Rock et Folk du 20-09-2019

Rock et Folk du 20-09-2019

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Presse
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Date de parution 20 septembre 2019
Langue Français
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OCTOBRE 2019 N°626 / 6,50MENSUEL BEL 7,15SUISSE 11,30 CHF LUX 7,15PORTUGAL CONT 7,40CAN 11,30 $ CAN ITA 7,40ILE MAURICE 7,40DOM 7,40N CAL (S) 975 XPF POL (S) 1090 XPF ESPAGNE 7,40I G G Y O P
 RD
6,50 O C T O B R E 2 0 1 9 F:
 626 S 
L 19766
R O C K & F O L K N ° 6 2 6
Edito
Un saurien et deux vauriens Iggy, ce mec ! Là. Violent. Instinctif et intelligent. Animal, ce n’est rien de le dire. Beau. L’insolence inchangée du gamin de Detroit. Gavroche aux yeux clairs, inquiétants et intenses, le corps en sang parfois. De ce gosse devenu homme mais jamais adulte, abîmé par les excès, à celui musculeux, apaisé enfin et parfois acteur, jusqu’au Iggy des publicités et du jazz, celui d’aujourd’hui. Le torse souvent nu et pluslibreque jamais. Le visage marqué par ses batailles. Vivant. Barack Obama déclarait cela au moment de la disparition de l’écrivaine Toni Morrison :“Quel cadeau d’avoir pu respirer le même air qu’elle”. C’est exactement ce que l’on ressent, ici, quand on parle d’Iggy pop.
Rien à voir. C’était il y a dix ans, le vendredi 28 août 2009. 22 h 30 environ. Sur les écrans du festival Rock En Seine, cette phrase :“A la suite d’une altercation au sein du groupe le concert d’Oasis est annulé”.Le motannuléest souligné. Le groupe se sépare de cette manière brutale, comme le fut son histoire. Achevant ainsi sa domination et mettant peutêtre fin aussi au rock dans ce qu’il avait, en tout cas, d’excès et de clichés. Car il faut le reconnaitre aujourd’hui, Oasis cochait toutes les cases que la nostalgie de l’époque réclamait. Musique comprise. Un groupe de frères que beaucoup de choses opposent mais que la vanne brillante et peu correcte rapproche. Une enfance prolo, sous les coups d’un père tyrannique. Le chômage, les joints. L’envie viscérale de s’en sortir, comme les groupes adorés des années 1960, par la musique, dans une Manchester “des raves et des ecstasys”.Et l’ascension. Imparable. Fulgurante. Balayant le grunge d’un revers de main à bagouse au petit doigt et gourmette au poignet. Mettant BeatlesetSex Pistols au même programme ! Devenant planétaire. C’est ce que raconte le documentaire “Supersonic” de Mat Whitecross, récemment diffusé par Arte situant, lui, la chute à l’apogée. Dès 1996. Après les concerts gigantesques de Knebworth. Brillant. Depuis la rupture, Liam chante toujours merveilleusement, mais des chansons moins bonnes, pendant que Noel, lui, chante toujours aussi moyennement, des chansons moins bonnes également. Ce qui interroge sur l’alchimie d’un groupe de musiciens, capables ensemble de merveilles impossibles à reproduire seul. Les exemples sont innombrables. N’estce pas Paul, Ray, Mick, Pete...
VINCENT TANNIERES
OCTOBRE2019R&F007
Sommaire626 Parution le 20 de chaque mois
Ce numéro comprend un CD déposé sur la totalité de la diffusion abonnés.
www.rocknfolk.com
Mes Disques A Moi JEROME FERRARI14 Thomas Andreï
Tête d’affiche TEMPLES18 Jean-Emmanuel Deluxe RIDE20 Alexandre Breton
En vedette L’EPEE22 Thomas E. Florin PIXIES26 Basile Farkas LIAM GALLAGHER30 Vincent Hanon JON SPENCER34 Isabelle Chelley ERIC BURDON38 Bertrand Burgalat THE CULT42 Jonathan Witt MANO NEGRA46 H.M.
