Rock et Folk du 20-11-2019

Rock et Folk du 20-11-2019

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Presse
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Date de parution 20 novembre 2019
Langue Français
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J O S H H O M M E
 RDDÉCEMBRE 2019 N°628 6,50MENSUEL / / BEL 7,15SUISSE 11,30 CHF 6,50 LUX 7,15D É C E M B R E 2 0 1 9 F:PORTUGAL CONT 7,40CAN 11,30 $ CAN/ITA 7,40DOM 7,40N CAL (S) 975 XPF POL (S) 1090 XPF  628 H  ESPAGNE 7,40ILE MAURICE 7,40
L 19766
R O C K & F O L K N ° 6 2 8
Edito
Rock(& Folk) à la radio Depuis 1966, en plus d’être le commentateur de l’actualité musicale rock, mais pas seulement, Rock&Folk est le témoin direct de l’évolution de la société et des grands courants musicaux.
Les années 60, la quête de libération et de révolte sexuelle, vestimentaire, capillaire (Bob Dylan, Michel Polnareff, Rolling Stones, Beatles), unstyle de viedans les années 70 (hédonisme, interdits, transgression...), Rock&Folk en parle.
Les hippies écroulés ou théâtraux (Yes, Genesis...), les rockers progressifs (Pink Floyd, Jethro Tull), les glam rockers étincelants (New York Dolls, David Bowie, Lou Reed, Roxy Music, T Rex) et les voyous (Led Zeppelin, Stooges, MC5, Who), Rock&Folk en parle.
Les années 70, celles de la révolte anglaise (Sex Pistols, Damned, Buzzcocks, Clash) ou hexagonale (Starshooter, Stinky Toys, Metal Urbain), des groupes new wave (Cure, Joy Division) ou rétro (Stray Cats, avec qui va débuter la prochaine décennie), Rock&Folk en parle.
Les années 80, cruelles, valident les débuts ou confirment l’explosion d’artistes qui deviennent planétaires (Michael Jackson, U2, Eurythmics, Bruce Springsteen, Depeche Mode) en même temps que l’amorce de la suprématie pop mondiale et commerciale (MTV, Madonna, Dire Straits). Rock&Folk en parle.
Les années 90, c’est les Guns’N Roses, Metallica, Sepultura, Rage Against The Machine, du lourd. C’est le grunge (Nirvana, Alice In Chains), les groupes à noms d’oiseaux (Black Crowes, Jayhawks), du rap cool (Snoop Dogg), quelques punks américains (Green Day, Offspring, Rancid). C’est le sursaut anglais (Oasis, Blur, Verve, Supergrass), c’est Radiohead et la prise de pouvoir de la techno (Daft Punk, Prodigy) ou de la french touch (Air). Rock&Folk en parle.
Les années 00 voient le salvateur retour d’un rock racé et cultivé (Dandy Warhols, Strokes, White Stripes, Libertines, Kills), dansant (Franz Ferdinand) mais c’est aussi l’aventure Rock’n’Roll Fridays, c’est Bertrand Burgalat, c’est Amy Winehouse, Rock&Folk en parle.
Aujourd’hui Black Keys, Ty Segall, Tame Impala, Lemon Twigs, King Gizzard, Fat White Family, Rock&Folk en parle.
Des légendes quittent le building ? Rock&Folk en parle aussi.
Rock&Folk parle de tout. Des pionniers aux nouveaux rockers psychédéliques, de blues, de hard rock, de folk, de pop bien sûr. De country parfois. De filles, de garçons. De groupes. De jeunes, d’anciens, de morts. Au service du rock’n’roll depuis 1966.
628 couvertures, plus de 80 000 pages, des milliers de disques chroniqués, des millions écoutés, des chefsd’œuvre et de grandes catastrophes, des centaines de nuits blanches, de concerts grandioses ou ratés, de passion, de conflits, de mauvaise foi... et si c’était le moment d’entendre ça.
Car désormais, en plus d’en parler, Rock&Folk parle !
A la radio. Sur Rock&Folk Radio.
Le premier slogan du journal était :Rock&Folk, on entend la musique en le lisant.Il n’a jamais été autant pertinent.
