Rock et Folk du 19-07-2019

Rock et Folk du 19-07-2019

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Date de parution 19 juillet 2019
Langue Français
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B R I A N J O N E S  RD
6,50 A O U T 2 0 1 9 F:
 624 H 
L 19766
AOUT 2019 N°624 / 6,50/ MENSUEL BEL 7,15SUISSE 11,30 CHF LUX 7,15PORTUGAL CONT 7,40CAN 11,30 $ CAN/ITA 7,40DOM 7,40N CAL (S) 975 XPF POL (S) 1090 XPF ESPAGNE 7,40ILE MAURICE 7,40
R O C K & F O L K N ° 6 2 4
Edito
Les chaussures du diable Rock&Folk numéro 31, août 1969, pages 3 et 4, Philippe Paringaux réagit à la récente disparition de Brian Jones : “Les Rolling Stones sont nés, et Brian Jones a commencé de mourir... Succès, scandales, procès, tonnes d’argent, jolies filles, drogue, vêtements incroyables, tournées mondiales, hordes de fans, somptueuses voitures, largement de quoi alimenter la haine d’une génération et susciter l’adoration de l’autre. Brian Jones obtient tout de la vie, sauf le bonheur. Il est un Stone, et pourtant, il n’est pas comme les autres... jamais il ne possédera le réel cynisme de Mick Jagger, jamais il n’atteindra au hautain détachement de Keith Richard ni au tranquille équilibre de Charlie Watts et Bill Wyman...” Plus loin :“Rolling Stone pendant huit ans, Brian Jones ne pouvait plus être autre chose que cela. Mais les autres ne voulaient plus de lui.” Il explique :“S’il n’y a qu’une chose que les Rolling Stones respectent, c’est leur musique. Brian Jones, et en ce sens il est allé encore plus loin que les autres, ne respectait plus cette musique.” Et il conclut :“Brian Jones ne s’est pas suicidé, non, je ne crois pas, il était trop acharné à se détruire pour seulement y penser... Alors que les journaux anglais ne parlaient que des nouveaux Stones et de leur prochain concert à Hyde Park. Alors que l’on vantait les qualités musicales de Mick Taylor. Alors que plus personne, déjà, ne parlait de Brian Jones... Mick Jagger a lu avant le concert, quelques vers de Shelley qui voulaient signifier que Brian Jones n’est pas mort... Sans doute voulaitil s’en persuader luimême plus que la foule. Je lui souhaite d’avoir réussi. Mais ce n’est pas vrai, Brian Jones est mort, et il le sera bientôt de tous. Sauf des Rolling Stones, à qui chaque note de musique, chaque scène dans le monde, chaque aéroport, chaque photo ancienne rappelleront leur ami. Et le souvenir leur fera mal, toujours.”
C’était il y a 50 ans.
Aujourd’hui, l’inaugurateur du rebattu club des 27 aurait, c’est mathématique, 77 ans. Auraitil vieilli avec cette élégance décharnée des vieux Anglais en seersuker ? Auraitil encore des cheveux ? Blancs ? Teints ? Porteraitil des chaussures confortables ? Genre Mephisto, hein, rapport au diable. Auraitil appris à nager ? Il serait sans doute plusieurs fois arrièregrandpère... Mais à quoi auraitil occupé ces cinquante années, comme homme et comme artiste ? Quelle musique joueraitil ? En joueraitil encore ? Auraitil reparlé aux Rolling Stones ? Questions sans réponse, bien sûr. Brian Jones est mort le 3 juillet 1969, il y 50 ans et il n’a pas vu l’homme marcher sur la Lune. Il n’a pas vu les trottinettes électriques non plus.
