Première du 10-01-2020

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Date de parution 10 janvier 2020
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Édito
DERNIER COUPDE BONG
l n’a pas fallu de longues discussions pour queParasites’impose comme le meilleur film de l’année au sein de I la rédaction. Synthèse plus que parfaite des obsessions qui irriguaientMemories of Murder, SnowpierceretThe Host,la satire féroce de Bong Joon-ho est un morceau de cinéma qui a mis tout le monde d’accord au moment du top 10. Mais au-delà de l’effet compilatoire et de sa virtuo-sité monstre, ce petit film d’intérieur explosait les murs de la maison et faisait enfin triompher le cinéma coréen dans le monde entier. Surtout, il réussissait à mettre en scène de manière limpide la grande tendance de l’année, celle qui, deJokerauxMisérablesen passant parSorry to bother youaura nourri pas mal de petites bombes filmiques : la violence sociale et littérale de l’époque, et le malaiseexistentiel qui en découle. On allait plier 2019, saluer les douze mois passés sur cette note un peu énervée quand on a vu apparaître les premiers pronostics des Oscars. Surprise :Parasiteest dans toutes les listes et même le vénérableHollywood Reporterestime que le film de Bong Joon-ho pourrait bien être la première production en langue étrangère à remporter l’Oscar du meilleur film. La course aux Oscars ne fait que commencer et elle serasacrément longue. Mais le spectre deParasiterisque de hanter le cinéma mondial une bonne partie de 2020. Toute la rédaction se joint à moi pour vous souhaiter une très belle année (et n’oubliez pas d’aller vérifier que vous avez bien fermé la porte de la cave à double tour).
GAËL GOLHEN RÉDACTEUR EN CHEF
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Sommaire 5 0 3  J A N V I E R 2 0 2 0
 06PREMIÈREMENTChadwick Boseman  10LES UNS... 11... ET LES AUTRES 12SCÈNE CULTEBefore Sunrisede Richard Linklater 14FILMO INCONNUELudivine Sagnier 16DÉCRYPTAGEThe Nightingalede Jennifer Kent 18CONFIDENTIELAdorationde Fabrice Du Welz 20RÉVÉLATIONCatrinel Marlon 22MODE D’EMPLOICharlie’s Angelsd’Elizabeth Banks 24BILAN 2019Top 10 des meilleurs films de l’année 26TIMELINE 28BOX OFFICE 30EN COUVERTUREMargot Robbie 40TOP 30des films les plus attendus de 2020 50PORTRAITCatherine Deneuve 56INTERVIEWDiao Yinan 60FOCUSPlayd’Anthony Marciano66RENCONTREHideo Kojima 70PORTRAITFlorence Pugh 74INTERVIEWSam Mendes 80RENCONTRELaurie Nunn 84FILMO COMMENTÉEJosé Garcia  89SOMMAIRE CRITIQUES  90SÉLECTION FILMS 108DANS LES SALLES EN JANVIER 110SÉLECTION STREAMING/VOD 114SÉLECTION SÉRIES 120SÉLECTION VIDÉO 126NOTULES DVD ET BLURAY 129AGENDA 130LE FILM QUI...Orelsan
P R E M I È R E M E N T
CHADWICK BOSEMAN F UVE QUI
© Art Streiber / August images
6Janvier 2020
LCahacPwdàengisnoBoickEcepser?NmanseteUresliuoinpavreluTreivwetnrereeuqitsdeon épatant polarManhattan Lockdown.Pour éviter le sujetBlack Panther 2? Pas grave, Sa Majesté T’Challa a bien d’autres choses à dire.PARSYLVESTRE PICARD
PREMIÈRE : Vous êtes producteur de votre nouveau film. Ça consiste en quoi? CHADWICK BOSEMAN :Je peux donner mon avis sur le scénario, et parfois le mo difier.Manhattan Lockdownpas le n’est même film que celui dont on m’a envoyé le script. Je peux assister au montage. Et j’ai aussi mon mot à dire sur le casting. Bref, je venais sur le plateau même quand je ne bossais pas.(Rires.)Je me mettais derrière le moniteur et j’aidais le réalisateur....
Vous pouviez dire au réalisateur : « Je ne me trouve pas assez cool dans ce plan, on peut le refaire ? » Absolument. Oh, oui, absolument.(Il éclate de rire.) Au fond, le job d’un réalisateur c’est aussi de vous observer par votre angle mort. Par définition, c’est là où vous ne pou vez pas vous voir vousmême.
