Fraternité Matin n°16546 - Jeudi 13 Février 2020

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Fraternité Matin n°16546 - Jeudi 13 Février 2020

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Date de parution 13 février 2020
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Inauguration de plusieurs infrastructures Gon Coulibaly dans le Gbôklè aujourd’hui Jeudi 13 février 2020 / N° 16 546 www.fratmat.info / FratMat Mobile #129# (orangeCi) Prix: 300 Fcfa • Cedeao : 450 Fcfa • France: 1,70 € P.4 PREMIER QUOTIDIEN IVOIRIEN D’INFORMATIONS GÉNÉRALES e 6 édition de la Convention mondiale du cajou (Wcc) Les investisseurs invités P.11 à accroître la transformation • Le Premier ministre a procédé, hier, à localeavec la 3 édition des Journées l’ouverture de cette rencontre couplée e nationales des exportateurs de cajou de Côte d’Ivoire. Reportage PP.2-3 PHOTO : SÉBASTIEN KOUASSI Quand l’Égypte renoue avec ses racines africaines Découverte/ Foulabougou (Tengrela )Entretien routier PP.12-13 P.82,5 milliards de F Cfa Un village malien en pour les Grands Ponts plein territoire ivoirien
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Reportage
Zoom sur le pays du Nil
Jeudi 13 février 2020
Quand l’Égypte renoue avec ses racines africaines
Quand il arrive à la tête de l’Union africaine en 2019, le Chef de l’État égyptien Abdel Fattah Al-Sissi décide de se tourner résolument vers l’Afrique.
Le Nil, qui traverse toute la ville du Caire
n ce petit matin froid de mi-janvier, le soleil chasse petit à petit le E brouillard et scintille sur le majestueux Nil qui s’étale au pied de mon hôtel, lequel porte justement son nom. Des bateaux de toutes les tailles sillonnent le grand fleuve. J’aurai plus tard l’occasion, un soir, de faire une croisière sur le Nil, en compagnie de mes com-pagnons de voyage. À la fin du dîner, nous eûmes droit à la fameuse danse arabe du ventre qui fait fantasmer tant d’hommes. Sur l’autre rive, en face de mon hôtel, l’on aperçoit les immeubles ma-jestueux de grands palaces appartenant à des grandes chaînes internationales, de la Tour d’Égypte, de l’opéra du Caire et le bâtiment blanc
du ministère des Affaires étrangères.
Bienvenue en Égypte, votre seconde patrie !
« L’Égypte est un don du Nil», avait écrit l’historien grec Hérodote, plusieurs siècles avant Jésus Christ. Parce que l’histoire de ce pays est indissociable de ce fleuve, le plus long du monde avec l’Amazone, qui traverse une dizaine de pays avant de se jeter dans la mer Méditer-ranée. Depuis toujours, de-puis l’époque pharaonique, la population égyptienne a vécu sur les bords de ce fleuve et en a toujours subi les caprices caractérisés par ses crues qui apportaient le limon noir qui fertilisait les terres. Dans l’ancien temps,
le pays s’appelait « Kemet» ou « Kemit » qui signifiait «terre noire ». Selon certains historiens, ce nom viendrait de ce limon noir, pendant que pour d’autres, ce nom viendrait plutôt du fait que les habitants du pays étaient des Noirs. Aujourd’hui, les plus que cent millions d’ha-bitants du pays vivent es-sentiellement le long du Nil, le reste du pays étant large-ment désertique. L’Égypte est le troisième pays le plus peuplé d’Afrique après le Ni-geria et l’Éthiopie. « Bienvenue en Égypte, votre seconde patrie ! »Cette phrase, je l’avais plu-sieurs fois entendue lors d’un précédent voyage dans ce pays, au mois de juillet. Je l’entendrai à nouveau plu-sieurs fois de la bouche des
officiels que nous rencontre-rons, mes compagnons de voyage et moi. Nous étions cette fois-ci une vingtaine de responsables de médias afri-cains originaires d’autant de pays à effectuer ce voyage. Est-ce une instruction venue d’en haut pour faire plaisir aux visiteurs ? Sans doute. Mais je comprendrai tout au long de mon séjour qu’il s’agissait d’une réelle volon-té des autorités du pays et des populations que nous rencontrerons, de se tourner vers le reste du continent et de faire corps avec ses popu-lations. L’Égypte a pendant longtemps été classée parmi les pays du Moyen-Orient, et la population s’est tou-jours vue moyen-orientale.