VINCENT TANNIERES
AOUT 2019R&F003
Sommaire624 Parution le 20 de chaque mois
Mes Disques A Moi MARC DUFAUD12 Christophe Ernault
Prospect THE LIMBOOS16 Isabelle Chelley
Tête d’affiche AMYL AND THE SNIFFERS18 Jérôme Reijasse TYLER BRYANT & THE SHAKEDOWN20 Jonathan Witt MATTIEL22 Basile Farkas
In memoriam DR JOHN24 Thomas E. Florin ZDAR30 Olivier Cachin
En vedette MAC DeMARCO32 Thomas Andrei SUICIDE38 Alexandre Breton JERRY SCHATZBERG42 Isabelle Chelley KRAUTROCK48 Jérôme Soligny
Photo Archives Rock&FolkDR 24Dr John
En couverture BRIAN JONES54 Benoît Sabatier, Nicolas Ungemuth & Basile Farkas www.rocknfolk.com La vie en rock CONNAISSEZVOUS LE BUSKING ?64 Patrick Eudeline 54Brian Jones COUVERTURE PHOTO : GETTY IMAGES GRAPHISME : FRANK LORIOU RUBRIQUESEDITO003COURRIER006TELEGRAMMES010DISQUE DU MOIS069DISQUES070REEDITIONS078REHAB’082VINYLES084 DISCOGRAPHISME086QUALITE FRANCE088HIGHWAY 666 REVISITED090ERUDIT ROCK092FILM DU MOIS094CINEMA095SERIE DU MOIS097DVD MUSIQUE098BANDE DESSINEE100LIVRES101AGENDA102LIVE106ROCK’N’ROLL FLASHBACK113PEU DE GENS LE SAVENT114
Rock&Folk92587 Clichy Cedex Tél : 01 41 40 32 99 – Fax : 01 41 40 34 71 – e-mail : rock&folk@editions-lariviere.comEspace Clichy - Immeuble Agena 12 rue Mozart Président du Conseil de SurveillancePatrick CasasnovasPrésidente du DirectoireStéphanie Casasnovas Directeur GénéralFrédéric de WatrigantEditeurPhilippe Budillon Rédacteur en ChefVincent Tannières(32 99)Rédacteur en Chef adjointBasile Farkas(32 93) Chef des InfosYasmine Aoudi(32 94)Chef de la rubrique LiveMatthieu Vatin(32 99)Conseiller de la RédactionJérôme Soligny PUBLICITE : Directeur de PublicitéCaptif : Thierry Solal (33 01)Directeur de PublicitéHors Captif : Olivier Thomas (34 82) Assistante de PublicitéJuliette Prime (32 05) PHOTOGRAVURE Responsables :Béatrice Ladurelle (31 57), Agnès Delaveau-Bidart (34 89), Flavien Bonanni (35 29),
Ont collaboré à ce numéro :Christophe FavièreVENTES (Réservé aux diffuseurs et dépositaires) :Emmanuelle Gay (56 95)
ABONNEMENTS : Promotion Abonnements :Carole Ridereau (33 48)Abonnement :France 1 an-12 numéros : 66,30Suisse et autres pays et envoi par avion : nous contacter au (33) 03 44 62 43 79 ou sur : abo.lariviere@ ediis.frCORRESPONDANCE : Accueil clientsVENTE PAR 03 44 62 43 79 Commande par Carte Bancaire ou sur www.rocknfolk.frCOMPTABILITEFax : 01 41 40 32 58(32 37) Directeur de la Publication et Responsable de la Rédaction :Patrick Casasnovas IMPRESSION :Imprimerie de Compiègne Zac de Mercières 60205 Compiègne Cedex. Papier issu de forêts gérées durablement, origine du papier : Suède, taux de fibres recyclées : O%, certification : PEFC/ EU ECO LABEL, Eutrophisation : 0,01 kg/ tonne. DIFFUSION :MLP – Rock&Folk est une publication des Editions Larivière, SAS au capital de 3 200 000 euros.Dépôt légal :Imprimé en France.3eme trimestre 2019. Printed in France/ C om m ission paritairen° 0520 K 86723ISSNn° 07507852Numéro de TVA Intracommunautaire :FR 96572 071 884 CCP 11 5915A Paris RCS Nanterre B 572 071 884 Administration :Fax : 01 41 40 32 50.12, rue Mozart 92587 Clichy Cedex – Tél : 01 41 40 32 32 LES MANUSCRITS ET DOCUMENTS NON INSERES NE SONT PAS RENDUS.
