Première du 17-11-2020
116 pages
Français

Première du 17-11-2020

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Date de parution 17 novembre 2020
Langue Français
Poids de l'ouvrage 35 Mo
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Édito
TOUS EN SALLES !
n l’a écrit il y a peu sur notre site : les blockbusters ayant fait sécession, on peut mois-Oci,Gagarine, La Nuée, Mandibulesnous (dont enfin donner toute leur chance à des films qui, sinon, auraient eu moins de visibilité. Ce reparlerons le mois prochain) ouThe Nestarrivent sur les écrans : du genre, de la comédie, du mélo… Le cinéma n’a jamais été aussi varié, aussi excitant. Pourtant, une menace continue de planer. Les dernières grosses machines hollywoodiennes de l’année,DuneetMourir peut attendre,ont été décalées à 2021. Et la spirale infernale enclenchée avec les résultats mitigés deTenet s’accélère. Pas d’audience, pas de films, donc de moins en moins de spectateurs et des circuits qui ferment… Ce n’est pas le cinéma US qui va sauver le cinéma, mais il est indispensable à l’économie du secteur et il est désormais impératif que distributeurs et majors se parlent, s’entendent. Car si la France semble encore (un peu) protégée, et si l’État ou les municipalités soutiennent les réseaux indépendants, ailleurs, en Angleterre, aux États-Unis, en Espagne, en Allemagne, la situation est critique. Les exploitants baissent le rideau les uns après les autres. Il y a deux mois, l’économiste Claude Forest expliquait dans ces colonnes : « Les salles conservent une valeur économique et symbolique très forte. » Pour combien de temps ?
GAËL GOLHEN RÉDACTEUR EN CHEF
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Sommaire 5 1 2  N O V E M B R E 2 0 2 0
 06PREVIEWInexorablede Fabrice Du Welz  08PREMIÈREMENTViggo Mortensen  12LES UNS...  14... ET LES AUTRES  16MODE D’EMPLOIComment faire un film de genre avec des sauterelles?  18RÉVÉLATIONCharlène Favier  21CONFIDENTIELL’Excellente Aventure de Bill et Tedde Stephen Herek  24DÉCRYPTAGEGagarinede Fanny Liatard et Jérémy Trouilh  26BOXOFFICE28EN COUVERTUREInterview de David Fincher 44PORTRAITCarrie Coon 46PORTRAITNicolas Maury 48RENCONTRELaurent Lafitte 52INTERVIEWGeorge Clooney 58FOCUSLorenzode George Miller 62FOCUSAlinede Valérie Lemercier 68PORTRAITGlen Keane  72INTERVIEWSofia Coppola  78RENCONTRESophia Loren  83SOMMAIRE CRITIQUES 100STREAMING/VOD/DVD 104SÉRIES 108CLASSICS 114LE FILM QUI...Thibault de Montalembert
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© THE JOKERS FILMS
Alba Gaïa Bellugi et Benoît Poelvoorde
INEXORABLE de Fabrice Du Welz Avec un peu de retard pour cause de crise sanitaire, Fabrice Du Welz a mis en boîte cet été son septième long métrage,Inexorable,où il retrouve Benoît Poelvoorde deux ans aprèsAdoration,leur première collaboration. L’acteur y campe un écrivain marié à la fille d’un grand éditeur avec qui il a eu un enfant. Un auteur qui, après avoir écrit un roman à succès, se trouve dans une impasse créative inexorable alors que sa femme vient d’hériter du domaine familial et de la maison d’édition de son père. Un jour, une étrange jeune fille déboule dans la vie de cette famille et va en révéler les tourments. Après l’errance d’Adoration,Du Welz s’aventure dans le thriller tendancehome invasion. Autour de Benoît Poelvoorde, on retrouve Mélanie Doutey et Alba Gaïa Bellugi(3 x Manon).THIERRY CHEZE X
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Sortie2021
PARTIZANPRÉSENTE “UN FILM NOIR BRILLANT ET PROFONDÉMENT HUMAIN.”ELLE
VIN C E N TM ACA IG N E
