Première du 20-11-2018

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Presse
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Ajouté le 20 novembre 2018
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PHOTO DE COUVERTUREJAAP BUITENDIJK, ALON AMIR -WARNER BROS Pour joindre la rédaction composer le 01 70 39 53suivi du n° de poste de votre correspondant.
GAËL GOLHENRédacteur en chef 90  ggolhen@premiere.fr CHRISTELLE DEVESARédactrice en chef adjointe Internet 95  cdevesa@premiere.fr CHRISTOPHE NARBONNEChef de rubrique 84  cnarbonne@premiere.fr FRÉDÉRIC FOUBERTResponsable Critiques 89  ffoubert@premiere.fr SYLVESTRE PICARDRédacteur Vidéo (94)  spicard@premiere.fr ÉLODIE BARDINETRédactrice (87)  ebardinet@premiere.fr NICOLAS BELLETChef de rubrique 92  nbellet@premiere.fr FRANCOIS LÉGERRédacteur  fleger@premiere.fr CHARLES MARTINRédacteur  cmartin@premiere.fr ÉDOUARD OROZCOSocial media editor 83  eorozco@premiere.fr COLLABORATIONS DIRECTRICE ARTISTIQUE :LUCIE BOUQUET RÉDACTRICES GRAPHISTES :VIRGINIE GERVAIS – DANIELLE GUIGUI PHOTO :VIRGINIE GERVAIS (86) – vgervais@premiere.fr ERE 1 SECRÉTAIRE DE RÉDACTION :ESTELLE RUET (88) – eruet@premiere.fr SECRÉTAIRES DE RÉDACTION :ISABELLE CALMETS, VIRGINIE BLANC TEXTES :THOMAS BAUREZ, SOPHIE BENAMON, JONATHAN BLANCHET, GUILLAUME BONNET, THIERRY CHEZE, GÉRARD DELORME, ANOUK FÉRAL, DAVID FAKRIKIAN, FRANÇOIS GRELET, LÉONARD HADDAD, DAMIEN LEBLANC, MICHAËL PATIN, PERRINE QUENNESSON, FRANÇOIS RIEUX, BENJAMIN ROZOVAS, YAL SADAT, LÉO SOESANTO, ÉRIC VERNAY SITE INTERNET DAVID CAPELLE : Digital manager DIRECTION, ÉDITION REGINALD DE GUILLEBON : Directeur de la publication LAURENT COTILLON : Directeur exécutif FRÉDÉRIC TEXIER : Responsable financier MAMOU SISSOKO : Directeur du développement FABRICATION CREATOPRINT  ISABELLE DUBUC  06 71 72 43 16 SUPPLÉANTE : Sandrine Bourgeois MARKETING PAULINE PARNIÈRE : Directrice marketing  01 70 36 09 98pauline.parniere@lefilmfrancais.com ADELINE KUYTEN : Chef de projet junior  01 70 36 09 99 PUBLICITÉ MEDIAOBS 44 rue NotreDame des Victoires  75002 Paris Tél : 01.44.88.97.70  Fax : 01.44.88.97.79  mail pnom@mediaobs.com. Pour joindre par téléphone votre correspondant, composez le 01 44 88 suivi des 4 chiffres entre parenthèses DIRECTRICE GÉNÉRALE :Corinne Rougé 93.70 DIRECTRICE COMMERCIALE :Sandrine Kirchthaler 89.22 DIRECTEUR DE PUBLICITÉ:Romain Provost 89.27 CHEF DE PUBLICITÉ DIGITAL :Tony M’hamed 97.79 STUDIO:Brune Provost 89.13 COMMANDE ANCIENS NUMÉROS Tél. : 03 88 66 28 63 ABONNEMENT Tarif standard 1 an France métropolitaine : 49,99 € pour 11 parutions Tarif avec Horsséries 1 an France métropolitaine : 64,99 € pour 11 parutions du numéro régulier + 3 horsséries. Tarifs autres destinations sur demande auprès du service abonnements. SERVICE ABONNEMENTS : Gérez vos abonnements, abonnezvous, réabonnezvous ou posez vos questions : Par internet : www.premiere.fr rubrique « Abonnezvous » Par téléphone : 03 88 66 28 63 France  00 33 3 88 66 28 63 étranger Ouvert du lundi au jeudi de 9 h à 12 h et de 13 h à 18 h, le vendredi de 9h à 12h et de 13h à 16h. Par email : premiere@abopress.fr Par courrier : Première abonnements  19, rue de l’Industrie  BP 90053 67402 ILLKIRCH CEDEX Abonnements Suisse :1 an 11n° : 68 CHF. EDIGROUP  Rue Peillonnex 39  1225 ChêneBourg Tél. : 022 860 84 01 abonne@edigroup.ch Abonnements Belgique :1 an 11N° : 60 €. EDIGROUP  Bastion Tower Étage 20 Pl. du Champs de Mars 5  1050 Bruxelles. Tél. : 070/ 233 304  www.edigroup.be abonne@edigroup.be Abonnements Canada :EXPRESS MAG, 8275 Avenue Marco Polo, Montréal,QC H1E 7K1, Canada Tél. : 514 3553333 ou 1 800 3631310 français ; 1 877 3631310 anglais. Fax : 514 3553332. Prix : 1 an 59,99 $, USA. Prix : 1 an 59,99 $, Canada TPS et TVQ non incluses. « Première » ISSN 03993968, is published monthly 11 times per year, except August by Première SAS, c/o Distribution Grid, 600 Meadowlands Parkway, Unit 14, Secaucus, NJ 07094 USA Periodicals Postage paid at Secaucus, NJ. Postmaster : Send address changes to “Première”, c/o Express Mag, PO Box 2769, Plattsburgh, NY, 129010239. VENTE DÉPOSITAIRE ISSN 03993698. Tous droits de reproduction textes et photos réservés pour tous pays sous quelque procédé que ce soit. Commission paritaire :n° 0918 K 82451. Imprimé en Belgique par RennyRoto sa, Rue de Rochefort 211, 5570 Beauraing. Dépôt légal : novembre 2018  Distribution Presstalis. DIFFUSION PAGURE PRESSE : XAVIER FOUCARD, ÉRIC BOSCHER, VALENTIN MOREAU ADRESSE 105, rue La Fayette, 75010 Paris. IMPRIMÉ PAR ARTIGRAFICHE BOCCIA SPA- SALERNO Ce magazine est édité par : Première Média SARL, au capital de 10 000 €, 105, rue La Fayette, 75010 Paris, RCS Paris 820 201 689. Provenance papier : Italie /Villorba.Qualité : Uno bright bulky. Taux de fibre recyclé : 0% Eutrophisation : 0,009 kg/TO de papier.