Courrier des lecteurs
Viré de la planche de surf
Illustration Jampur Fraize
A l’ouest California Dream. Dans l’article West Coast, Christophe Ernault à viré certains acteurs de la planche de surf. Séance de rattrapage avec : Bill LaBounty le Paul Simon de la plage et son “Livin’ it Up” magistral, Andrew Gold, le Bowie du club de plongée ; England Dan (Seals) & John Ford Coley, les Hall et Oates des palmiers ; le grand frère de Dan, en duo également, Seals & Crofts, les préférés de Trump pour leur manifeste contre l’avortement (leur seul album à éviter) ; Brewer & Shipley, les dealers de la piscine ; Bread et son leader David Gates, les America du Pacifique ; Pablo Cruise, les Wishbone Ash de l’océan ; Larsen Feiten Band et Feiten tout seul avec Full Moon, les classieux jazzy du yacht ; Robbie Dupree, l’exilé de la côte est ; et Johnny Rivers et son irrésistible album “New Lovers And Old Friends”. Recto de la pochette : le soleil couchant sur les collines de Hollywood et JR qui joue de la guitare devant sa décapotable pour trois filles bronzées et au verso le lever du soleil et dans la voiture JR une fille et la guitare. Tout est là : la magie de la musique californienne. PATRICE DRAIN
Sur JJ Cale Bonjour, cinq albums essentiels, mais ils sont tous essentiels ! Un en particulier que Bertrand Bouard a oublié, c’est : “TravelLog”, le disque qui tranche le plus par rapport aux autres, c’est celui qui rue le plus dans les brancards (c’est quand même pas du ZZ Top). Je ne vous en veux pas car votre article est vraiment à la hauteur du monsieur. Sincères salutations. JEROME CROUVIZIER
006R&FAOUT 2019
La fin du blues ? Comment ça“clore cette rubrique”? Et puis quoi encore ? Le blues est un pilier du rock d’hier, d’aujourd’hui et de demain. Comment comprendre le rock sans parler du blues ? Je ne me suis pas abonné pour voir mon sapin de Noël mensuel perdre ses boules ! J’espère que vous allez fissa nous trouver quelque chose pour remplacer Beano Blues, pour continuer d’en parler, du blues. Beano Blues, pour moi, fait partie de ces rubriques qui m’assurent une qualité minimum de mon Rock&Folk, quel que soit le sommaire. Obligatoire, cette rubrique est obligatoire ! THIERRY SIBOT PS : Je veux bien le dernier Paul Personne d’ailleurs.
Jack et les smartphones L’Olympia, le 26 mai. La playlist d’avantconcert balance dans la sono le titre de 1976 des Nerves, “Hanging On The Telephone”, avant le set des Raconteurs. Petit clin d’œil aux apprentisBig Brother, maniaques des selfies et autres réseauxsociopathes puisque le gang de Jack White, qui n’a jamais été un fan du progrès technologique, avait décidé d’interdire les téléphones portables, soigneusement bouclés dans des étuis distribués à l’entrée de la salle. Bien qu’étant habituellement allergique à toute privation de libertés individuelles, je dois avouer que je me réjouissais pourtant de cette initiative. Car il s’agit ici en fait de libération.