VINCENT TANNIERES
DECEMBRE2019R&F005
Sommaire628 Parution le 20 de chaque mois
Mes Disques A Moi BERTRAND DICALE14 Christophe Ernault Prospect BANDIT BANDIT18 Alexandre Breton Tête d’affiche Photo Florence VirotDR MIKAL CRONIN2030Les Wampas Thomas E. Florin En vedette BECK22 Olivier Cachin ALLAHLAS26 Thomas Andrei LES WAMPAS30 Stan Cuesta SEAN O’HAGAN34 Jean-Emmanuel Deluxe TY SEGALL38 Alexandre Breton ANN ARBOR BLUES FESTIVAL44 Christian Casoni Benoît Sabatier/ PINK FLOYD THE WALL48 Story THE REPLACEMENTS54 Nicolas Ungemuth En couverture JOSH HOMME60 Jonathan Hume La vie en rock www.rocknfolk.com GINGER BAKER66 Patrick Eudeline 60Josh Homme COUVERTURE PHOTO : ANDREAS NEUMANNDR GRAPHISME : FRANK LORIOU RUBRIQUESEDITO005COURRIER008TELEGRAMMES012DISQUE DU MOIS071DISQUES072REEDITIONS080REHAB’084VINYLES086 DISCOGRAPHISME088QUALITE FRANCE090HIGHWAY 666 REVISITED092ERUDIT ROCK094FILM DU MOIS096CINEMA097SERIE DU MOIS099DVD MUSIQUE100BANDE DESSINEE102LIVRES103AGENDA104LIVE108ROCK’N’ROLL FLASHBACK113PEU DE GENS LE SAVENT114
Rock&FolkEspace Clichy - Immeuble Agena 12 rue Mozart 92587 Clichy Cedex Tél : 01 41 40 32 99 – Fax : 01 41 40 34 71 – e-mail : rock&folk@editions-lariviere.com
Président du Conseil de SurveillancePatrick CasasnovasPrésidente du DirectoireStéphanie Casasnovas Directeur GénéralFrédéric de WatrigantEditeurPhilippe Budillon Rédacteur en ChefVincent Tannières(32 99)Rédacteur en Chef adjointBasile Farkas(32 93) Chef des InfosYasmine Aoudi(32 94)Chef de la rubrique LiveMatthieu Vatin(32 99)Conseiller de la RédactionJérôme Soligny PUBLICITE : Directeur de PublicitéCaptif : Thierry Solal (33 01)Directeur de PublicitéHors Captif : Olivier Thomas (34 82) Assistante de PublicitéJuliette Prime (32 05) PHOTOGRAVURE Responsables :Béatrice Ladurelle (31 57), Agnès Delaveau-Bidart (34 89), Flavien Bonanni (35 29), Ont collaboré à ce numéro :Christophe FavièreVENTES (Réservé aux diffuseurs et dépositaires) :Emmanuelle Gay (56 95)
ABONNEMENTS : Promotion Abonnements :Carole Ridereau (33 48)Abonnement :France 1 an-12 numéros : 66,30Suisse et autres pays et envoi par avion : nous contacter au (33) 03 44 62 43 79 ou sur : abo.lariviere@ ediis.frCORRESPONDANCE : Accueil clientsVENTE PAR 03 44 62 43 79 Commande par Carte Bancaire ou sur www.rocknfolk.frCOMPTABILITE(32 37) Fax : 01 41 40 32 58Directeur de la Publication et Responsable de la Rédaction :Patrick Casasnovas IMPRESSION :60205 Compiègne Cedex.Imprimerie de Compiègne Zac de Mercières Papier issu de forêts gérées durablement, origine du papier : Suède, taux de fibres recyclées : O%, certification : PEFC/ EU ECO LABEL, Eutrophisation : 0,01 kg/ tonne. DIFFUSION :MLP – Rock&Folk est une publication des Editions Larivière, SAS au capital de 3 200 000 euros.Dépôt légal :3eme trimestre 2019. Printed in France/ Imprimé en France. C om m ission paritairen° 0520 K 86723ISSNn° 07507852Numéro de TVA Intracommunautaire :RCS Nanterre B 572 071 884CCP 11 5915A Paris FR 96572 071 884 Administration :12, rue Mozart 92587 Clichy Cedex – Tél : 01 41 40 32 32 Fax : 01 41 40 32 50.LES MANUSCRITS ET DOCUMENTS NON INSERES NE SONT PAS RENDUS.
