qu’une scène d’action jonglant avec les échelles, les budgets et les genres.avec des caméras partout. »u
Pompier deservice Ses mémoires fraîchement traduites le ra-content d’ailleurs parfaitement : à Hollywood, Fleischer atout connu. L’époque des gros
Richard Fleischer, survivre à Hollywood(mémoires)etRichard Fleischer, une œuvrede Nicolas Tellop (monographie) chez Marest éditeur.
SENSATIONS DE FLEISCHER Pour s’immerger un peu plus dans l’œuvre de Richard Fleischer, voici trois de ses films méconnus à (re)découvrir.PARTHOMAS BAUREZ u
LA FILLE SUR LA BALANÇOIRE(1955) Dans la foulée de20000 lieues sous les mersqui a impressionné son monde par une utilisation remarquable du CinemaScope et du Technicolor, Fleischer signe avec les mêmes procédés ce thriller dans lequel, sous le vernis de la flamboyance, se cache une noirceur absolue. Le scénario qui s’inspire d’une affaire ayant défrayé la chronique permet au réalisateur de dresser un portrait sans concession de la bourgeoisie. En DVD, Rimini
Mai 2021
DRAME DANS UN MIROIR(1960) À la fin des années 50, le mogul Darryl F. Zanuck s’exile en Europe et s’entiche de la jeune Juliette Gréco, icône de Saint-Germain-des-Prés. Fleischer, malgré de gros succès à son actif(20000 lieues sous les mers, Les Vikings...),se lamente de voir sa carrière« en suspension dans les limbes de la profession ». Il part donc en France tourner ce thriller au scénario bancal, avec Gréco et Orson Welles. En DVD, Carlotta
MANDINGO (1975) Pas un mot de ce film fiévreux, poisseux et malaisant dans les mémoires de Fleischer. C’est pourtant l’une de ses œuvres les plus radicales. Le cinéaste, toujours prompt à caresser ses producteurs dans le sens du poil, pousse ce film sur l’esclavage (unAutant en emporte le venten négatif) dans ses retranchements les plus pervers. James Mason est aussi flippant qu’impérial. en Blu-ray, StudioCanal
I N T E R V I E W E X P R E S S
Stefano Sollima « Les livres de Clancy me paraissent très actuels » Le cinéaste italien adapteSans aucun remordsavec Michael B. Jordan en Marine pris dans un complot international. Entretien fissa.PARFRANÇOIS LÉGER u
PREMIÈRE : La plupart des adaptations de Tom Clancy au cinéma ont des racines profondément ancrées dans le contexte géopolitique des années 80-90. Qu’est-ce qui rend un film commeSans aucun remordspertinent aujourd’hui ? STEFANO SOLLIMA :Certains thèmes des livres de Tom Clancy me paraissent encore très actuels, parce qu’ils ont en réalité un sens profond. C’est un auteur qui offre un vrai regard sur le monde dans chacun de ses romans, sans ou-blier d’être distrayant. C’est ce que j’ai toujours visé avec mesfilms : un cinéma divertissant mais qui fait réfléchir à des thèmes qui nous entourent. On a évidemment mo-difié beaucoup d’éléments du roman, qui se déroule dans lesannées 70, car il n’était pas question de faire un film d’époque. Par contre, on a conservé ce réalisme extrême quiest caractéristique de Clancy, comme l’est également la véracité du contexte géopolitique. Du Vietnam, on est passé à la Syrie, car ce sont deux pays qui ont en commun d’avoir été détruits par une guerre civile, et où deux puis-sances internationales se sont livrées une guerre non officielle.
Ceréalisme se retrouve aussi dans lesscènes d’action, extrêmement tendues et efficaces, mais toujours abordées avec une précision militaire. Oui, car le réalisme est absolument fondamental, c’est le fil conducteur quisoutient le film. Au fond, j’aime parler de gens qui parfois se com-portent de façon héroïque, mais quisont avant tout des êtres hu-mains dans lesquels on peut se reconnaître. C’est ce qui rend l’expérience crédible. C’est d’ail-leurs pour ça que j’ai fait appel à Taylor Sheridan [scénariste et réalisateur deWind River], avec qui j’avais déjà tra-vaillé surSicario : La Guerre des cartels. Il n’avait pas tou-chéau premier script que © TWENTIETH CENTURY FOX / DE LAURENTIS - PARAMOUNT / AMAZON PRIME / DR
j’avais reçu de la Paramount. Mais après avoir lu le roman, j’ai tout de suite compris ce qu’il pouvait apporter : unevision brutale mais humaine.
En quoi Michael B. Jordan était l’homme de la situation, un héros « clancyen » ? En fait, Michael est producteur du film, et c’est lui qui m’a téléphoné pour me proposer le job. Je ne l’ai donc pas choisi, c’est l’inverse. Mais j’ai parlé à quelqu’un empreint d’un altruisme incroyable. Mieux que ça : c’est l’être humain par définition. Il est enraciné dans le monde qu’il habite mais il conserve cette innocence dont je savais qu’elle allait beaucoup apporter au film. Son personnage est un soldat efficace, sans pitié, c’est aussi un homme qui croit en l’importance de son travail, per-suadé d’être le dernier rempart pour protéger les valeurs de son pays et sa famille de toutes les horreurs du monde. Quand ces croyances sont anéanties, il se sent trahi, et il fallait qu’on lise dans ses yeux la douleur et la rage. Michael a ce supplément d’âme qui fait que monsieur Tout-le-monde se sent proche de lui. u
S A N S A U C U N R E M O R D S DeStefano SollimaAvecMichael B. Jordan, Jodie Turner-Smith, Jamie Bell…Durée1h50Disponiblele30 avril sur Amazon Prime VideoCritiquepage 64
W O N D E R W O M A N 19 8 4 DePatty JenkinsAvecGal Gadot, Chris Pine, Kristen Wiig… En DVD/Blu-ray et VOD le 7 avril
Mai 2021
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