Tyler Durden nous avait prévenus à la fin du siècle dernier :“Les choses qu’on possède finissent par nous posséder.”Pas besoin d’être un fin observateur de la société actuelle pour constater que la sentence frappe en plein dans le mille en ce qui concerne notre addiction aux smartphones. Outre le fait que c’est franchement cool de pouvoir profiter pleinement d’un concert en 2019 sans une forêt d’écrans parasites, ça a accentué le sentiment de privilège d’assister à un grand moment de rock. Le groupe a quitté la scène sous une ovation méritée. C’est aussi plus facile d’applaudir sans un téléphone greffé dans la main. DAVID DELACENCELLERIE
Courrier des lecteurs
Il fallait se donner énormément de mal pour parvenir à un look aussi hirsute
Epinards et metal J’aime beaucoup Mes Disques A Moi, cette visite introspective musicale qui révèle des chemins, des constructions, ou une éducation à chaque fois intimes mais aussi profondément universels, auxquels il est agréable de s’identifier ou s’opposer, et qui permet d’entrer en communion avec vos invités, pour peu que l’on ait évolué, grandi dans le même balisage. Celui de la jeunesse. Dans votre numéro de juin, j’ai beaucoup aimé les commentaires de JeanEric Perrin sur la mort du rock après Nirvana (encore que je n’ai pas saisi si c’est Cobain qui a eu sa peau) ou du flow depuis la généralisation de l’Auto Tune. Mais de l’AutoTune à la sortie de route il n’y avait qu’un pas que Perrin franchit allègrement et sans même laisser une trace de freinage une poignée de lignes plus loin, en justifiant l’universalité de ses goûts par son allergie au seul metal, alors qu’on ne lui avait rien demandé. Il rejoint ainsi Chamfort qui trois numéros plus tôt, alors qu’Ernault lui demandait uniquement s’il y avait un album de “pur rock’n’roll à base de guitares” qui trouvait grâce à ses oreilles, déclarait“je n’aime pas le hard rock”. Ce n’était pas la question, mais c’était bien sa réponse. Dans cette magnifique rubrique, le metal confirme ainsi régulièrement sa destinée : être à la musique ce que les épinards sont aux aliments préférés des enfants. Une histoire de teneur en fer, certainement. CHRISTOPHE Z. DARRAS
Hic Rivers Bien vu monsieur Tannières pour l’énorme différence de traitement dans les médias entre messieurs Hallyday et Rivers suite à leur décès. Prenez un journal comme, au hasard, ce vénéré Rock&Folk : Pour Johnny, dans le numéro 605, une couverture et vingt pages à l’intérieur. Pour Dick, dans le numéro 622, juste une mention couv’ et deux pages reléguées en fin de magazine. Quel scandale effectivement ! Sans esprit de polémique également... BRUNO SWINERS
008R&FAOUT 2019
Fontaines publiques Si l’on vivait dans un monde sain et non cette sombre merde, “Liberty Belle” de Fontaines DC devrait passer vingtquatre heures sur vingtquatre sur toutes les radios et toutes les télévisions de la planète. Merci. JR
Douilles Si une chose demeure inchangée dans le rock, c’est sa passion pour la chevelure. Au point que parfois il ne soit pas exclu de se demander si l’endroit ne serait pas, de par cette absence de sobriété manifeste, un salon de coiffure gigantesque. La musique ? Un prétexte à ces excentricités capillaires. Et si les choses dans le rock se jouaient finalement à un cheveu ? David Bowie luimême, ce grand phare, disant rétrospectivement de ses années mod :“J’étais invisible, personne ne me voyait. Jusqu’au jour où j’ai teint mes cheveux en rouge”. Echantillons. Et arguments à la clé.“L’univers est étendu sur tes cheveux”(“Jeepster”, T Rex). “Les cheveux longs font partie de la musique, maman. Avec les cheveux courts, je ne peux pas faire du rock”(James Hetfield). Cherchant un nouveau nom pour son groupe, après l’épisode éphémère de The Detours, Pete Townshend raconte :“J’ai pensé à The Hair. La coupe de cheveux était tout, à l’époque”.“Laissezvous pousser les cheveux”(slogan placardé par John Lennon et Yoko Ono, lors d’un bedin pour la paix).“On se laissait pousser les cheveux parce qu’il n’y avait plus personne pour nous l’interdire, et parce qu’on avait l’âge, et parce que ça nous allait bien” (Keith Richards).“Mes cheveux ont si souvent changé”(Siouxsie).“L’autre chose qui était exigée pour faire partie d’un groupe était de se teindre les cheveux avec des couleurs variées, du coup nous volions des flacons de teinture au supermarché et changions la couleur de nos cheveux presque chaque semaine”(Johnny Marr). “Il fallait que je me déverse des litres d’Aqua Net sur les tifs pour qu’ils tiennent un peu debout. Si quelqu’un