Et les Égyptiens, comme les autres pays arabes d’Afrique du Nord, ont toujours parlé de l’Afrique comme si elle leur était étrangère, comme s’ils n’appartenaient pas à ce continent. Mais l’on peut dire à la décharge des Égyp-tiens qu’une partie de leur territoire, le Sinaï, se trouve sur le continent asiatique, c’est-à-dire effectivement au Moyen-Orient, la majori-té de la population du pays est arabe, c’est-à-dire venue historiquement d’Arabie, et l’histoire de l’Égypte a tou-jours été liée à celle de cette partie du monde. L’Égypte a participé à toutes les guerres menées par les pays arabes contre Israël, son voisin, jusqu’à la conclusion
d’un traité de paix entre les deux pays le 26 mars 1979. L’Égypte est même le mé-diateur privilégié entre Israël et le mouvement islamiste Hamas qui dirige le territoire palestinien de Gaza.
L’Égypte a beaucoup à apporter au reste du continent
Durant toute l’année 2019, et jusqu’au dernier sommet de l’Union africaine qui s’est ouvert le dimanche dernier à Addis-Abeba, en Éthiopie, le président égyptien, Abdel Fattah Al-Sissi, assurait la présidence de l’Union afri-caine. Et il a décidé de saisir cette opportunité pour re-nouer avec les racines afri-
La nouvelle capitale administrative
Le futur parlement égyptien en construction dans la nouvelle capitale administrative.
ne nouvelle ville qui n’a pas encore reçu de nom et que l’on U appelle provisoire-ment« la nouvelle capitale administrative »est en train de sortir de terre à une cinquantaine de ki-lomètres à l’est du Caire, en plein désert. L’idée de cette nouvelle capitale qui date d’une quarantaine d’années a commencé à se concrétiser en 2015 sous l’impulsion du président Abdel Fattah Al-Sissi. Les travaux ont effectivement démarré en 2016 par la construction de la première tranche des travaux urbains
qui couvrent une surface de 17000 hectares. Il y sera construit 25 000 logements, soit sept cents immeubles et neuf cent cinquante vil-las. À terme, la nouvelle ville devrait accueillir six millions et demi d’habitants et offrir 1750000 emplois permanents, 663 infrastruc-tures de santé, 700 écoles maternelles et garderies. On y comptera 10000 kilo-mètres de voies nouvelles, des hôtels de luxe, un nou-vel aéroport et une tour de 345 mètres, la plus grande d’Afrique. L’objectif pre-mier du projet est de dé-sengorger la ville du Caire
qui compte plus de vingt millions d’habitants, et les prévisions démographiques estiment que cette popula-tion sera de quarante mil-lions en 2040. Le chantier est impres-sionnant. Pharaonique, pourrait-on dire. Plus de deux cent mille personnes y travaillent en perma-nence. Parmi les premiers bâtiments achevés, il y a la mosquée Al-Fattah al-Alim, la plus grande d’Égypte et la cathédrale copte, la plus grande église du Moyen-Orient. Elle pourra contenir 10 000 personnes
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été inauguré le 6 août 2015, par le président égyptien. Des tunnels ont été creu-sés sous le tunnel pour relier les parties africaines et asiatiques de l’Egypte. Selon les projections finan-cières égyptiennes, le canal devrait rapporter annuelle-ment 13,2 milliards de dol-lars américains à l’Egypte