Édito
DISNEY WORLD
ickey souffle ses 90 bougies ce moisci, et il M est impossible de ne pas faire le lien entre la suprématie symbolique de la sourislogo sur le divertissement mondialisé et ce qui arrive à l’empire Disney. Un portrait du patron du groupe, Bob Iger, paru dans les pages duTimedu 15 octobre, rappelait que la stratégie de la compagnie de l’oncle Walt est devenue très claire depuis qu’elle s’est offert les droits de Pixar, Marvel, Avatar etStar Wars.les consommateurs sont Quand confrontés à un si grand choix, c’est plus simple pour eux de se tourner vers ce qu’ils identifient déjà , y expliquait Bob Iger. Consolider les marques pour rassurer les spec tateurs, capitaliser sur ce que les gens connaissent. Pourtant, sur le papier, toutes ces marques, tous ces uni vers sont synonymes d’imaginaire débridé et d’originalité folle, de  jamaisvu . Au Congrès des exploitants, où les distributeurs exposent leurslineupen rafales, entre une présentation deRalph 2.0et l’annonce deToy Story 4ouStar Wars : Épisode IX,les équipes Disney lançaient un clip du Roi Lionversion live dans lequel le cinéaste Jon Favreau expliquait les technologies qui avaient été mises en œuvre pour reproduire plan par plan les scènes du dessin animé original. Le risque que court Iger est sans doute là : la standardisation de l’imaginaire. En quatrevingtdix ans, Mickey n’a, lui, jamais été là où on l’attendait, changeant de formes et de destin, se réinventant constamment pour rester le symbole du royaume enchanté, de sa vista créa tive et sa part de pureté originelle.!Happy Birthday
GAËL GOLHEN RÉDACTEUR EN CHEF
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Sommaire N ° 4 9 0  N O V E M B R E 2 0 1 8
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70 78 92  06SUR UN PLATEAUAlita : Battle Angel 34RÉVÉLATIONJehnny Beth 97SÉLECTION FILMSSauver ou périr ; Heureux comme Lazzaro ; Kursk ; Sale Temps à de Robert Rodriguez  36PREMIÈRE CONFIDENTIELl’hôtel El Royale ; Samouni Road ; Nous, Tikopia ;  12PREVIEWSNicky Larson et le parfum Célébrationd’Olivier Meyrou Un amour impossible ; Un homme pressé ; Family Film ; Game Girls ; Crazy Rich Asians ; de Cupidonde Philippe Lacheau,  38CINÉ CHIFFRES Suspiria ; Célébration ; Frères de sang ; Mon Jokerde Todd Phillips père ; Sami, une jeunesse en Laponie ; Premières Solitudes ; Chien de garde ; Les  16GUESTMartin Scorsese Chatouilles ; Amanda ; Les Bonnes Intentions ; Ága ; The Mumbai Murders ; Mon cher enfant ;  18SCÈNE CULTELe TambourYomeddine ; The Spy Gone North ; Les Filles du de Volker Schlöndorff  40EN COUVERTURELes Animaux soleil ; After My Death ; Les Veuves ; A Bread fantastiques : Les Crimes Factory, part 1 : Ce qui nous unit ; La  20BILAN DE COMPÉTENCESde Grindelwaldde David YatesPermission ; Diamantino ; Les Héritières ; High Pierre Niney Life ; Gutland ; Voyage à Yoshino ; La Ballade  52INTERVIEWSteve McQueen de Buster Scruggs 22DÉBRIEFDe l’autre côté du vent d’Orson Welles  58FOCUSSuspiriade Luca Guadagnino 114DANS LES SALLES EN NOVEMBRE  24LES UNS...Jude Law, Zazie,  66INTERVIEWThomas Vinterberg 116SÉLECTION SÉRIESDix pour cent – Morgan Kibby Saison 3 ; Ad Vitam ; Vingt-cinq ; Hippocrate ;  70FOCUSLes 90 ans de MickeyForever  26... ET LES AUTRESAlice Belaïdi  78INTERVIEWKurt Russell IDÉO 120SÉLECTION VBatman contre  28INTERVIEW EXPRESSle Fantôme masqué ; Au poste! ; Joel & Ethan Coen 86TOP 20de nos plans-séquences The Last Picture Show ;notules DVD préférés  30CONTRE-ENQUÊTEMaking 129AGENDA a Murderer – Saison 2de Laura 92FILMO COMMENTÉERicciardi et Moira Demos Golshifteh Farahani130LE FILM QUI...Clovis Cornillac  32MODE D’EMPLOIAmandade Mikhaël Hers e Ce numéro comporte un encart France Abonnements (25 000 exemplaires) posé en 4 de couverture en aléatoire sur une sélection d’abonnés France. ©/WPAHRINLIEPRP/ENIUAQASELOICSS-GPUAESRCIONA-NCDOCNOTOUR BY GETTY IMAGES / AMAZON STUDIO / THE WALT DISNEY COMPANY / FRANCESCO CARROZZINI - TRUNK ARCHIVE
