Première du 24-09-2019

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Presse
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Date de parution 24 septembre 2019
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Édito
JOKER BEGINS ?
eilleur est le méchant, meilleur est le une chosMe est sûre : le méchant y est film » disait Hitchcock. On ne sait pasencore à quoi ressembleraJoker, mais très très bon. Psy-chopathe fardé en clown, le visage balafré par un sourire taillé à l’arme blanche, le Joker est une création tellementgéniale qu’elle avait bien failli faire de l’ombre au Chevalier noir. L’objectif de ce super-vilain n’a jamais été le fric, mais le chaos, la destruction du système qu’il essaie de conta-miner… C’est précisément cela que pourrait réussir laWarner avec le film de Todd Phillips. Finir de tout infecter avec un film de superhéros. Jusqu’à présent, et malgré les efforts de Nolan (qui avait raté la nomination à l’Oscar du meilleur film pourThe Dark Knight)et de James Mangold avecLogan,les films de super (DC ou Marvel) étaientrestés cantonnés au domaine de l’entertainment. Leur réussite passait d’abord par le box-office.Jokerpourrait changer la donne : un ticket pour la compétition à Venise, des rumeurs persistantes sur une nomination aux Oscars pour Joaquin Phoenix, et unestreet credde plus en plus ravageuse.Jokerest en train de se construire une véritable stature auteurisante. S’il est aussi bon qu’on le dit, et s’il remporte un prix à la Mostra, alors la Warner risque de faire tomber de nouvelles barrières. Et de faire bouger le système. Exactement l’ambition du super-méchant.
GAËL GOLHEN RÉDACTEUR EN CHEF
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Sommaire N ° 4 9 9 – S E P T E M B R E 2 0 1 9
 06PREVIEWSMarriage Storyde Noah Baumbach, The Laundromatde Steven Soderbergh  10PREMIÈREMENTGrand Corps Malade  14LES UNS... 16... ET LES AUTRES  18SCÈNE CULTEL’Oiseau au plumage de cristal de Dario Argento  20FILMO INCONNUEFrançois Berléand  22CONFIDENTIELVision augmentée  24RÉVÉLATIONDali Benssalah  26DÉCRYPTAGETarantino : l’ultime frontière  28MODE D’EMPLOILes Hirondelles de Kaboulde Zabou Breitman et Eléa Gobbé-Mévellec 30BOX-OFFICE  32EN COUVERTUREJoaquin Phoenix pourJokerde Todd Phillips
 44PORTRAITAna Girdardot, Hafsia Hersi et Noémie Merlant  52INTERVIEWNicolas Boukhrief  58PORTFOLIOLes 45 ans du festival de Deauville  66RENCONTRESteven Zaillian  70FOCUSÇa : Chapitre 2d’Andy Muschietti  78INTERVIEWGilles de Maistre  84FOCUSEuphoriadeSam Levinson  88TOP 20Les meilleurs films de conquête de la Lune 95SOMMAIRE CRITIQUES  96SÉLECTION FILMS 115DANS LES SALLES EN SEPTEMBRE 116SÉLECTION SÉRIES 120SÉLECTION VIDÉO 126NOTULES DVD, BLU-RAY ET VOD129AGENDA 130LE FILM QUI...Christophe
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Scarlett Johansson, Azhy Robertson et Adam Driver
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MARRIAGE STORY de Noah Baumbach
P R E V I E W
Les divorces inspirent décidément Noah Baumbach. En 2005, le souvenir de celui de ses parents avait donné naissance auxBerkman se séparent.Difficile cette fois de ne pas penser à sa propre séparation avec la comédienne Jennifer Jason Leigh devant ceMarriage Storyoù l’on verra un metteur en scène et une actrice se débattre dans un divorce épuisant qui les pousse à bout tant personnellement que professionnellement ! Pour sa quatrième collaboration avec le réalisateur depuisFrances Ha,Adam Driver tient le rôle principal, aux côtés de Scarlett Johansson, Laura Dern et Ray Liotta. Deux ans après avoir fait son entrée dans la compétition cannoise avecThe Meyerowitz Stories,Baumbach reste fidèle à Netflix et met cette fois-ci le cap sur la Mostra de Venise.uTHIERRY CHEZE
Prochainement sur Netflix
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© WILSON WEBB - NETFLIX
© NETFLIX
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P R E V I E w
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THE LAUNDROMAT