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e canal de Suez fut creusé entre 1859 et 1869, sous la direction L du français Ferdinand de Lesseps qui fit une levée de fonds, pour per-mettre aux navires d’aller d’Europe en Asie et vice versa, sans avoir à contour-ner l’Afrique, permettant ainsi de gagner un temps considérable et d’écono-miser beaucoup d’argent. Long de 193,3 kilomètres, large de 280 à 345 mètres et profond de 22,5 mètres, il relie la mer Méditerranée et la mer Rouge. Le 26 juillet 1956, le président égyptien Gamal Nasser décida de nationaliser le canal devant le refus des États- Unis et de la Banque mondiale de lui prêter les fonds néces-saires pour financer le bar-rage d’Assouan qu’il envi-sageait de construire. Le 29 octobre 1956, le Royaume-Uni, la France et Israël at-taquèrent l’Egypte pour récupérer le canal. Au bout d’une semaine de guerre, sous la pression des Etats-Unis et de l’Union Sovié-tique, les forces françaises, britanniques et israéliennes se retirèrent. En juin 1967, après la« guerre de Six jours » entre Israël et les pays arabes de la région, le canal restera fermé pendant huit ans. Il ne sera rouvert qu’en 1975. Aujourd’hui, ce sont quelque 20000 navires qui empruntent chaque an-née ce canal. Après son accession au pouvoir, le président égyp-tien Abdel Fattah Al-Sissi a annoncé sa volonté de creuser un deuxième canal parallèle au premier dans
islam modéré tout en obser-vant les mouvements terro-ristes afin de les contrer, qui offre également des bourses à des étudiants originaires d’Afrique sub-saharienne. Le Président Abdel Fattah Al-Sissi a cédé son fauteuil de président de l’Union afri-caine au Sud-Africain Cyril Ramaphosa. C’est peut-être un symbole que l’Afrique du Sud, le poids lourd écono-mique dans l’hémisphère sud de notre continent, succède au poids lourd économique de l’hémisphère nord. Ces deux pays peuvent tirer tout le continent vers le haut. En-semble, ils disposent d’une grande partie des entre-prises et des connaissances susceptibles de construire les infrastructures de nos pays, sans que nous n’ayons à en chercher en dehors de notre continent VENANCE KONAN
sa partie orientale, afin de supprimer la circulation alternée des bateaux et de réduire le temps d’at-tente des bateaux de onze heures à trois. Ainsi, au bout d’une année de tra-vaux impressionnants que l’on pourrait aussi qualifier de pharaoniques, le canal a été élargi, sa profondeur augmentée et il a été dou-blé sur 37 kilomètres. Il a
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nal ainsi qu’à en augmenter la profondeur sur 35 kilo-mètres, et à le doubler sur 37 kilomètres, tout en construi-sant des tunnels pour relier le Sinaï. De même, ce sont des ingénieurs égyptiens qui sont en train de réaliser le pharaonique chantier (c’est vraiment le cas de le dire) de la nouvelle capitale adminis-trative du pays située à une cinquantaine de kilomètres à l’est du Caire. Les impres-sionnants échangeurs de la ville du Caire témoignent eux aussi du savoir-faire lo-cal en matière de construc-tion. En matière de défense, le pays des Pharaon dispose
Jeudi 13 février 2020
La cathédrale copte de la nouvelle capitale administrative. La plus grande du Moyen-Orient
L’université britannique du Caire
sub-saharienne. Ainsi avons-nous eu la surprise de re-trouver à l’Académie de la police deux compatriotes po-liciers avec qui nous avions fait le voyage dans le même avion. Ce sont ainsi des mil-liers d’étudiants africains qui y suivent leurs études, dans les mêmes conditions que les nationaux. Nous avons eu l’occasion de visiter au Caire deux universités as-sez particulières, l’une étant allemande, l’autre britan-nique. Ces deux universi-tés, fruit de la coopération entre l’Égypte, l’Allemagne et la Grande Bretagne, dis-pensent des enseignements de très haut niveau suivant les normes des pays dont elles sont issues et offrent, elles aussi, des bourses à des étudiants sub-sahariens. Il en est de même de l’insti-tut islamique Al-Azar, fondé vers 970, et qui enseigne un