Story GLEN CAMPBELL50 Nicolas Ungemuth
En couverture IGGY POP56 Jérôme Soligny
La vie en rock PETER FONDA64 Patrick Eudeline
Photo DR 30Liam Gallagher
56Iggy Pop COUVERTURE PHOTO : ROB BAKER ASHTONDR GRAPHISME : FRANK LORIOU RUBRIQUESEDITO007COURRIER010TELEGRAMMES012DISQUE DU MOIS069DISQUES070REEDITIONS078REHAB’082VINYLES084 DISCOGRAPHISME086QUALITE FRANCE088HIGHWAY 666 REVISITED090ERUDIT ROCK092FILM DU MOIS096CINEMA097SERIE DU MOIS099DVD MUSIQUE100BANDE DESSINEE102LIVRES103AGENDA104LIVE108ROCK’N’ROLL FLASHBACK113PEU DE GENS LE SAVENT114
Rock&FolkTél : 01 41 40 32 99 – Fax : 01 41 40 34 71 – e-mail : rock&folk@editions-lariviere.com92587 Clichy Cedex Espace Clichy - Immeuble Agena 12 rue Mozart Président du Conseil de SurveillancePatrick CasasnovasPrésidente du DirectoireStéphanie Casasnovas Directeur GénéralFrédéric de WatrigantEditeurPhilippe Budillon Rédacteur en ChefVincent Tannières(32 99)Rédacteur en Chef adjointBasile Farkas(32 93) Chef des InfosYasmine Aoudi(32 94)Chef de la rubrique LiveMatthieu Vatin(32 99)Conseiller de la RédactionJérôme Soligny PUBLICITE : Directeur de PublicitéCaptif : Thierry Solal (33 01)Directeur de PublicitéHors Captif : Olivier Thomas (34 82) Assistante de PublicitéJuliette Prime (32 05) PHOTOGRAVURE Responsables :Béatrice Ladurelle (31 57), Agnès Delaveau-Bidart (34 89), Flavien Bonanni (35 29), Ont collaboré à ce numéro :Christophe FavièreVENTES (Réservé aux diffuseurs et dépositaires) :Emmanuelle Gay (56 95) ABONNEMENTS : Promotion Abonnements :Carole Ridereau (33 48)Abonnement :France 1 an-12 numéros : 66,30Suisse et autres pays et envoi par avion : nous contacter au (33) 03 44 62 43 79 ou sur : abo.lariviere@ ediis.frVENTE PAR CORRESPONDANCE : Accueil clients03 44 62 43 79 Commande par Carte Bancaire ou sur www.rocknfolk.frCOMPTABILITEFax : 01 41 40 32 58(32 37) Directeur de la Publication et Responsable de la Rédaction :Patrick Casasnovas IMPRESSION :60205 Compiègne Cedex.Imprimerie de Compiègne Zac de Mercières Papier issu de forêts gérées durablement, origine du papier : Suède, taux de fibres recyclées : O%, certification : PEFC/ EU ECO LABEL, Eutrophisation : 0,01 kg/ tonne. DIFFUSION :MLP – Rock&Folk est une publication des Editions Larivière, SAS au capital de 3 200 000 euros.Dépôt légal :3eme trimestre 2019. Printed in France/ Imprimé en France. C om m ission paritairen° 0520 K 86723ISSNn° 07507852Numéro de TVA Intracommunautaire :FR 96572 071 884 CCP 11 5915A Paris RCS Nanterre B 572 071 884 Administration :12, rue Mozart 92587 Clichy Cedex – Tél : 01 41 40 32 32 Fax : 01 41 40 32 50.LES MANUSCRITS ET DOCUMENTS NON INSERES NE SONT PAS RENDUS.