Vous dites que le film d’origine était différent, mais comment ? Il y avait déjà le concept de base, bloquer
Manhattan pour attraper deux assassins, mais mon personnage n’avait pas de com pétences physiques, si vous voulez. C’était un animal politique, un arrangeur au service du maire de la ville. Son rôle était seulement de traîner les criminels en justice. C’était un film complètement différent. J’ai accepté le rôle avant qu’on réécrive le scénario, et j’ai même commencé à rencontrer des flics de terrain et à m’entraîner au maniement des armes à feu parce que je savais, je voulais que mon personnage soit physique.
En parlant de compétences, vous jouez, vous produisez, vous avez aussi écrit des courts métrages et vous les avez réalisés. À la fin, votre but est d’être réalisateur… Pas à la fin, mais à un moment, bien sûr !
Ça a toujours été votre plan de carrière de tenir le maximum de postes sur un film ? Seriez-vous devenu acteur par accident ? Mon premier amour, c’est vraiment le duo écritureréalisation. Ce que j’adore dans l’écriture, c’est que personne ne vient vous déranger. Pas besoin de permission, j’écris ce que je veux. Pour répondre à votre question, je ne me suis jamais vu « être » devant une caméra. C’est quelque chose que j’ai découvert en essayant de faire des films. Je voulais savoir ce que ça faisait d’être un acteur pour mieux en diriger plus tard. Au fond, je me vois comme unstoryteller.Je n’ai pas besoin d’avoir mon nom partout au générique, « réalisé par moi, écrit par moi, produit par moi, avec moi », ça non.
Pour l’instant, vous n’avez pas joué dans un des courts métrages que vous avez réalisés. Oui, et je n’en ai pas l’intention.(Rires.)
 JE VOULAIS SAVOIR CE QUE ÇA FAISAIT D’ÊTRE UN ACTEUR POUR MIEUX EN DIRIGER PLUS TARD. AU FOND, JE ME VOIS COMME UNSTORYTELLER.
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Pourquoi ? Bon, il ne faut jamais dire jamais, mais quand je joue, j’aime me laisser posséder par le rôle. Quand vous réalisez, vous devez être objectif, vous êtes responsable d’énor-mément de choses. Ça m’embêterait beau-coup de sortir de mon rôle pour aller dire à quelqu’un ce qu’il doit faire. Mon esprit ne fonctionne pas comme ça. Donc, je n’ai pas envie de jouer dans mes films. Mais on verra bien.
Vous faites désormais partie de la PGA, le syndicat des producteurs hollywoodiens… Ah, je n’en suis pas sûr... je crois que c’est en cours. Mais pour les détails, il faudrait voir avec mon associé.
En fait, je voulais savoir comment ça se passe pour s’inscrire : on remplit un formulaire, on envoie un chèque ? C’est un truc un peu mystérieux… On apprend sur le tas, nous aussi. En fait, on essaie de s’inscrire pour pouvoir être pris en compte dans les nominations aux trophées. Bon, cela dit, je ne m’attends pas trop à ce queManhattan Lockdownnommé... soit Mais dans tous les cas, on sera crédités, on sera considérés. Ce truc de la PGA est une étape.
Manhattan Lockdowna un feeling très seventies. Oui ! Enfin, c’est ce que le réalisateur [Brian Kirk] voulait faire ressentir. Un pur film d’antihéros, à laFrench Connection.Je ne dis pas qu’on a essayé de le copier, mais ce film est tellement aimé des acteurs et des cinéastes... Brian Helgeland, vous savez, le scénariste deMystic Riverqui m’a dirigé dans42,le vénère littéralement. Devinez
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Chadwick Boseman, Sienna Miller et J. K. Simmons
pourquoi il a écritL.A. Confidential? En tout cas, Brian s’est vraiment inspiré du film de Friedkin. L’histoire d’un flic aveuglé par son arrogance...
Le traitement de la violence dans le film est remarquable. C’est cinématographique sans être complaisant. Ça, c’est le choix du réalisateur. Brian a une certaine sensibilité. Il ne criait pas « plus de sang ! plus de morts ! » Il voulait quelque chose de violent sans être excessif. On n’est pas dansJohn Wick!Les consultants étaient de vrais flics qui m’ont appris com-ment tenir mon arme – pas comme ça(il tend son bras comme s’il avait un pistolet dans la main)– alors que je devais être dans le contrôle le plus total. Il faut observer la façon dont je pivote avec le flingue : je ne devais jamais mettre le doigt sur la gâchette, pour ne pas risquer la bavure. Ce genre de détails est crucial.
Et les consultants étaient contents de votre travail de flic ? Oh oui !