Courrier des lecteurs
Le vinyle va tuer le vinyle !
Illustration Jampur Fraize
Edition hologramme Et une de plus ! Je parle du nouvel album des Beatles : “Abbey Road” ; nouvelle réédition pour les cinquante ans ! Depuis 1987 et la première édition des Beatles en CD, on nous inonde tous les quatre ou cinq ans de réédition avec nouveau mixage ou réédition pour les vingt/ trente/ quarante et maintenant cinquante ans de l’album. Je n’ose imaginer la réédition pour les cent ans... Nous aurons le droit aux hologrammes des quatre Fab dans notre salon en train d’enregistrer l’album ? Il en va de même pour les Rolling Stones qui sortent le premier novembre le “Let It Bleed” des cinquante ans aussi... Et non plus de tous les groupes qui ressortent leur musique pour n’importe quelle occasion, à savoir un anniversaire ou un nouveau mixage. Franchement, que peuton avoir de nouveau dans le mixage à chaque sortie ? Estce que nos oreilles font la différence à un certain niveau de mixage ? Je ne crois pas ! Par contre, notre compte en banque oui ! Je suis sûr que les fans achètent toutes ces nouveautés pour dire :“Je les ai”, et les rangent consciencieusement sur une étagère et ne les sortent que pour les montrer... Aberration me direzvous ? Pas du tout ! Marketing très bien organisé par les distributeurs et les artistes qui à chaque sortie empochent un petit paquet de fric ! Alors, où est la créativité musicale dans tout ça ? Dans les comptes en banque des protagonistes. Ce n’est pas parce
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que on rajoute des prises alternatives, live, ou épurées que l’album en ressort grandi ! Surtout pour “Abbey Road” ou, avant, leDouble Blancqui, en leur temps, eurent les honneurs de prises différentes sur l’album “Anthology 3” sorti en 1996. Donc les nouvelles rééditions n’apportent rien de plus que ce qui a été fait auparavant. Jusqu’où ira cette arnarque aidée en ce sens par les revues musicales qui, passion oblige, nous en font des tonnes sur ces soidisant nouveautés ? Et quand ce n’est pas un nouveau mixage ou une nouvelle copie avecinédits (comme Jimi Hendrix qui rapporte bien plus depuis qu’il est mort), ce sont des concerts des années passées comme le font si bien Neil Young et nos chères vieilles pierres avec les sorties des shows datant des années 1990 ou avant (à ce propos, puisqu’on est dans la nostalgie, il serait bien qu’Eagle sorte les shows des Abattoirs de Paris, en 1976, superbement filmés par Freddy Hausser. Aujourd’hui, nous ne sommes donc plus dans la musique et ce qu’elle apporte, mais dans le business et ce qu’il rapporte. Je sais bien que rien n’est gratuit, mais quand même ! Pour finir sur ce sujet, il ne faut pas passer non plus à côté des rééditions vinyle qui coûtent bien sûr deux fois plus cher, vu quela mode est revenue aux galettes de cire, avec d’ailleurs une autre arnaque consistant à vendre plus cher les nouvelles rééditions que les originaux, comme me le disait un petit disquaire de province qui vendait un original de King Crimson à dix euros et sa réédition à vingt euros qui partait comme des petits pains alors que l’original restait dans les bacs... Attention, car, à ce rythmelà, le vinyle va tuer le vinyle ! ALAIN GILET
Wok’n’woll Bonjour, il y a quelques mois, à propos de ce que mangeaient les punks, Patrick Eudeline se demandait ce qu’était devenu l’omelette fooyong. Eh bien elle existe toujours et elle peut se déguster au restaurant chinois “Le Palais Du Bonheur”, rue MichelAnge, Porte de SaintCloud, Paris XVIème. Bon, évidemment, il s’agit d’un des quartiers les moins rock’n’roll de Paris, mais bon, s’il a la dalle et que la nostalgie le gagne, merci de lui transmettre l’information ! FALKOTONIO