Courrier des lecteurs
Brian Jones était un excellent nageur
Illustration Jampur Fraize
La piscine Bonjour Rock&Folk, juste ce petit mot, déjà pour vous remercier de la superbe couverture du numéro d’août, j’avoue j’avais du mal à y croire en apercevant mon idole de toujours, Brian Jones. De petits détails me gênent néanmoins. Vincent Tannières avec la petite phrase inappropriée“auraitil appris à nager”fait tache ! Car, si il s’était bien renseigné, Brian Jones était un excellent nageur aux dires de ses anciennes connaissances, mais bon, passons. Deuzio, à aucun moment vous ne faites allusion à son assassinat par l’entrepreneur qui bossait chez lui et qui l’a noyé ! Ce qui ne fait plus de doute aujourd’hui, son meurtrier l’a lui même avoué sur son lit de mort, Frank Thorogood. Bien sûr, cela ne changerait pas le fait qu’il est mort, mais, quelque part, pour sa dernière compagne Anna Wholin (73 ans aujourd’hui) c’est remettre les pendules à l’heure, et j’invite les fans à lire “The Murder Of Brian Jones” que la vérité soit dite. Merci à Nicolas Ungemuth pour son très bon article, il faut noter que pour connaître un peu plus qui joue quoi sur tel ou tel morceau des Stones, il y a le remarquable bouquin sur les 340 chansons expliquées, qui je dois avouer est, à lui seul, une bonne bible pour les fans, à avoir sous le nez lors d’écoutes attentives. Brian Jones, mon idole dont j’ai entendu l’annonce de sa mort un matin sur RTL, en prenant mon chocolat chaud juste avant d’aller à l’école. J’avais 14 ans. CHRISTIAN WITTEZAELE
010R&FOCTOBRE 2019
Le grain de beauté des Côtes-d’Armor Etre rock en 2019, c’est aller au Binic Folks Blues Folk Festival. Et puis c’est tout ! ANONYME
Iggy ou Bowie mix ? Il était une fois en 2010 un mec de 52 ans, qui, par un bel aprèsmidi d’automne, flânait chez un disquaire du boulevard SaintGermain, Paris sixième, quand dans un bacà soldes il trouva l’album “Raw Power” vendu un euro... Du coup le mec l’acheta, rentra chez lui, et écouta... puis le réécouta et, étant maso, le repassa une troisième fois au cas où, vu que pour les inconditionnels de cette musique, l’album était une pièce angulaire de l’histoire du rock’n’roll ! Il reconnut avoir perdu un euro, et ne comprit pas l’engouement des fans, des critiques et d’autres personnes devant ce déluge de bruit incongru dépourvu de trame musicale, voire de mélodie... Il était une fois en 2019, le même mec, mais aujourd’hui âgé de 60 ans, qui lut un article concernant le premier album des Stooges, dans sa bible musicale depuis 1972 (Rock&Folk, pour ne pas la citer), et curieux, écouta cet album, puis “Fun House” et pour finir “The Weirdness” et décida d’acheter ces trois albums car il prit uneclaqueen écoutant cette musique sortie de nulle part et qui illumina ses oreilles ! Comment avaitil fait pour passer à côté de ces brûlots gorgés de rock à tous les étages ? Mystère ou dédain visàvis de ce groupe ; mais encore une fois, une de plus, grâce à un article de deux pages bien torché dans une presse ditespécialisée, le mec changea d’avis (seuls les imbéciles ne changent pas d’avis, ou ne lisent pas assez bien R&F) Bravo... ALAIN GILET PS : Le mec, eh bien il aime toujours pas cet album nul qu’est “Raw Power”.