Pour revenir aux70s,vous avez écrit un film noir pour Barry Jenkins
Chadwick Boseman
(Moonlight), Expatriate,qui se passe durant cette période. Oui...(Il paraît gêné.)Oui, oui, mais je ne peux vraiment rien vous dire dessus !(Il éclate de rire.)
Bon, sinon, vous venez de tournerDa 5 Bloodsde Spike Lee. C’était un rêve de jouer pour lui ? Comme un rêve qui se réalise. Là aussi, je ne suis pas sûr de ce que je peux vous raconter, désolé... Spike m’a appelé directement : « Hé, j’ai un rôle pour toi, ça t’intéresse ? » Moi : « Oh, oui, cool, cool, mais j’ai juste un petit film à faire avant... » Et il m’a répondu : « Pas de souci. » Ce « petit film », c’est juste un truc produit par Denzel Washington, Ma Rainey’s Black Bottom. Il s’agit de l’adaptation d’une pièce d’August Wilson, commeFences,qui fait partie d’un cycle de dix pièces, le « cycle de Pittsburgh ». Denzel veut toutes les adapter au cinéma. Ce qui était vraiment génial, c’est d’être dirigé par George C. Wolfe, un grand met-teur en scène de théâtre. Travailler avec lui et Denzel, c’était dingue.
D’ailleurs, vous ne comptez pas revenir au théâtre un jour ? Si, bien sûr. Ça me manque tellement. Le public devant soi, c’est inégalable. Mainte-nant que je vis à L.A., ce n’est pas facile de voir des pièces. On n’est pas à Broadway. D’ailleurs, hier, je voulais profiter du fait d’être à Londres pour voirMort d’un com mis voyageuravec Wendell Pierce – je suis fan deThe Wire.Mais on m’a dit que le toit s’était effondré quinze minutes après le début de la pièce. Résultat, les attachés de presse deManhattan Lockdownm’ont in-terdit d’aller au théâtre. Dommage.
M A N H A T T A N L O C K D O W N DeBrian KirkAvecChadwick Boseman, Sienna Miller, J.K. Simmons… er Sortie1 janvierCritiquepage 97
© Metropolitan FilmExport
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DAVIDLYNCH AU SOMMET DE SON ART” – Le Point
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TWIN PEAKS : THE ORIGINAL SERIES: TM & © 2019 Twin Peaks Productions, Inc. Tous droits réservés. © 2019 CBS Studios Inc. CBS et les logos s’y rapportant sont des marques déposées de CBS Broadcasting Inc.Tous droits réservés. TWIN PEAKS : A LIMITED EVENT SERIES: Twin Peaks © Twin Peaks Productions, Inc. Tous droits réservés. SHOWTIME et les marques s’y rapportant sont des marques déposées de Showtime Networks Inc., une société de CBS. © MCMXCII Bonne Question. Tous droits réservés.
M E S 3 D E R N I È R E S S É A N C E S CLARISSE AGBEGNENOU L’un des plus beaux palmarès du judo féminin français sera à coup sûr l’un des atouts tricolores aux JO de Tokyo. Invitée du Monaco Sportel, elle nous a confié ses emballements et déceptions ciné.PARNICOLAS BELLET
E T S I … AL PACINO ET DIANE LANE AVAIENT ÉTÉ AMOUREUX DANS PRETTY WOMAN? Pretty Womana toujours raconté la même histoire : un homme riche engage une call-girl pour jouer le rôle de sa copine. Mais avant, le script – intitulé3,000était bien plus sombre, avec une vision plus réaliste du milieu de la prostitution à Hollywood : Vivian, accro à la cocaïne, se faisait jeter par Edward et tentait de l’oublier en partant à Disneyland. Peu à peu, le film se transformera sous l’influence de son studio Touchstone (division Disney) en la comédie romantique que l’on connaît. Mais au départ, la production pensait à Meg Ryan ou Mary Steenburgen(Retour vers le futur),Michelle Pfeiffer, Valeria Golino (qui refusa à cause de son accent), Daryl Hannah, Winona Ryder (trop jeune d’après Disney) et Diane Lane (qui est allée assez loin dans le casting pour faire des essais de costumes). Finalement, Julia Roberts (découverte dans le petit drama indéMystic Pizza), enfila les bottes de Vivian. Face à elle, Al Pacino fut en finale pour le rôle du millionnaire Edward, mais laissa tomber après une répétition avec Julia. Richard Gere, qui avait d’abord refusé le rôle et même de rencontrer l’actrice, se laissa convaincre, et le reste appartient à l’histoire : Pretty Woman,sorti en mars 1990 et considérablement aseptisé par le studio, devint le plus gros succès aux États-Unis pour une comédie romantique, un titre qu’il conserve encore aujourd’hui. Ironiquement, la vision que donnePretty Womandes femmes et de la prostitution semble peut-être plus sulfureuse aujourd’hui qu’à l’époque.SP