de Steven Soderbergh Trois ans après avoir fait la une des journaux du monde entier, l’affaire des Panama Papers – qui a révélé un vaste scandale d’évasion fiscale mondial via des sociétés offshore situées dans ce pays d’Amérique centrale – a les honneurs du grand écran. Steven Soderbergh adapte en effet le livre de son compatriote Jake Bernstein centré sur le groupe de journalistes qui a fait éclater le scandale en exhumant des millions de documents confidentiels. Il en a confié l’adaptation à Scott Z. Burns, son complice d’écriture sur The Informant !, ContagionetEffets secondaires.Et il s’offre pour l’occasion un casting qui pèse lourd en termes d’Oscars comme de prix cannois : Meryl Streep, Gary Oldman et Antonio Banderas (qu’il avait déjà dirigé dans Piégée)en tête. La Mostra de Venise accueillera la première mondiale. uTHIERRY CHEZE
Prochainementsur Netflix
Meryl Streep
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P R E M I È R E M E N T
LE JEU DELAVERITE Deux ans aprèsPatients,Corps Malade est de retourGrand derrière la caméra avec son complice Mehdi Idir pour La Vie scolaire, une comédie incisive sur un collège de Seine-Saint-Denis. Entretien avec le réalisateur, pour qui la « vraie vie  est source inépuisable d’inspiration. uPARTHIERRY CHEZE
PREMIÈRE : Après le succès d’un premier film, angoisse-t-on pour le suivant ? Est-ce qu’on gamberge longtemps avant de trouver un nouveau sujet ? GRAND CORPS MALADE :En fait, on a commencé dès la fin du montage dePatientsà réfléchir avec Mehdi [Idir] à ce que pourrait être notre deuxième film. Quand Patientsest sorti, on avait déjà une idée très précise deLa Vie scolaire.Mais ce n’était pas pour prévenir l’éventuelle angoisse du film suivant, juste parce qu’on avait pris un plai-sir dingue et qu’on ne voulait pas perdre de temps avant de recommencer. Après, je ne vais pas vous la jouer à la Guy Roux, l’en-traîneur de l’équipe de foot d’Auxerre qui, malgré la qualité de ses joueurs, expliquait chaque saison qu’il ne jouait que le maintien. (Rires.)On fait évidemment des films pour qu’ils soient vus et que les gens les aiment. Mais on reste conscients que ce qu’on a vécu surPatientsest exceptionnel et n’arrive pas mille fois dans une vie...
Patientss’inspirait de votre année de rééducation après votre accident.
La Vie scolairetrouve sa source dans vos années collège ? Oui, mais pas que. Tous les personnages du film sont inspirés de personnes existantes. À commencer par le petit Yanis, dont l’en-vironnement familial est proche de celui de Mehdi et de sa famille : père en prison, mère qui élève seule ses enfants… Les situations sont, elles aussi, tirées de la réalité.
Pour vous, faire du cinéma passe forcément par cette connexion au réel ? Oui, ça nous paraît essentiel. Je doute même que nous ayons un jour envie d’inventer un univers de toutes pièces. On aime raconter des choses qui nous sont proches, en espé-rant trouver un angle singulier.
Avec le désir de faire changer le regard des gens sur cette « vraie vie » ? Forcément un peu. Même si ça peut paraître prétentieux du haut de nos deux seuls films. C’était en tout cas notre ambition avec Patients,qui aborde le monde méconnu du handicap. SurLa Vie scolaire,le point de départ est forcément différent car l’école, a priori, tout le monde connaît. Mais pas
forcémentcelledecesquartiers-là.Ona aussi eu envie de célébrer ce boulot de prof – trop souvent dévalorisé alors qu’on leur confie nos gamins neuf mois sur douze dans l’année ! Et de mettre un coup de pro-jecteur sur le métier de CPE [conseiller principal d’éducation], particulièrement passionnantdanscesquartiers,oùilsontun rôle plus social qu’ailleurs.
Plus jeune, quels films vous ont marqué, vous le gamin de Seine-Saint-Denis ? Sans hésitation,La Hainede Kassovitz, que j’ai découvert à 18 ans... Je l’ai trouvé fort et juste. Alors que dans la plupart des autres films qui se plaçaient sur ce terrain-là, je ne reconnaissais jamais ma vie. Comme si leurs réalisateurs n’avaient jamais mis les pieds en banlieue. Voilà pourquoi je trouve passionnant qu’aujourd’hui, ceux qui s’em-parent de ces sujets viennent, comme nous, de ces quartiers. L’avenir dira si nous sommes de bons réalisateurs ou de bons scénaristes. Mais, au moins, on sait de quoi on parle. En disant cela, je pense évidem-ment à Ladj Ly avecLes Misérables...
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© ROMAIN COLE
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