avait allumé une allumette à côté de moi, je me serais transformé en torche humaine”(Steve Jones).“La spécialité de Sid(Vicious), c’était d’arriver à raidir ses cheveux comme Bowie. Il prenait deux chaises dans son salon et les plaçait devant le four (...). Il était là avec son casque à la Bowie qu’il avait passé deux jours à arranger la tête dans le four — parce que l’idée d’utiliser du gel ou un sèchecheveux ne lui avait jamais traversé l’esprit”(John Lydon).“On avait tous décidé de se décolorer les cheveux. Le lendemain j’avais acheté une coloration appelée Born Blonde : ça m’avait coûté 1,25 livre, la peau du c... Je suis rentré chez moi, j’ai enfilé le bonnet en plastique et je me suis décoloré les tifs. Ma mère m’a flanqué une belle rouste”(Peter Hook).“Du coup, j’ai décidé de me faire couper les cheveux très court et de me les teindre en vert”(John Lydon).“L’idée de cette coiffure hérissée était d’avoir l’air de sortir du lit après une nuit d’enviable débauche — même si, en vérité, il fallait se donner énormément de mal pour parvenir à un look aussi hirsute, particulièrement pendant la phase sèchecheveux, où on restait longtemps la tête en bas”(Rod Feather CutStewart). Bon, après ça, besoin d’un petit rafraîchissement ? D.A. HOZIER-DURR
Fait du Prince Bonjour. Franchement il faut arrêter avec ces pochettes d’album post mortem. Dernière en date : Prince. On n’est pas contre des versions unrealeaseddes artistes décédés, mais merde on ne veut pas des pochettes à chier. La solution : pochette noire. Respect bordel. NICOLAS AUBREE
L’homme à la chevelure de jais Il y a encore quelques mois, la disparition de Dick Rivers ne m’aurait pas — malgré mon respect de l’humain — touché plus que ça. La nouvelle aurait été noyée dans le flot des disparitions d’(ex) célébrités que les chaînes télé vous annoncent en fin de journal. Rick Parfitt, Lemmy... Oui, ça m’avait remué. Question de goûts, de génération, de souvenirs, de crise pubertaire. Et puis... un copain retraité, génération Johnny – pas ma tasse de thé non plus – me traîne à un concert du félidé démodé, quelques jours avant Noël, près d’Avignon. Bien que quinqua, je suis un des plus jeunes. Pour les fauteuils cassés comme dans les sixties — fantasme inavoué —
je repasserai... L’homme à la chevelurede jais à faire pâlir le Lucien de Margerin enchaîne les morceaux d’une autre époque, d’un monde révolu. S’il n’y avait eu ce premier album d’Au Bonheur Des Dames (superbe, à redécouvrir d’urgence en ces temps macroniens) que j’écoutais en boucle en sixième, “Twist A Saint Tropez” m’aurait plus évoqué Louis de Funès et son Cruchot qu’autre chose... Et puis... je tape du pied, fais des claquettes sur mes genoux (oui, nous étions assis, Dick n’avait pas été programmé au Hellfest), écoute le bonhomme dont la lente gestuelle trahit quelques soucis physiques, pour une prestation, au final, professionnelle et aboutie. Le pote retraité m’ayant offert le vinyle avec la pochette dessinée par Morris (Lucky Luke) me suggère de la faire signer. “Hé, c’est pas vraiment le gars qui marche plus vite que son ombre, il doit être épuisé, là”. Mais le Dick, c’est chic. Et monsieur Rivers arrive, s’installe à une table, dédicace tout ce que vous voulez malgré une fatigue évidente... Le collège dans lequel je travaille a pour coutume de mettre une chanson d’un artiste récemment disparu (Aznavour, Johnny...) en guise de sonnerie. Dick Rivers — qui déplorait de ne jamais avoir été invité par Drucker à ses émissions — a été refusé par ma direction. Rejeté par l’éducation nationale, rejeté par l’establishment... Rock’n’roll, non ? LAURENT BOURRELLY
Il ne serait pas un peu bouchonné ? Bonjour, la sortie d’un album de Doherty se rapproche désormais de la tradition du beaujolais nouveau. Cette année, la nouvelle galette de Peter a un petit goût iodé. DENI
Rupture de stock En feuilletant le dernier Rock&Folk je tombe sur l’exemplaire de juillet 1979 avec en couverture Brian Jones et les Rolling Stones. Je retourne aussitôt chez le vendeur de journaux : il ne l’avait plus. PATRICK MOALIC
Ecrivez à Rock&Folk, 12 rue Mozart 92587 Clichy cedex ou par courriel à rock&folk@editionslariviere.com Chaque publié reçoit un CD
Télégrammes PAR YASMINE AOUDI
AMITSOUKO Du 27 au 29 septembre se tiendra à la Philharmonie de Paris ce petit festival sous la direction de Catherine Ringer. Annoncés le 27 : Minuit, Lulu Van Trapp et Fat White Family. Le 28 et 29, la chanteuse réinterprétera le répertoire des Rita Mitsouko, en parallèle de la sortie d’un coffret réunissant toute l’œuvre du duo.