Jolis matous Bonjour à tous, Musilac le 14 août, les vieux matous des Stray Cats ont réussi à piquer le public et les copines des Rival Sons qui se trémoussaient sur le côté de la scène pendant leur set. Les deux groupes nous ayant offert deux grands moments de rock, merci et longue vie à eux. Le lendemain, comment dire... Mikkey Dee n’auraitil pas pris dix kilos en passant des fûts de Motörhead à ceux de Scorpions ? Lemmy, tu nous manques beaucoup. GILLES DENIS
Onomatoplaylist Avant l’ère du SMS, royaume souverainiste de la consonne (et du style patronymique automatique), fut celle de l’onomatopée, adoratrice de la voyelle. Et du champs de signifiants surchargé... Des exemples ? “Sha Sha” (Grapefruit), “Sha La La” (Easybeats), “ShaLaLa LaLee” (Small Faces), “Ooh La, La In L.A.” (Slade), “ObLaDi, ObLaDa” (Beatles), “Bama Lama Bama Loo” (Sonics), “Shaka Shaka Na Na” (Countdown Five), “Ohh Poo Pah Doo” (The Cake), “Do The Choo Choo” (Archie Bell And The Drells), “Chattanooga Choo Choo” (Harmony Grass), Oooh Oooh Oooh” (Lloyd Price), “Ooh Poo Pah Doo (Allen Toussaint), “OohWakkaDoo WakkaDay” (Gilbert O’Sullivan), “Va Va Va Voum” (Brett Smiley), “FaFaFaFa Fa (Sad Song)” (Otis Redding), “Uh Huh Oh Yeh” (Paul Weller), “Shimmy, Shimmy, KoKoBop” (Little Anthony & The Imperials), “DongDongDiKiDiKi Dong” (Golden Earrings), “Shu Ba Da Du Ma Ma Ma Ma” (Steve Miller Band), “ShooBeDooBeDooDaDay” (Stevie Wonder), “Ditty Wa Ditty” (Blind Blake), “ZipADeeDooDah” (The Big Three), “Boppa Do Down Down” (The Third Rail), “Choo Choo Mama” (Ten Years After), “PaPaOomMowMow” (Rivingtons). “AwopBopaLoobopAlopBam Boom” ! 2019 y oppose quoi ? Le SMS. Borborygme, théorisation de l’absence (voyelles)... MGMT, SBTRKT, HMLTD, RVG, DIIV (groupes ; “LNZNRDF” de LNZNRDF (album), “DFF” de BRMC, “DvsL” de Albert Hammond, “LSF” de Kasabian,les anticipateurs“XTRMNTR” de Primal Scream, “RDNZL” de Frank Zappa (chansons). Qu’avonsnous sacrifié dans le processus ? Une part de notre innocence/ gaieté/gnangnantise”, assurément. Et de ces élans spontanés fondamentaux qui nous poussent vers les autres. Ce que nous dit en substance cette pratique de 2019, c’est que, manifestement, c’est l’époque de l’économie, pas (plus) du sousentendu faismoisigne.“Chchchchanges !” Mais au fond, c’est Noel Gallagher qui a raison :“La pop, c’est‘ObLaDi, ObLa Da’, on se fout de savoir ce que ça signifie !”. Et Nik Cohn.“Little Richard. Le message disait :‘Tutti Frutti all rootie, tutti frutti all rootie, tutti frutti all rootie, awopbopaloobop alopbamboom !’Comme résumé de ce qu’est vraiment le rock, c’était tout simplement magistral (...). Des nonchansons pour la plupart, composées de musique primaire et des paroles niveau jardin d’enfants comme si chaque syllabe était de l’or liquide. Ses disques (...) sonnaient à peu près pareil : pas de mélodie, pas de paroles – prénéanderthaliens”. EDDY DUROSIER
Pour le plaisir Chercher Black Midi à quatorze heures. “Schlagenheim” de Black Midi est l’album du mois d’août. Et pour cause, l’écoute de ce disque serait“désagréable”,“inaudible”, “éprouvante”... Un champ lexical qui ne laisse que peu de place au dilemme posé par les premières lignes de l’article :“difficile de savoir si l’on aime ou déteste Black Midi”. En intellectualisant trop la musique, ne risqueton pas de perdre cette sensation primaire : le plaisir ? BRIBROU