Reportage
caines de son pays, d’être de plain-pied avec le reste du continent. Pourquoi ? D’abord parce que l’Égypte est effectivement africaine. Elle serait même, si l’on en croit les thèses du savant sénégalais Cheikh Anta Diop, le berceau des civi-lisations négro-africaines. Mais surtout, comme nous l’a dit avec franchise le res-ponsable de l’organisme gé-néral de l’Information dont le rôle principal est de faire connaître l’Égypte à l’ex-térieur,« si tout le monde s’intéresse à notre continent, pourquoi nous-mêmes ne nous y intéresserions-nous pas ? »plus que D’autant l’Égypte a beaucoup à ap-porter au reste du continent. Certes, le pays, qui n’est pas encore ce que l’on pourrait appeler un pays développé, est confronté à plusieurs dé-fis qui ont été à la base des manifestations ayant conduit à la chute du Président Hosni Moubarak le 11 février 2011, mais il a une nette longueur d’avance sur la plupart des pays au sud du Sahara en matière de développement. L’Égypte produit du pétrole et du gaz naturel, mais son économie est très diversifiée et le tourisme et l’industrie y jouent un rôle important. Le pays est aussi un grand producteur de coton. En matière de grands travaux, par exemple, ce sont des ingénieurs égyptiens qui ont effectué, en un an, les travaux d’agrandissement du canal de Suez. Lesquels ont consisté à élargir le ca-
de l’armée la plus puissante du continent ; et pour ce qui est de la sécurité, sa police marque de sérieux points contre le terrorisme qui l’avait aussi touché. Nous avons eu l’occasion de vi-siter l’académie militaire Gamal Abdel Nasser où est formée l’élite de cette armée, et l’Académie de la police où nous avons pu assister à l’impressionnant entraîne-ment des élèves policiers. Son savoir-faire, l’Égypte le met à la disposition du reste du continent en octroyant de nombreuses bourses aux étudiants et des stages à des travailleurs venant d’Afrique
Le nouveau canal de Suez
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Politique
Jeudi 13 février 2020
Visite de travail du Premier ministre dans le Gbôklè Gon Coulibaly va inaugurer plusieurs infrastructures
Le chef du gouvernement entame, aujourd’hui, une tournée dans les départements de Sassandra et de Fresco.
n nouveau marché d’une capacité d’ac-cueil de près de mille U places, un débarca-dère ambant neuf. Ce sont là deux importantes réalisations qui donnent, aujourd’hui, ère allure à la ville de Sassandra, capitale du Gbôklè (sud-ouest de la Côte d’Ivoire). Au cours de sa visite de travail qui dé-marre ce jeudi, dans cette
Le nouveau marché, le siège du Conseil régional de Sassandra donnent un nouveau visage à la ville.(PHOTOS : VÉRONIQUE DADIÉ)
région, le Premier ministre, Amadou Gon Coulibaly, pro-cédera à l’inauguration of-cielle de ces infrastructures.Ce sera demain 14 février, deuxième jour de sa visite. Ce même jour, Amadou Gon Coulibaly va égale-ment inaugurer le siège du conseil régional. Il s’agit d’un somptueux édice qui surplombe la ville. Selon le vice-président dudit conseil,
Le nouveau débarcadère de Sassandra .