FIONA APPLE La chanteuse new-yorkaise fait don de 2 ans de royalties de son album “Criminal” paru en 1996, pour venir en aide aux réfugiés.
BELLE AND SEBASTIAN Les Ecossais ont livré la BO du film “Days Of The Bagnold Summer” de Simon Bird. Elle contient 11 nouvelles chansons et les versions réenregistrées de “Get Me Away From Here I’m Dying” et “I Know Where The Summer Goes”. Parution le 13 septembre.
CABARET VERT ème Pour sa 15 édition, le festival de Charleville-Mézières réunira du 22 au 25 août : Patti Smith, Steve Gunn, Dylan LeBlanc, Oh Sees, Prophets Of Rage, Airbourne, IAM, Kelley Stoltz, Courtney Barnett...
010R&FAOUT 2019
Crumb
Death Valley Girls
PHIL CAMPBELL L’ex-Motörhead et ses Bastard Sons passeront par Paris, le 27 septembre au Café de la Danse.
CIDISC ème La 94 Convention Interna-tionale des Disques de Collection aura lieu les 5 et 6 octobre à Paris (Espace Champerret).
CREEDENCE CLEARWATER REVIVAL 50 ans après et pour la première fois, la prestation du groupe de John Fogerty à Woodstock sera disponible au format CD et téléchargement numérique. “Live At Woodstock 1969” sortira le 9 août.
DAVID CROSBY “Remember My Name”, un documentaire consacré à l’ex-Byrds, produit par Cameron Crowe et réalisé par AK Eaton est annoncé courant juillet.
SHERYL CROW La native du Missouri revient avec “Threads”, un album de duos en compagnie de Stevie Nicks, Willie Nelson, Keith Richards, St Vincent, Emmylou Harris, Margo Price... Photo Salim GarciaDR CRUMB La relève psyché-pop de Brooklyn passera par le Pop-Up Du Label (Paris) le 6 septembre.
THE CULT Ian Astbury et sa clique rééditent leur pierre angulaire “Sonic Temple”, sortie voici trente ans.
ETIENNE DAHO Frédéric Tallieux signe une biographie, “L’Eden Retrouvé”, consacrée au dandy de la pop. En librairie le 22 août, aux éditions Le Mot Et Le Reste.
DEATH VALLEY GIRLS Les énervés de Los Angeles formés autour de Bonnie Bloomgarden et Larry Schemel soutiendront leur garage punk les 25 juillet à L’espace B (Paris) et les 26 et 27 au Binic Folk Blues Festival.
Photo Michael HaigtDR
Au Louvre, je regardais Mona Lisa et j’ai entendu sa voix. Elle m’a dit :‘Te souviens-tu de moi quand nous étions amants, dans un autre temps ?’Et bien sûr, j’ai dit :‘Oui !’CARLOS SANTANA
GONZAÏ NIGHT Pour sa soirée de rentrée nos confrères de Gonzaï recevront à la Maroquinerie Bruit Noir, Blackmail et Gontard, un vendredi 13 septembre.
HIVES Après “I’m Alive”, les garagistes suédois ont dévoilé un deuxième nouveau morceau, “Good Samaritan”. Ils seront en concert le 31 juillet à l’Estivale Open Air à Estavayer-le-Lac (Suisse).