En attendant le messie Chaque mois je lis Rock&Folk pour m’assurer que le rock est bien toujours mort. Ce moisci, c’est Marc Dufaud qui me rassure dans Mes Disques A Moi (“Là, je pense que c’est vrai”). Du coup, j’ai l’impression de lire un magazine d’histoire et ça flatte mon intelligence. Il faut que ça reste entre nous, mais ça m’ennuierait presque qu’il nous fasse le coup de la résurrection. On ne va pas se mentir, vos couvertures avec les disparus ou les retraités sont les plus authentiques. Et In Memoriam devient mois après mois la seule vraie rubrique d’actualité rock, et aussi la plus informative, celle où l’on fait les découvertes les plus intéressantes. Ça tombe bien, elle est de plus en plus fournie et se rapproche de plus en plus du haut du sommaire. Vous n’y êtes pour rien. Le rock se meurt s’il n’est déjà mort. C’est un fait. Vous m’en avez convaincu. Le rock est mort. La presse est morte. Un jour peutêtre (le plus tard possible) faudratil vivre une expérience de mort imminente pour vous trouver en kiosque ! Cela rendil R&F moins intéressant, moins pertinent ? Curieusement, non. Au contraire. Car vous entretenez la flamme. Et puis un jour, qui sait ? Le messie surgira peutêtre. Et un nouveau cycle débutera. Soyez forts, soyez légers, soyez vigilants et passionnés, et surtout, soyez là ! CHRISTOPHE Z. DARRAS
Les 400 coups Tout à coup je réalise : il y a eu une référence à la Nouvelle Vague sur une couv de Rock&Folk ! Un désir de partenariat avec les Cahiers Du Cinéma peutêtre ? Teneznous au courant de la suite... PHILIPPE
Le col de la Schlucht J’ai une pile de Rock&Folk posée dans un coin de mon salon de mon appartement. Des Rock&Folk achetés depuis les années 1990 et dont me débarrasser me semble impossible, comme de m’amputer d’une partie de ma vie, d’une extension culturellement vitale en papier, nécessaire le jour où le tout numérique partirait en vrille, saiton jamais. Mais depuis de nombreuses années, je m’ennuie un peu à lire les numéros que j’empile encore systématiquement, l’engouement qui motivait dans ma jeunesse s’évaporant avec les années. Sauf que parfois, la curiosité titille, donne envie de trouver quelques disques compacts comme dernièrement avec “Schlagenheim” de Black Midi qu’a décrit Thomas E. Florin dans le numéro du mois d’août. Quel bon disque ! Un disque pas facile à écouter si on est dans une petite forme, à l’image d’une personne atteinte d’anémie voulant à tout prix randonner sur le Sentier des Roches entre le col de la Schlucht et le Hohneck, certes. L’uppercut dont parle Thomas fait du bien, il pétrit le cerveau ramolli. Les morceaux sont à l’image de la pochette, un entassement bordélique mais paradoxalement maîtrisé à l’écoute ! J’en sors peutêtre éprouvé mais souriant. PASCAL MARCILLY
De la Belle Province Merci Rock&Folk pour m’avoir accompagné durant mes vacances en France avec votre numéro 624. La chronique Mes Disques A Moi m’a donné la petite poussée qu’il me manquait pour découvrir enfin Daniel Darc. Résultat, je suis rentré à la maison avec son superbe album “Crèvecœur” et l’excellent maxi sixtitres “Cherchez Le Garçon” de Taxi Girl. Des disques plus difficiles à trouver ici à Montréal. J’ai eu beaucoup de plaisir à lire ce numéro entre Strasbourg et Grenoble spécialement les articles sur Brian Jones, Suicide et le photographe Jerry Schatzberg. Depuis mon retour, il y a quatre jours, je me suis procuré le numéro de juin (R&F 622) qui est celui disponible ici en kiosque présentement (décalage horaire ?). Un autre numéro à ajouter à ma collection R&F, votre magazine qui est toujours essentiel et pertinent. La meilleure preuve est votre article sur Mike Donovan, qui est mon favori des vingt dernières années, un artiste méconnu qui à mon avis mériterait une plus grande reconnaissance. Tout comme vous tous. Je vous lis depuis plusieurs années mais c’est la première fois que je vous écris. Merci. PASCAL MICHEL
Leur rock, c’est blanc, c’est noir,c’est Grys-Grys !