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Distributeur : ICE France  06 15 64 21 31  rana.chok@icewatch.com
Alita : Battle Angelde Robert Rodriguez © TWENTIETH CENTURY FOX
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S U R U N P L AT E A U
BATTLEROYALE
Promesse industrielle, défi technique et adaptation polémique,Alita : Battle Angelscelle surtout la folle union de James Cameron et Robert Rodriguez.Premières’est invité sur le tournage, aux premières loges de cette alliance inédite entre deux artisans visionnaires. uPARYAL SADAT
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© RICO TORRES - TWENTIETH CENTURY FOX Alita (Rosa Salazar
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« NOUS NE PROPOSONS PAS SIMPLEMENTUNE VERSION CINÉMADE L’HÉROÏNE, MAIS PLUTÔT UN MÉLANGE DE PERSONNAGE D’ANIMEET DE CORPS ORGANIQUE. » JON LANDAU, PRODUCTEUR
S U R U N P L A T E A U
Robert Rodriguez, Keean Johnson et Rosa Salazar
e souvenir du mangaGunnm, dont Alita : Battle Angelointptaeltsadacinéma, nous avait induits en erreur. En atterrissant à Austin sur le tournage du film réalisé par Robert Rodriguez et produit par James Cameron, on s’at-tendait à trouver un plateau titanesque. iiDnnedduéqsutmLroiaieilastpacpiolelslétearpuoduunrdedLiiJsgpahomtsseittsoifrmanEmornetrmeoretn:a.iPlneemngedennatrn,etlepdlsetuuspdadireoiUne place forte confinée dans un com-plexe assez massif pour accueillir le futur dystopique où la cyborg Gally (rebaptisée Alita dans la version ciné) revient à la vie. Le manga culte de Yukito Kishiro (publié au Japon en 1990) démarre avec le réveil de ce Lazare féminin et bionique dans une décharge de ferraille, surplombée par l’opulente cité Zalem où se sont réfugiés les humains privilégiés. vingt ans, le cinéaste a porté ce projet – qu’il devait réa-liser – retardé à répétition, notamment à cause de son agenda personnel. Parti poursuivre la fresque de sa vie (les quatre suites d’Avatar,dont le deuxième volet est prévu pour 2020), il a finalement confié les rênes de cette adaptation tournée enmotion captureà Robert Rodriguez tout en gardant la main sur la production. C’est en poussant la porte des studios Troublemaker, fondés par l’auteur deSin City,qu’on se détrompe. Ici, pas de hangars impériaux façon Hollywood, à mi-chemin entre l’usine à gaz et le parc d’attractions. Juste un parking cabossé et noirci de pick-up, comme pour un festival de barbecue tex-mex. La vénérable Austin Film Society (poumon bénévole du cinéma d’auteur texan, fondé par Richard Linklater) a racheté un terminal de l’ancien aéroport municipal pour le transformer en studio, et Rodriguez y a installé ses bureaux. Un personnage jovial et trapu nous gratifie d’un accueil en français, ou presque : « La France ? Bienvenue dans the coolest studio in the world! »C’est Jon Landau, pro-ducteur de Lightstorm et bras droit de James Cameron. Il nous fait faire le tour du propriétaire. Dans son jus, l’enceinte ayant vu naîtreSpy Kids,Sin Cityet autres Planète Terreurde Rose McGowan et de(le portrait sa jambe-mitraillette veille sur le hall d’entrée) abrite
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S U R U N P L A T E A U
Artwork du décor par Dylan Cole
l’ensemble des décors d’Alita.Tandis qu’en extérieur se dresse tout un village steampunk, les garages où s’af-fairent les techniciens regorgent de grosses cylindrées aux roues hypertrophiées, de chars tentaculaires et autres véhicules interdits en agglomération, sauf dans les rêves de James Cameron, qui a supervisé laproduction valuedans ses moindres détails.