S A R AG IR A U D E A UP IOM A R M A Ï G U Y FER R A N D ISUN FILM DE : E LIEWA JE M A N P H OTO SARAHLE PICARD  FLORENCE JANAS LOU LAMPROS ERNST UMHAUERIMAGEDAVID CHIZALLETMONTAGEBÉATRICE HERMINIEETBENJAMIN WEILLMUSIQUE ORIGINALEEVGUENI & SACHA GALPERINESONMARCO CASANOVAGUILLAUME D’HAM MATHIEU LEROY DÉCORSASTRID TONNELLIER ER COSTUMESVIRGINIE MONTELRÉALISATEUR1 ASSISTANT MORITZ PARISIUSDIRECTRICE DE PRODUCTIONISABELLE TILLOUDIRECTEUR DE POSTPRODUCTIONRENAUD COULONPRODUIT PARGEORGES BERMANNSCÉNARIOAGNES FEUVREELIE WAJEMAN UN FILM DEELIE WAJEMANUNE PRODUCTIONPARTIZAN FILMSAVEC LA PARTICIPATION DEOCSETCINÉ+AVEC LE SOUTIEN DELA RÉGION ILEDEFRANCE  N PARTENARIAT AVEC LECNCEN ASSOCIATION AVECCINEAXEETCINECAP 3DISTRIBUTIONDIAPHANAVENTES INTERNATIONALESBE FOR FILMS
AU CINÉMALE 9 DÉCEMBRE
© CRÉDIT PHOTO
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P R E M I È R E M E N T
VIGGO MORTENSEN GRAND SEIGNEUR L’acteur signe avecFallingun premier film éminemment personnel centré sur une confrontation père-fils qui met à jour les désordres de notre société. Il se confie sur cette nouvelle ambition et sur l’évolution de son pays.PARSOPHIE B XENAMON
PREMIÈRE : Cela fait longtemps que vous vouliez passer derrière la caméra ? VIGGO MORTENSEN :Oui, j’ai même es-sayé plusieurs fois. La première, c’était avec une histoire scandinave, il y a vingt-trois ans, mais j’avais échoué à trouver le finan-cement. PourFalling,le processus a été tout aussi long et compliqué. Et je dois dire que lorsque nos investisseurs français se sont re-tirés sans explication en 2017, quelques mois avant la préproduction, ce fut un coup très rude. Mais cette fois-ci j’ai pu aller au bout.
Qu’est-ce qui a freiné les appétits des investisseurs selon vous ? Le sujet : un fils confronté à un père mourant ? Aucune idée. Mais je sais par contre que cette relation père-fils me permet de par-ler de la valeur de l’effort pour communi-quer, se comprendre, accepter les autres et soi-même tels que nous sommes, même s’il n’y a aucune garantie de faire des progrès significatifs. De cette quête pour toujours trouver un point de contact, un moyen de sortir de la partie la plus sombre de la forêt où le soleil n’a pas accès.
 QUAND MA PRÉSENCE DEVANT LA CAMÉRA A ÉTÉ LA CONDITION SINE QUA NON POUR QUE FALLINGVOIE LE JOUR, J’AI DÛ M’Y RÉSOUDRE. 
Cette réconciliation des deux Amérique que vous prônez – l’une progressiste et urbaine, l’autre rurale et réactionnaire – est-elle l’enjeu de la prochaine élection selon vous ? Je pense qu’une nouvelle victoire électorale de Trump en novembre serait un obstacle considérable à la consolidation de la société et au renversement de la polarisation qui s’est développée ces dernières années de manière incroyablement destructrice. Mais, pour autant, un deuxième mandat Trump ne rendrait pas tout cela insolvable. Je fais vo-lontiers miens les mots d’Aragorn dansLes Deux Tours: il y a toujours de l’espoir !
En parlant de cette Amérique sous tension, avez-vous compris la controverse sur le racisme deGreen Book : Sur les routes du Sud? Je comprends bon nombre des points soule-vés. Mais au-delà du fait évident qu’aucun film ne peut plaire à tout le monde, je pense qu’une grande partie de la controverse a été fomentée par une rhétorique mal informée et délibérément trompeuse. Ceux d’entre
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nous qui ont travaillé sur cette histoire ont seulement cherché à être aussi fidèles que possible aux faits historiques liés aux deux personnages principaux et à leur relation. Peter Farrelly a fait un film extrêmement bien structuré, divertissant et stimulant, dans la lignée des meilleures œuvres decinéastes comme Preston Sturges. Et mal-gré les efforts de certains individus et groupes au sein de l’establishment de lacritique cinématographique pour dénigrer le film, l’immense popularité deGreen Bookauprès d’un public très varié aux États-Unis, en France et dans le monde entier, témoigne de sa pertinence et de sa valeur pendant nos temps troublés.