La rigueur incarnée Le dernier article de Patrick Eudeline est comme toujours excellent, précis et documenté. Un must. On attend par contre des groupes en gilets jaunes. Soutien ou rejet ? NICOLAS AUBREE
Sept chefs-d’œuvre Hello ! Nicolas Ungemuth est un provocateur naturellement, c’est aussi pour ça qu’on l’aime. Mais bon, tout fan d’Iggy qui se respecte ne peut laisser passer, sans réagir, une affirmation odieuse telle que cellelà : “Le dernier bon album d’Iggy Pop date de 1982...”Première nouvelle ! Faut réécouter des trucs de temps en temps, mec ! “Kill City” (dans sa version remixée 2010) ? Chef d’œuvre ! “Brick By Brick”, un grand fourretout (dixit) ? Chefd’œuvre ! “Instinct” que vous encensiez naguère cher Nicolas (si, si j’ai les preuves) ? Chefd’œuvre ! Et puis les mal aimés : “American Caesar” et “Avenue B”... Chefsd’œuvre ! J’ajouterai “Préliminaires”, chefd’œuvre d’une époque où peu de gens, finalement, savent encore écouter des disques. D’un sectarisme l’autre cher baron Von Ungemuth ! Iggy Pop est une sorte de divinité. Je reste l’un de ses disciples. DENIS DARGENT
Grys-Grys sans nuances Oui, la France possède un jeune groupe talentueux ! Déjà, le vestimentaire ! Et ces visages ! Et sur scène ! Et... Une foulitude de noms ravive notre mémoire, et visite le dictionnaire du rock ! Arriver à 64 balais et s’imbiber de leur élixir, c’est tout simplement une cure de jeunesse et de jouvence. Si ! Ces garslà, ils surgissent d’un chaudron mijoté au garage ! Et que ça fait du bien ! Ce n’est pas réchauffé, c’est frais, consistant, mûri à cœur et à cris ! Leur rock, c’est blanc, c’est noir, c’est GrysGrys ! L’année 2019, grâce à eux, allie la promesse d’une bonne nouvelle, et celle de l’espoir comblé ! J’éviterai le déluge d’influences et l’énumération de leurs aînés : ouvrez grand vos oreilles, vos yeux, et ces GrysGryslà vous porteront chance. Merci et bravo les amis. Longue et belle vie ! DIDIER TAILLEUR
Ça viendra Bonjour, mention spéciale à King Gizzard & The Lizard Wizard, sans doute ce qui est arrivé de mieux à la musique ces dix dernières années. Ces gars feraient un album de zouk, ils arriveraient à rendre ça excitant. Cordialement. ADAMALO
Où est Steve ? Rediffusion du rebattu “Quelques Messieurs Trop Tranquilles”, l’autre soir à la télé. Soudain, quel ne fut pas mon étonnement.“Oh, mais ne serait ce pas là, entre Paul Préboist, Michel Galabru et Jean Lefebvre, Steve Diggle par hasard ? A moins qu’il ne s’agisse d’Henri Guybet.” SYD DIDEROU
Généalogie Bonjour, savoureux, le dernier numéro affichant les Rita Mitsouko ! Mais estce bien conforme d’annoncer à propos de Jack Nitzsche :“descendant du célèbre philosophe à moustaches et lointain cousin de Wagner”? Cela laisserait supposer que Nietzsche (l’autre) et Wagner étaient parents, ce qui serait évidemment inexact. D’autre part, dans l’interview de Christian Vander, Christophe Ernault lui dit : “Bizarrement, vous n’avez jamais composé pour le cinéma...”C’est oublier injustement la BO surprenante et belle du film “Tristan Et Yseult”, réalisé en 1974 par Yvan Lagrange. Le plus bizarre, d’ailleurs, est que Vander luimême l’oublie en répondant :“Oui, c’est compliqué ça”. A part ça, tout baigne. NUMA SADOUL
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OCTOBRE 2019R&F011