Brunette robotique Landau interrompt sa visite guidée : Rosa Salazar, l’in-terprète d’Alita, sort tout juste d’une prise. Elle porte encore son costume demotion capture,qui lui donne l’air de regagner tout juste la surface après une longue séance de plongée sous-marine. Un peu hagarde mais souriante, la brunette robotique prend le temps de nous expliquer ce qu’elle apprécie dans ce tournage qui lui impose d’être corsetée en permanence dans une com-binaison de femme-grenouille, mouchetée de capteurs numériques. « Je pourrais vous dire que j’ai préféré mes formations d’aïkido et de kick-boxing, mais ce serait mentir : le plus beau, c’est l’histoire d’amour avec Hugo, le jeune homme qui sauve Alita et va tout faire pour rejoindre Zalem. » Jon Landau se marre : « On s’était dit que tu devais défendre le fait de jouer une femme forte, un récit initiatique au féminin. Mais tu en reviens tou-jours à la jolie histoire d’amour! » Landau s’empresse de clarifier un point qui, depuis, a suscité un débat houleux : pourquoi choisir Rosa Salazar, une Américaine d’origine espagnole, pour jouer une héroïne japonaise? « Rosa a de grands yeux, qu’on a encore élargis numériquement. C’est pour coller au design du manga : les yeux de Gally sont immenses! Nous ne proposons pas simplement une version cinéma de l’héroïne, mais plutôt un mélange de personnage d’animeet de corps organique. » Reste à savoir si le parti pris convaincra les sceptiques qui ont crié auwhitewashing.Libéré des réglages de la scène suivante, Robert Rodriguez apparaît, le pas chaloupé et la casquette vissée sur le crâne. L’air usé par cette première moitié de tournage, il avoue que le défi est de taille. « J’ai l’impression d’ac-cueillir la production d’Avatardans mon studio ! James Cameron avait abattu tellement de boulot qu’il a été pos-sible de tout transférer chez Troublemaker. Mais c’est un © TWENTIETH CENTURY FOX
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« LA VISION DE JAMES EST SI PRÉCISE QUE JE N’AI PAS LE DROIT À L’ERREUR. » ROBERT RODRIGUEZ, RÉALISATEUR
nouveau pari pour moi. SurEl Mariachi,mon premier film, le décor se résumait à deux rues. Aujourd’hui, j’ai une cité du futur dans ma cour de service! » Il nous rappelle toutefois qu’il connaît bien, depuisSin City,les chantiers d’adaptations techniquement complexes. « Et tu as tourné un film en 3D avant James! », sou-ligne malicieusement Jon Landau en faisant référence à Spy Kids 3. « Le plus grand enjeu n’est pas la technique, poursuit Rodriguez. C’est de reprendre le flambeau. J’ai de la chance, dans la mesure où James avait déjà tout inventé. Mais d’un autre côté, sa vision est si précise que je n’ai pas le droit à l’erreur. » Au-delà du design virtuose, c’est ce qui impressionne le plus sur le plateau d’Alita: la rencontre improbable de deux méthodes de travail en apparence opposées. En apparence seulement, car d’après Landau : « James et Robert sont tous les deux des conteurs. Ils conçoivent leurs films comme des écrivains : ils mettent en place des univers, les explorent au millimètre près, et ne perdent jamais de vue que la force des descriptions prime sur les prouesses high-tech. » À voir les petites mains de chez Lightstorm, tissant toute une mythologie dans le studio de Troublemaker, on se dit que les deux cinéastes sont avant tout unis par leur ADN d’artisans. Tandis que Rodriguez trouve l’occasion de franchir un palier et d’entamer peut-être sa première franchise de SF, le père d’Avatarrenoue avec l’artisanat sauvage de ses débuts chez Roger Corman. Gally/Alita a mis du temps avant de (re)naître, mais elle n’est sans doute pas la seule à vivre une seconde jeunesse.u
A L I TA T T L E A : B A N G E L DeRobert RodriguezAvecRosa Salazar, Christoph Waltz, Keean Johnson…Sortiefévrier 2019