Frebgo Basile, ce tout nou-veau siège a coûté la co-quette somme de 300 mil-lions de FCfa. Ce deuxième jour de la vi-site du Premier ministre dans le Gbôklè va marquer d’une pierre blanche l’his-toire du village d’Arokpa, non loin de Sassandra. En effet, le Premier ministre et sa délégation vont procéder
à l’ouverture des vannes pour l’adduction en eau potable dudit village. Ce même jour, à Gbadjéboué (sous-préfecture de Sago), le Chef du gouvernement va mettre sous tension ce village, qui sera désormais connecté au réseau élec-trique national. Et amener ses habitants à bénécier des bienfaits du courant
électrique. Par ailleurs, à Sassandra, le Premier mi-nistre lancera les travaux de bitumage des artères de la ville. Selon les estimations au sein du Conseil régional, Sassandra va bénécier d’une dizaine de kilomètres de bitume.
Rencontres et meetings Aujourd’hui, premier jour de sa visite, Amadou Gon Coulibaly va donner le coup de pioche qui marque le top départ des travaux de bi-tumage de la ville de Fres-co, dans la matinée. Selon plusieurs sources, au sein du Conseil régional, cette ville bénéciera de cinq ki-lomètres de bitume. Dans l’après-midi, il procédera au lancement des travaux de l’extension du réseau électrique de la ville. Dans le même registre, Gon Cou-libaly va mettre sous tension le réseau électrique de Za-karéko. Le volet politico-social de cette visite ofcielle sera marqué par une série de rencontres avec diffé-rentes couches sociales de la région, ainsi que des meetings. Au niveau des rencontres, selon un com-muniqué de la Primature, le Chef du gouvernement aura, le premier jour de sa visite, des concertations avec les élus locaux et cadres, les chefs de village
et les chefs de communau-tés de Fresco. Sur son agenda, il est également prévu une rencontre avec les jeunes et les femmes à la résidence du préfet. Le Chef du gouvernement foulera le sol de Sassan-dra en n d’après-midi, aujourd’hui. Ici aussi, il est marqué en bonne place sur son agenda une audience avec les chefs de village, ainsi que les chefs de com-munautés de la localité. Le lendemain, il va rencontrer les élus et cadres, ainsi que les jeunes et femmes de Sassandra. Amadou Gon Coulibaly animera deux meetings dans le Gboklè. Le pre-mier à Fresco, à la Place de la préfecture, autour de midi. Sassandra accueil-lera le meeting de clôture, le samedi 15 février. Cette rencontre qui aura lieu non loin de l’ancien marché sera marquée par plusieurs allo-cutions. Entre autres, celles de Philippe Legré, pré-sident du Conseil régional et porte-parole des popula-tions, du député Fregbo Ba-sile, en qualité de président du comité d’organisation. Le discours le plus attendu sera, sans doute, celui de l’hôte de la région, Amadou Gon Coulibaly, Premier mi-nistre.
MARCEL APPENA ENVOYE SPECIAL
Jeudi 13 février 2020
Politique
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Tournée d’Amedé Kouakou dans le Gbôklè et la Nawa Des images de la mobilisation
Le ministre de l’Equipement et de l’Entretien routier a sillonné des villages du Gbôklè et de la Nawa.
Le 8 février, à Konanblékro, ce sont les femmes qui ont escorté le ministre jusqu’à la place pu-blique pour son meeting….
Un accueil chaleureux a été réservé au ministre Amedé Kouakou, à son arrivée à Okromodou (Fresco), le 7 février.(PHOTOS:VÉRONIQUE DADIÉ)
Pour la dernière étape du 9 février, au village Château Moh (Méagui), les chefs des communautés akan et malinké étaient présents en grand nombre. Heureux de rencontrer le ministre.
Le député de Sassandra, Fregbo Basile, a rejoint le ministre Amedé Kouakou à l’étape du Carre-four Niani, le 7 février.(PHOTOS:VÉRONIQUE DADIÉ)
De belles prestations artistiques ont meublé le programme de la tournée.