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L E S U N S …
HELEN MIRREN HEROSTRATUSDEYDON LEV  1967  Première réalisation de l’Australien Don Levy, ce film expérimental, dont la production commença en 1962, raconte comment un jeune homme (Michael Gothard, futur tueur psychopathe dansRien que pour vos yeux, leJames Bondde 1981) transforme son suicide en happening médiatique. Premier (petit) rôle crédité au cinéma de Helen Mirren, 22 ans à l’époque et membre alors de la vénérable Royal Shakespeare Company. Un rôle très... euh, suggestif, disons, puisque son personnage vend ses charmes à la télé.SYLVESTRE PICARD
CAPHARNAÜM De Nadine Labaki (2018) « Ça m’a choquée ! J’ai tellement pleuré en le regardant. Moi, je me lâche au cinéma : si le film est triste, il n’y a pas de honte à pleurer! C’est une histoire vraie, c’est ça? Après l’avoir vu, on relativise beaucoup de choses sur notre propre vie. »
MON INCONNUE De Hugo Gélin (2019) « J’ai adoré cette comédie romantique et surtout l’inversion des rôles qu’elle propose. C’est une idée géniale. Les acteurs sont au top. Et j’aime beaucoup le propos du film qui démontre que les femmes aussi peuvent faire de belles choses, même si ça gêne les hommes. Il faut le rappeler! »
ONCE UPON A TIME... IN HOLLYWOOD De Quentin Tarantino (2019) « Alors là, je n’ai vraiment pas beaucoup aimé. D’ailleurs, je n’y ai rien compris. J’ai trouvé que le film partait dans tous les sens. Il y avait trop de scènes bizarres, sans parler de la fin où tout le monde se fait tuer. Ok, Brad et Leo sont beaux, mais bon... » © SONY / MARS DISTRIBUTION / GAUMONT / DR
R E  A P P A R I T I O N 1
… E T L E S A U T R E S
V I T E D I T ON RÉPOND...OU PAS
Lu sur les réseaux, reçu par courrier, entendu dans les lieux publics, le pire et le meilleur des commentaires du mois dernier.
@Florian commentant le #ReleaseTheSnyderCut, hashtag lancé sur Twitter pour que Warner sorte la version director’s cut deJustice League. « Voilà le combat le plus important que l’humanité doit mener, bien plus important que le climat, les inégalités ou autre, tous ensemble unissons[-nous] pour pouvoir enfin voir la Snydercut. »
ENTENDU AU BISTROT « Lavache, Tom Cruise a 57 ans... Je me demande si je le bats au tennis. »
B E S T O F LES SIFFLEURS«Il suffit juste de coller ses lèvres etsouffler.» 1.Eric Idle (LaVie de Brian)
2.Peter Lorre(Mle Maudit)
3.Bourvil (LaGrande Vadrouille)
4.Alec Guinness (LePont de la rivière Kwaï)
5.DarylHannah (Kill Bill)
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@cinemathequefr citant Barbet Schroeder, qui réagit à la mort du critique et réalisateur Jean Douchet. « Jean Douchet a toujours été le premier spectateur de mes films. J’avais besoin de son regard, deson premier regard. »
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L A P L A Y L I S T D E
Pablo Pico Le compositeur de la BO deL’Extraordinaire Voyage de Maronanous partage sa playlist.
LE LIVRE DE LA JUNGLE
GEORGE BRUNS Disney Records (1967)
«George Bruns a écrit un superbe thème d’ouverture magnifiquement orchestré autour de la flûte basse, une des plus belles manières de dire “il était une foisen notes de musique, magique et envoûtant. Les films de Disney de cette époque doivent beaucoup à ce compositeur de l’ombre.»
LE DERNIER EMPEREUR
RYUICHI SAKAMOTO, & DAVID BYRNE Parlophone (1987)
«Ce film a marqué mes yeux et mes oreilles d’enfant à jamais, par sa beauté et sa violence. L’association entre la partition orchestrale hyper romantique de Sakamoto et les percussions minimalistes de David Byrne:une association géniale entre deux génies.»
THERE WILL BE BLOOD
JONNY GREENWOOD Mis (2007)
«La façon dont Paul Thomas Anderson joue avec la musique dans ses films est toujours audacieuse, inventive et très libre. Avec cette partition, Jonny Greenwood a livré tout un monde musical parallèle que le réalisateur utilise parfaitement.»
PARPERRINE QUENNESSON
janvier 2020
© KEVIN SEDDIDKI / DR/
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