BRITTANY HOWARD La chanteuse des Alabama Shakes se produira à l’Alhambra (Paris) le 4 septembre. Le 20 du même mois, sortira un premier album très personnel, “J’Aime”, hommage à sa sœur aînée décédée.
L’EPEE Le supergroupe qui rassemble Emmanuelle Seigner, Anton Newcombe et les Limiñanas sortira son premier album, “Diabolique”, le 6 septembre dans les bacs. Ils seront au festival Levitation, le 21 septembre à Angers.
FESTIVAL LES ESCALES Franz Ferdinand, Jeanne Added, Charlotte Gainsbourg, Sepultura, Manu Dibango investiront le port de Saint-Nazaire pour ème cette 28 édition programmée du 26 au 28 juillet.
FLAMING LIPS Wayne Coyne récidive avec un nouvel album, “King’s Mouth”. Celui-ci a été initialement publié lors du Record Store Day, dans un tirage limité à 4000 vinyles dorés.
DAVID GILMOUR Le propriétaire des Colts D’Indianapolis, Jim Irsay vient de se délester de plus de 5 millions de dollars pour l’acquisition de 2 guitares du soliste de Pink Floyd : une Martin D-35 de 1969 et la fameuse Fender Stratocaster noire, datant de la même année.
Ride
HOLY SERPENT Les Australiens psychédéliques feront escale à Lille le 15 septembre (lieu à venir) et Paris le 19 au Cirque Electrique, en amont d’un nouvel album espéré le 4 octobre.
LEVITATION FRANCE Le festival psychédélique des Black Angels reçoit pour sa septième édition au Quai (Angers) les 20 et 21 septembre : L’Epée, Fat White Family, Frustration, King Khan’s Louder Than Death, The Warlocks, Night Beats, Black Midi, Mystic Braves, Mattiel...
RIDE Le groupe de Mark Gardener et Andy Bell revient avec un sixième album, “This Is Not A Safe Place” le 16 août et qu’il défendra au Trianon (Paris) le 13 février 2020.
ROCK EN SEINE A l’affiche du festival, du 23 au 25 août au domaine national de Saint-Cloud : The Cure, Royal Blood, Aphex Twin, Foals, Bagarre, Balthazar, Catastrophe, Cannibale, Deerhunter, Eels, Johnny Marr, Murder Capital...
UNIVERSAL Les ayants droit de Tom Petty et du rappeur Tupac s’associent pour une plainte collective d’artistes contre Universal, accusé d’avoir passé sous silence l’ampleur d’un incendie survenu en 2008 dans un entrepot où aurait été détruit 500 000 enregistrements originaux.
Condoléances Dave Bartholomew(trompettiste PhotoeDtRchanteur américain),Paul Benjamin(Acteur, “Macadam Cowboy”),Susan Bernard (actrice, mannequin américain), OASIS La fratrie Gallagher poursuitSpencer Bohren(chanteur, ses chicanes par réseaux sociaux guitariste américain), interposés. Liam a menacéJean-Guillaume Bouyssy(président l’épouse de son frère, Sara de l’association Reggae Sun Macdonald qui l’avait qualifié de Ska),Gary Duncan(guitariste et “gros garçon”, par ces propos, chanteur Quicksilver Messenger envoyés à sa nièce via WhatsApp : Service),João Gilberto(chanteur “Dis à ta bellemère de faire trèsbrésilien, inventeur de la attention.”Riposte cinglante de bossa nova),Guillermo Noel :“Tu as toujours été douéMordillo(dessinateur de bande pour intimider les femmes.”dessinée argentin),Sylvia Reuben Lee(actrice américaine), PIXIESAnne Vanderlove(auteure-A la faveur de son septième compositrice-interprète album, “Beneath The Eyrie” française),Zdar(Philippe attendu le 13 septembre, le Cerboneschi, producteur groupe de Black Francis jouera à et membre de Cassius), l’Olympia (Paris) le 19 octobre,Zappy Max(animateur radio). à Lyon le 20 et à Rennes le 21.
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