Commerce de proximité “C’était mieux avant ?”Dans les années seventies, y’avait à Saumur (49) un magasin de disques qui s’appelait Le Mur Du Son. Le patron, c’était Alain. On y rentrait pour demander :“Salut ! T’aurais pas reçu le LP d’Ursa Major sur RCA ?”Et vous répondait illico :“Ah oui, le powertrio avec Dick Wagner ! Il est super ! Je l’ai rangé dans le huitième bac à droite, deuxième rangée”. Connaissait son affaire le mec, sacrément pointu ! On voyait qu’il vendait pas des espadrilles. Cet aprèsmidi donc, je file chez Cultura, rayon disques. Je hèle un Schtroumpf en vareuse bleue concentré dans sa tâche à ériger une pile de jeux vidéo.“Vous avez reçu le dernier Temples ?”Sur ce, le jeune barbu binoclard me regarde avec des billes de Loto et me fait signe de le suivre (auraisje fait quelque chose de mal ?). Tel un pilote de chasse se calant dans son cockpit, il se glisse derrière son ordi et balbutie :“Heu... Temples vous l’écrivez comment ?”Là, dans un grand moment de désespoir, vous mesurez tout à coup l’immensité du gouffre qui s’ouvre sous vos pieds ! No comment ! MANU
Haïku Tiens, se ditil, le nouveau Wilco/ Il le téléchargea illico/ Pour s’en faire une idée/ Et, qui sait ? L’acheter ! ALAIN DOUNONT
Groupe exoplanétaire Putain ! Les Beatles en couverture de Rock&Folk ! J’ai failli ne pas l’acheter. Le groupe est présent dans presque toutes les pages, de l’édito à la pub (The Rabeats, MDR). Les Beatles sont tellement populaires qu’ils doivent les connaître sur Proxima B (B comme Beatles...). C’est bien connu, les extraterrestres ont mauvais goût. Bref, tout le monde aime les Beatles et je dois être le seul dans l’univers à ne pas les aimer. Le mois prochain remettez les Stones ! Merci. PATRICK MOALIC PS : Et ne poussez pas la provocation en m’envoyant comme cadeau “Abbey Road”.
Eternelle jeunesse Scandale ! Cher R&F bonjour ! Loin de moi l’idée de vous critiquer, mais comment laisser passer un article pareil ! En effet, dans le numéro 625 j’ai eu l’immense surprise de tomber (enfin) sur un article sur mon groupe préféré. Une Réhab’ sur Sonicfucking Youth ! Seulement voilà, pourquoi aller chercher des bootlegs (obscurs) contenant des reprises dont je n’ai jamais entendu dire du mal ! On aurait largement pu parler des derniers albums souvent boudés. Genre “Murray Street” (un chef d’œuvre), “Sonic Nurse” (une pépite) ou “Rather Ripped” (majestueux), ou même le petit dernier “The Eternal” (une merveille).Tous ces albums ont proposé quelque chose de différent, toujours en nous emmenant dans des contrées variées. Ce groupe, c’est ma vie, mon enfance, mon adolescence et bien sûr mon adulescence... A quand une rétrospective de ce groupe et de son influence notable sur l’underground et même le mainstream ? A bientôt pour un nouveau numéro. MATTHIEU MOUAHHAH
Wagon bar TGV ParisAvignon dans la queue pour une bière. Une mélodie familière sort des enceintes du bar. Quelques secondes après avoir enclenché le mode blind test je reconnais le dernier War On Drugs ! Quand vient mon tour je demande au barman si c’est son choix musical, peutêtre un frère d’arme rock’n’rollien... mais non, c’est la putain de bande son de la SNCF ! Profitons de ce genre de petits bonheurs avant de tous crever ! Sinon, merci pour l’article sur Glen Campbell (j’avais pesté de l’absence de nécro au moment de son décès). Et un conseil : allez jeter une oreille sur la version de “Purple Rain” sur le dernier album bluegrass de Dwight Yoakam. Bien à vous. ELVIS84
Ecrivez à Rock&Folk, 12 rue Mozart 92587 Clichy cedex ou par courriel à rock&folk@editionslariviere.com Chaque publié reçoit un CD
Courrier des lecteurs