Quel est le meilleur conseil que vous ayez reçu avant de passer derrière la caméra ? J’ai appris d’Agnès Varda qu’il est important d’éviter de montrer des choses au public, mais plutôt s’efforcer de créer un besoin et une envie chez le spectateur de voir les choses par lui-même. Et de David Cronenberg – et de quelques autres – que l’on ne se pré-pare jamais trop pour un tournage.
Proposer un rôle à Cronenberg dans Fallingcoulait donc de source ? David Cronenberg est le plus intelligent, le plus doué et le plus efficace des cinéastes aux côtés desquels j’ai eu la chance de tra-vailler. J’admire évidemment son travail d’écrivain et de réalisateur, mais, au fil du temps, il est aussi devenu un grand ami. Pour autant, quand est venu le temps de trouver un acteur pour le rôle du docteur Klausner, je ne lui ai pas demandé une faveur. Je lui ai simplement dit qu’il y avait un per-sonnage pour lequel je pensais qu’il serait la personne idéale, mais que je comprendrais parfaitement qu’il n’en ait pas envie. Heu-reusement pour moi, il a aimé la scène et le scénario en général. Et on s’est énormément amusés ensemble sur le plateau.
Avec ce premier passage derrière la caméra, certains ont évoqué un parallèle entre vous et Clint Eastwood. Vous vous projetez dans le même type de carrière ? Cette comparaison est évidemment flat-teuse. Mais Eastwood, c’est vraiment une voix unique, un réalisateur qui a une façon particulière de travailler et de faire des films. Je suis influencé, consciemment © PROKINO FIeLtMViEnRLcEIoH GnMsBcHiemment, par tous les films sur
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Viggo Mortensen et Terry Chen
Lance Henriksen, et Viggo Mortensen sur le tournage
lesquels j’ai travaillé et tous les films que j’ai vus, mais je ne cherche jamais à imiter qui que ce soit.
Pourquoi avoir choisi ce titre,Falling? Qui tombe dans votre film ? J’ai écritFallingcomme une nouvelle, et ce titre m’est immédiatement venu à l’es-prit. Sans pouvoir expliquer précisément pourquoi. Peut-être était-ce lié à l’idée que le personnage principal, Willis, était vieux et devenait de plus en plus faible physique-ment, et qu’il pouvait donc s’effondrer à n’importe quel moment. Mais « tomber » renvoie aussi ici à d’autres usages et associa-tions d’idées. Tomber en disgrâce, tomber amoureux… Sans compter qu’en américain « fall »signifie aussi « automne ».
Fallingest en partie inspiré de votre vie, non ? Sans être totalement autobiographique, cer-tains éléments – y compris des flash-back liés à l’enfance de John [le fils] et la relation entre Willis et Gwen [ses parents] – sont basés sur des conversations et des événe-ments réels de ma jeunesse. Faire ce film m’a permis de traiter certains sentiments à propos de mes parents et de tirer des leçons positives de la façon dont je me souviens d’eux, vivant leur vie.
Jouer le rôle du fils homosexuel confronté à ce père homophobe sonne
comme une évidence. C’était prévu dès le départ ? Absolument pas. Je voulais me consacrer à la réalisation et me concentrer sur mon rap-port à mes acteurs et mon équipe technique. Mais, comme je vous l’ai dit, financer ce film a été un chemin de croix. Et quand ma présence devant la caméra a été la condition sine qua non pour queFallingvoie le jour, j’ai dû m’y résoudre.
Vous le regrettez ? Non, car je me suis aperçu que je pouvais être utile à Lance Henriksen et aux autres acteurs en étant au milieu d’eux, en jouant avec eux. Par contre, cette double casquette a compliqué mon travail de réalisateur. Dé-sormais, je sais que je chercherai à l’éviter.
Vous savez déjà quel sera le sujet de votre deuxième film ? J’ai dans mon tiroir plein d’histoires que j’ai imaginées depuis des années. Cette période de confinement a encore accéléré les choses, car j’ai écrit deux nouveaux scénarios. Ne reste plus qu’à espérer que l’un d’eux trouve un financement pour que je puisse retourner au plus vite derrière la caméra. X
F A L L I N G DeViggo MortensenAvecViggo Mortensen, Lance Henriksen, Laura Linney…Durée1h52 Sortie4 novembreCritiquepage 89