Liam et Don Etant pourtant complètement étanche à sa musique, je dois bien avouer que dès que Liam Gallagher accorde une interview à mon magazine préféré, je me rue dessus en premier. Chacune de ses interventions depuis vingtcinq ans est un concentré d’autosatisfaction, d’arrogance et de vanité. Et cela atteint de tels niveaux, que c’en est à chaque fois fascinant. Ce type a une capacité si admirable à distinguer le bien (lui, sa mère, les glorieux anciens) du mal (son frère, Bono, ses contemporains) qu’à certains égards, son discours simpliste me rappelle celui d’un Donald Trump. Je conseille d’ailleurs à tous les lecteurs de taper sur un moteur de recherche les neuf signes des troubles de la personnalité narcissique ; c’est un double bingo à tous les coups pour les deux impétrants. Heureusement que dans le cas du Mancunien, ça n’est que du rock’n’roll ! BENJAMIN
Métacourrier Bonjour, il en est à combien de disques reçus Patrick Moalic ? CORENTIN
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Qualité France Bonjour, j’étais en train de lire votre dernier numéro lorsque je me suis rendu compte que les plus enthousiasmants albums de rock (je ne parle pas de pop) de ce moisci (et depuis un peu plus longtemps d’ailleurs) étaient le premier album de L’Epée, “Diabolique”, et l’album de Last Train, “The Big Picture”, soit deux groupes français. Le problème est que je ne sais pas si je dois m’en réjouir pour la bonne santé du rock français ou m’attrister du rock anglosaxon... Longue vie à Rock&Folk, cordialement. MICKAEL PERNEL
Traduction libre Salut ! Si l’intitulé de l’édito du dernier numéro (627) est une allusion à une célèbre chanson des Biteuls, il y a comme une erreur de traduction non ?“The winding road”(prononcer ouaillending... ou écouter la chanson originale c’est encore mieux... ) signifieroute sinueuseet non venteuse, en angliche,windy (prononcer...oinedi)... après ça se passe en GrandeBretagne, il est donc fort probable que la route soit windyetwindingmais aussifoggy, rainy,smoggy, etc.Musically yours... PHILIPPE BOUCKENOOGHE
Concentré d’autosatisfaction, d’arrogance et de vanité JeanJacques Stella nera Never too late.J’ai 59 ans et j’ai Dans le numéro 626, un compatriote acheté mes premiers Rock&Folk a les honneurs de la rubrique Mes l’année de la sortie de “Transformer” Disques A Moi. Compatriote, c’est et de “Ziggy Stardut”, ça marque. comme ça que certains Corses Dans quelques jours, pour un journal désignent ceux qui résident sur local, je vais interviewer pour la notre île. Pas sûr qu’on ait vraiment première fois un rocker, et pas intérêt à s’attacher à l’idée de patrie, n’importe lequel : le Frenchy des mais c’est un autre débat. Par contre hommes en noir, JeanJacques Burnel c’est curieux de voir que la musique en personne. Je ne suis pas rassuré, et le rock en particulier peuvent être l’homme n’a pas la réputation d’être communs à tous, écrivain désormais facile. Mais tout va bien se passer. célèbre, simple berger ou quidam Avant de rédiger mes questions, lambda (enfin pas tout à fait puisqu’il j’ai relu soigneusement l’article de vous lit). Et justement, je ne sais pas l’excellent Benoît Sabatier paru dans si Jérôme Ferrari est un fidèle de ce le numéro 605 de mon magazine rock mensuel, et encore moins s’il pourra préféré, j’ai réécouté la moitié de la jamais lire ce message, mais je tente discographie des Etrangleurs (y le coup. Vers la fin de l’article il compris des bizarreries comme le avoue ne pas avoir écouté “Blackstar” jazz déglingué de “Cocktail Nubiles”), de Bowie, alors je lui dis :“Jérôme sans oublier quelques productionsfaitesle, peutêtre que vous du karaté kid (Polyphonic Size etnous écrirez après, ou pendant, “Seppuku” de Taxi Girl, quandun autre petit bijou”. même). Je suis prêt.ANTOINE GRISONI GREG PS : c’est aussi la première fois que j’écris au courrier des lecteurs, il était temps.